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L’action sociale des agent.es public.ques plus menacée que jamais ? !
3 juin, par baille — une-du-site, pas-dans-les-dernieres-infos
Montreuil, le 2 juin 2026
Les organisations syndicales (OS) du Conseil supérieur de la Fonction publique d'État (CSFPE) ont été invitées à participer à une réunion de la formation spécialisée « action sociale » (FS5) ce mardi 2 juin. De manière inacceptable, aucun document de travail sérieux ne leur a été adressé en amont de cette réunion, ce que la CGT a dénoncé.
Dans ses propos liminaires, l'UFSE CGT a d'abord interpelé la Direction générale de l'administration et de la Fonction publiques (DGAFP) sur :
- le projet de texte dit de cartographie précisant, notamment :
- l'articulation entre le Comité interministériel d'action sociale (CIAS) et la FS5ainsi que leurs champs de compétence,
- la définition de l'Action sociale interministérielle (ASI) et des Actions sociales ministérielles (ASM) devant la compléter ou générer des prestations spécifiques,
- le bénéfice des actions sociales au profit tant des actif.ves (fonctionnaires et contractuel.les) que des retraité.es,
- une action sociale définie et gérée par les agent.es public.ques elles et eux-mêmes via leurs représentant.es syndicales et syndicaux conformément au statut général des fonctionnaires…
Exigeant que ce projet de texte devienne définitif et donc opposable aux employeurs publics en étant voté par les OS, la CGT s'est vu refuser une réponse claire à cette demande. La DGAFP s'est contentée de renvoyer sa réponse à une réunion ultérieure.
- les crédits alloués au financement de l'ASI
Outre, la purge budgétaire qui avait déjà frappé l'ASI, l'UFSE CGT a exigé que la transparence soit faite sur les opérations d'annulations de crédits en cours (-1.571.583€ d'AE et -1.471.002€ de CP sur le BOP 148). De façon, là encore, irrecevable, la DGAFP a prétendu ne pas avoir d'information et renvoyé sa réponse à une réunion ultérieure.L'UFSE CGT réitère qu'il y a pourtant de l'argent pour financer les politiques d'action sociale interministérielle et ministérielles à la hauteur des besoins des agent.es public.ques.
Les besoins d'action sociale des agent.es public.ques sont croissants, qui plus est à un moment où elles et ils sont frappé.es par un mouvement de plus en plus conséquent de smicardisation (862.000 agent.es sont désormais en dessous du SMIC depuis le 1er juin 2026). Par ailleurs, le point d'indice reste gelé pour la troisième année consécutive. L'UFSE CGT rappelle que la valeur du pouvoir d'achat du point d'indice a perdu 28,6 % depuis l'année 2000.
L'UFSE CGT réitère qu'il y a pourtant de l'argent pour financer l'augmentation de la valeur du point, son indexation sur l'inflation, une refonte des grilles indiciaires, l'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes.La DGAFP a tenté de proposer aux OS l'élaboration d'une feuille de route pour les travaux à venir de la FS5. En voulant prioriser le travail sur la question de la restauration collective. Ainsi, la DGAFP semble s'inscrire dans une logique de rétrécissement des champs d'intervention de l'ASI. En outre, en proposant, une « mutualisation » des prestations interministérielles et ministérielles, elle semble s'inscrire de fait dans une logique d'austérité budgétaire.
A l'évidence, la DGAFP a cherché à conclure le plus rapidement possible la réunion de la FS5 sans jamais répondre aux revendications exprimées. A ce stade, sans prendre en compte le besoin de réflexion des OS qui n'avaient pas de mandat au vu des délais, la DGAFP décide de fixer un groupe de travail sur la restauration suivi d'une nouvelle réunion de la FS5 à l'automne.
Tant sur le fond que sur la forme, cette réunion confirme que nos droits à l'action sociale sont plus menacés que jamais.
C'est avec l'ensemble des agent.es public.ques et dans l'unité la plus large que l'UFSE CGT entend défendre et améliorer ces droits.
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Groupe de travail du 3 juin 2026 relatif à l’évolution des règles relatives aux congés pour raison de santé des agent∙es public∙ques : déclaration liminaire de la CGT Fonction publique
3 juin, par bailleGT relatif à l'évolution des règles relatives aux congés pour raison de santé des agent∙es public∙ques à la suite de la loi de financement de la sécurité sociale du mercredi 3 juin 2026
Mesdames, Messieurs,
La CGT se présente à ce groupe de travail avec une profonde inquiétude, pour ne pas dire de la colère, quant à l'orientation générale des réformes engagées depuis plusieurs années concernant les droits des agent∙es public∙ques en matière de santé.
Nous constatons en effet une succession de mesures qui, sous couvert de modernisation, d'harmonisation ou encore d'équité avec le secteur privé, conduisent systématiquement à réduire les garanties statutaires des agent∙es public∙ques, à renforcer les dispositifs de contrôle et à faire peser sur les personnels les conséquences de choix budgétaires qui ne sont pas les leurs.
La récente réduction de l'indemnisation des congés de maladie ordinaire en est l'illustration la plus flagrante. Alors même que les conditions de travail continuent de se dégrader dans l'ensemble des trois versants de la fonction publique, alors que les risques psychosociaux explosent, que les arrêts liés à l'épuisement professionnel se multiplient et que les services de médecine du travail sont toujours aussi insuffisamment dotés, la réponse apportée par le gouvernement consiste une nouvelle fois à diminuer les droits des agent∙es malades.
Nous contestons également avec force l'argument récurrent de l'équité avec le secteur privé, devenu le principal fondement des réformes qui touchent la fonction publique.
Car enfin, de quelle équité parle-t-on ?
Lorsque l'objectif est de diminuer l'indemnisation des congés maladie, de renforcer les contrôles, d'instaurer de nouvelles obligations ou de remettre en cause certaines garanties statutaires, l'alignement sur le secteur privé devient parfois une exigence incontournable.
Mais cette même logique disparaît lorsqu'il est question de rémunération, de reconnaissance salariale ou de protection sociale.
Si l'équité doit être le principe qui guide l'action publique, alors ouvrons réellement le débat.
Pourquoi ne pas parler de l'érosion continue du pouvoir d'achat des agent∙es public∙ques ? Pourquoi ne pas évoquer les années de gel du point d'indice qui ont entraîné des pertes considérables de rémunération ? Pourquoi ne pas mettre en place des mécanismes permettant une revalorisation automatique des traitements lorsque l'inflation progresse, à l'image de ce qui existe pour le salaire minimum ?
Pourquoi ne pas aligner également les agent∙es public∙ques sur les dispositifs les plus protecteurs existants dans de nombreuses conventions collectives du secteur privé ? Pourquoi ne pas généraliser une véritable protection sociale complémentaire financée à un niveau permettant de couvrir réellement les besoins des agent∙es ?
L'équité ne peut être réalisée uniquement lorsqu'elle conduit à réduire les droits des fonctionnaires. Une telle approche n'est pas de l'équité, c'est un alignement par le bas.
Pour la CGT, la véritable équité consiste au contraire à tirer vers le haut les garanties collectives de l'ensemble des travailleur∙euses, qu'ils relèvent du secteur public ou du secteur privé.
Nous sommes également préoccupés par la place croissante accordée aux dispositifs de contrôle et à la lutte contre une fraude dont l'ampleur n'est jamais objectivée.
À travers les mesures présentées aujourd'hui, nous constatons que les questions de contrôle des arrêts maladie, de sanctions et de surveillance des agents occupent une place importante. Pourtant, les véritables enjeux devraient être ailleurs : prévention des risques professionnels, des conditions de travail, renforcement de la médecine du travail, lutte contre l'usure professionnelle et accompagnement des agents confrontés à la maladie ou au handicap.
Les agent∙es public∙ques ne sont pas des fraudeur∙euses potentiel∙les. Ce sont les premier∙ères à subir les conséquences des restructurations permanentes, des suppressions de postes, du manque d'effectifs, de l'intensification du travail et des difficultés croissantes rencontrées dans l'exercice de leurs missions.
La santé au travail ne peut être abordée que sous l'angle du contrôle des absences ou de la maîtrise de la dépense publique. Elle doit être considérée comme un enjeu majeur de qualité du service public, de protection des personnes et de justice sociale.
La CGT sera naturellement attentive aux mesures qui permettront d'améliorer l'accompagnement des agent∙es, de faciliter le maintien dans l'emploi, de renforcer les dispositifs de prévoyance et de simplifier certaines procédures administratives. Mais nous restons particulièrement vigilant∙es face à toute disposition qui aurait pour effet de fragiliser davantage les droits des personnels ou d'instaurer une présomption permanente de fraude à l'égard des agent∙es malades.
Pour la CGT, la véritable modernisation de la fonction publique ne consiste pas à réduire les droits de celles et ceux qui la font vivre chaque jour malgré des moyens RH ou matériels toujours plus indigents.
Elle consiste à leur garantir des conditions de travail préservant leur santé, une protection sociale de haut niveau et une reconnaissance effective de leur engagement au service de l'intérêt général.
La CGT refuse de participer à un nouveau groupe de travail visant uniquement une nouvelle « serial attaque » de nos garanties statutaires après celles sur la rémunération des congés de maladie ordinaire, sur les autorisations spéciales d'absences (ASA) pour événements familiaux, sur le temps partiel thérapeutique encore remis sur le tapis dans ce document.
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Communiqué intersyndical + Pétition concernant la possible nomination de François-Noël Buffet au poste de Défenseur des droits
3 juin, par baille — campagnes
Par voie de presse le mois dernier, nous apprenions que des tractations étaient en cours concernant la nomination par le Président Emmanuel Macron du sénateur LR François-Noël Buffet au poste de Défenseur des droits, en échange d'un laissez-passer de la part de ses collègues sénateurs pour le placement d'Emmanuel Moulin, proche présidentiel, en tant que gouverneur de la Banque de France.
Si ce projet de nomination de François-Noël Buffet n'est pas encore officialisé à ce jour, l'annonce de la confirmation parlementaire d'Emmanuel Moulin le mercredi 20 mai 2026 donne une crédibilité non négligeable à ces révélations.
Cette éventuelle nomination engendre de profondes inquiétudes sur l'affaiblissement d'un contre-pouvoir démocratique essentiel et des droits qu'il est chargé de défendre et de promouvoir. Elle constituerait un contre-sens total aux fonctions qu'exige le poste de Défenseur des droits.
En effet, le parcours politique de François-Noël Buffet s'inscrit invariablement à l'antithèse des missions et travaux du Défenseur des droits : opposition au mariage pour tous.tes et soutien du collectif Manif Pour Tous en 2013, opposition à l'extension de la PMA pour toutes les femmes en 2021, abstention lors du vote sur la constitutionnalisation de l'IVG en 2024, opposition à l'intégration des AESH dans la fonction publique en 2026, globalement favorable à l'extension des pouvoirs de police et des dispositifs de surveillance, sans garde-fou suffisant. En 2023, il est le co-architecte d'un durcissement global du projet de loi immigration allant en contre-sens des recommandations émises par le Défenseur des droits sur ce même texte, au détriment de l'intérêt général.
Par ses positions, se dessine une conception déséquilibrée de la protection de l'ordre public, au détriment des droits et libertés des personnes, conduisant d'ailleurs à la censure par le Conseil constitutionnel de plusieurs mesures qu'il soutenait.
Il convient par ailleurs de rappeler que le Défenseur des droits est une autorité administrative indépendante inscrite dans la Constitution, et que le titulaire de la fonction ne reçoit et ne sollicite, dans l'exercice de ses attributions, aucune instruction. L'indépendance de notre institution est fondamentale et essentielle à son bon fonctionnement.
La nomination à un poste tel que celui de Défenseur des droits ne saurait être sujet à des jeux de pouvoir ou tractations politiques ; au-delà même de la question des positions de François-Noël Buffet, la conduite marchande par laquelle celui-ci serait amené à être proposé aux commissions parlementaires soulève de graves questions d'indépendance.
Pour les agent·e·s, l'éventualité d'un Défenseur des droits en rupture avec les positions de l'institution conduirait inévitablement à une perte de sens et de cohérence de leurs missions et à une dégradation de leurs conditions de travail.
Nous souhaitons ainsi faire écho interne aux préoccupations partagées au niveau national, notamment par plusieurs syndicats nationaux et organisations.
Nous en appelons à la responsabilité des pouvoirs en place et à l'engagement d'une réflexion sur la nomination d'une personnalité ne présentant pas une telle incompatibilité manifeste avec l'exercice des fonctions de l'institution.
Paris, le 28/05/2026.
>> Communiqué intersyndical en téléchargement
Également :
>> Pétition unitaire « Défenseur des droits : une nomination déterminante pour les droits et libertés »
>> Reportage diffusé à la matinale de France Inter le 3 juin (8m47)
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Appel à la mobilisation le jeudi 11 juin 2026 contre les restrictions budgétaires dans les organismes de recherche (SNTRS et Intersyndicale ERS)
2 juin, par bailleLe SNTRS-CGT dénonce l'austérité budgétaire qui affecte les organismes de recherche publique. Le SNTRS-CGT exprime sa vive inquiétude sur l'avenir de la recherche publique française au regard des politiques publiques conduites par les gouvernements successifs. Ces dernières années, les budgets de la recherche publique sont soumis à une austérité qui met en péril le fonctionnement, les effectifs et la pérennisation des activités scientifiques actuelles et leurs développements, alors que la compétition internationale est de plus en plus difficile.
Cette austérité budgétaire a contraint le CNRS à assécher son fonds de roulement avec une perte de -500 millions d'euros en deux ans. La subvention d'État de l'organisme peine à compenser le budget de masse salariale qui atteint 91 % de la subvention. Avec l'inflation et des revalorisations non compensées par la subvention d'État, le budget 2026 ne pourra pas être reconduit en l'état pour 2027. Il n'y a plus aucun crédit disponible pour absorber le déficit imposé par une subvention insuffisante depuis plusieurs années consécutives, n'intégrant même pas l'inflation.
L'ensemble des EPST sont confrontés à ses mêmes contraintes qui les conduisent peu à peu à réduire leurs effectifs et les financements de leurs laboratoires. Ceci induit une forte dégradation des conditions de travail et de la sécurité des personnels, mais aussi à une précarité considérable dans les laboratoires et les services, d'un niveau largement supérieur au reste de la fonction publique.
La baisse des budgets des organismes et de l'ANR (-9% en 2026), va affecter durablement le fonctionnement de l'activité scientifique Français. L'impact est partout, que ce soit au niveau des crédits de fonctionnement, d'équipement ou d'investissement.
Le SNTRS-CGT refuse ce plan d'austérité qui relève en réalité de choix politiques visant à préserver les 211 milliards d'aides aux entreprises et le développement d'une économie de guerre à laquelle la CGT refuse de souscrire. Une question se pose quant à la méthode gouvernementale qui consiste à donner des financements insuffisants aux organismes de recherche, pour les forcer à utiliser les financements pluriannuels des appels à projets qui sont hébergés dans les fonds de roulement pour fonctionner. Le SNTRS-CGT s'interroge, cette manœuvre ne pourrait-elle pas s'apparenter à une pyramide de Ponzi ?
Nous exigeons donc un changement de cap immédiat avec un plan de financement ambitieux pour la recherche publique afin de poursuivre le développement des activités scientifiques, le développement des recrutements, la résorption de la précarité, la revalorisation des budgets et de nos rémunérations, par le respect des accords de Lisbonne, en accordant 1% du PIB au financement de la recherche publique. Ces investissements sont essentiels pour notre pays afin d'affronter les enjeux économiques, sociétaux, climatiques et environnementaux à venir.
Le SNTRS-CGT invite les personnels à participer aux mobilisations le 11 juin 2026, pour la région parisienne à 12h devant le Ministère et en province selon les indications à venir.
> Communiqué du SNTRS-CGT en téléchargement
Également en téléchargement :
> Communiqué intersyndical de la recherche publique du 26 mai 2026
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Château de PAU : une situation critique (Intersyndicale Culture)
1er juin, par baille
Rien ne va plus dans ce château et domaine, emblème de la tolérance du roi Henri IV. Tous les éléments d'une situation délétère sont réunis. Les faits mis au jour ne relèvent pas de simples dérives individuelles ou d'erreurs ponctuelles de management. Ce qui apparaît aujourd'hui, c'est l'existence d'un système profondément installé, ancien, structuré, toléré pendant des décennies.
Un système fondé sur des pratiques opaques, des logiques de favoritisme, des rapports de pouvoir déséquilibrés et des mécanismes d'influence qui ont progressivement dégradé le fonctionnement financier et humain du service public.
Le 28 mai, une réunion s'est tenue sur place entre les organisations syndicales locales et nationales et la Directrice Générale des Patrimoines et de l'Architecture (DGPA) et le chef de l'inspection afin de faire le point et de trouver des solutions.
Les agent.e.s du Château de Pau ont aujourd'hui besoin :
- de vérité ;
- de protection ;
- de neutralité dans les décisions à venir ;
- d'un fonctionnement administratif assaini ;
- et d'une reconstruction fondée sur l'éthique, l'égalité de traitement et le respect des personnels.
Nous avons obtenu qu'un audit financier complète l'enquête administrative réalisée récemment afin de clarifier toutes les pratiques délétères dans cet établissement.
La DGPA annonce que le comité de direction est sur le départ d'ici la fin de l'année et la directrice ou le directeur qui sera nommé aura une feuille de route précise afin que le management, l'organisation du travail et la sérénité des agent.e.s soient au rendez-vous.
Les organisations syndicales CGT, CFDT et SUD seront particulièrement vigilantes quant :
- à la protection effective des agent.e.s ayant témoigné ou alerté ;
- à l'absence de représailles directes ou indirectes ;
- aux futures nominations et réorganisations ;
- à la transparence des décisions administratives ;
- au respect des représentant.e.s du personnel et du dialogue social ;
- et à la restauration d'un climat de travail respectueux et sécurisé.
Rendez-vous est pris dans les prochaines instances nationales et locales afin de suivre l'évolution de la situation dans ce site magnifique du ministère de la Culture.
Les agent.e.s du Château de Pau méritent enfin une administration exemplaire, digne des valeurs du service public de la Culture.
Pau, le 1er juin 2026.
