Accueil > Confédération & Fédération > Confédération > Union Fédérale des Syndicats de l’Etat - CGT
UFSE-CGT
Articles
-
Un rapport accablant pour les conditions de travail au Ministère du travail, de l’Emploi et des Solidarités, tous et toutes mobilisé.es le 18 juin 2026 ! (Intersyndicale Travail)
8 juin, par baille
En septembre 2022, l'ensemble des représentant.es des agent.es au sein de ce qui était encore le CHSCT ministériel lançait une alerte « risque grave », face à une situation dégradée généralisée dans les services subissant les effets conjugués de la réforme OTE et de l'austérité. Le principe d'une expertise « risque grave » a été accepté par l'administration en décembre 2022. Chacune des étapes aura eu son lot de complications administratives, mais le cabinet APTEIS a été sélectionné et il a pu mener ses investigations. Un premier rapport a été remis le 17 mars 2025, sur la base d'un important corpus documentaire : rapports d'enquête de formations spécialisées, rapports d'expertises locales, compte-rendus de visites de services, alerte DGI. Sur la base d'enquêtes de terrain auprès de 85 collègues, un deuxième rapport a été transmis à l'administration le 18 décembre 2025.
La conclusion est sans appel pour tous les services emploi et travail : « Le présent rapport d'expertise a montré que l'organisation du travail des agents du programme 155 en DDETS(PP) et en DREETS est génératrice de risques psychosociaux. »
On vous résume :
Depuis, aucune des mesures nécessaires afin de protéger notre santé n'a été annoncé. Une F3SCT ministérielle est convoquée le 18 juin et nous exigeons un plan d'urgence !En vue de la préparation de cette échéance, et pour nourrir la discussion nous appelons l'ensemble des collègues à nous faire part de leurs contributions Le rapport APTEIS à télécharger ici ! – CGT Travail Emploi Formation Professionnelle
En effet, les constats et les préconisations du rapport APTEIS rejoignent malheureusement les principaux problèmes structurels que nous dénonçons sans relâche depuis des années :
- Dilution des responsabilités avec la mise en place de l'OTE : L'organisation a minima bicéphale entre le ministère de l'intérieur et le ministère du travail est une véritable catastrophe qui génère des dysfonctionnements à tous les niveaux. Le rapport note que les directions de DDETS(PP) n'ont pas les moyens organisationnels d'assumer leurs responsabilités de chefs de service en matière de prévention.
- Pénurie d'effectifs et surcharge de travail : le rapport met en évidence une inadéquation entre les missions des agents du BOP 155 et les moyens humains dont ils disposent pour les accomplir.
- Déménagements et concentration immobilière : Les entretiens menés dans des structures ayant fait l'objet de déménagements mettent en évidence les effets délétères des bureaux partagés sur les relations de travail, la concentration et l'appui technique. Le télétravail et donc l'isolement sont les seuls recours des agents concernés.
- Perte de sens : Pour tous les agent.e.s le cabinet souligne que la qualité empêchée et la perception d'un travail devenu « inutile » sont le plus souvent des symptômes de facteurs psychosociaux de risque tels que l'intensité excessive, le manque de moyens, le manque d'autonomie ou le manque de reconnaissance via une évaluation réductrice.
- Violences managériales et harcèlement : Le rapport alerte sur le fait que, faute de légitimité acquise grâce à un apport de compétences ou de soutien, de nombreux encadrant.es versent dans des formes autoritaires de management. APTEIS recense de nombreux cas de management toxique qui sont malheureusement trop connus et tolérés et l'étaye par de nombreux exemples. Le rapport insiste sur la nécessaire formation de la hiérarchie aux RPS qui ont une vision principalement individuelle des problèmes, sans s'attaquer aux problèmes d'organisation du travail
Au cours des derniers mois, nous avons régulièrement interpellé l'administration sur des situations particulièrement graves dont les seuls points communs sont l'inertie de l'administration et le soutien aux chef.fes, contre les agent.es : dans le Tarn, en Dordogne, en Guyane, dans les Alpes Maritimes, ou encore dans la région Centre Val de Loire où des postes sont supprimés, alors que leurs conditions de travail sont d'ores et déjà intenables. Les directions et les SGCD usent de toutes les astuces possibles pour gagner du temps et laisser pourrir les situations, comptant sans doute sur le découragement et/ou des départs ponctuels qui ne pourraient intervenir que de guerre très lasse.
L'Isère n'échappe pas à cette maltraitance organisée :
En décembre 2024, plusieurs agents de contrôle effectuent un signalement de harcèlement moral discriminatoire d'une RUC. En F3SCT, les représentants syndicaux ont voté le recours à une expertise indépendante pour traiter des situations de management par la pression et de discrimination à l'encontre d'agent.es syndiqué.es, la direction refuse l'expertise en y substituant une enquête administrative, qui débouche 7 mois plus tard sur un rapport de 2 pages et demi, partial et passant sous silence la majorité des témoignages.
Un DGI a été déposé et la procédure n'a jamais été mise en œuvre.
C'est dans le contexte de tensions fortes avec la direction sur les contrôles du 1er mai 2026 que, le 4 mai, deux collègues inspecteurs du travail, Pierre et Benoit, représentants du personnel à la F3SCT participant au signalement initial de harcèlement moral discriminatoire en décembre 2024 reçoivent une convocation à audition pénale libre et sont entendus le 27 mai pour harcèlement moral à la suite d'une plainte déposée par cette même RUC en 2025, en représailles donc du signalement interne.
Au cours des deux auditions pénales, nos collègues ont été interrogés sur leurs prises de positions en faveur de la défense de nos missions, leur façon de les exercer ainsi que le fait d'avoir relayé la souffrance des agents inhérente notamment aux multiples intérims imposées alors même que la direction refusait de demander au RUC de participer aux intérims des sections vacantes.
L'audition pénale a également fait état de reproches liés directement à l'exercice du droit syndical.Le sort de nos collègues isérois est malheureusement l'incarnation des conclusions du rapport APTEIS.
Nous appelons les collègues à se saisir de ce rapport pour interpeller leur hiérarchie à tous les niveaux. Prenons la parole et ne laissons pas l'administration enterrer le scandale. Ce sont nos conditions de travail, nos missions et notre santé qui sont en jeu. Seule la mobilisation des agent.e.s pourra imposer la mise en œuvre d'un plan d'urgence avant que des mesures structurelles soient engagées pour sortir de cette situation qui nous met en danger. Nous appelons à soutenir Pierre et Benoit à Grenoble qui ne font que dénoncer ces conditions de travail délétères mises en exergue dans le rapport APTEIS !
STOP à la souffrance au travail ! Il est temps d'agir !
J.P. FARANDOU et la DRH doivent prendre en compte les préconisations du rapport APTEISLe programme de la journée du 18 juin 2026 :
A Paris : rassemblement à 10 heures au 74 rue Olivier de Serres (75015), devant la DRH des ministères sociaux
A Grenoble : rassemblement à partir de 10h30 au 1 avenue Marie Reynoard (38000), devant les locaux de la DDETS 38Comment s'organiser pour venir ?
L'absence peut être couverte par deux chèques syndicaux qui te seront remis par l'un.e de nos représentant.es, à contacter rapidement. Un préavis de grève sera également déposé.
Les déplacements à Paris et Grenoble sont organisés par les équipes syndicales locales. Le coût du transport ne doit pas être un problème ; la solution est collective. Si tu ne sais pas qui contacter, adresse un courriel à l'une de nos organisations. -
Mobilisation du 12 juin contre le Pacte européen Migration et Asile (Tract CGT CE-CNDA)
7 juin, par bailleSe mobiliser pour la dignité
Face aux attaques contre le droit d'asile et les personnes migrantes, mobilisions-nous !Pacte inique et dangereux
Le Pacte européen sur la migration et l'asile, adopté par l'Union européenne le 14 mai 2024, entre en vigueur le 12 juin 2026. Sous couvert de réformer la politique migratoire de l'Union européenne et d'établir un système d'asile commun, cet ensemble de textes, en compromettant l'accès au droit d'asile et aux garanties procédurales, est inique :- Enfermement dès l'âge de 6 ans
- placement généralisé en procédure accélérée ou à la frontière, zone de rétention
- fichage biométrique
- interdiction de séjour sur le territoire européen
- externalisation de l'asile et réduction des délais de traitement des demandes d'asile sont au cœur de ces textes.
Le Pacte marque ainsi une accélération majeure dans la dérive répressive des politiques migratoires de l'Union européenne et repose sur la suspicion, la déshumanisation et la répression, notamment à travers le recours massif à la carcéralisation des demandeurs.
Absence de débat parlementaire
Le gouvernement a fait le choix autoritaire de recourir aux ordonnances pour effectuer les modifications législatives rendues nécessaires par l'entrée en vigueur de la directive et des neuf règlements européens, contournant ainsi le parlement et le débat par la représentation nationale ! Alors que le gouvernement avait deux ans pour s'y préparer, tout porte à croire et à craindre que le gouvernement userait de cette temporalité pour durcir davantage les textes et recycler des propositions rejetées de la loi Darmanin de 2024.Son application à la Cour
Le CSA du 27 mai dernier a révélé des lignes de fracture s'agissant de la procédure contentieuse. En particulier la mention « PRAF » obligatoire sur le recours sous peine d'irrecevabilité. Faire peser sur le dos de personnes vulnérables, en zone d'attente, le poids d'une OQTF sans pouvoir faire valoir leur droit le plus fondamental au lieu de doter le GRENA de davantage de moyens pour repérer les recours PRAF est inacceptable. S'obstiner à vouloir imposer sa mise en route en plein été, alors que la consigne fut donnée aux agent·e·s de les inviter à poser des congés au mois d'août et que nous n'aurons plus de locaux (ce qui ne sera pas sans conséquence sur l'endroit où seront convoqué·e·s les reqéurant·e·s) n'a aucun sens.12 juin : toutes et tous ensemble devant l'Assemblée nationale
Il n'y a pas de crise migratoire, seulement une crise de l'accueil !Lire la suite dans le tract CGT CE-CNDA en téléchargement
-
Accord sénior : le compte n’est toujours pas bon ! (Communiqué CGT France Travail)
7 juin, par bailleLa Direction Générale, une fois de plus, joue la montre et a décidé de reporter la prochaine séance de négociation prévue le 2 Juin au 1 Juillet. Cela traduit son mépris affiché alors qu'il y a urgence à améliorer les conditions de travail des salarié.es seniors. La Direction Générale et les agent.es de France Travail n'ont décidément toujours pas la même vision de la situation des seniors. Nos revendications sont toujours plus que jamais un allègement du temps et de la charge de travail pour nos collègues, sans baisse de salaire ni réduction de jours de congé. Ce qui suppose un effort financier auquel se refuse la direction.
Lire la suite dans le communiqué CGT France Travail
-
Revalorisation du SMIC au 1er Juin : Et pour les fonctionnaires c’est pour quand ? (Communiqué CGT Agri)
5 juin, par bailleCe 1er juin prochain, le gouvernement annonce la revalorisation du SMIC de 2,41%, le portant à hauteur de 1867,02€ brut mensuel.
Une hausse qui, si elle peut sembler positive pour les salarié·es du privé, révèle une réalité choquante : 27 % des branches professionnelles fixent déjà des salaires minimaux en dessous du SMIC actuel.
La précarité salariale frappe aussi les fonctionnaires
Pour les fonctionnaires, la situation est encore plus alarmante et intolérable. Au MAASA, les grilles salariales des corps de catégorie C et B placent une partie des agent·es sous le seuil du SMIC. Pour les Élèves Ingénieurs, c'est un choc, puisque lors de leurs 2 années sous ce statut, leur traitement restera sous le seuil du SMIC. Même pour les attaché·es d'administration (catégorie A), l'écart avec le SMIC n'est que de 76,38 € — une marge dérisoire.
Pour atteindre le SMIC, il faudra en fonction des corps attendre très longtemps avant de pouvoir espérer une augmentation de salaire, puisqu'une prime différentielle compensera jusqu'à atteindre le seuil du SMIC (hors de toute cotisation).En fonction du corps d'appartenance, il faudra, pour atteindre le SMIC :
Dans le corps de catégorie C :
Dans le corps de catégorie B :
Au-delà de ce constat, le MAASA et la Fonction Publique en général, multiplient les annonces sur l'attractivité des métiers publics… sans répondre à l'urgence de l'appauvrissement des agent·es.
Les promesses ne font plus illusion.Jusqu'à quand attendra-t-on une revalorisation juste et suffisante du point d'indice et une refonte des grilles qui ne servent pas que les catégories A+ de ce ministère ?
Bilan : environ 500 000 agent·es publics gagnent aujourd'hui moins que le salaire minimum.La dignité des fonctionnaires n'est pas négociable !
L'UFSE CGT a déposé un préavis de grève du 23 avril au 20 juillet 2026.
Nous appelons toutes et tous les agents à se mobiliser massivement :
Le 23 juin 2026, à l'occasion de la Journée internationale de la Fonction Publique à chaque action collective initiée par les sections locales de notre organisation.
Nous ne travaillons pas pour la gloire !
Exigeons des salaires décents pour toutes et tous !>> Tract CGT Agri en téléchargement
Également en téléchargement :
-
Pétition intersyndicale « Monuments en péril ! Le CMN sans l’abbaye du Mont-Saint-Michel =110 monuments en danger ! »
5 juin, par baillePétition intersyndicale CGT Culture - CFDT Culture - SUD Culture Solidaires
Créé en 1914, le Centre des monuments nationaux (CMN) a pour mission de conserver, gérer et ouvrir à la visite plus de cent monuments allant de la Préhistoire au XX° siècle, propriétés de l'Etat.
La gestion des monuments du CMN repose sur un principe de solidarité :
- La péréquation : les recettes générées par les monuments les plus visités - donc les plus rentables - permettent l'ouverture toute l'année de plus petits monuments sur l'ensemble du territoire, y compris dans certains territoires ruraux où l'offre culturelle est faible voire inexistante.
- La mutualisation des projets, des moyens, des savoir-faire et des bonnes pratiques, du réseau CMN.
Le CMN, c'est aussi 1 500 agents passionnés et investis qui contribuent à l'accueil de plus de 12 millions de visiteurs chaque année et font vivre ce réseau.
Pourquoi un transfert de la gestion de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel serait un danger pour plus de 100 monuments nationaux ?
Monument emblématique de la France, l'Abbaye du Mont-Saint-Michel rayonne à l'échelle internationale. Avec plus de 1,6 millions de visiteurs accueillis en 2025, elle est l'un des monuments les plus visités du réseau CMN. Elle compte parmi les 5 monuments nationaux contributeurs au budget de l'établissement, avec l'Arc de Triomphe, la Sainte Chapelle, le Panthéon et la Conciergerie. À eux 5, ces monuments représentent près de 50% des contributions au système de péréquation.
Extraire l'Abbaye du Mont-Saint-Michel du réseau déstabiliserait ce modèle économique qui a fait ses preuves et mettrait en péril l'équilibre financier du CMN. Sans cet équilibre financier, c'est la conservation et l'ouverture de près de 100 monuments qui sont menacées parce que ces sites dépendent directement de ce modèle économique sans équivalent.
Ce sont aussi des centaines de projets de restauration et de conservation qui seraient remis en question, voire abandonnés, avec des conséquences dramatiques sur l'état des monuments que l'on souhaite transmettre aux générations futures.
C'est également un risque d'abandon de la mission de service public culturel porté par l'Etat qui ne serait plus en capacité de garantir un égal accès de tous au patrimoine partout sur le territoire.
Quelles conséquences pour l'Abbaye du Mont-Saint-Michel ?
Demain, un transfert de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel vers un autre établissement public aurait des conséquences sur :
- Des projets de travaux de restaurations et d'aménagements essentiels pour le maintien de l'ouverture du site (chevet de l'église abbatiale, terrasses, accueil du monument…)
- Les finances publiques : il faudrait compenser la perte de la mutualisation (expertise des services du siège) et l'investissement prévu par le CMN à hauteur de 50 millions d'euros qui viendraient s'ajouter aux 38 millions d'euros de besoins de financement de l'EPMSM.
- Les agents et leurs conditions de travail : plus de précarité, des effectifs non garantis, l'externalisation des missions
- Le tarif du droit d'entrée qui connaîtrait une hausse conséquente pour absorber la charge financière
- Un isolement de l'abbaye et une dangereuse exposition à des mécènes privés d'extrême droite ayant un agenda politique sur le monde de la culture comme en témoigne la récente actualité du château de Chambord.
Soutenez le patrimoine et le service public culturel partout en France !
Soutenez le Centre des Monuments Nationaux et ses emplois !
Soutenez le maintien de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel au CMN !


