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CGT - Université de Lille

Journal de la CGT Université de Lille n°8

jeudi 7 mars 2019

Rapport de la cour des comptes : "une fusion à parachever, une stratégie académique et régionale à définir"

Comme vous l’avez certainement appris, le dernier rapport annuel de la Cour des comptes met en avant la fusion des universités lilloises. Comme l’avait dénoncé la CGT, cette restructuration de nos établissement a été bâclée. Le processus n’apportait aucune réponse sur les objectifs académiques et de recherche qui auraient dû être les fondations de cette fusion. Seule la course à l’IDEX comptait et s’est soldée par un échec.
La Cour des comptes pointe aussi la désorganisation du processus de fusion qui a engendré des situations de travail dégradées. Pendant ce processus, il est à noter que tous les établissements n’ont pas joué le jeu de la transparence engendrant des difficultés accrues pour les services financiers.
La réponse du Président se borne à mettre en avant le plan de redressement qui, tôt ou tard, aura un impact non négligeable sur la qualité du service public avec le non-renouvellement de postes d’enseignants-chercheurs. Elle ne répond pas non plus aux propositions de la Cour des comptes qui, à son habitude, souhaite faire reposer les solutions au désengagement de l’État dans l’enseignement supérieur et la recherche, sur la rémunération et le temps de travail des personnels.
Nous demandons que, cette fois, le Président Camart fasse toute la transparence sur les choix qui seront effectués dans les prochains mois et que cesse enfin cette politique d’austérité.

Situation des agents logés au sein de l’Université

Des agents logés nous ont alertés sur le fait qu’on veuille désormais leur faire payer l’eau, l’électricité et le gaz, ce qu’ils ne faisaient pas jusqu’à présent. La contre-partie, c’est le principe d’effectuer des permanences la nuit, le weekend... Le logement est déclaré comme avantage en nature : l’agent ne paye rien en plus, mais se verra prélever plus de cotisations sociales (et éventuellement changera de tranche d’impôt). Ces évolutions font de vraies différences de revenus pour les collègues. Voyons ce qui s’est passé au CNRS : "ça me rappelle qu’on a eu la même chose en 2017 pour des agents CNRS qui occupaient des logements de fonction. Jusqu’alors ils étaient logés sur site, rendaient des services pour la réception de matériels en dehors des heures d’ouverture du site, ouvraient et fermaient les portes le matin et le soir, etc., "à la bonne franquette" en fonction des besoins (je précise que les agents n’étaient pas des concierges). Et puis en 2017, il y a eu une "régularisation de leur situation". Brutalement les agents ont vu arriver taxe d’habitation, charges, etc... D’un coup, d’un seul, avec effet rétroactif pour 2016 ! En conséquence, les agents ont quitté le logement car le jeu n’en valait plus la chandelle, et la délégation CNRS a dû contractualiser divers prestataires pour faire ces boulots. On a tenté d’intercéder à l’époque, sans succès car il y avait soit-disant une contrainte légale pour l’état-employeur, mentionnée sur une lettre reçue par les agents. Il semble que l’université fasse la même chose avec 2 ans de décalage. C’est sans doute pour des "raisons d’équité" comme ils disent !

IAE Lille

La CGT Université de Lille invite tous les collègues à prendre connaissance d’un dossier spécial sur l’IAE Lille (Composante de l’Université de Lille) en ligne sur le site Mediacités. La CGT a joué un rôle d’alerte déterminant au sein du Conseil d’administration de l’Université (ex. Lille 1) et poursuivra à le faire sur tous les dossiers concernant les agents et les usagers de l’Université de Lille. Le Président Camart s’est jusqu’ici abstenu de communiquer officiellement sur le sujet. Mais la gravité des faits et la détérioration de l’image de notre établissement qui en découlent, nécessitent une condamnation ferme et des sanctions.

Écho des instances

Commission paritaire d’établissement (CPE) du 5 Février 2019
Les élus CGT siégeant en CPE catégories C et B ont lu la déclaration liminaire suivante lors de la CPE :
"Après lecture des dossiers nous constatons qu’environ la moitié des agents a déposé un dossier d’avancement au corps, nous retenons aussi :
• L’abaissement des avis « Extrêmement favorable » à « Très favorable » conduit à l’incompréhension et l’interrogation des agents concernés.
• Certains rapports d’aptitude devraient être un peu plus détaillés. Une formation à la rédaction des rapports d’aptitude devrait être systématiquement proposée aux N+1.
• Compte tenu des fonctions décrites dans certains dossiers, l’ouverture d’un concours interne ou externe devrait permettre d’élargir les possibilités de promotions pour les autres candidats.
• La CGT a essentiellement retenu l’ancienneté, le parcours de l’agent et l’expertise métier pour l’appréciation des dossiers. Des agents qui s’impliquent au quotidien et conformément au statut de fonctionnaire, peuvent prétendre au juste déroulement de leur carrière.
• La CGT rappelle que ce ne sont pas les organisations syndicales qui décident du nombre de promotions attribuées au niveau local et national, ni des avis retranscrits dans les dossiers d’avancements".

Congrès de l’Université du 31 janvier 2019 regroupant CA, CFVU et CR
Après la fusion de l’Université de Lille, nous sommes partis pour de nouvelles fusions - cette fois-ci avec les grandes écoles de la région. L’objectif est de devenir une "Université Cible", c’est-à-dire une université à statut expérimental (donc, ne bénéficiant pas de l’ensemble des règles encadrant les universités, notamment en terme de "démocratie" universitaire - pourtant déjà limitée). Officiellement, il s’agit de permettre à l’Université de Lille de conserver son I-site lors de la fin de la probation (en gros, on a les sous pour 4 ans et après on vérifie si on a été bien obéissant... oups, si on a bien répondu aux appels à projet). A noter pendant ce congrès que notre président a dit qu’il ne comprenait pas que l’Université de Lille soit déficitaire en enseignants, mais que, comparativement à l’Université d’Aix-Marseille, dispersée sur 60 sites, il pouvait entendre qu’elle le soit proportionnellement en personnel BIATSS. Suite à notre interpellation à ce propos, il s’avère que nous avions mal compris... nous voilà donc rassurés : les BIATSS sont bien nécessaires au fonctionnement de l’Université !
La CGT a également fait remarquer que dans les établissements les mieux classés dans le fameux classement de Shanghai - avec toutes les limites de ce type de classement - les plus gros ne comptaient que 40 000 étudiants ; ce à quoi la direction a répondu qu’il apparaissait aujourd’hui impossible qu’une université avec autant d’étudiants progresse dans les classements internationaux, mais que nous allions démontrer le contraire... Bref, non seulement, ils veulent casser le service public d’enseignement supérieur, mais en plus ils se leurrent complètement dans leurs rêves de grandeur...
Mieux vaut une bonne université locale - utile à ses étudiants, où il fait bon travailler - qu’une mauvaise université internationale !

CHSCT du 7 février 2019
En bref :
• Installation du CHSCT suite aux élections de décembre 2018, avec 18 mandatés (titulaires et suppléants) au total :
CGT : Geneviève Baratto, Céline Dausque, Anissa Habane, Jean Pierre Morel, Jean-Marc Nicolas, Dominique Scheers
FSU : Michel Delsart, Marylène, Manté-Dunat, Fabien Prévost, Fabien Santré,
SGEN CFDT : Nathalie Feramus, Christian-Pierre Ghillebaert,Thomas Nicq, Marie-Christine Vermelle
SNPTES : Bertrand Fertin, Nathalie Flouquet,Véronique Touche, Brigitte Vanyper
• La secrétaire du CHSCT est Marie-Christine Vermelle pour une durée de 4 ans.
• Sur les saisines, nous avons rappelé qu’il faut faire un retour sur les visites aux agents et appliquer les recommandations suite aux visites à IUTC, à l’animalerie, au secteur santé, à Polytech Lille et à l’IUT A.
• Trois groupes de travail sont en place RPS, Amiante et Patrimoine.

CA du 7 février 2019
Encore une fois un CA pléthoriques, tellement de points à l’ordre du jour que ça tourne à l’abattage... il est très difficile de tenir un mandat d’administrateur sérieusement dans ces conditions. C’est pourtant indispensable car de nombreux points sont très importants.
Tout d’abord, la fuite en avant continue de plus belle : université européenne, université cible, c’est toujours à celui qui aura la plus belle, ou qui aura la plus grosse ! Pire encore, toutes critiques de la politique de l’établissement est désormais quasiment interdite ! Cette fois-ci, c’est le VP aux Relations Internationales qui est y allé de son attaque des administrateurs CGT-FSU : "par vos critiques, vous attaquez le travail des collègues !". L’occasion donc pour la CGT de faire une mise au point : travailleurs nous-mêmes, nous connaissons le sérieux et le niveau d’engagement de nos collègues. C’est bien pour ça que nous exigeons, depuis des années que les directions successives reconnaissent ce travail, en ouvrant les postes nécessaires aux promotions et titularisations, et par une politique indemnitaire plus juste. Non, les primes ne devraient pas être réservées à quelques chefs et aux 30 VP !!
On se demande d’ailleurs pourquoi autant de VP, alors que de plus en plus c’est le rectorat qui pilote le paquebot. L’épisode du vote des effectifs de Licence de La Faculté des Sciences et Technologie (FST) et de la Faculté des Sciences Économiques et Sociales (FSES) en est un exemple fameux : Conseils de Composantes et Conseil Académique (CAC) ont voté une baisse de ces effectifs suite au plan social en cours pour 2019. Surprise, en plus de la proposition du CAC, la direction nous présente une proposition corrigée par la rectrice et qui annule les baisses d’effectifs ! Le débat s’amorçait avec les élus des listes présidentielles, avant que le Président ne siffle la fin de la récréation, en décidant de choisir la solution de la rectrice, contre son propre CAC ! Les arguments du Président ? "on se placerait en difficultés avec deux affichages, celui du rectorat et celui de l’université". "Ça permettrait aux étudiants non reçus d’aller sur la voie des recours". etc.
L’un des élus CGT-FSU a tenté de mettre en exergue le soit-disant principe de "subsidiarité" tant vanté par la direction, et leur engagement de respecter et de donner plus d’autonomie aux composantes. Sans quoi, pourquoi ne pas demander directement à la rectrice de diriger l’université, sans plus passer par les conseils ? Ce serait plus simple ! Conséquence de notre intervention : la direction va ajouter une phrase pour expliquer aux collègues du CAC le pourquoi de ce vote du CA qui annule le leur ! "Expliquez-nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer..." (Coluche)

Comité Technique du 28 février
En bref :
• Le Président a pris l’initiative de demander au Président de la Cour des comptes de diffuser le rapport aux membres du Conseil d’Administration.
• L’institut Éric Weil n’a pas pour le moment de structure juridique dans les statuts de l’Université de Lille, c’est pourquoi la direction a soumis au vote la possibilité d’en faire un service commun pour gérer le legs mais ne sera pas amené à se développer en tant que service commun (Abstention de la CGT).
Avis sur l’organigramme général de l’Université de Lille (Vote contre de la CGT car du point de vue des agents cet organigramme n’est pas plus satisfaisant que les précédents. Il ne tient pas compte des situations concrètes, réelles, sur le terrain du travail quotidien des agents. La souffrance au travail est très nettement en hausse, cela témoigne d’une organisation défaillante.
• Avis sur l’organigramme du SCD (Reporté par décision du CT).
• A noter : La direction à propos des recrutements annonce une mesure de "concours générique" qui remplacera les concours dit Sauvadet. Les inscriptions seront possible au plus tard début avril. Envoi d’une information par les RH vers le 15 mars.
• La CGT a relayé les inquiétudes ce certain personnels de l’IAE qui veulent savoir s’ils vont être délocalisés dans le cadre d’un rapprochement entre l’IAE, l’IMMD et la FSBC, où et dans quels délais. Ce questionnement fait suite à un déménagement de plusieurs services qui s’est déroulé en septembre 2018, en pleine rentrée universitaire, et qui a engendré du stress et de la fatigue auprès de certains personnels. Le Président de l’Université de Lille a relevé que la question était légitime et a précisé que pour l’instant, il n’y a aucun site capable d’accueillir les personnels des trois composantes sur un même site. Il a souligné que certaines communes se positionnent pour accueillir la grande business school universitaire de Lille. Mais il peut y avoir d’autres possibilités, comme un tiers lieu. Pour le Président, c’est loin,très loin, peut-être dans les 5 ans ou 10 ans à venir.

Nos agents ont du talent

Pourquoi lutter contre les carences en postes enseignants alors qu’on peut si facilement transformer un IGR/IR voire un IGE/IE en chargé de TD/TP ? C’est l’expérience vécue par certains collègues BIATSS qui ont accepté ces "heures sup’ " pensant rendre service, tout en renflouant leur compte en banque. Etant donné la préparation nécessaire pour qui ce n’est pas le métier, qui n’aurait pas la science infuse et souhaiterait éviter le ridicule face aux étudiants, pas sûr que ce soit la bonne opération...

Queue à l’imprimante mutualisée

Des collègues nous ont fait remonter des problèmes de file d’attente à l’imprimante mutualisée, des copies qui se perdent par erreur ou la difficulté de préserver la confidentialité de certains documents... La CGT invite les agents à faire remonter par écrit à leur n+1, les difficultés rencontrées de manière factuelle afin que la direction puisse être informée et y pallier. Selon les besoins et le nombre d’étudiants d’une composante, une autre imprimante mutualisée peut être prévue. La CGT rappelle que les collègues ayant des problèmes de santé peuvent solliciter auprès du médecin de prévention du matériel adapté (comme une imprimante individuelle).

Concours ITRF session 2019

Les concours Ingénieurs et personnels Techniques de Recherche et de Formation externes et internes se dérouleront du mardi 2 avril au mardi 30 avril 2019. La CGT encourage les personnels à débuter dès à présent la rédaction de leur rapport d’activité et à suivre la formation préparation au concours ITRF proposée par le service formation de l’Université. Le rapport d’activité (2 pages maximum) doit être concis, argumenté, avec des articulations logiques. Le candidat doit y décrire ses différentes activités. Le rapport débute par une introduction, consistant en une brève présentation (corps, grade, ancienneté, niveau de qualification) et une courte présentation de son établissement et de son service. Les points à aborder dans le corps du rapport doivent démontrer votre technicité : évoquer les responsabilités exercées, le degré d’initiative, l’autonomie dans les dossiers et projets gérés, l’encadrement d’autres agents et les formations suivies ou diplômes obtenus récemment. Appuyez-vous sur des éléments quantitatifs, préciser les appareils utilisés ou la maîtrise de logiciels spécifiques. Le rapport se finit par une conclusion en développant sa motivation et son implication.

Que fait la CGT au quotidien ?

Le droit syndical permet aux agents titulaires et non-titulaires de bénéficier d’informations syndicales et d’exercer une activité syndicale sur leur temps de travail. En effet, les organisations syndicales représentatives disposent d’un contingent d’heures qui leur permet de décharger d’activité leurs représentants afin qu’ils puissent exercer leur activité syndicale pendant les heures de travail. Alors quelles sont les activités du syndicat CGT Université de Lille ? Au quotidien, il réalise l’organisation de la vie syndicale, la rédaction de messages- tracts - courriers - du journal. La CGT conseille et apporte son aide à tous les agents (personnels Biatss et enseignants-chercheurs, titulaires et non-titulaires) lors des permanences hebdomadaires et prépare les défenses syndicales. Assez régulièrement des tournées de services sont adossés aux permanences. Cela afin de mieux connaitre vos besoins et préoccupations. Nous organisons et préparons les heures d’informations mensuelle syndicale et assurons la logistique des formations syndicales. Participons aux AG et aux mouvements dans la limite de nos forces, au travail en intersyndical avec les autres syndicats de l’Université. Les représentants des personnels élus de la CGT lisent, documentent et analysent les documents préparatoires des instances représentatives (CT, CPE, CHSCT, CA, CFVU, CR). Régulièrement nous participons à des congrès, réunions avec des syndicats CGT et des travailleurs d’autres secteurs d’activités, industrie, transports, commerce, distribution... Rejoignez-nous à la CGT, militons collectivement, pour la défense de nos intérêts de travailleurs, et pour un service public d’enseignement supérieur et de recherche gratuit, public, laïc et émancipateur et pour une plus juste répartition entre tous les fruits du travail.

Brèves nationales de la CGT

Mobilisation du 5 février
Cette journée d’action proposée par la CGT, à laquelle se sont joints de nombreux militants d’autres syndicats, parfois en cortège comme FO, a connu une participation satisfaisante. Les contigents des entreprises privées n’étaient pas très nombreux, les services publics quant à eux avaient davantage réussi la mobilisation.
Nous étions nombreux à remarquer une présence policière très discrète, augure d’une manifestation apaisée ? Les interventions musclées des forces de l’ordre, lors des précédentes manifestations des gilets jaunes ont laissé des traces dans les têtes.
La manifestation démarre à la Porte de Paris vers 15h et s’ebranle d’un pas décidé. La cadence est rapide, mais se ralenti progressivement. Les discussions font que progressivement les gilets-jaunes se mêlent à tous les cortèges de la manifestation. Arrivés à la gare Lille Flandre, seules les pancartes délimitent quelques peu les groupes par syndicats ou partis politique. Le cortège des édudiants et lycéens plus compact et plus animé, sans jamais se lasser, ni baisser de régime, chantent et scandent leurs slogans. Les anarchistes, tout de noir vétus, aux mines résolus, veulent comme d’habitude faire une démonstration de leur résolution.
Nous arrivons à la place de l’Opéra, fin programmée de cette manifestation. Le cortège peu à peu se tasse, et s’intérroge. Est-ce bien là l’arrivée ? Les habitudes ayant la vie dure, puisque le défilé c’est toujours de la Porte de Paris à la République, la tête de la manifestation décide de poursuivre. Et s’engage place Charles-de-Gaulle. Mais bientôt le doute gagne les manifestants, le bruit se propage que l’arrivée est à l’ancienne Bourse – près de l’Opéra. Confusion. Retour à la place de l’Opera. L’entrée de la Bourse est protégée par des CRS avec leur cars et leurs grilles déployées.
Les plus « valeureux de noir vêtus » se positionnent face aux forces de police.
La confrontation aura-t-elle lieue ?
Pendant ce temps la fin du cortège avance petit à petit depuis la gare Lille Flandre vers la place de l’Opéra.
Tout à coup, après une confrontation visuelle des hommes en noir aux hommes casqués-équipés, des fumées jaillissent ! Les lacrymos ! A cet instant un mouvement de toute la foule éparpillée sur la place Charles-de-Gaulle reflue vers toutes les issues. Ca pique, ça brûle, ca pleure, ça courre.
Tout n’est que bruit et course, injures contre la marée-chaussée. Dix minutes se passent encore ainsi, et peu à peu la fumée disparaîte, et le calme revient. Il est temps de rentrer.
Au bout du compte, ce ne fut pas une mauvaise manifestation. Les manifestants ne sont pas déçus de la participation. Cette journée marquera-t-elle le début d’une mobilisation en complémentarité syndicats, gilets-jaunes, plus importante ? Malgré tout cette journée reste dans les esprits, comme la tentative de rapprochement, tant attendu, d’au moins une partie des gilets jaunes avec le monde du travail, des syndicats.

Opposition à l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.es étranger.ères extracommunautaires
Le Comité Technique Ministériel de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CT-MESR) se compose de 2 représentants de l’administration et de 15 représentants des personnels. Dominique Vidal, notre ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation y siège (son représentant) ainsi que le directeur général des ressources humaines (ou son représentant). A l’unanimité des représentants des personnels présents, le CT-MESR du 4 février 2019 a voté une motion contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.es étranger.ères extracommunautaires et enjoint le gouvernement à retirer cette mesure qui va à l’encontre des valeurs portées par notre système éducatif.

Loi liberticide : atteinte grave et dangereuse à la liberté fondamentale de manifester
Le 5 février, l’Assemblée nationale a adopté une loi, liberticide, portant ainsi une attaque sans précédent à la liberté fondamentale de manifester. Adoptée à marche forcée, sans réel débat parlementaire, ayant été tricotée et détricotée, ayant fait l’objet de vives critiques et alertes de la part de nombreuses organisations syndicales, politiques et associatives défendant les droits de l’Homme, cette loi liberticide met en place un véritable arsenal répressif dangereux pour une démocratie et un État de droit. Cette loi doit, désormais, repartir devant le Sénat mais il est évident que, pour la CGT, cette loi, extrêmement dangereuse pour les libertés syndicales, doit continuer d’être combattue fermement tant elle porte atteinte aux fondements même d’un État de droit et d’une démocratie.

Mutilé.es et blessé.es lors des manifestations
Le Conseil d’Etat a rejeté le 30 janvier 2019, la demande d’interdiction d’usage de lanceurs de balle de défense (LBD) par les forces de l’ordre lors des manifestations faite par l’Union départementale CGT de Paris, la Confédération CGT, la Ligue des Droits de l’Homme, le syndicat de la Magistrature (SM) et le syndicat des Avocats de France (SAF) de faire interdire l’utilisation des LBD. Ce recours s’appuyait sur le rapport du Défenseur des droits qui a mis en lumière, après investigation, la dangerosité des LBD et a recommandé d’en interdire l’utilisation.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition