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Le Fonction publique n°363
10 juin, par baille
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Nouvelle attaque contre le 1er mai
10 juin, par bailleAprès la retraite à 64 ans, ils veulent nous faire travailler le 1er mai. Le 16 juin, mobilisons-nous contre cette nouvelle attaque.
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et envisagé la suppression de deux jours fériés, les représentant·es du patronat s'obstinent à s'attaquer au 1er Mai.
Malgré les mobilisations syndicales et leurs relais politiques, ils reviennent à la charge avec un nouveau texte qui passera au Sénat le 16 juin.
Présenté comme une mesure en faveur des boulanger·es et fleuristes du coin, ce projet vise en réalité à banaliser le travail le 1er mai, au profit des grands groupes. Le gouvernement a commencé dès ce 1er mai 2026, en les incitant à enfreindre la loi existante !
Le 1er mai est un jour particulier. C'est le seul jour férié, chômé, rémunéré et protégé du lien de subordination. Des exceptions existent déjà pour les hôpitaux, l'énergie, les transports publics… Les commerçants ont le droit d'ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es ce jour-là. Non seulement les petits commerces indépendants n'ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux avec la concurrence des grands groupes.
En élargissant la dérogation, l'intention n'est pas de « sécuriser » une situation existante mais de remettre en cause le droit au repos rémunéré du 1er mai. Loin de concerner quelques commerces de proximité, le dispositif pourrait s'appliquer à l'ensemble des entreprises de moins de 250 salarié·es ! Une extension considérable qui banaliserait progressivement le travail le 1er mai : lorsqu'un droit commence à être remis en cause, les exceptions se multiplient progressivement jusqu'à devenir la norme.
Non, le travail du 1er Mai ne serait pas « payé double »
Le 1er Mai est déjà rémunéré, même lorsqu'il n'est pas travaillé. Faire passer cette compensation pour un cadeau est un mensonge : elle ne fait que compenser la perte d'un jour chômé et payé.
Non, les salarié·es n'auront pas le « choix »
Parler de « volontariat » est un leurre. L'expérience du travail dominical montre que les dérogations se banalisent, tandis que les contreparties accordées aux salarié·es s'amenuisent progressivement.
L'urgence n'est pas de « travailler plus pour gagner plus » mais bien d'obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions et de bloquer le prix du carburant !
Le 16 juin, le Sénat examinera la proposition de loi remettant en cause le caractère chômé du 1er Mai. À Paris, la fédération CGT Commerce et Services et la CGT Île-de-France (Urif), avec d'autres organisations syndicales, appellent à un rassemblement devant le Sénat à partir de 13 heures.
D'ores et déjà dans tous les départements, mobilisons-nous et interpellons les parlementaires, car la bataille ne s'arrêtera pas au Sénat : le texte devra encore être examiné par l'Assemblée nationale. Plus nous serons nombreux et nombreuses à nous mobiliser, plus nous aurons de chances de faire reculer cette nouvelle attaque contre le 1er Mai.
Chaque jour, vous croisez des travailleur·ses qui seraient directement concernés par cette remise en cause du 1er Mai.
Parlez-en avec elles et eux. La vendeuse de la boulangerie, la salariée du fleuriste… Rappelez-leur qu'aujourd'hui elles sont déjà rémunérées le 1er mai sans avoir à travailler.
Aussi, à l'avenir préféreraient-elles passer cette journée auprès de leurs proches, ou à leur poste de travail sans toucher un centime de plus à la fin du mois ?
Le 16 juin, mobilisons-nous contre cette nouvelle attaque.
À Paris, rassemblement devant le Sénat à partir de 13 heures. -
Nouvelle attaque contre le 1er mai : toutes et tous mobilisés le 16 juin
10 juin, par bailleAprès la retraite à 64 ans, ils veulent nous faire travailler le 1er mai. Le 16 juin, mobilisons-nous contre cette nouvelle attaque.
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et envisagé la suppression de deux jours fériés, les représentant·es du patronat s'obstinent à s'attaquer au 1er Mai.
Malgré les mobilisations syndicales et leurs relais politiques, ils reviennent à la charge avec un nouveau texte qui passera au Sénat le 16 juin.
Présenté comme une mesure en faveur des boulanger·es et fleuristes du coin, ce projet vise en réalité à banaliser le travail le 1er mai, au profit des grands groupes. Le gouvernement a commencé dès ce 1er mai 2026, en les incitant à enfreindre la loi existante !
Le 1er mai est un jour particulier. C'est le seul jour férié, chômé, rémunéré et protégé du lien de subordination. Des exceptions existent déjà pour les hôpitaux, l'énergie, les transports publics… Les commerçants ont le droit d'ouvrir le 1er mai, à la seule condition de ne pas faire travailler les salarié·es ce jour-là. Non seulement les petits commerces indépendants n'ont pas besoin de cette loi, mais elle va se retourner contre eux avec la concurrence des grands groupes.
En élargissant la dérogation, l'intention n'est pas de « sécuriser » une situation existante mais de remettre en cause le droit au repos rémunéré du 1er mai. Loin de concerner quelques commerces de proximité, le dispositif pourrait s'appliquer à l'ensemble des entreprises de moins de 250 salarié·es ! Une extension considérable qui banaliserait progressivement le travail le 1er mai : lorsqu'un droit commence à être remis en cause, les exceptions se multiplient progressivement jusqu'à devenir la norme.
Non, le travail du 1er Mai ne serait pas « payé double »
Le 1er Mai est déjà rémunéré, même lorsqu'il n'est pas travaillé. Faire passer cette compensation pour un cadeau est un mensonge : elle ne fait que compenser la perte d'un jour chômé et payé.
Non, les salarié·es n'auront pas le « choix »
Parler de « volontariat » est un leurre. L'expérience du travail dominical montre que les dérogations se banalisent, tandis que les contreparties accordées aux salarié·es s'amenuisent progressivement.
L'urgence n'est pas de « travailler plus pour gagner plus » mais bien d'obtenir des augmentations générales des salaires et des pensions et de bloquer le prix du carburant !
Le 16 juin, le Sénat examinera la proposition de loi remettant en cause le caractère chômé du 1er Mai. À Paris, la fédération CGT Commerce et Services et la CGT Île-de-France (Urif), avec d'autres organisations syndicales, appellent à un rassemblement devant le Sénat à partir de 13 heures.
D'ores et déjà dans tous les départements, mobilisons-nous et interpellons les parlementaires, car la bataille ne s'arrêtera pas au Sénat : le texte devra encore être examiné par l'Assemblée nationale. Plus nous serons nombreux et nombreuses à nous mobiliser, plus nous aurons de chances de faire reculer cette nouvelle attaque contre le 1er Mai.
Chaque jour, vous croisez des travailleur·ses qui seraient directement concernés par cette remise en cause du 1er Mai.
Parlez-en avec elles et eux. La vendeuse de la boulangerie, la salariée du fleuriste… Rappelez-leur qu'aujourd'hui elles sont déjà rémunérées le 1er mai sans avoir à travailler.
Aussi, à l'avenir préféreraient-elles passer cette journée auprès de leurs proches, ou à leur poste de travail sans toucher un centime de plus à la fin du mois ?
Le 16 juin, mobilisons-nous contre cette nouvelle attaque.
À Paris, rassemblement devant le Sénat à partir de 13 heures. -
Si, il est bien question de moyens ! Affaire Lyhanna - la grande démission des « responsables » politiques
10 juin, par baille — pas-dans-les-dernieres-infos, une-du-site
De moyens, il est bien question dans l'affaire Lyhanna, pour la justice comme pour l'ensemble des services publics.
C'est bien faute de moyens suffisants pour répondre aux besoins de la population que des personnes meurent dans les couloirs des hôpitaux, comme c'est bien faute de moyens qu'un homme accusé d'agressions sexuelles et de viols sur mineurs n'a pas été entendu par les services compétents de la gendarmerie et de la justice et que Lyhanna est décédée.
De moyens, il est bien question quand, au tribunal d'Auch, les postes de parquetiers étaient vacants en septembre 2023 comme le rappel la presse. Le bâtonnier évoquait alors : « Sans parquet, pas de procès, on va devoir prioriser. Cette situation va vite se ressentir auprès des commissariats ou des gendarmeries où les liens forces de l'ordre/ justice risquent de se dégrader car il y a toujours eu deux magistrats de permanence sur Auch. Le fait qu'il n'y a plus de magistrat, cela va créer un dérèglement total sur le fonctionnement judiciaire ».
De moyens, il est bien question quand un parlementaire du Gers alertait, en septembre 2025, sur« sur la situation alarmante du tribunal judiciaire d'Auch, confronté à une pénurie de magistrats et de greffiers, ainsi qu'à des dysfonctionnements informatiques répétés, compromettant gravement le bon exercice de la justice dans le département du Gers ».
De moyens, il est bien question quand la CGT Chancelleries et Services Judiciaires alerte depuis des années et lance, en 2023, sa campagne « stop au bénévolat », pour dénoncer les nombreuses heures de travail effectuées, et non rémunérées, par les agents des greffes.
De moyens, il est encore question quand le point d'indice reste gelé et que la fonction publique est si peu attractive que les postes publiés restent vacants et que les agents des services judiciaires multiplient les détachements vers d'autres horizons. Le métier de greffier est particulièrement impacté avec des réformes qui contribuent à alimenter ces départs (contre-réforme de 2014-15 puis désorganisation des tribunaux avec la scission opérée avec le cadre-greffier...)
De moyens, il est toujours question quand le taux des arrêts de travail au sein du ministère de la justice est bien supérieur au reste de la fonction publique : les burn-out, les accidents graves, les décès et les suicides se multiplient ! Pourtant le ministère de la justice s'est opposé avec constance aux demandes d'expertises sur les conditions de travail dans les services judiciaires formulées par le Syndicat de la magistrature et la CGT en formation spécialisée ministérielle. Il est totalement irresponsable de demander toujours plus d'efforts aux personnels quand les greffes sont déjà surchargés et les agents au bord de la rupture.
C'est l'empilement des réformes et des priorités sans aucun moyen pour les assurer qui a produit le drame de Lyhanna.
C'est donc bien ceux qui sont chargés de définir les moyens attribués aux services publics et à la justice qui sont responsables. Des choix politiques ont été faits, ils doivent être assumés par les « responsables » politiques !
Pour réduire le risque qu'un tel drame puisse se reproduire, il est urgent que les moyens budgétaires nécessaires pour répondre aux besoins de la population en matière de justice et pour restituer des conditions de travail dignes au sein du ministère de la justice soient débloqués
36 milliards ont été trouvés pour les armées et la guerre, pas moins de 211 milliards sont trouvés chaque année pour des aide
>> Communiqué commun en téléchargement
Lire également :
> Communiqué CGT-PJJ « Affaire Lyhanna : quand l'État cherche des fusibles au lieu d'assumer ses responsabilités »
> Communiqué CGT Insertion Probation « Le populisme pénal n'a jamais protégé personne »
> Communiqué CGT Intérieur Police « Affaire Lyhanna : des défaillances annoncées » -
12 juin : Face aux attaques contre le droit d’asile et les personnes migrantes de l’Union européenne, mobilisons-nous ! (Déclaration unitaire)
9 juin, par bailleNos organisations appellent à une mobilisation intersyndicale et unitaire le 12 juin 2026 en réaction à l'entrée en vigueur du Pacte européen sur la migration et l'asile et pour garantir un accueil digne pour toutes les personnes migrantes !
Le Pacte européen sur la migration et l'asile, adopté officiellement le 14 mai 2024, entre en vigueur le 12 juin 2026. Sous couvert de réformer la politique migratoire de l'Union européenne et d'établir un système d'asile commun, cet ensemble de textes, en compromettant l'accès au droit d'asile et aux garanties procédurales, est inique.
Enfermement dès 6 ans, placement généralisé en procédure accélérée ou à la frontière, zone de rétention, fichage biométrique, interdiction de séjour sur le territoire européen et externalisation de l'asile sont au cœur de ces textes. Le Pacte marque ainsi une accélération majeure dans la dérive répressive des politiques migratoires de l'Union européenne et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression.
Alors que les syndicats et associations alertent depuis des années sur la criminalisation constante des personnes étrangères et l'absence de moyens pour offrir des conditions d'accueil dignes, nous ne pouvons rester sans réagir devant une telle politique !
Nos organisations refusent toute logique visant à précariser davantage les étrangers vivant sur le territoire national et tendant à encore durcir les textes et recycler des propositions rejetées de la loi Darmanin de 2024.
Cette tendance répressive qui ne s'arrête pas là se retrouve dans un nouveau texte, le Règlement « Retour », qui vient d'être adopté dans sa version finale par les institutions européennes dans la continuité du Pacte et, qui avec cette version va inclure des éléments dignes de l'ICE aux Etats-Unis en autorisant des « mesures de détection » pouvant prendre la forme de descentes de police dans les domiciles privés sans mandat, d'intensification des contrôles d'immigration dans les espaces publics. Il est même question d'une obligation de signalement aux forces de l'ordre imposée aux fonctionnaires pour dénoncer les personnes en séjour irrégulier !
Nous exigeons :
- Un accès au droit inconditionnel pour toutes les personnes migrantes, à l'instar de ce qu'il devrait être pour toutes et tous.
- Des conditions d'accueil dignes pour toutes les personnes migrantes, et ce, sans privation de liberté (logement, accès aux soins, accompagnement administratif, scolarisation, accès à l'emploi).
- Un service public de l'asile à hauteur des besoins de protection et complètement indépendant de toute influence extérieure.
- Des moyens suffisants pour les associations.
- Il n'y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l'accueil !
Nos organisations, avec le collectif né-es ici ou venu-es d'ailleurs appellent à se mobiliser, à Paris le 12 juin contre cette politique migratoire européenne indigne, répressive et dangereuse.
Le 12/06/2026 Rendez-vous à 13h00 - Place de la République
Signataires : CGT – FSU - Solidaires – UNEF – Syndicat de la Magistrature - LDH - Mrap – SOS Racisme – Femmes Egalité – CLARA – OXFAM
Le collectif né.es ici venu.es d'ailleurs>> Déclaration unitaire en téléchargement
Rappel :
>> Mobilisation du 12 juin contre le Pacte européen Migration et Asile (Tract CGT CE-CNDA)

