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Articles
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2ème mise en examen de Sophie Binet : la CGT appelle le gouvernement à agir contre les procédures baillon !
25 mai, par baillePour la deuxième fois en six mois, la secrétaire générale de la CGT est mise en examen. Cela fait suite à une plainte en diffamation de l'entreprise Tefal contre les propos de Sophie Binet : « la CGT de Tefal fait face à une répression patronale violente" tenus lors d'un débat à la Fête de l'Humanité en septembre 2025.
Ces propos sont pourtant totalement étayés par les faits. En effet, Ouria Belaziz, coordinatrice CGT du groupe SEB (détenant la marque TEFAL) et membre de la direction confédérale de la CGT a été sanctionnée par son entreprise et sera aux Prudhommes le 4 juin prochain pour contester cette sanction inique. Un ancien militant CGT et salarié de Tefal, est lui aussi poursuivi pour diffamation et injure suite à la diffusion du documentaire dans l'émission Debadoc, le 29 mai 2025.
Par cette plainte le groupe SEB, et sa société Tefal, ne fait que confirmer sa pratique décomplexée de la répression syndicale pour tenter de faire taire toutes celles et ceux qui osent critiquer les choix de la direction et alerter sur la dangerosité des PFAS, un composant chimique utilisé par Tefal pour ses poêles. Les propos pour lesquels la secrétaire générale de la CGT est poursuivi sont anodins. Sur cette base, la quasi totalité des syndicalistes du pays pourraient être poursuivis.
Cette mise en examen n'est malheureusement pas un fait isolé : plus de 1000 militant·es CGT font l'objet de poursuites judiciaires ou patronales dans le cadre de leur mandat syndical. En cause : l'indépendance syndicale. Le fait que des syndicalistes osent questionner les choix des directions d'entreprise qui ne supportent pas qu'on les mette devant leurs responsabilités.
La CGT rappelle que la liberté syndicale est une liberté fondamentale, indispensable au fonctionnement démocratique. Chercher à en entraver l'exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, protecteur de l'ensemble du monde du travail. On ne peut pas laisser des multinationales ou des milliardaires multiplier les procédures baillons sans réagir. La CGT appelle le gouvernement et les parlementaires à agir immédiatement pour protéger la démocratie et à légiférer pour protéger la liberté d'expression et les libertés syndicales. Les syndicalistes, les militantes et militants s'engagent pour l'intérêt général, pour défendre les travailleurs et travailleuses, agir pour l'emploi et l'environnement. Leur place n'est ni dans les tribunaux ni dans les commissariats !
La CGT le rappelle clairement : elle ne baissera jamais les yeux face aux patrons et se battra toujours, en toute indépendance, pour défendre les salarié·es.
Montreuil, le 25 mai 2026.
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Ce vendredi 22 mai, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT était l’invitée du 8h30 sur franceinfo
22 mai, par bailleSophie Binet, secrétaire générale de la CGT, était l'invitée du "8h30 franceinfo", vendredi 22 mai 2026. Aide carburants, négociations salariales, tribune anti-Bolloré... Elle répondait aux questions d'Hadrien Bect et de Camille Vigogne Le Coat.
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Motions votées au 14ème congrès de la CGT Culture
21 mai, par baille
La CGT-Culture s'oppose au dépeçage du Centre des monuments nationaux ! Non au transfert de l'Abbaye à l'établissement public du Mont-Saint-Michel
La CGT-Culture et la CGT CMN, réunies en congrès à Quiberon du 18 au 22 mai 2026, expriment leur plus vive opposition face au projet de transfert de l'abbaye du Mont-Saint-Michel vers l'Établissement public du Mont-Saint-Michel (EPMSM), information révélée par voie de presse et qui semble désormais se confirmer. Pour la CGT-Culture et la CGT CMN, le retrait de l'abbaye du Mont-Saint-Michel du Centre des monuments nationaux (CMN) constituerait une faute culturelle, patrimoniale, économique, sociale et politique majeure.
Si cette décision venait à être actée, elle constituerait une grave remise en cause du service public culturel, de la préservation du patrimoine national et de l'avenir du Centre des monuments nationaux et de ses personnels.
Une logique comptable à court-terme à l'encontre de l'intérêt général
Le projet s'appuie sur un rapport orienté de la Cour des comptes privilégiant une approche exclusivement budgétaire et administrative, au nom d'une prétendue simplification reposant sur la suppression d'emplois supposés « en doublon ». Or, seuls 1,5 postes sont réellement concernés sur environ 70 agent·es. En réalité, le transfert imposerait la recréation de nombreuses fonctions supports actuellement assurées de manière mutualisée au siège du CMN : maîtrise d'ouvrage, expertise scientifique et technique, entretien et conservation du monument et des collections, services juridiques, médico-social, RH, sécurité/sureté, développement économique, éditions, gestion des publics ou encore ingénierie culturelle…
Le CMN apporte aujourd'hui à l'abbaye l'expertise d'un réseau national de 110 monuments nationaux. Le transfert à l'EPMSM affaiblirait le CMN, et reviendrait paradoxalement à multiplier les doublons et fragiliserait la gestion patrimoniale du site.
Cette orientation répond avant tout à des intérêts politiques d'une clientèle court-termiste et territoriale excluant l'intérêt général et culturel au détriment des missions fondamentales de transmission des savoirs, d'accès à la culture pour toutes et tous et de préservation du patrimoine commun dont l'Etat est le garant.
Une menace majeure pour le CMN et le service public culturel
Cette décision mettrait en péril le modèle de solidarité financière du réseau du CMN qui permet aujourd'hui d'assurer l'entretien et la valorisation de 110 monuments nationaux sur l'ensemble du territoire, notamment dans les zones rurales.
L'abbaye du Mont-Saint-Michel représente aujourd'hui plus de 15 % des recettes totales du CMN. Son retrait entraînerait une perte financière considérable que l'État devrait compenser intégralement. Dans le contexte budgétaire actuel, cette compensation apparaît hautement improbable.
Avec 13 millions de visiteurs annuels et un rôle central dans la politique patrimoniale nationale, le CMN est le premier opérateur culturel français. Une décision de transfert constituerait une erreur politique majeure et une mise en danger du service public culturel.
Un risque patrimonial et financier considérable
Dans le cadre de son schéma directeur, le CMN avait prévu près de 30 millions d'euros d'investissements sur les dix prochaines années pour l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Dans le même temps, l'EPMSM devrait faire face à des investissements lourds liés aux infrastructures de la baie : barrage hydraulique, navettes, parkings et aménagements dont les coûts d'entretien et de maintenance du barrage n'ont jamais été estimés, ce que nous avons toujours dénoncé.
Le transfert ferait par conséquent peser sur le nouvel établissement une charge globale estimée à près de 60 millions d'euros d'investissement sur dix ans (sans même compter les coûts de fonctionnement non évalués), incluant l'entretien des infrastructures, la restauration de l'église abbatiale et des remparts ainsi que l'accueil des publics.
Il est important de rappeler que l'EPMSM a vu les financements de la Région Bretagne coupés et ceux du ministère de l'Environnement considérablement réduits.
La CGT-Culture alerte sur les forts risques de dégradation du patrimoine et d'augmentation exponentielle des tarifs d'entrée pour les visiteurs que fait courir ce transfert !
Des personnels directement menacés
La CGT-Culture dénonce les conséquences sociales de ce projet funeste.
Le transfert vers un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) entraînerait un basculement d'une cinquantaine d'agent·es public·ques vers le privé, sans véritable droit d'option pour les agent·es contractuel·les.
L'exemple du château et du domaine de Chambord transformé en EPIC en 2005 montre les effets négatifs de ce type de transformation ; tant sur les conditions de travail et les garanties statutaires des personnels que sur la préservation des patrimoines.
La CGT-Culture et la CGT CMN demandent à la ministre de la Culture, Catherine Pégard et au Premier ministre, Sébastien Lecornu, de renoncer à ce projet et de défendre pleinement les missions du ministère de la Culture et de ses agent·es.
La CGT-Culture réaffirme son attachement au réseau du Centre des Monuments Nationaux présent sur l'ensemble du territoire, garant de l'accès du plus grand nombre au patrimoine et de sa transmission aux générations futures.
L'abbaye du Mont-Saint-Michel doit rester au CMN !
Quiberon, le 20 mai 2026.
Également en téléchargement :
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Élections professionnelles dans la Fonction publique : lancement de la campagne CGT ce 20 mai 2026
20 mai, par baille
Lancement, ce 20 mai, de la campagne CGT des élections professionnelles dans la Fonction publique.
A cette occasion, des centaines de militant·es sont réuni-es au siège de la CGT avec la participation de Sophie Binet, Secrétaire générale de la CGT.
Plus de 5,8 millions d'agent·es seront appelé·es à voter du 3 au 10 décembre prochain.
Ces élections dans la Fonction publique sont un enjeu fort pour La CGT dans les trois versants (État, Territoriale, Hospitalière).
Les résultats électoraux conditionnent directement le rapport de forces dans les services/ministères, les droits des agent·es et les moyens de nos organisations pour les quatre années à venir.
Les voix obtenues par la CGT aux élections Fonction publique sont également déterminantes pour le calcul de la représentativité de notre organisation au niveau interprofessionnel.
>> Dossier « Élections professionnelles 2026 » (régulièrement actualisé)
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GT Égalité professionnelle femmes/hommes du 18 mai 2026 : déclaration liminaire CGT Fonction publique
20 mai, par bailleNégociations 2026 égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
Plus les négociations sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes avancent, plus nous constatons qu'elles sont prises dans un carcan de groupes de travail (GT) extérieurs et de décisions politiques bloquant toute accession à de nouveaux droits, toute avancée notable, toute mesure contraignante, tout engagement budgétaire à la hauteur.
Dans la foulée d'un budget de l'État d'austérité sévère sauf pour « l'effort de guerre », de la remise en cause par exemple de la pleine rémunération des femmes enceintes en congé de maladie ordinaire (CMO), de restrictions du bénéfice d'autorisation spéciale d'absence (ASA), comme pour les temps partiels thérapeutiques ou le sabrage des budgets de l'action sociale interministérielle, de même que la volonté de sous-transposition de la directive européenne sur la transparence salariale qui ne respecte pas la définition européenne de la « valeur travail »… le ministre de l'Action et des Comptes publics ouvre une « revue stratégique de la Fonction publique 2035-2050 » sans mandat démocratique et politique clair, dans un contexte où les urgences salariales et sociales des agent·es public·ques sont délibérément écartées de l'agenda gouvernemental. La CGT a donc refusé de participer à cette mascarade.
Le point d'indice est gelé depuis le 1er juillet 2023. Le ministre a confirmé publiquement qu'il n'y aurait aucune revalorisation en 2026, et que la porte était fermée pour 2027. C'est donc, au minimum, quatre années consécutives d'immobilisme salarial total, dans un contexte où le SMIC a été revalorisé de + 17 % entre 2020 et 2025.
S'ajoutent, dans la Fonction publique, des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes qui atteignent environ 9,8 % en 2025 dans les ministères et jusqu'à 19,6 % dans la Fonction publique hspitalière (FPH). Ils sont estimés entre 15 % et 18 % dans la Fonction publique territoriale (FPT) selon les collectivités et les filières et peuvent représenter jusqu'à 10 000 € annuels dans la filière médico-sociale de la FPT.
Les métiers à prédominance féminine (soin, social, administratif, entretien, aide à la personne) sont systématiquement sous-valorisés par rapport aux métiers masculins de qualification équivalente. Plus de la moitié des femmes est concentrée dans seulement six professions. Cette dévalorisation repose sur des stéréotypes sexistes considérant le « care » comme des qualités innées plutôt que comme des qualifications acquises.
Les carrières des femmes sont freinées par le temps partiel — le plus souvent subi —, les congés familiaux et des possibilités de mobilité géographique souvent inenvisageables.
Le recours accru à l'emploi non-titulaire et le temps partiel imposé frappent d'abord les femmes.
La mise en place du régime indemnitaire RIFSEEP a aggravé les écarts. À ancienneté et grade comparables, les femmes touchent 30 % de moins de primes que les hommes. Ce système favorise l'individualisation, l'opacité et le présentéisme, et remet en cause l'égalité de traitement.
Les inégalités persistent et s'aggravent à travers plusieurs mécanismes structurels.
Le mythe d'une Fonction publique naturellement vertueuse en matière d'égalité a vécu. Si le statut a pu, par le passé, protéger les agent·es des discriminations salariales et garantir une carrière objective, il a été systématiquement démantelé par des décennies de politiques d'austérité. La précarité, l'individualisation des primes et la suppression des garde-fous collectifs ont ouvert la porte aux inégalités femmes-hommes.
Aujourd'hui, défendre l'égalité professionnelle, c'est défendre aussi le Statut de la Fonction publique. Il n'y aura pas d'égalité durable sans un retour en force des garanties statutaires : titularisation massive, avancement à l'ancienneté, grilles indiciaires nationales et pouvoir décisionnel des instances paritaires. Renforcer les droits statutaires des agent.es, c'est la condition sine qua non pour assurer l'égalité réelle demain.
Pour la CGT, l'égalité professionnelle exige des engagements financiers immédiats, pas de simples déclarations d'intention. Cette négociation doit aboutir à un accord contraignant, chiffré et doté de sanctions.
Montreuil, le 18 mai 2026.
>> Déclaration liminaire CGT Fonction publique en téléchargement









