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Sous-indexation des pensions, actifs et retraités : tous concernés ! Cadres et agents de maîtrise en première ligne ! (Communiqué UGICT-CGT)
19 août, par bailleAu nom de nouvelles économies annoncées sur les retraites pour 2027 le ministre de l'économie souhaite désindexer de l'inflation les pensions supérieures à 3 000 €. Environ 1,4 million de retraité·es perçoivent une pension supérieure à ce seuil (Drees, 2025).
L'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens de la CGT rejette fermement cette mesure qui, si elle était adoptée dans le cadre du débat parlementaire sur le budget de la Sécurité sociale, serait une nouvelle atteinte au pouvoir d'achat des retraité·e, et singulièrement des retraité·es cadres et agent·es de maîtrise. Ils et elles subissent déjà le gel des retraites complémentaires Agirc-Arrco imposé par le patronat depuis deux ans. Parallèlement, le prix du logement, des dépenses de santé, des mutuelles, la perte d'autonomie ou hébergement en Ehpad de leurs ainé·es ou pour eux-mêmes sont en constante augmentation.
Une telle mesure serait également une sanction à retardement pour les actif·ves : la désindexation ou sous-indexation ne s'arrête pas aux pensions déjà versées, elle s'applique aussi au mode de calcul des salaires utilisé pour calculer le montant des futures pensions — ce qui revient à baisser, dès aujourd'hui, le montant des pensions de demain. Or les cadres et les professions intermédiaires ont déjà subi, ces quatre dernières années, une perte massive de pouvoir d'achat en l'absence d'augmentation générale des salaires au moins égale à l'inflation.
L'Ugict-CGT refuse tout nouveau recul sur notre système de retraite. Rien ne garantit que ce seuil de 3 000 € restera stable : les précédents projets de budget ont déjà fait varier les seuils, notamment sur les menaces de suppression de l'abattement fiscal applicable au retraité·es. Une fois le principe de la désindexation admis pour une partie des retraité·es, plus rien n'empêche de l'étendre à d'autres.
Les pensions de retraite des cadres et professions intermédiaires ne sont pas un privilège. Notre système de retraite par répartition a pour objectif de maintenir le niveau de vie des travailleurs·ses au moment du départ et tout au long de la retraite.
Au lieu de chercher à imposer des mesures d'économie délétères sur les retraites, le gouvernement devrait répondre aux préoccupations des cadres et professions intermédiaires, en tête desquelles se trouve la baisse tendancielle du taux de remplacement (rapport entre la première pension et le dernier salaire). Les projections établissent en effet qu'il ne sera plus que de 54 % en 2026 alors qu'il était de 60 % en 2020 et de 75 % dans les années 1980 pour un homme cadre (Agirc-Arrco, 2021).
Lire la suite dans le communiqué UGICT-CGT en téléchargement
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Piratage de données à la DGFiP : les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux ! (Communiqué CGT Finances publiques)
18 août, par bailleLe 12 août 2026, un hacker a revendiqué une intrusion dans le système informatique de la DGFiP, commise fin juin après une usurpation d'identité, avec un vol considérable de données.
Le 13 août, la DGFiP nous a informés avoir détecté et bloqué l'intrusion dès fin juin.
En revanche, elle n'avait pas détecté le vol et ce sont les révélations du hacker qui l'ont alertée. Elle a finalement confirmé les faits le 13 août via un communiqué de presse.
Alors que les usagers des services publics et de la DGFiP sont en droit de voir la protection de leurs données garantie, ce sont plusieurs centaines de milliers d'entre eux qui voient aujourd'hui toutes leurs données personnelles vendues au plus offrant.La vive inquiétude des contribuables est légitime, tout comme la colère des agent·es des finances publiques et de leurs représentant·es qui ont appris la « fuite » par la presse.
Le risque zéro n'existe pas en matière de sécurité informatique, la plupart des attaques sont déjouées grâce à la vigilance des services informatiques de la DGFiP et de ses agent·es ; l'administration fiscale n'est pas non plus la plus mal lotie en matière d'investissement informatique au regard de la sensibilité des données. Rappelons en effet que le nombre d'attaques contre les systèmes de la DGFiP est passé de 2 579 en 2023 à 6 972 en 2025.
Pour autant les choix politiques et budgétaires de ces dernières années ont joué un rôle déterminant et ont accentué la probabilité d'attaques des systèmes informatiques de la DGFiP :
– Suppressions massives d'emplois à la DGFiP : depuis 2008, nos services ont subi plus de 34 000 suppressions d'emplois, soit plus de 28 % de ses effectifs.
– Rémunérations en berne aboutissant à des pertes de pouvoir d'achat de près de 15 %, rendant les emplois à la DGFiP de moins en moins attractifs, notamment dans la filière informatique.
– Moyens de fonctionnement en baisse constante.Dans le schéma directeur du numérique de 2026, si l'investissement dans le numérique est réaffirmé, la philosophie déployée reste la même, à savoir investir pour l'efficience et l'efficacité ; CQFD : supprimer encore plus d'emplois. L'investissement numérique se focalise sur la prétendue efficience de l'IA : l'IA est devenue une ambition déclarée, l'unique stratégie opérationnelle, la seule priorité ! La réduction de la « dette technique » reste perfectible malgré des budgets spécifiques : le taux de conformité à la cible technologique de la DGFiP reste à 52,2 % fin 2025.
La gouvernance actuelle de l'informatique à la DGFiP est, comme dans le reste de la fonction publique, entièrement à revoir. L'obsession pour la « rentabilité », pour l'IA et pour l'externalisation fragilise la sécurité des données de l'état et des citoyens. Cette perte de contrôle des grands projets informatiques accroît l'impuissance des pouvoirs publics face aux intérêts privés.
À budget constant ou en baisse, les investissements en cybersécurité ne sont pas à la hauteur des enjeux !
Pour la CGT Finances Publiques il est urgent de réinvestir massivement dans la fonction publique, en matière d'emplois, de rémunérations et de moyens. L'État doit jouer son rôle et être exemplaire pour garantir la sécurité des données personnelles et numériques de la population.
Montreuil, le 17 août 2026.
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Limiter l’indexation des pensions de retraites sur l’inflation : c’est non ! (Communiqué CGT)
17 août, par bailleL'approche des discussions budgétaires pour 2027 est l'occasion pour le gouvernement d'agiter un nouveau chiffon rouge : il menace de limiter l'indexation des pensions des retraité·es aisé·es sur l'inflation. En clair, c'est une baisse des pensions de retraite, en commençant par « les plus hautes », en réalité celles situées au-dessus de la moyenne, déjà basse. Le ministre de l'Economie Roland Lescure veut ainsi ouvrir une brèche et éviter à tout prix d'aller chercher l'argent dans les caisses du patronat et des grandes fortunes.
Au lieu de faire les poches des salarié·es et des retraité·es, le gouvernement doit répondre aux besoins sociaux et environnementaux. L'urgence, c'est de rétablir la retraite à 60 ans et d'abroger la réforme des retraites 2023, toujours rejetée par deux tiers des Français·es. L'urgence, c'est d'augmenter les pensions de retraites dont la moyenne s'élève à 1 705 euros bruts, hors paiement de la CSG. C'est aussi de lutter contre les inégalités systémiques de salaires et donc de pensions entre les femmes et les hommes : elles touchent en moyenne des pensions inférieures de 36% à celles des hommes.
Plutôt que d'agiter la menace de la dette, le gouvernement doit arrêter la distribution d'aides aux grandes entreprises, attribuées sans aucune contrepartie. Ce ne sont pas les coupes budgétaires dans les services publics ou le gel du point d'indice et des pensions qui rempliront les caisses publiques. La CGT exige par exemple la fin des exonérations et exemptions de cotisations dites « patronales » qui font perdre des recettes considérables au système solidaire de Sécurité sociale.
Alors que le gouvernement veut poursuivre une politique de casse des solidarités, la CGT revendique au contraire une autre répartition des richesses : par l'investissement massif dans les services publics, dans les moyens humains et matériels pour faire face à la hausse des besoins, au changement climatique, aux crises qui se multiplient, par la hausse des salaires, du point d'indice et des pensions de retraite.
La CGT travaillera à construire les mobilisations nécessaires, notamment contre les attaques portant sur le niveau des pensions, et à gagner sur toutes ses revendications.
Montreuil, le 17 août 2026.
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Services à compétence nationale attaqués, ministère fragilisé ! (Communiqué CGT Culture)
6 août, par bailleL'annonce au cœur de l'été du transfert du service à compétence nationale « Musée national Clémenceau-De Lattre de Tassigny » au Centre des monuments nationaux (CMN) aurait pu passer inaperçue. C'était probablement le pari de la ministre, de la directrice générale des Patrimoines et de l'Architecture (DGPA) et aussi de la présidente du CMN. Cependant, s'attaquer de nouveau au réseau des 21 SCN déjà largement amputé par les réformes successives des musées nationaux et de l'administration du ministère n'a rien d'anodin !
Un projet de transfert qui s'inscrit dans une trajectoire politique déjà ancienne et parfaitement connue
Les transformations des SCN en établissements publics depuis 1992, la loi sur le mécénat culturel de 2003, la réforme des musées de 2004, la Révision Générale des Politiques Publiques, le projet Action Publique 2022 comme le Plan de Transformation Ministériel sous la macronie, ont participé d'un même programme libéral de démantèlement de l'expertise opérationnelle de l'administration centrale et de désengagement de l'État culturel. Par ailleurs, cette mesure entraînerait un double affaiblissement du CMN au moment même où l'Abbaye du Mont Saint-Michel et ses recettes vitales à la soutenabilité économique de l'établissement sont livrées à un EPIC !
Mine de rien, ce nouveau mécano en apparence techno-administratif participe d'une logique de « balkanisation » du ministère de la Culture. L'éclatement de notre ministère par la multiplication des établissements publics en lieu et place des SCN :
- l'exonère de ses responsabilités vis-à-vis de ses missions essentielles comme de la carrière de ses personnels par le transfert de gestion
- diminue sa capacité de contrôle et de coordination
- multiplie les risques de fracturation de la politique muséale
- génère des inégalités de traitement entre agent·es et des freins à la mobilité
Des musées-entreprises ouverts à la marchandisation et se livrant une concurrence absurde et contre-productive
Les musées nationaux ont changé radicalement de visage. Les plus grands et plus connus sont désormais quasiment totalement autonomes. Certain·es de leurs dirigeant·es se pensent comme des entrepreneur·euses privé·es gérant des entreprises privées alors que les subventions de l'État leurs sont toujours indispensables : des musées-entreprises ouverts à la marchandisation et se livrant une concurrence absurde et contre-productive. Chaque crise majeure qui survient, telle que le COVID, nous montre hélas que leur modèle économique est plus fragile que jamais. Leur modèle culturel pose aussi question.
Pourtant, notre société fortement divisée a besoin d'une administration forte qui assure la cohérence des politiques publiques culturelles, et un égal accès au service public de la Culture à toutes et tous, sur l'ensemble du territoire. Le statut de SCN est parfaitement adapté à la dimension et aux missions de nos musées. Il permet à l'État de se responsabiliser et garantir à terme une logique de réseau de service public.
Ne pas réduire l'administration à une entité hors-sol
Pour la CGT-Culture, contrairement à ce que les ministres successifs de la culture cherchent à nous faire avaler, la forme SCN, à mi-chemin entre les administrations centrales et les services déconcentrés, reste d'actualité pour la gestion efficiente d'un service public et a fortiori culturel. Ironie du sort, depuis 2017, sous la présidence de Macron, plusieurs SCN ont été créés pour répondre à des besoins opérationnels ou renforcer des missions spécifiques de l'État. C'est notamment le cas de VIGINUM, de structures douanières (ONAF) et antifraude (SEMSIRH), et de bien d'autres.
Le statut de SCN n'est pas un problème mais au contraire l'une des solutions pour construire le musée du XXIe siècle. Un musée en partage, maison commune des publics, musée citoyen, garant des droits culturels, un musée au cœur de la cité, impliqué dans la lutte contre la ségrégation culturelle et pour une démocratie culturelle. La modernité, c'est donc une cohabitation intelligente entre les SCN et les EP au service de l'intérêt général. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas accepter cette politique de casse et de démantèlement définitif du réseau des musées nationaux.
Un coup bas au dialogue social et aux instances représentatives des personnels
S'agissant de la consultation des instances représentatives des personnels, les occasions de débat sur le projet de transfert du service à compétence nationale « Musée national Clémenceau-De Lattre de Tassigny » au CMN n'ont pourtant pas manqué. Le Comité social d'administration (CSA), celui du réseau des musées du 4 juin 2026 et le CSA ministériel du 3 juillet 2026 en présence de la ministre n'ont absolument pas été informés de ce projet, ce qui constitue un coup bas et une déloyauté totale à l'égard des personnels qui les font vivre.
Pour toutes ces raisons, la CGT-Culture revendique :
- L'amélioration du statut des Services à compétence nationale permettant le maintien de leur gestion ministérielle
- Le renforcement des effectifs et des moyens budgétaires des SCN du ministère de la Culture
- L'abandon de la doctrine des schémas d'emplois qui suppriment les emplois vacants au 31 décembre de l'année en cours et conduisent à la fermeture de salles
- L'organisation de réunions entre le cabinet de la ministre et les organisations syndicales
- La réunion des instances représentatives concernées : Comité social d'administration (CSA) du réseau des musées, CSA d'administration centrale et CSA ministériel
La CGT-Culture appelle les personnels à la construction d'un rapport de force puissant et offensif le mardi 29 septembre 2026 !
Paris, le 6 août 2026.
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Congés pour raison de santé - L’attaque de trop sur la santé des agent·es
5 août, par Sylvie
Nouveau recul pour les droits des agents publics ! Après l'introduction d'un jour de carence et l'indemnisation du congé maladie à 90%, le gouvernement vient de publier le décret 2026-705 du 29 juillet 2026 relatif aux congés de santé des agent·es publics et militaires qui détricote une fois de plus nos droits et s'attaque au temps partiel thérapeutique et au contrôle des congés maladie.
Le gouvernement a choisi de s'attaquer cette fois au Temps Partiel Thérapeutique en rendant plus incertain et soumis à l'arbitraire de l'employeur son accès ; notamment pour les agent.es qui le sollicitent pour permettre leur maintien dans l'emploi et éviter de se retrouver en arrêt maladie ou congé longue maladie.
Mais le gouvernement est allé encore plus loin dans ce texte en renforçant le formalisme et en établissant un hyper contrôle des congés maladie par tout moyen. Le but recherché ne peut être que de stigmatiser les agent.es dont l'état de santé est fragile. Cela, en les rendant responsables de la détérioration, y compris temporaire, de leur état de santé et en renforçant drastiquement le contrôle des congés, sous entendant que les agent.es bénéficient d'arrêts de complaisance ou mettent tout en œuvre pour organiser leur absence en maladie. Parfaitement inentendable et inacceptable.
Dans le détail, vous trouverez en PJ un décryptage des nouvelles mesures qui tendront à s'appliquer, le 1er août pour ce qui concerne le Temps Partiel Thérapeutique et le 1er septembre, pour les congés maladie.
Le 29 septembre, démontrons notre opposition à ces mesures scélérates ! Toutes et tous mobilisées.
