Accueil > Confédération & Fédération > Confédération > Union Fédérale des Syndicats de l’Etat - CGT
UFSE-CGT
Articles
-
Découvrez votre perte de pouvoir d’achat ! (Simulateur UFSE-CGT)
1er septembre, par baille — campagnes
Sur notre simulateur en ligne, découvrez la perte de pouvoir d'achat pour votre indice de rémunération (INM) liée à la non indexation du point sur l'inflation (source Insee juillet 2026) : Attention, ça pique !
>> Salaires, Conditions de travail : toutes et tous mobilisé·e·s le 29 septembre dans l'unité syndicale
-
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT était l’invitée des 4V ce 1 septembre 2026
1er septembre, par baille"C'est la rentrée du déclassement pour les travailleurs et les travailleuses (...)"
Salaires, droits sociaux, super profits, inflation, services publics, retraites, budget de l'État... Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT était l'invitée des 4V ce matin, annonçant de nombreuses mobilisations en septembre, notamment le 29 septembre, un appel à la grève et manifestations dans la Fonction publique pour les salaires et les conditions de travail. -
Lutter intégralement contre les violences sexistes et sexuelles au travail maintenant ! (Tract CGT)
1er septembre, par bailleLes pouvoirs publics doivent contraindre les employeurs à agir enfin ! Participez aux rassemblements et manifestations qui reprennent en septembre sur tout le territoire, en particulier les lundis, et soyons nombreux·ses à interpeller nos député·es pour que soient votés une loi intégrale et un budget intégral !
LES FEMMES EN DANGER AU TRAVAIL, FAUTE DE PRÉVENTION
Au cours de leur carrière, 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail ; 9 % déclarent avoir déjà eu un rapport sexuel forcé ou non désiré avec une personne de leur milieu professionnel ; 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour sur un lieu de travail. Assez !
Ces violences, massives, ne sont pas une fatalité. Elles résultent de l'inaction des pouvoirs publics et des employeurs : 80 % d'entre eux n'ont pas mis en place de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles, alors même qu'il s'agit d'une obligation légale ! Et quand ils existent, la plupart de ces plans de prévention sont des coquilles vides.
Le travail est un espace propice aux violences sexistes et sexuelles (VSST) car c'est un lieu de rapports de force et de domination, qui se trouvent exacerbés du fait que l'emploi conditionne l'accès à l'autonomie financière et à l'émancipation des femmes. Les plaintes qui visent Patrick Bruel aujourd'hui concernent des faits qui ont quasi tous eu lieu au travail.
UNE LOI-CADRE POUR DES MESURES RÉELLEMENT EFFICACES
La CGT a intégré la Coalition féministe et enfantiste pour une loi- cadre intégrale contre les violences sexuelles dès son lancement fin 2024 pour amplifier la lutte contre les violences sexuelles et notamment les VSST. Dans ce texte, nous portons plusieurs mesures urgentes pour éradiquer les violences au travail :
- sanctionner les entreprises et les administrations qui n'ont pas de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles et de procédure type efficace de signalement/traitement/accompagnement/sanction/réparation en cas de VSST ;
- donner aux représentant·es des salarié·es qui sont référent·es violences dans les entreprises les moyens d'agir (heures de délégation dédiées, formation obligatoire, prérogatives bien définies) et mettre effectivement en place des référent·es VSS dans le secteur public ;
- étendre les prérogatives des conseiller·es du ou de la salarié·e pour leur permettre d'intervenir non plus uniquement en cas de procédure de licenciement mais aussi quand se produisent des violences sexuelles ;
- mettre en place des jours de congé rémunérés pour effectuer toutes les démarches nécessaires en lien avec les violences subies au travail ou hors travail, notamment dans le cadre conjugal ou intrafamilial ;
- recruter 2 000 inspecteur·ices du travail et leur octroyer le nécessaire pour être formé·es spécifiquement à la lutte contre les VSST.
TOU·TES MOBILISÉ·ES CONTRE LES VSST
La CGT se mobilise dans les rassemblements qui ont lieu partout en France depuis le viol et le meurtre de Lyhanna, pour marquer sa volonté, aux côtés des associations féministes et enfantistes, d'obtenir des pouvoirs publics une action déterminée et proportionnée contre les violences sexuelles subies à tous les âges de la vie et dans tous les espaces, notamment au travail.
Les professionnel·les qui ont pour mission de prévenir, protéger, accompagner, réparer, sanctionner, réinsérer tirent la sonnette d'alarme depuis des années : elles et ils n'ont pas les moyens de bien travailler. Il est grand temps d'y remédier. Assez de larmes de crocodile et de paroles en l'air ; nous exigeons des actes forts, à la hauteur de l'enjeu : une société affranchie des violences sexistes et sexuelles qui attentent à la dignité humaine et détruisent tant de vies. Faisons entendre nos voix !
RETROUVEZ :
>> les propositions que porte la CGT au sein de la Coalition féministe et enfantiste contre les violences sexuelles et la pétition qui a déjà recueilli 340 000 signatures sur www.loi-integrale.fr
>> les actualités autour de la mobilisation sur www.egalite-professionnelle.cgt.fr -
Sans moyens ni politique de rupture, une rentrée sous tension (Communiqué CGT Educ’action)
31 août, par bailleAprès un été caniculaire qui n'aura pas été de tout repos, c'est l'heure de la rentrée pour plus de 11 millions d'élèves et 800 000 personnels enseignants.
Pour sa dernière rentrée de l'ère Macron, le ministre Geffray poursuit une politique éducative, élitiste, réactionnaire et ségrégative, totalement déconnectée des urgences de l'École : exigences orthographiques aux examens sans politique pédagogique en amont, concours général des collèges passéiste, commémoration obligatoire du 11 novembre, exclusion d'élèves en raison du comportement de leurs parents… Avec l'uniforme obligatoire instauré par Ménard et la levée des drapeaux imposée par Ciotti, c'est une vision nauséabonde de l'École qui se dessine et que la CGT Éduc'action combat.
À cette nouvelle offensive idéologique s'ajoute une rentrée marquée par une désorganisation sans précédent. La cyberattaque subie par le ministère au début de l'été a plongé services et personnels dans l'incapacité de préparer sereinement la rentrée. Derrière les discours rassurants du ministre, c'est surtout l'impréparation qui apparaît et le manque de moyens des services informatiques. Une nouvelle fois, les personnels les plus précaires — AESH, non-titulaires et stagiaires — en paient le prix, dans l'attente de leur nomination et avec l'angoisse d'être payé·es en septembre.
Dans les écoles et les établissements, le manque de personnels reste criant et ce malgré les nombreuses suppressions de classes. Les annonces du ministre sur l'absence de postes vacants ne rassurent pas, alors même qu'un véritable plan social frappe les non-titulaires. L'augmentation du nombre de stagiaires est insuffisante et ne permettra pas de répondre à tous les besoins.
Après les épisodes caniculaires qui ont désorganisé les écoles et les établissements, aucune mesure n'a été prise pour anticiper les prochaines crises climatiques. Le ministère continue d'ignorer la rénovation du bâti public et l'adaptation au changement climatique. Pourtant, après les canicules viennent les fortes pluies et le froid…
Face à cette situation, l'anxiété des élèves et des personnels en cette rentrée n'a rien de surprenant. Il est urgent d'agir pour la santé mentale des jeunes et de rompre avec la paupérisation des personnels. Quand le gouvernement doit augmenter certaines primes pour éviter que des agent·es ne passent sous le SMIC, c'est tout un symbole !
La CGT Éduc'action appelle les personnels à s'organiser dès maintenant pour construire les mobilisations et augmenter le rapport de force. Revalorisation immédiate des salaires, rattrapage des pertes de pouvoir d'achat, postes et amélioration des conditions de travail, préparons dès maintenant la grève et les mobilisations du 29 septembre !
Montreuil, le 31 août 2026.
-
Préavis de grève FERC SUP CGT du 7 septembre au 31 octobre 2026
31 août, par bailleÀ M. Philippe Baptiste, ministre chargé de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace
Monsieur le ministre,
L'Union CGT FERC Sup dépose ce jour un préavis de grève pour l'ensemble des travailleuses et des travailleurs de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR). Celui-ci couvre toutes leurs mobilisations à compter du 7 septembre jusqu'au au 31 octobre 2026 inclus.
Ce préavis de grève est l'outil que notre organisation met à la disposition des travailleuses et des travailleurs pour contrer une politique contraire à leurs intérêts.
Les difficultés que connaissent les travailleuses et les travailleurs de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR) ne sont pas nouvelles, mais elles sont nombreuses. Comme le rappelle le communiqué de l'intersyndicale auquel nous nous sommes associés : « depuis plus de vingt ans, les dépenses de recherche et de développement n'ont pas évolué, stagnant autour de 2,2 % du PIB, la part du budget de la recherche publique étant tombé à niveau historiquement bas en 2023 à 0,74 %, niveau qui a encore baissé depuis. Le prétendu effort de recherche français est inexistant. Il reste bien inférieur à celui d'autres pays européens. Les chiffres sont donnés par le gouvernement lui-même. L'engagement d'atteindre l'objectif fixé par l'Union européenne d'investir 3 % du PIB dès 2010 n'a jamais été atteint par la France, qui ne cesse d'accroître son retard ».
Les « Assises du financement des universités » confirment par ailleurs ce que l'union CGT FERC Sup dénonce depuis des années : le désengagement organisé de l'État du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche. Plutôt que de mettre fin au sous-financement chronique, le gouvernement veut contraindre les établissements à trouver toujours davantage de « ressources propres », notamment en faisant payer les étudiant·es. L'union CGT FERC Sup refuse toute hausse des frais d'inscription et toute sélection par l'argent !
Pourtant, les besoins sont connus : il manque au moins 8 milliards d'euros à l'enseignement supérieur et 8 milliards à la recherche publique. Pendant ce temps, les places se raréfient sur Parcoursup et MonMaster, le droit à la poursuite d'études est remis en cause et l'enseignement supérieur privé, largement alimenté par l'argent public, prospère sur l'affaiblissement du service public.
Pour les personnels, cette politique signifie aussi course aux appels à projets, précarité, restructurations permanentes, multiplication des tâches administratives et des heures complémentaires, au détriment du temps consacré à l'enseignement et à la recherche.
La CGT FERC Sup exige un financement public massif, pérenne et à la hauteur des besoins des universités et des organismes de recherche. Elle défend un service public national de l'ESR, gratuit, accessible à toutes et tous sur l'ensemble du territoire, permettant l'accès au plus haut niveau de qualification.
Cette austérité organisée frappe de plein fouet les personnels. Dans l'ESR, la précarité est devenue un mode ordinaire de gestion de l'emploi : les recrutements de contractuel·les, en CDD comme en CDI, se multiplient tandis que l'emploi titulaire recule. La loi de transformation de la fonction publique de 2019 a encore accéléré cette contractualisation et organisé l'affaiblissement du statut de fonctionnaire. Pour l'union CGT FERC Sup, les emplois répondant à des besoins permanents doivent être occupés par des fonctionnaires : nous revendiquons un plan massif de titularisation des contractuel·les et de création d'emplois statutaires.
À cette précarisation s'ajoute un déclassement salarial sans précédent. Comme le rappelle récemment l'UFSE-CGT, en 25 ans, le point d'indice a perdu de l'ordre de 30 % de sa valeur. Gel après gel, les gouvernements successifs ont ainsi imposé aux fonctionnaires des pertes considérables de pouvoir d'achat. La situation est devenue telle que 862 000 agent·es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle simplement pour atteindre le niveau du SMIC. Cette smicardisation de la Fonction publique n'est pas une fatalité : elle est le résultat de choix politiques et budgétaires.
L'union CGT FERC Sup exige l'augmentation immédiate et significative de la valeur du point d'indice et son indexation sur l'inflation, le rattrapage des pertes accumulées et la refonte des grilles indiciaires. Dans l'ESR comme dans l'ensemble de la Fonction publique, il faut rompre avec la précarisation : création massive d'emplois de fonctionnaires, titularisation des contractuel·les et revalorisation générale des salaires !
Nous rappelons également que la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants et conseillers principaux d'éducation confirme nos alertes exprimées depuis plus d'un an : une réforme menée dans l'urgence, sans concertation, et à moyens constants, qui mène fatalement à la perte de sens au travail et au mal-être des personnels et à la détresse des étudiant·es.
Enfin, nous dénonçons le contexte idéologique et politique de plus en plus menaçant contre la liberté académique, les franchises universitaires, les connaissances scientifiques et la liberté d'expression.
Nous demandons également un moratoire immédiat sur les ZRR (zones à régime restrictif). Nous vous demandons, en tant que ministre, de défendre les missions de service public de l'ESR et les libertés académiques, de permettre aux collègues de travailler conformément à leurs statuts et aux protections fondamentales qui y sont liées.L'union CGT FERC Sup appelle ainsi les personnels à se mobiliser dès la rentrée pour imposer d'autres choix budgétaires et défendre nos missions, nos conditions de travail, la liberté académique et la collégialité universitaire : notamment le 15 septembre, avec l'intersyndicale de l'ESR, le 29 septembre avec l'intersyndicale de la Fonction Publique.
Montreuil, le 31 août 2026.



