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Motions votées au 14ème congrès de la CGT Culture
21 mai, par baille
La CGT-Culture s'oppose au dépeçage du Centre des monuments nationaux ! Non au transfert de l'Abbaye à l'établissement public du Mont-Saint-Michel
La CGT-Culture et la CGT CMN, réunies en congrès à Quiberon du 18 au 22 mai 2026, expriment leur plus vive opposition face au projet de transfert de l'abbaye du Mont-Saint-Michel vers l'Établissement public du Mont-Saint-Michel (EPMSM), information révélée par voie de presse et qui semble désormais se confirmer. Pour la CGT-Culture et la CGT CMN, le retrait de l'abbaye du Mont-Saint-Michel du Centre des monuments nationaux (CMN) constituerait une faute culturelle, patrimoniale, économique, sociale et politique majeure.
Si cette décision venait à être actée, elle constituerait une grave remise en cause du service public culturel, de la préservation du patrimoine national et de l'avenir du Centre des monuments nationaux et de ses personnels.
Une logique comptable à court-terme à l'encontre de l'intérêt général
Le projet s'appuie sur un rapport orienté de la Cour des comptes privilégiant une approche exclusivement budgétaire et administrative, au nom d'une prétendue simplification reposant sur la suppression d'emplois supposés « en doublon ». Or, seuls 1,5 postes sont réellement concernés sur environ 70 agent·es. En réalité, le transfert imposerait la recréation de nombreuses fonctions supports actuellement assurées de manière mutualisée au siège du CMN : maîtrise d'ouvrage, expertise scientifique et technique, entretien et conservation du monument et des collections, services juridiques, médico-social, RH, sécurité/sureté, développement économique, éditions, gestion des publics ou encore ingénierie culturelle…
Le CMN apporte aujourd'hui à l'abbaye l'expertise d'un réseau national de 110 monuments nationaux. Le transfert à l'EPMSM affaiblirait le CMN, et reviendrait paradoxalement à multiplier les doublons et fragiliserait la gestion patrimoniale du site.
Cette orientation répond avant tout à des intérêts politiques d'une clientèle court-termiste et territoriale excluant l'intérêt général et culturel au détriment des missions fondamentales de transmission des savoirs, d'accès à la culture pour toutes et tous et de préservation du patrimoine commun dont l'Etat est le garant.
Une menace majeure pour le CMN et le service public culturel
Cette décision mettrait en péril le modèle de solidarité financière du réseau du CMN qui permet aujourd'hui d'assurer l'entretien et la valorisation de 110 monuments nationaux sur l'ensemble du territoire, notamment dans les zones rurales.
L'abbaye du Mont-Saint-Michel représente aujourd'hui plus de 15 % des recettes totales du CMN. Son retrait entraînerait une perte financière considérable que l'État devrait compenser intégralement. Dans le contexte budgétaire actuel, cette compensation apparaît hautement improbable.
Avec 13 millions de visiteurs annuels et un rôle central dans la politique patrimoniale nationale, le CMN est le premier opérateur culturel français. Une décision de transfert constituerait une erreur politique majeure et une mise en danger du service public culturel.
Un risque patrimonial et financier considérable
Dans le cadre de son schéma directeur, le CMN avait prévu près de 30 millions d'euros d'investissements sur les dix prochaines années pour l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Dans le même temps, l'EPMSM devrait faire face à des investissements lourds liés aux infrastructures de la baie : barrage hydraulique, navettes, parkings et aménagements dont les coûts d'entretien et de maintenance du barrage n'ont jamais été estimés, ce que nous avons toujours dénoncé.
Le transfert ferait par conséquent peser sur le nouvel établissement une charge globale estimée à près de 60 millions d'euros d'investissement sur dix ans (sans même compter les coûts de fonctionnement non évalués), incluant l'entretien des infrastructures, la restauration de l'église abbatiale et des remparts ainsi que l'accueil des publics.
Il est important de rappeler que l'EPMSM a vu les financements de la Région Bretagne coupés et ceux du ministère de l'Environnement considérablement réduits.
La CGT-Culture alerte sur les forts risques de dégradation du patrimoine et d'augmentation exponentielle des tarifs d'entrée pour les visiteurs que fait courir ce transfert !
Des personnels directement menacés
La CGT-Culture dénonce les conséquences sociales de ce projet funeste.
Le transfert vers un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) entraînerait un basculement d'une cinquantaine d'agent·es public·ques vers le privé, sans véritable droit d'option pour les agent·es contractuel·les.
L'exemple du château et du domaine de Chambord transformé en EPIC en 2005 montre les effets négatifs de ce type de transformation ; tant sur les conditions de travail et les garanties statutaires des personnels que sur la préservation des patrimoines.
La CGT-Culture et la CGT CMN demandent à la ministre de la Culture, Catherine Pégard et au Premier ministre, Sébastien Lecornu, de renoncer à ce projet et de défendre pleinement les missions du ministère de la Culture et de ses agent·es.
La CGT-Culture réaffirme son attachement au réseau du Centre des Monuments Nationaux présent sur l'ensemble du territoire, garant de l'accès du plus grand nombre au patrimoine et de sa transmission aux générations futures.
L'abbaye du Mont-Saint-Michel doit rester au CMN !
Quiberon, le 20 mai 2026.
Également en téléchargement :
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Élections professionnelles dans la Fonction publique : lancement de la campagne CGT ce 20 mai 2026
20 mai, par baille
Lancement, ce 20 mai, de la campagne CGT des élections professionnelles dans la Fonction publique.
A cette occasion, des centaines de militant·es sont réuni-es au siège de la CGT avec la participation de Sophie Binet, Secrétaire générale de la CGT.
Plus de 5,8 millions d'agent·es seront appelé·es à voter du 3 au 10 décembre prochain.
Ces élections dans la Fonction publique sont un enjeu fort pour La CGT dans les trois versants (État, Territoriale, Hospitalière).
Les résultats électoraux conditionnent directement le rapport de forces dans les services/ministères, les droits des agent·es et les moyens de nos organisations pour les quatre années à venir.
Les voix obtenues par la CGT aux élections Fonction publique sont également déterminantes pour le calcul de la représentativité de notre organisation au niveau interprofessionnel.
>> Dossier « Élections professionnelles 2026 » (régulièrement actualisé)
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Troisième année de gel du point d’indice : le gouvernement organise la smicardisation de la Fonction publique
20 mai, par baille — pas-dans-les-dernieres-infos, une-du-site
Communiqué CGT Fonction publique
Le 13 mai 2026, l'INSEE a annoncé un taux d'inflation à 2,2 % sur un an. Le refus du gouvernement de revaloriser d'autant le point d'indice sonne le glas du modèle salarial de la Fonction publique. La revalorisation automatique du SMIC à 1 867,02 € au 1er juin 2026 (+ 2,41 %), annoncée le jour même par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, sans le moindre « coup de pouce » et surtout sans revalorisation du point d'indice, pourrait précipiter plus de 700 000 agent•espublic•ques sous le salaire minimum interprofessionnel. Soit un doublement en six mois du nombre d'agent•espublic•ques dont la grille indiciaire est rattrapée par le SMIC.
Ce n'est pas un accident statistique. C'est le résultat assumé d'un choix politique celui de trois années consécutives de gel du point d'indice, le refus du gouvernement d'ouvrir une véritable négociation salariale intégrant la refonte des grilles indiciaires, le mépris affiché pour les organisations syndicales auxquelles ne sont proposées que de simples réunions de travail qui ne débouchent sur rien. La sphère gouvernementale ne se contente plus de laisser dériver les salaires : elle organise, méthodiquement, l'alignement de la Fonction publique sur le SMIC.
Un effondrement statutaire sans précédent depuis 1946
La CGT Fonction publique a chiffré, indice par indice, ce que le gouvernement refuse de regarder en face. Le constat est accablant :
La responsabilité politique est entière
La situation n'est ni inéluctable, ni technique, ni budgétaire. Elle est politique. Le gouvernement dispose de tous les leviers pour rétablir la valeur du point d'indice et la cohérence statutaire : il a choisi de ne pas s'en servir. Il a choisi le gel pour la troisième année consécutive. Il a choisi de refuser la négociation salariale. Il a choisi de laisser dériver des centaines de milliers d'agent•espublic•ques sous le seuil légal de rémunération, tout en se félicitant d'une « valorisation des métiers » qui n'existe que dans la communication ministérielle.
Le mécanisme de l'indemnité différentielle, qui aligne les traitements rattrapés par le SMIC, n'est pas une solution, d'autant plus qu'elle n'est pas prise en compte dans le calcul des pensions : c'est un aveu d'échec. Il dévoie la logique statutaire en rémunérant tous les agent•es, débutant•es comme ceux ayant 20 ans de carrière, au même niveau, sans tenir compte de leur grade, de leur qualification ni de leur ancienneté. C'est l'effacement programmé de la grille indiciaire et de la Fonction publique de carrière.
36 milliards ont pu être trouvés pour être dédiés à la guerre, à des armes de destruction massive, qui seront à terme détruites. Cela participe à l'économie parasitaire, alors que l'augmentation générale des salaires profiterait très largement à la consommation des ménages et donc à l'économie du pays. Tous les économistes s'accordent à le dire.
Les exigences immédiates de la CGT Fonction publique
La CGT Fonction publique exige :
1. Une revalorisation immédiate de la valeur du point d'indice — pour rattraper le décrochage cumulé sur les années antérieures (perte estimée à −19,5 % en pouvoir d'achat indiciaire depuis 2010 et -13 % depuis 2017) et compenser le choc inflationniste 2026.2. L'indexation du point d'indice sur l'inflation — à l'instar du mécanisme légal qui protège le SMIC. La Fonction publique ne peut pas être la seule rémunération non indexée du pays.
3. Le relèvement indiciaire du minimum de traitement — et l'abandon du mécanisme de l'indemnité différentielle qui sape la grille indiciaire.
4. Une refonte structurelle des grilles C et B — pour rétablir une véritable progression de carrière, redonner sens au recrutement par concours, et garantir des pensions supérieures au SMIC pour tous les agents.
5. Une mesure spécifique catégorie A — pour résorber le décrochage cumulé 2010-2025 (jusqu'à 902 € bruts mensuels équivalents en pouvoir d'achat indiciaire).
6. L'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes notamment à travers la reconnaissance des qualifications des professions à prédominance féminine.
7. Le rétablissement du versement à 100 % de la rémunération versée aux agent•espublic•ques qui sont en congé maladie ordinaire et l'abrogation du jour de carence.
8. L'ouverture immédiate d'une négociation salariale et non les réunions de travail de façade ou aucune mesure concrète n'est en débat.
La CGT Fonction publique entend œuvrer, dans l'unité la plus large et avec l'ensemble des personnels, pour imposer les voies et les moyens d'une reconstruction statutaire de la politique salariale dans la Fonction publique.
Quand un•e ATSEM avec trente ans de carrière touche le même salaire qu'un•eagent•edébutant•e ; quand un•eaide-soigant•e ou un•e titulaire du concours de secrétaire administratif est recruté•e au SMIC ; quand 100 % des pensions de catégorie C tombent sous le minimum interprofessionnel — c'est tout le pacte républicain qui est trahi. Le gouvernement nous dit qu'il « valorise les métiers ». Nous lui répondons : vous fonctionnarisez au SMIC. Vous transformez la Fonction publique en variable d'ajustement budgétaire. Vous préparez méthodiquement une rupture statutaire que les agent•es ne vous laisseront pas faire.
Montreuil, le 19 mai 2026.
>> Communiqué CGT Fonction publique en téléchargement
Rappel :
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Situation salariale des agents publics : l’intersyndicale Fonction publique s’adresse au Premier ministre
19 mai, par baille
Monsieur Sébastien Lecornu
Premier ministreParis, le 18 mai2026
Monsieur le Premier ministre,
Les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique, CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CGC, FA-FP, tiennent, par ce courrier, à vous alerter à nouveau sur la situation salariale des agents publics.
Nous vous demandons une audience dans les plus brefs délais.
Monsieur Roland Lescure, le Ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique a confirmé une inflation annuelle autour de 2.2 %. Monsieur Jean-Pierre Farandou, le Ministre du Travail, a annoncé une revalorisation du Smic de 2,4 % au 1er juin.
Qu'en est-il dans la Fonction Publique ?
En dépit de nos nombreuses alertes, le gouvernement n'a pas annoncé de mesure générale de revalorisation du point d'indice de rémunération des fonctionnaires.- D'ores et déjà 356 000 agent•es perçoivent une indemnité différentielle pour ne pas être rémunéré∙es en dessous du SMIC. En confirmant la hausse du SMIC au 1er juin, les 10 premiers échelons de la grille C1, les 7 premiers échelons de la grille C2, les 3 premiers échelons de la grille C3, les 5 premiers échelons de B1, les 2 premiers échelons de B2, ainsi que les élèves fonctionnaires des corps de catégorie A, passeront sous le niveau du Smic. Des centaines de milliers d'agent•es, a minima plus de 700 000, seront une nouvelle fois rattrapé∙es par le minimum légal et se verront privé∙es de perspective d'évolution de carrière.
- Ce nouveau tassement des grilles n'est pas acceptable. L'indemnité différentielle ne peut pas tenir lieu de politique salariale, elle masque temporairement le problème sans le régler tout en accélérant l'écrasement des carrières, niant les qualifications, l'expérience professionnelle et le principe même de carrière. Elle ne pourra pas être prise en compte pour le calcul des pensions.
- Dans le même temps, la perte de pouvoir d'achat liée au décrochage du point d'indice se poursuit malgré les revalorisations de 2022 et 2023 et l'attribution de 5 points d'indice au 1ᵉʳ janvier 2024. Ces mesures n'ont jamais permis de compenser l'inflation. De plus, la non-reconduction pour la deuxième année consécutive de la garantie individuelle de pouvoir d'achat a supprimé les éléments de compensation pour des dizaines de milliers d'agent∙es, souvent en fin de carrière, dont le traitement reste bloqué.
Les organisations syndicales vous demandent une hausse de la valeur du point d'indice après trois années de blocage.
En continuant à refuser toute mesure générale et immédiate de revalorisation indiciaire, en laissant les grilles se faire rattraper par le SMIC, en réduisant les droits et garanties, le gouvernement alimente une exaspération profonde.
Nos organisations vous demandent expressément :
- Des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d'indice ;
- Le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d'achat ;
- Le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent•es qui sont en congé maladie ordinaire et l'abrogation du jour de carence ;
- Des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
- L'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
- Des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens pour des politiques d'égalité ;
Nos organisations réitèrent leurs disponibilités pour participer à un processus de négociation dans ce sens.
Dans le même temps, nos organisations réitèrent également leur demande unanime d'abandon du décret ASA et du projet régressif des droits au titre du temps partiel thérapeutique.
Nous vous demandons, Monsieur le Premier ministre, de recevoir dans les plus brefs délais une délégation de nos organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CGC, FA FP, afin d'échanger concrètement sur nos revendications et d'examiner les mesures à mettre en place.
Dans cette attente, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Premier ministre, nos respectueuses salutations.










