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Nous refusons que le qualificatif de « héros » attribué aux sapeurs-pompiers serve à masquer le délitement de la Sécurité civile (communiqué intersyndical SDIS)
4 août, par bailleDepuis plusieurs jours, la France découvre des images spectaculaires de sapeurs-pompiers engagés sur des incendies d'une ampleur exceptionnelle. Les responsables politiques saluent leur courage, leur dévouement et leur engagement sans faille.
Pourtant, nous refusons que le mot « héros » serve une nouvelle fois à dissimuler la réalité.
Les sapeurs-pompiers ne demandent ni admiration particulière, ni glorification permanente. Ils demandent simplement de pouvoir accomplir leurs missions dans des conditions compatibles avec les enjeux auxquels ils sont confrontés, avec des effectifs suffisants, des équipements adaptés et des moyens opérationnels à la hauteur.
La situation actuelle n'est pas uniquement la conséquence d'un contexte climatique de plus en plus extrême. Elle résulte également de plus de vingt années de sous-investissement dans la Sécurité civile, d'alertes répétées restées sans réponse et de choix politiques qui ont progressivement affaibli notre capacité collective à faire face aux crises majeures.
Aujourd'hui, la forêt brûle.
Et qui retrouve-t-on aux côtés des sapeurs-pompiers pour lutter contre les flammes ?
Des agriculteurs avec leurs citernes, des militaires, des élus locaux, des bénévoles et des citoyens mobilisés. Une chaîne de solidarité remarquable qui témoigne de l'engagement de toute une population.
Mais lorsque les citoyens doivent compenser les insuffisances du service public, il ne s'agit plus seulement de solidarité. C'est le symptôme d'un système arrivé à ses limites.
Dans plusieurs Services départementaux d'incendie et de secours, des sapeurs-pompiers professionnels sont contraints de poser des congés s'ils souhaitent partir sur les colonnes de renfort. Dans le même temps, l'État appelle les employeurs à libérer les sapeurs-pompiers volontaires afin de renforcer les dispositifs de lutte contre les incendies.
Comment expliquer qu'un sapeur-pompier professionnel doive utiliser ses jours de congé pour exercer son métier et protéger la population ?
Cette contradiction est incompréhensible. Elle est surtout indigne des défis auxquels notre pays est désormais confronté.
Depuis des années, nos organisations syndicales alertent sur le manque chronique d'effectifs, le vieillissement des matériels, l'insuffisance des équipements de protection individuelle, la dégradation des conditions de travail et l'absence d'une véritable ambition nationale pour la Sécurité civile.
Ces alertes ont trop souvent été minimisées. Aujourd'hui, les faits sont incontestables.
La doctrine française d'attaque rapide et massive des feux naissants, longtemps reconnue comme l'une des plus efficaces au monde, devient de plus en plus difficile à mettre en oeuvre faute de moyens humains et matériels suffisants.
Les conséquences sont désormais bien connues : des incendies toujours plus rapides et destructeurs ayant déjà ravagé plus de 120 000 hectares, des intervenants davantage exposés aux risques opérationnels et sanitaires avec plus de 130 sapeurs-pompiers intoxiqués dont six pris en charge en caisson hyperbare, des risques de contamination à long terme encore mal évalués, plus de 200 habitations détruites, des activités économiques durablement affectées avec des entreprises fermées ou sinistrées, et parfois des vies perdues chez les sapeurs-pompiers.
Face à cette situation, nos organisations syndicales exigent :
- Un engagement financier durable de l'État en faveur de la Sécurité civile.
- Un recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels ;
- Le renforcement immédiat des moyens nationaux de la Sécurité civile ;
- Le renouvellement et la modernisation des matériels opérationnels ;
- L'amélioration des équipements de protection individuelle ;
- Un suivi médical renforcé des personnels exposés ;
- Une transparence complète sur l'état réel des effectifs et des ressources disponibles ;
Le Gouvernement appelle régulièrement les Français à développer leur résilience.
Mais la résilience ne peut devenir le prétexte à un désengagement progressif de l'État dans l'exercice de ses missions régaliennes de protection de la population.
La résilience d'une Nation ne consiste pas à apprendre à vivre avec le manque de moyens.
Elle repose au contraire sur la capacité de l'État à anticiper, protéger et soutenir celles et ceux qui assurent chaque jour la sécurité de nos concitoyens.
Parce qu'au bout du courage des sapeurs-pompiers commence la responsabilité de l'État.
Et parce qu'aucune résilience collective ne remplacera jamais les moyens que la Nation choisit de consacrer, ou de ne pas consacrer, à ceux qui la protègent.
Paris, le 3 août 2026.
>> Communiqué en téléchargement
Également en téléchargement :
>> Communiqué unitaire « Sécurité civile en péril, l'aveu d'échec de la présidence de la CNSIS »
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Incendies exceptionnels : les mesures pour accompagner les services et agents publics (FAQ de la DGAFP)
29 juillet, par baille — campagnes
La direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) a publié, le 28 juillet 2026, une foire aux questions (FAQ) afin d'accompagner les employeurs publics concernés par les incendies exceptionnels qui touchent la France. Des mesures de prévention y sont détaillées pour assurer la protection des agents et organiser la continuité des services publics dans les zones touchées. La DGAFP détaille également les cas dans lesquels des autorisations spéciales d'absence peuvent être octroyées, de même que l'exercice du droit de retrait par les agents publics.
Sommaire
Les mesures de prévention
- Rappels
- Limitation des déplacements / recours au télétravail
- Organisation des activités en extérieur
- Mesures de prévention en environnement intérieur
- Fourniture et port de masques
- Recours au dispositif des autorisations spéciales d'absence
- En cas de symptômes
- Exercice du droit de retrait par des agents publics
Les mesures de prise en charge par les administrations des situations particulières
- Le relogement des agents dont le domicile est inaccessible
- La remise en état des locaux une fois l'épisode de pollution terminé
>> Consulter la FAQ en cliquant ICI
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Préavis de grève UFSE CGT juillet - octobre 2026
22 juillet, par Sylvie
L'UFSE a fait parvenir au ministre chargé de la fonction publique et à la DGAFP un préavis de grève couvrant la période du 28 juillet au 30 octobre. Il revient sur la situation salariale, le contexte budgétaire, les conditions de travail, les diverses régressions récentes en matière de droits des agent·es et pointe les manquements en matière d'égalité femme / hommes.
Union Fédérale des Syndicats de l'État - CGT
à
Monsieur David Amiel
Ministre de l'Action et des Comptes publics, chargé de la fonction publiqueMonsieur Boris Melmoux-Eude
Directeur général de l'administration et de la Fonction publiqueMontreuil, le 21 juillet 2026
Objet : dépôt d'un préavis de grève sur la période du 28 juillet au 30 octobre 2026
Monsieur le ministre,
Monsieur le directeur général,Les politiques mises en œuvre par le gouvernement continuent d'organiser une dégradation profonde des conditions de vie et de travail des agent·es publics, des services publics et, plus largement, des droits sociaux.
La situation salariale dans la Fonction publique atteint désormais un niveau critique. Le rendez-vous salarial du 8 juillet 2026 s'est soldé par une fin de non-recevoir sur les mesures générales pourtant indispensables portées par l'ensemble des organisations syndicales représentatives. La reprise de l'inflation accentue encore le décrochage du pouvoir d'achat des agent·es publics. Depuis sa dernière revalorisation en juillet 2023, le point d'indice a perdu 5.06% de sa valeur. La perte cumulée est insupportable : elle s'élève à 15.28% depuis l'élection du président Macron en mai 2017, 21.10% depuis juillet 2010 et 31.72% depuis janvier 2000. Nul besoin de s'interroger sur l'avenir du statut de la fonction publique comme vous le faites pour comprendre la crise d'attractivité de la fonction publique : elle est d'abord et avant tout liée à la faiblesse des salaires !
Les propositions du gouvernement sont indignes : il n'est pas acceptable de concentrer sur quelques mesures ciblées la politique salariale, comme des mesures techniques relatives aux règles de classement, à la progression de carrière ou à la promotion interne. Le chantier sur les bas de grille, annoncé sans calendrier ni périmètre clair et surtout sans budget, ne permettra pas de répondre au tassement des grilles ni à la dynamique de smicardisation qui ronge progressivement la fonction publique.L'UFSE-CGT réaffirme ses exigences pour répondre à l'urgence salariale : augmentation immédiate et significative de la valeur du point d'indice, indexation sur l'inflation, rétablissement de la GIPA, refonte des grilles indiciaires, revalorisation des filières et corps à prédominance féminine, égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes, rétablissement du versement à 100% de la rémunération en congé maladie ordinaire, abrogation du jour de carence, amélioration des droits statutaires et de l'action sociale.
Découvrir l'intégralité du préavis
Préavis de grève UFSE CGT juillet - octobre 2026 -
Perte actualisée du pouvoir d’achat (Mai 2026)
16 juillet, par baille
Nouvelle actualisation de la perte actualisée de la valeur du point d'indice. L'UFSE vous propose une nouvelle présentation et de nouveaux indicateurs avec la perte calculée depuis juillet 2023 et mai 2017, tout en conservant les indicateurs depuis 2010 et 2000.
L'UFSE-CGT vous met à disposition la perte de valeur du point d'indice actualisée pour mai 2026. Nous subissons la troisième année pleine du gel du point d'indice que les gouvernements ont refusé de revaloriser depuis juillet 2023 (s'il avait suivi l'inflation depuis 2010, le point d'indice devrait être à 5,60 € et non à 4,92€. S'il l'avait suivie depuis 2000, il serait à 6,48€).
> Perte de valeur du point d'indice mai 2026
NOUVEAU : L'UFSE-CGT calcule désormais dans son document de référence la perte du point d'indice avec quatre bornes temporelles :
- Juillet 2023 : date de la dernière revalorisation du point d'indice ;
- Mai 2017 : arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir ;
- Juillet 2010 : gel du point d'indice sous Nicolas Sarkozy ;
- Janvier 2000 : mesure de la perte du pouvoir d'achat sur le temps long ;
Vous trouvez à la fin du document les pertes dues à l'augmentation de la cotisation retraite depuis le 1er janvier 2011, avec un tableau récapitulatif des augmentations jusqu'en 2020.




