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Le 8 septembre 2026, les agent·es hospitalier·ères doivent se faire entendre ! (Communiqué de l’intersyndicale hospitalière)
4 septembre, par baille
DES AGENT·ES HOSPITALIER·ÈRES EN ÉBULLITION MAIS TOUJOURS SANS PROTECTION
Les 5 organisations syndicales représentatives dans la Fonction publique hospitalière (FPH) : CGT, FO, CFDT Santé-Sociaux, SUD santé sociaux, et l'UNSA Santé & Sociaux Public et Privé, constatent à nouveau le mépris dont fait preuve le gouvernement à l'encontre de tous les agent·es de la FPH : le silence du Premier ministre et de la ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées aux courriers de l'intersyndicale en dit long sur la façon dont sont considérés les agent·es de la Fonction Publique Hospitalière.
Nous exigeons des actes concrets vis-à-vis de celles et ceux qui ont encore une fois montré lors de cet été caniculaire, que le système de santé ne tient que grâce à l'ingéniosité et au volontarisme des personnels des hôpitaux, EHPAD et structures d'accueil : chacun·e, qu'il·elle soit soignant·e, éducatif, technique, administratif·ive, titulaires ou contractuel·les, était sur le front pour protéger au mieux, avec les moyens du bord, les patient·es et usager·ères.
Nous, organisations syndicales représentatives de ces personnels, nous dénonçons le manque de vision et d'engagement du gouvernement dans les politiques de transition écologique et dans les financements du service public dédiés à cette mission ! Les milliers de morts, les conditions d'accueil et de travail dégradées de cet été ne sont que le résultat d'un attentisme conscient et dangereux et de choix gouvernementaux purement financiers. Nos politiques jouent avec la santé des usager·ères comme celle des professionnel·les !
Nous dénonçons aussi le silence assourdissant du gouvernement à nos revendications pour une protection sociale complémentaire permettant aux agent·es de bénéficier enfin d'une participation de l'employeur comme tous les autres travailleur·euses en France !
Alors que s'ouvrent les concertations sur le PLFSS 2027, aucune modification du cadre budgétaire, contraint et insuffisant, de 400 millions d'euros sur la PSC ni du calendrier n‘a été proposée : nous dénonçons l'arrêt des travaux de la DGOS et le report de l'échéance de la mise en œuvre de la complémentaire santé à septembre 2027, au mépris de la décision parlementaire qui a voté une application de la protection santé complémentaire au 1er janvier 2027.
Concernant la prévoyance, aucune évolution statutaire, ni contractuelle, n'est envisagée du côté du gouvernement à court terme alors que le taux de sinistralité est le plus important, tous secteurs professionnels confondus. Le sort réservé à la protection des hospitalier·ères est inacceptable en l'état !
Alors que le Premier ministre plébiscite le dialogue social par la négociation, il est urgent de vérifier cette volonté, en répondant favorablement au courrier de l'intersyndicale de juin 2026, pour lequel à ce jour, aucune réponse n'a été faite.
Les organisations syndicales représentatives ne peuvent être ignorées : elles sont légitimées par le suffrage des agent·es lors des élections professionnelles et disposent, à ce titre, d'un mandat pour les représenter et défendre leurs intérêts.
Il ne peut y avoir de dialogue social crédible sans écouter celles et ceux que les agent·es ont choisis pour les représenter.
Nous demandons donc au Gouvernement de respecter cette représentativité et la démocratie sociale en ouvrant sans délai avec les représentant·es élu·es, une véritable négociation, loyale et sincère pour parvenir à la signature d'un accord indispensable pour garantir couverture santé et prévoyance digne de ce nom pour les 1,2 millions d'agent·es hospitalier·ères.
L'intersyndicale FPH appelle tous·toutes les agent·es, le 8 septembre 2026, titulaires et contractuel·les de la Fonction Publique Hospitalière, à se rendre sur les lieux de rassemblements organisés partout en France, dans les hôpitaux, EHPAD, structures médico-sociales et sociales de la Fonction Publique Hospitalière pour montrer la force invisible qu'ils·elles sont, revendiquer des conditions de travail dignes et la juste reconnaissance de leur investissement au bénéfice de la santé de la population !
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Pour les salaires des agent⋅es, pour les services publics, pour des choix budgétaires favorables à la fonction publique : en grève et en manifestation le 29 septembre ! (Intersyndicale Fonction publique)
3 septembre, par bailleLes organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP appellent à la mobilisation des personnels de la fonction publique le mardi 29 septembre prochain sur tout le territoire.
Les premières annonces budgétaires pour 2027 font planer la menace de nouvelles contraintes sur les services publics ainsi que sur les rémunérations et sur les conditions de travail de leurs agent⋅es. Nos organisations syndicales réaffirment que d'autres choix sont possibles, fondés sur une meilleure répartition des richesses, sur la justice sociale et fiscale.
L'actualité de l'été (canicules à répétition, sécheresse, incendies gigantesques…) a rappelé combien il est nécessaire de renforcer la fonction publique et ses missions de service public. Les services publics permettent d'amortir les crises, notamment climatiques, pour l'ensemble de la population. Alors que tous les experts scientifiques s'accordent à considérer que l'été 2026 ne sera plus une exception à l'avenir, il est indispensable de donner aux services publics les moyens de répondre aux besoins actuels et futurs.
Les piratages massifs montrent qu'il y a urgence à redonner aux services les outils et les moyens d'assurer la sécurité des données. C'est un enjeu de sécurité nationale et de confiance.
Alors que les rémunérations ont été durablement affaiblies par l'inflation et le gel de la valeur du point d'indice, près d'un million d'agent·es voient leur traitement indiciaire rattrapé, voire dépassé, par le SMIC. Les conditions de travail se dégradent et les agent·es sont toujours plus nombreux·ses à exercer leurs missions dans des services sous tension, ce qui aggrave les risques psychosociaux. Dans la plupart des secteurs professionnels, les difficultés de recrutement et de fidélisation s'aggravent alors même que les départs en retraite de plus en plus nombreux et anticipables vont nécessiter des recrutements massifs. C'est donc l'avenir des services publics qui est en jeu.
Nos organisations réaffirment leurs revendications communes :
- des mesures salariales générales, notamment une revalorisation significative de la valeur du point d'indice et son indexation sur l'inflation ;
- la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du SMIC, ainsi que la revalorisation des filières à prédominance féminine ;
- le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d'achat ;
- le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent·es en congé de maladie ordinaire et l'abrogation du jour de carence ;
- l'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
- des moyens budgétaires à la hauteur des besoins et des missions des services publics ;
- le maintien du pouvoir d'achat des retraité⋅es ;
- une fonction publique en capacité d'assurer partout l'égalité d'accès aux services publics et la continuité de ses missions d'intérêt général, notamment face aux conséquences du dérèglement climatique.
Les organisations syndicales de la fonction publique exigent une juste reconnaissance de l'engagement des agent·es publics au service de l'intérêt général et le respect de leurs missions. Les agent·es publics, fonctionnaires comme contractuel·les, et la population ne doivent pas payer le prix de choix budgétaires qui ne répondent ni aux besoins sociaux ni aux enjeux auxquels notre pays est confronté.
Les organisations syndicales de la fonction Publique appellent l'ensemble des agentes et agents publics à se mobiliser massivement, par la grève et les manifestations, le mardi 29 septembre prochain.
Bagnolet, le 3 septembre 2026.
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Journée internationale de la Paix du 21 septembre 2026 « Stop les guerres, stop les violences, stop la misère »
3 septembre, par baille
Le Collectif national des marches pour la paix appelle à multiplier les initiatives, partout du 19 au 26 septembre.
L'espoir réside dans notre capacité collective à imposer d'autres choix que l'économie de la guerre et la guerre.Le Collectif national des marches pour la paix appelle les citoyennes et les citoyens, les organisations syndicales, associatives, politiques, culturelles, humanistes, philosophiques à multiplier les initiatives partout en France pour faire entendre l'immense aspiration de la population et des peuples à vivre en paix.
La situation internationale est d'une extrême gravité. Les guerres s'étendent, le droit international est trop souvent bafoué, les dépenses militaires augmentent massivement, les arsenaux nucléaires sont modernisés, et le risque d'une extension mondiale de la guerre, incluant l'utilisation possible d'armes nucléaires, ne peut être ignoré.
Dans ce contexte, le Collectif réaffirme son refus de la résignation et de la banalisation de la guerre. Depuis 2015, il rassemble près de 200 organisations nationales et locales autour d'un appel clair : « Pour la paix : stop la guerre, stop la violence, stop la misère. Exprimons notre volonté de vivre en paix dans un monde de solidarité, de justice, de fraternité. »
La guerre est toujours un échec. Elle détruit les vies, jette les populations civiles sur les routes de l'exil, aggrave les inégalités, nourrit les violations des droits humains, les crimes contre l'humanité et détourne des ressources considérables qui devraient être consacrées à l'emploi, aux salaires, à la santé, à l'éducation, au logement, aux services publics et à la transition écologique.
Nous refusons que les droits sociaux, les libertés, la dignité humaine, la sécurité des peuples et l'avenir des générations futures soient sacrifiés aux logiques de guerre, de domination et de militarisation. Le droit international doit primer sur la force. Les solutions politiques négociées doivent prévaloir sur la guerre et la violence. Une paix durable ne peut se construire sans justice sociale, justice écologique, coopération entre les peuples, respect de la souveraineté des États et réalisation concrète de tous les droits humains.
À travers cette mobilisation, le Collectif appelle à agir pour une sécurité humaine sur le plan national et mondial, construite sur les principes de la Charte des Nations Unies, la réalisation des objectifs de développement durable (ODD, la mise en œuvre des huit domaines de la culture de la paix définis par les Nations Unies et la concrétisation des recommandations du GIEC pour lutter contre le réchauffement climatique.
Face à la spirale de la guerre, l'espoir réside dans l'action citoyenne, dans l'unité des forces sociales, syndicales, associatives, écologistes, féministes, humanistes, culturelles et politiques qui refusent la guerre comme horizon.
Le 21 septembre 2026, et durant toute la semaine du 19 au 26 septembre, le Collectif national des marches pour la paix invite donc à organiser partout des marches, rassemblements, débats publics, forums, concerts, expositions, initiatives culturelles, rencontres avec les élus, actions dans les quartiers, les villages, les entreprises, les écoles et les universités.
Chaque initiative compte. Chaque prise de parole compte. Chaque présence dans l'espace public compte.Le Collectif appelle également à prolonger cette dynamique autour de la Semaine des Nations Unies pour le désarmement (fin octobre -début novembre), en organisant des forums départementaux pour la paix afin de faire connaître les alternatives pour une sécurité humaine mondiale, portées par le collectif et fondées sur la réalisation concrète de tous les droits humains (voir ci-dessus). Marchons ! Débattons ! Rassemblons-nous ! Agissons ! Ensemble pour la paix, la justice, les droits sociaux et les droits humains.
>> L'appel inter orgas en téléchargement
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Dans l’enseignement supérieur comme ailleurs, cette rentrée 2026 se fait sous le signe de la précarité (Communiqué FERC SUP CGT)
2 septembre, par baillePrécarité des rémunérations
A cause du gel du point d'indice quasi systématique depuis 2000, qui n'a donc pas suivi l'inflation, les salaires des personnels ont décroché avec une perte de pouvoir d'achat de près de 30 % en 25 ans. Pour les titulaires, le manque à gagner est de 670€ mensuels pour un personnel de catégorie C, jusqu'à 1600€ mensuels pour les derniers grades de catégorie A. Les contractuels sont évidemment encore plus mal lotis puisque les revalorisations salariales censées s'appliquer tous les 3 ans sont loin d'être systématiques – et encore faut-il rester en poste plus de 3 ans pour espérer la moindre évolution. Du fait de l'indexation du SMIC sur l'inflation, les grilles indiciaires se tassent de plus en plus ; elles basculent désormais sous le SMIC jusqu'à l'indice 379. Cette année, un million d'agentes et agents vont percevoir une indemnité différentielle pour atteindre le SMIC.Les primes, censées compenser ce tassement des grilles à défaut d'assurer une retraite décente aux agent·es, sont dans notre ministère parmi les plus basses de la Fonction publique. En comparant par exemple l'évolution des primes depuis 2020 pour les personnels administratifs techniques entre l'ESR et l'Éducation nationale – où les conditions de travail sont par ailleurs très difficiles – on constate une hausse de 15 à 30 % pour notre ministère, contre 30 à 70 % pour l'Éducation nationale. Quant aux enseignant·es et enseignant·es chercheur·euses, leurs primes sont encore plus basses en proportion de leur traitement que pour les personnels administratifs et techniques, malgré les mesures prises dans le cadre de la LPR. En particulier, la Prime d'enseignement supérieur (PES) des enseignants du secondaires affectés dans le supérieur n'est toujours pas alignée sur la part fixe des primes de leurs collègues enseignant·es-chercheur·ses.
Précarité de l'emploi
Le taux de précarité est très élevé (36 % de contractuel·les) dans l'ESR, et a tendance à augmenter (+2,1 points en 10 ans). Le nombre total de titulaires baisse (-1 000 postes). La précarité augmente particulièrement chez les enseignant·es avec un taux de 35,6% (+6 000 contractuel·es, -1 700 titulaires). Elle reste importante et stable à 39,5 % chez les BIATSS. Le turnover embolise de plus en plus de services administratifs et techniques dans les établissements.A cela, il faut ajouter 39 000 contractuel·les étudiants, 1000 à 2000 apprenti·es et surtout 160 000 vacataires. Le nombre de vacataires (mal connu du ministère) croît chaque année. En 2023, les vacataires ont réalisé au moins 5,2 millions d'heures équivalent TD par an, ce qui correspond à la charge de 27 000 enseignant·es-chercheur·ses.
La précarité gangrène l'ESR. Elle nuit à l'accomplissement des missions, elle fragilise de plus en plus de services administratifs et techniques dans les établissements, elle dégrade les conditions de travail et les carrières de toutes et tous.
Précarité des conditions de travail
Au-delà de la précarité systématique qui pèse sur les collectifs de travail, l'alourdissement des procédures, la multiplication des plateformes et des outils numériques pas toujours fonctionnels – et désormais l'IA souvent imposée sans recul ni précaution – complexifient l'organisation du travail. Dans les services administratifs et techniques en particulier, les réorganisations de service menées en dépit des équipes mais aussi les méthodes imposées d'en haut issues du New public management créent de la souffrance au travail parmi les personnels, y compris chez les encadrants intermédiaires.Les réformes permanentes, menées sans concertation et sans jamais aucun bilan, désorganisent le travail. L'exemple de la réforme de la formation des enseignant·es en est une illustration malheureuse : une réforme menée dans l'urgence, sans concertation, et à moyens constants, qui mène fatalement à la perte de sens au travail et au mal-être des personnels et à la détresse des étudiant·es.
La question du bâti universitaire est également un enjeu de taille, particulièrement frappant alors que nous sortons d'un été caniculaire éprouvant. D'un établissement à l'autre, l'état des lieux est très variable entre des campus récents et des universités très anciennes ou mal construites ; en moyenne, un tiers des bâtiments universitaires sont aujourd'hui dans un état insatisfaisant avec un degré de vétusté parfois critique, et peuvent être qualifiés de passoires énergétiques.
Précarité de la liberté académique
Les remises en question de la validité des connaissances scientifiques, les procédures-bâillon, les intimidations, les interventions politiques pour empêcher le libre exercice de l'analyse critique, se multiplient, y compris depuis les sommets de l'État et de notre ministère, comme l'a montré, entre autres, l'affligeante affaire de l'annulation d'un colloque au Collège France, finalement retoquée par la justice cet été. Nous devons rester pleinement engagé·es pour la défense de la liberté académique – liberté d'enseignement, de recherche, d'expression – parce que celle-ci est un pilier indispensable de la démocratie et de l'État de droit qui bénéficie à l'ensemble de la société.Précarité des conditions d'études
Les frais différenciés pour les étudiant·es extra-communautaires constitue l'une des actualités de cette rentrée. Ces frais différenciés, introduits par la mal nommée loi Bienvenue en France, étaient jusqu'ici tempérés par la plupart des établissements qui pratiquaient des exonérations plus ou moins étendues pour ramener les frais d'inscription au même niveau que pour les étudiants de l'Union Européenne. Mais par un décret promulgué en mai dernier malgré l'opposition massive des établissements et des organisations représentatives des personnels et des étudiant·es, le gouvernement impose désormais une restriction drastique de ces exonérations. Cette mesure, couplée à la suppression des APL pour ces mêmes étudiant·es extra-communautaires, démontre la tendance xénophobe du gouvernement, privant ainsi l'université française d'un fort apport académique, culturel et social.De façon plus générale, la précarité étudiante ne cesse de progresser : le nombre d'étudiant·es salarié·es ne cesse de croître, plus de 50 % sautent des repas pour des raisons financières, un étudiant sur trois renonce aux soins faute de moyens… Chiffre révélateur du bilan catastrophique des politiques de Macron, le coût de la vie étudiante a augmenté de 35 % depuis 2017. La mise en place du repas à 1€ dans les CROUS pour toutes et tous s'est faite sans les moyens suffisants, réduisant ainsi la mesure à un simple effet d'annonce. Le dernier projet en date du gouvernement étant une réforme des APL qui conditionnerait cette aide aux ressources des parents, privant ainsi des milliers d'étudiant·es supplémentaires de ce revenu.
Pendant ce temps, les places se raréfient sur Parcoursup et MonMaster et le droit à la poursuite d'études n'est plus assuré.
Toutes ces difficultés ont une cause unique : le désengagement de l'État qui préfère investir dans l'armée plutôt que dans l'enseignement supérieur et la recherche publiques. Plutôt que de mettre fin au sous-financement chronique, le gouvernement veut contraindre les établissements à trouver toujours davantage de « ressources propres », qu'il s'agisse de location d'espaces, de recherche partenariale ou encore d'augmentation des frais d'inscription. Une politique qui mène le pays dans le mur, tant en termes de recherche – l'engagement d'atteindre l'objectif fixé par l'Union européenne d'investir 3 % du PIB dès 2010 n'a jamais été atteint par la France, qui ne cesse d'accroître son retard, ce qui conduit à un décrochage progressif de la France dans les classements internationaux – qu'en termes d'enseignement supérieur – le gouvernement sacrifie l'avenir, la jeunesse et donc le niveau global de qualification des citoyen·nes et travailleur·euses.
La CGT FERC Sup exige un financement public massif, pérenne et à la hauteur des besoins des universités et des organismes de recherche. Elle défend un service public national de l'ESR, gratuit, accessible à toutes et tous sur l'ensemble du territoire, permettant l'accès aux plus hauts niveaux de qualification, qui est une obligation constitutionnelle. Il manque aujourd'hui au moins 8 milliards pour l'enseignement et 8 milliards pour la recherche. Ces chiffres, qui peuvent sembler vertigineux, sont à mettre en regard des choix du gouvernement. Citons le Crédit impôt recherche – 8 milliards par an, sans résultat probant ; la manne de l'apprentissage – 16 milliards par an, qui profite majoritairement à l'enseignement supérieur privé à but lucratif ; et plus généralement les aides publiques aux entreprises – 211 milliards par an.
A l'heure où les discussions sur le budget 2027 vont débuter, la CGT FERC Sup appelle l'ensemble de la communauté universitaire à se mobiliser les 15 et 29 septembre prochains pour casser la politique d'austérité que le gouvernement cherche à imposer.
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Tous·tes mobilisé·es le 29 septembre pour nos salaires (Tract UFSE-CGT)
1er septembre, par baille
Retrouvez notre tract salaires en vue de la journée de grève et manifestations Fonction publique du 29 septembre avec les dernières données perte de pouvoir d'achat du point d'indice
Tract Salaires Fonction publique
Tout augmente, sauf nos salaires. L'inflation est repartie à la hausse, les prix de l'essence et de l'énergie explosent mais le gouvernement refuse toute augmentation des rémunérations dans la fonction publique. Lors du rendez-vous salarial du 8 juillet, le ministre des comptes publics a rejeté toute revalorisation du point d'indice. L'ensemble des organisations syndicales ont donc immédiatement quitté la réunion et appellent à une journée de grève et manifestations le 29 septembre ! L'heure est à la mobilisation pour arracher enfin une augmentation générale de nos salaires.
Un pouvoir d'achat qui décroche
Contrairement au SMIC, le point d'indice n'est plus indexé sur l'inflation. Les revalorisations ponctuelles que concèdent les gouvernements sont très loin de compenser la hausse de l'indice des prix à la consommation (IPC). Par rapport à l'inflation, la valeur du point a perdu 5.37% depuis 2023,15.62% depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron en 2017 et même 32.1% depuis 2000. Le point d'indice est à 4,92€, il devrait être à 6,50€.
Exigeons la revalorisation du point d'indice et son indexation sur l'inflation !Une paupérisation palpable
Le refus du gouvernement de revaloriser le point d'indice a des conséquences tangibles pour les personnels : depuis 2023, la perte est de -112€ par mois pour un·e agent·e de catégorie C, 142€ en catégorie B, -216€ en catégorie A. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron en mai 2017, le manque à gagner est insupportable : 327€ par mois pour un catégorie C, 414€ en catégorie B et 635€ en catégorie A. En 11 ans, les sommes perdues sont astronomiques (43 164€ pour un·e catégorie C).
Le gouvernement justifie sa position par le coût soi-disant trop élevé d'une hausse du point d'indice et l'endettement de l'Etat. Mais il dépense 211 milliards par an en aides sans contreparties ni contrôles aux entreprises. Il est donc possible d'augmenter nos salaires !>> Découvrez votre perte de pouvoir d'achat ! (simulateur)
Smicardisation pour tous ?
Le SMIC a été augmenté de 2% en juin dernier pour suivre l'inflation, mais pas le point d'indice. Résultat la fonction publique bascule sous le SMIC jusqu'à l'indice 380. Ce sont 862 000 agent·es publics qui doivent toucher une indemnité différentielle pour que leur traitement atteigne le niveau du SMIC. La catégorie C est entièrement smicardisée : le grade C1 est presque entièrement sous le SMIC, les grades C2 et C3 démarrent également sous le SMIC, comme les deux premiers grades de la catégorie B. Même les élèves fonctionnaires en catégorie A ou certains corps atypiques A sont concernés. Comment s'étonner que la fonction publique ne soit plus attractive ?
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