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Salaires dans la Fonction publique : le mépris continue, la mobilisation aussi !
2 octobre, par baille — une-du-site, pas-dans-les-dernieres-infos
Mardi, à l'appel unanime des huit organisations syndicales, plus de 300 000 agentes et agents des trois versants de la Fonction publique sont descendus dans la rue. Hier, le Gouvernement a présenté son projet de loi de finances pour 2027, qui ne prévoit, pour la quatrième année consécutive, aucune revalorisation du point d'indice. C'est dans ce contexte, que le ministre de l'Action et des Comptes publics a réuni, ce 2 octobre, les organisations syndicales pour examiner les suites du rendez-vous salarial du 8 juillet.
>> Communiqué CGT Fonction publique en téléchargement
David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, a réuni ce vendredi 2 octobre les organisations syndicales de la fonction publique pour un rendez-vous salarial. Trois jours après une mobilisation qui a rassemblé plus de 300 000 agentes et agents, au lendemain d'un budget qui gèle le point pour la quatrième année consécutive, le Gouvernement a choisi de ne rien entendre.
Le ministre a annoncé un tour de passe consistant à relever l'indice minimum de traitement de l'indice majoré 366 à 372 ce qui lui permettrait d'afficher artificiellement la sortie de 400 000 agents de l'indemnité différentielle. Mais en réalité, cette hausse de 6 points ne change pas la rémunération nette perçue et les agents ne bénéficieront d'aucune augmentation de pouvoir d'achat.
Au final, la question du pouvoir des agents publics n'obtient absolument aucune réponse. Depuis la dernière revalorisation du point, en juillet 2023, les prix ont augmenté de 6.2 %. Depuis 2017, le point a perdu + de 15% de sa valeur réelle.
Le projet de loi de finances présenté hier ne laisse aucun doute : les mesures catégorielles seront, selon les termes mêmes du Gouvernement, « extrêmement limitées ». Bercy prévoit lui-même 1,8% d'inflation l'an prochain : c'est une nouvelle baisse de pouvoir d'achat qui se dessine pour chaque agent. A la prochaine hausse du SMIC en janvier 2027, le gouvernement sera rattrapé par la réalité des prix. Les 400 000 agents vont rebasculer sous le SMIC et très rapidement, si l'inflation poursuit au même rythme, même le début de la catégorie A basculera quasi au SMIC !
L'enfumage, ça suffit !
Dans le même temps, le Gouvernement réduit de 30% la surtaxe d'impôt sur les sociétés des grandes entreprises et supprime 1 209 emplois chez les opérateurs de l'État et 800 dans les administrations centrales.
Le premier statut général des fonctionnaires, adopté le 19 octobre 1946, aura 80 ans dans quelques jours. Il prévoyait qu'aucun traitement ne soit inférieur à 120% du minimum vital. Nous en sommes très loin aujourd'hui : la smicardisation de la Fonction publique n'est plus un accident, c'est une politique.
La CGT exige :- une revalorisation immédiate du point d'indice et son indexation sur l'inflation ;
- l'ouverture de véritables négociations sur la refonte des grilles, pour sortir les débuts de carrière de la zone du SMIC et revaloriser les métiers à prédominance féminine ;
- le rétablissement de la GIPA, l'abrogation du jour de carence et le retour au plein traitement en congé de maladie ordinaire ;
- des emplois et des moyens à la hauteur des besoins des services publics.
Le Gouvernement présente lui-même son budget comme réversible. Le débat parlementaire qui s'ouvre doit donc être l'occasion de dégeler le point : la CGT interpellera les députés et les sénateurs en ce sens.
Des discussions sont en cours au niveau intersyndical sur la poursuite la mobilisation. La CGT appelle les agentes et les agents à se réunir dans les services pour débattre des suites et construire la mobilisation nécessaire pour gagner.
Montreuil, le 2 octobre 2026.
Également en téléchargement :
>> Déclaration liminaire de la CGT Fonction publique
>> Déclaration liminaire de l'intersyndicale Fonction publique
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Salaires dans la Fonction publique : le mépris continue, la mobilisation aussi !
2 octobre, par baille — une-du-site, pas-dans-les-dernieres-infos
Mardi, à l'appel unanime des huit organisations syndicales, plus de 300 000 agentes et agents des trois versants de la Fonction publique sont descendus dans la rue. Hier, le Gouvernement a présenté son projet de loi de finances pour 2027, qui ne prévoit, pour la quatrième année consécutive, aucune revalorisation du point d'indice. C'est dans ce contexte, que le ministre de l'Action et des Comptes publics a réuni, ce 2 octobre, les organisations syndicales pour examiner les suites du rendez-vous salarial du 8 juillet.
>> Communiqué CGT Fonction publique en téléchargement
David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, a réuni ce vendredi 2 octobre les organisations syndicales de la fonction publique pour un rendez-vous salarial. Trois jours après une mobilisation qui a rassemblé plus de 300 000 agentes et agents, au lendemain d'un budget qui gèle le point pour la quatrième année consécutive, le Gouvernement a choisi de ne rien entendre.
Le ministre a annoncé un tour de passe-passe consistant à relever l'indice minimum de traitement de l'indice majoré 366 à 372 ce qui lui permettrait d'afficher artificiellement la sortie de 400 000 agents de l'indemnité différentielle. Mais en réalité, cette hausse de 6 points ne change pas la rémunération nette perçue et les agents ne bénéficieront d'aucune augmentation de pouvoir d'achat.
Au final, la question du pouvoir d'achat des agents publics n'obtient absolument aucune réponse. Depuis la dernière revalorisation du point, en juillet 2023, les prix ont augmenté de 6.2 %. Depuis 2017, le point a perdu + de 15% de sa valeur réelle.
Le projet de loi de finances présenté hier ne laisse aucun doute : les mesures catégorielles seront, selon les termes mêmes du Gouvernement, « extrêmement limitées ». Bercy prévoit lui-même 1,8% d'inflation l'an prochain : c'est une nouvelle baisse de pouvoir d'achat qui se dessine pour chaque agent. A la prochaine hausse du SMIC en janvier 2027, le gouvernement sera rattrapé par la réalité des prix. Les 400 000 agents vont rebasculer sous le SMIC et très rapidement, si l'inflation poursuit au même rythme, même le début de la catégorie A basculera quasi au SMIC !
L'enfumage, ça suffit !
Dans le même temps, le Gouvernement réduit de 30% la surtaxe d'impôt sur les sociétés des grandes entreprises et supprime 1 209 emplois chez les opérateurs de l'État et 800 dans les administrations centrales.
Le premier statut général des fonctionnaires, adopté le 19 octobre 1946, aura 80 ans dans quelques jours. Il prévoyait qu'aucun traitement ne soit inférieur à 120% du minimum vital. Nous en sommes très loin aujourd'hui : la smicardisation de la Fonction publique n'est plus un accident, c'est une politique.
La CGT exige :- une revalorisation immédiate du point d'indice et son indexation sur l'inflation ;
- l'ouverture de véritables négociations sur la refonte des grilles, pour sortir les débuts de carrière de la zone du SMIC et revaloriser les métiers à prédominance féminine ;
- le rétablissement de la GIPA, l'abrogation du jour de carence et le retour au plein traitement en congé de maladie ordinaire ;
- des emplois et des moyens à la hauteur des besoins des services publics.
Le Gouvernement présente lui-même son budget comme réversible. Le débat parlementaire qui s'ouvre doit donc être l'occasion de dégeler le point : la CGT interpellera les députés et les sénateurs en ce sens.
Des discussions sont en cours au niveau intersyndical sur la poursuite la mobilisation. La CGT appelle les agentes et les agents à se réunir dans les services pour débattre des suites et construire la mobilisation nécessaire pour gagner.
Montreuil, le 2 octobre 2026.
Également en téléchargement :
>> Déclaration liminaire de la CGT Fonction publique
>> Déclaration liminaire de l'intersyndicale Fonction publique
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Projet budget 2027 : une attaque irresponsable contre les services publics et la Sécurité sociale (Communiqué CGT)
2 octobre, par bailleMalgré la colère qui s'est largement exprimée, le 29 septembre par la mobilisation de la fonction publique et des services publics, et qui s'exprime chaque jour dans les lycées, le gouvernement s'entête à vouloir imposer sa cure d'austérité ! Il a fait connaître son projet de loi de finances (PLF) et celui concernant la Sécurité sociale (PLFSS) : un nouveau budget qui répond aux intérêts des ultra riches et des grandes entreprises, au détriment de tous les salarié·es, des retraité·es, des plus précaires avec l'annonce d'une économie de 54 milliards d'euros.
Sur le Projet de Loi de Finance (PLF) :
- Le gel du point d'indice confirmé pour les agent·es des 3 versants de la Fonction publique : c'est donc une nouvelle baisse des salaires des agent·es,
- Plus de 1000 agent·es en moins : un solde qui masque une grande disparité entre les secteurs. Exemple : 1200 postes perdus à l'Ademe et France Travail, 1400 postes supplémentaires pour le ministère de l'Intérieur. Au total, ce budget n'annonce pas le recrutement massif d'effectifs supplémentaires dans tous les secteurs qui en manquent : hôpitaux, écoles, lycées...
- Pour les retraité·es : une perte de l'abattement de 10% des impôts à partir de 3000€ de retraite (au lieu de 4400),
- Le maintien du budget logement, mais sans prise en compte des besoins réels malgré les annonces de construction de 2 millions de logements d'ici 2030. Pour financer la transition écologique, le gouvernement aggrave le détournement de 10 milliards du livret A, initialement dédiés au logement social,
- Le gel des APL, soit un manque de 10€ en moyenne par mois pour des familles en difficulté, dans la foulée de la suppression pure et simple déjà actée pour les étudiant·es étrangers (depuis juillet 2026).
Concernant les collectivités territoriales, déjà asphyxiées par les budgets successifs, le PLF prévoit de solliciter une contribution à "l'effort de redressement des finances publiques", chiffrée à 7 milliards d'euros, tandis que les dotations de l'État ne seront pas revalorisées du montant de l'inflation.
Concernant la transition écologique, malgré l'été que nous venons de vivre, l'État continue son stop and go, et les reculs : un fonds vert stabilisé mais toujours deux fois plus faible que les ambitions annoncées, une nouvelle coupe de 30 % dans le budget de l'ADEME, principal opérateur de la transition écologique en France.
Le budget du ministère du Travail est le plus atteint avec, par exemple, une économie de 350 millions sur le compte personnel de formation (CPF).
Sur le Projet de Loi du Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) :
Une partie des mesures entre déjà en vigueur, sans débat, par décrets : la baisse des indemnités journalières pour accidents du travail et maladie professionnelle dès le 1er novembre, et la baisse de l'Aide à la Perte d'Autonomie (APA). Clairement, ce PLFSS s'en prend à la majorité des travailleurs et des travailleuses, aux retraité·es, dont les plus fragiles.
Le gouvernement annonce :
- Le gel des retraites à partir de 1260€ par mois, inscrit dans le PLFSS, pourra être complété par des paliers de sous-indexation par décret, entre 1260 et 2034€ de pensions (complémentaires incluses). Exemple : un·e retraité·e à 2100€ perdrait de 42€ à 54 €/ mois, soit 504 à 655 €/an, selon le niveau de l'inflation.
- Une menace sur les arrêts maladie, avec une baisse de 2 milliards des indemnités, se traduisant par un nouveau transfert aux complémentaires, entraînant une augmentation des adhésions aux "mutuelles" pour les actifs, les retraités, et créant un risque accru de renoncement aux soins parmi les précaires.
- L'Ondam, objectif national de dépenses de santé, est fixé à 2%, et à 3% pour l'Ondam hospitalier : soit 5 milliards d'euros d'économie sur les dépenses de santé, quand les besoins explosent.
- Le gel des prestations familiales et une réforme de l'allocation de rentrée scolaire à la baisse, visant à économiser respectivement 500 millions et et 600 millions d'euros.
- Un délai d'un an de présence en France pour accéder à certaines prestations sociales pour les étranger·es en situation régulière : une mesure scandaleuse qui rappelle le programme du RN.
Seul point positif de ce PLFSS : un abaissement du niveau des exonérations de cotisations patronales qui rapporterait 3,7 milliards. Il en resterait 75 milliards à récupérer dans les poches du patronat.
Sans surprise, ce budget concentre ses efforts à taper sur les retraité·es, les assuré·es sociaux, les agent·es publics, les services publics en épargnant les ultra-riches et les dividendes colossaux des très grandes entreprises.
La CGT appelle à continuer de se mobiliser face à ce budget catastrophique pour le pays et les salarié·es.
A Montreuil, le 2 octobre.
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Niveau de vie des retraité·es : la vérité des chiffres (Note UFSE-CGT)
2 octobre, par bailleLes sempiternels projets de gel de tout ou partie des pensions de retraite et de suppression de l'abattement fiscal de 10 % sur les revenus pour les retraités reposent sur une analyse du pouvoir d'achat erronée, de nouveau présente dans le rapport du COR 2026 (pages 145 à 148), pour les revenus de 2023.
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Ensemble, lycéen.nes, étudiant.es et agent.es public.ques, manifestons le 6 octobre !
1er octobre, par baille — une-du-site, pas-dans-les-dernieres-infos
L'Union fédérale des syndicats de l'État CGT appelle les agent•es publics à soutenir les mobilisations lycéen•nes en cours. Elle appelle à participer, par tout moyen, aux mobilisations qui seront organisées sur l'ensemble du territoire national le mardi 6 octobre prochain.
>> Communiqué UFSE-CGT en téléchargement
Le mardi 29 septembre dernier, des milliers d'agent•es publics se sont mobilisé•es par la grève et dans les manifestations pour exiger les moyens nécessaires à l'exercice des missions de service public, leurs rémunérations, leurs conditions de travail.
Ce même jour, les lycéen•nes eux aussi ont aussi manifesté.
Depuis plusieurs jours, elles et ils se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions d'études, des créations de postes d'enseignant•es, la diminution des effectifs par classe, l'abrogation de Parcoursup, des bourses pour toutes et tous… Elles et ils s'engagent aussi contre l'extrême droite et ses allié•es. Le gouvernement ne leur offre comme seule réponse que l'envoi des forces de l'ordre et la répression, c'est inacceptable !
Leur mobilisation est aussi la nôtre !
Alors que les projets de lois de finances et de financement de la sécurité sociale organisent une nouvelle purge budgétaire de 54 milliards d'euros, le gouvernement poursuit la mise en œuvre d'une politique qui sacrifie l'avenir de la jeunesse et ses droits à l'éducation, à l'enseignement supérieur et à la recherche, la formation, la culture…
Et pourtant de l'argent, il y en a ! 211 milliards d'euros sont octroyés chaque année aux entreprises sans contrepartie, ni évaluation, ni contrôle. La fraude fiscale est estimée à plus de 80 milliards d'euros. Ce sont plus de 400 milliards d'euros qui ont d'ores et déjà mobilisés pour militariser toujours plus la société française. Trop, c'est trop !L'Union fédérale des syndicats de l'État CGT :
- apporte son soutien plein et entier aux lycéen•nes,
- condamne la répression policière, le gouvernement doit la faire cesser immédiatement,
- réaffirme que comme pour le monde du travail, les lycéen•nes disposent du droit d'expression, de réunion, de manifestation et qu'il relève des pouvoirs publics de le garantir.
L'Union fédérale des syndicats de l'État CGT appelle les agent•es publics à soutenir les mobilisations lycéen•nes en cours. Elle appelle à participer, par tout moyen, aux mobilisations qui seront organisées sur l'ensemble du territoire national le mardi 6 octobre prochain.
L'UFSE CGT rappelle qu'elle a déposé un préavis de grève couvrant la période jusqu'au 31 octobre 2026.
Montreuil, le 1er octobre 2026.
Autres communiqués en téléchargement :
>> La CGT Éduc'action aux côtés des lycéennes et des lycéens
>> Syndicat des avocats de France 93 « Tu es lycéen et tu es arrêté : garde le silence ! »
