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Articles
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Le populisme pénal n’a jamais protégé personne (Communiqué CGT Insertion Probation)
11 juin, par baille -
COR : retraite à 67,5 ans ? Pas question : abrogation de la réforme Macron ! (Communiqué CGT)
11 juin, par bailleLe Conseil d'orientation des retraites (COR) se réunit jeudi 11 juin pour débattre de son rapport annuel. Depuis lundi, le projet de rapport - il s'agit bien seulement d'un projet à ce stade - a fuité dans une partie de la presse, qui titre « frauda-t-il travailler jusque 67 ans et demi ? », certain·es allant jusqu'à le poser comme affirmation.
Le projet de rapport ne dit pas cela : il révise les hypothèses démographiques et dit que sans rien toucher sauf le paramètre de l'âge, on arriverait à un âge de départ aussi reculé… en 2070. Mais d'autres hypothèses existent !
Le COR est déjà dans la tourmente à cause des prises de position intempestives de son président macroniste, juge et partie, puisqu'il intervient médiatiquement, dans une confusion entretenue, parfois comme président du COR, parfois comme éditorialiste d'un journal pro-patronal, en présentant certaines hypothèses comme incontournables.
À qui profite cette campagne ?
La CGT conteste toutes les hypothèses qui prétendent que seul le relèvement de l'âge ne serait pas « récessif », dangereux économiquement.
Des solutions sont possibles, qui permettent non seulement de financer le système de retraite, d'abroger la réforme 2023 toujours honnie par 2 Français.es sur 3, et même de rétablir la retraite à 60 ans, avec départs anticipés pour pénibilité. Il est urgent en premier lieu d'établir l'égalité femmes / hommes et de lutter contre les contrats précaires de toute sorte. En assurant une meilleure rémunération à toutes et tous, la justice sociale est immédiate via le salaire net, elle l'est aussi pour le long terme en augmentant le produit des cotisations.
Il est aussi urgent de revenir sur les milliards de cadeaux au patronat, notamment les exonérations et exemptions de cotisations qui font perdre des recettes considérables au système solidaire de Sécurité sociale.
En plus de l'abrogation de la réforme 2023, la seule réforme nécessaire est celle du financement de notre retraite par répartition (et à prestation définie), puisque les gouvernements précédents ont baissé les droits tout en maintenant le système en léger déséquilibre pour mieux préparer l'attaque suivante.
Tou·tes les candidat·es en 2027 qui se risqueront à une nouvelle réforme régressive sur les retraites s'y casseront les dents : la CGT y veillera !
Montreuil, le 10 juin 2026.
>> Communiqué CGT en téléchargement
Pour information :
> Rapport annuel du COR juin 2026 - Évolutions et perspectives des retraites en France
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Affaire Lyhanna : quand l’État cherche des fusibles au lieu d’assumer ses responsabilités (Communiqué CGT-PJJ)
11 juin, par bailleLe meurtre de Lyhanna est un drame insoutenable. Nos pensées vont à sa famille, à ses proches et à toutes les victimes qui attendent de la Justice qu'elle puisse les protéger.
Comme trop souvent après une telle tragédie, l'émotion légitime laisse rapidement place à la recherche de responsabilités individuelles. Magistrats, greffiers, enquêteurs, travailleurs sociaux deviennent alors les cibles d'une indignation politique soigneusement orientée.
La motion des personnels du tribunal judiciaire d'Auch publiée mardi rappelle pourtant une réalité connue de tous : la Justice est placée sous tension depuis des années et les alertes des professionnels et de leurs représentants restent largement ignorées. Quels que soient les résultats de l'enquête en cours, un constat s'impose déjà : notre pays est confronté à un problème systémique dans le traitement des violences, notamment sexuelles.
Les 70 000 procédures (probablement davantage) en attente concernant des faits d'agressions sexuelles ou de violences sur mineurs en disent long sur l'état des moyens accordés à la Justice et sur l'écart grandissant entre les besoins de la population et les capacités réelles de l'institution à y répondre.
À la Protection Judiciaire de la Jeunesse, nous savons que personne n'est à l'abri. Des milliers de mineurs sont aujourd'hui en attente d'une prise en charge éducative. Nous savons qu'un drame peut survenir avant même qu'un jeune n'ait rencontré un éducateur ou qu'une mesure judiciaire ait pu être mise en œuvre.
Les responsables politiques portent une responsabilité majeure dans l'affaiblissement de la Justice. Mais ils ne sont pas les seuls. À tous les niveaux de l'institution, certains hauts fonctionnaires acceptent de mettre en œuvre des orientations dont ils connaissent les conséquences. Chacun conserve une part de responsabilité dans les arbitrages qu'il accepte, dans les alertes qu'il fait remonter ou qu'il choisit de taire.
De la même manière, la CGT-PJJ regrette également qu'à chaque crise émergent des voix toujours promptes à accompagner les discours du pouvoir, à réclamer des sanctions ou à désigner des responsables avant même l'établissement des faits.
Se présenter comme défenseur des personnels tout en reprenant les raisonnements qui les exposent à la vindicte publique constitue une étrange conception du syndicalisme.
LA CGT-PJJ REFUSE
- Nous refusons que les professionnels de terrain deviennent les boucs émissaires d'un système dont ils subissent eux-mêmes les conséquences.
- Nous refusons que des dysfonctionnements systémiques soient transformés en fautes individuelles.
- Nous refusons que des responsables soient désignés publiquement avant même les conclusions des enquêtes. Derrière les polémiques médiatiques, il y a des agents exposés à la vindicte publique, aux menaces et au harcèlement.
- Nous refusons cette logique qui consiste à masquer les carences budgétaires et les suppressions de moyens derrière un discours permanent sur l'organisation, au prix d'une culpabilisation injuste des personnels.
Nous attendions d'un garde des Sceaux qu'il protège les personnels placés sous son autorité et qu'il garantisse la sérénité nécessaire à l'établissement des faits. Force est de constater qu'il a échoué ; il lui appartiendra dorénavant d'en tirer toutes les conséquences.
La CGT-PJJ s'interroge enfin sur les garanties d'indépendance des enquêtes administratives lorsque celles-ci sont conduites par une inspection placée auprès du ministre qui s'est lui-même publiquement exprimé sur les responsabilités supposées des agents concernés.
La recherche de la vérité exige du temps, de la rigueur, de l'indépendance et de la retenue. Elle ne saurait être remplacée par la désignation précipitée de coupables sur la place publique.
Lorsque les moyens manquent, les drames deviennent possibles. Lorsque les drames surviennent, l'État cherche des coupables. Il serait temps qu'il commence par assumer sa part de responsabilités.
La PJJ n'est pas assez riche d'agents pour qu'elle ait le droit de les négliger.
Le 11 juin 2026.
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Situation salariale des agents publics : l’intersyndicale Fonction publique s’adresse, à nouveau, au Premier ministre
11 juin, par baille
Monsieur Sébastien Lecornu
Premier ministreParis, le 10 juin 2026
Monsieur le Premier ministre,
Par courrier du 18 mai 2026, nos huit organisations syndicales représentatives des agent•es publics de la Fonction publique vous ont demandé une audience sur leur situation salariale. Le courrier transmis par votre directeur de cabinet, faisant valoir les contraintes de votre agenda, ne peut tenir lieu de réponse à la crise salariale majeure qui frappe les 6 millions d'agent•es publics.
Nous représentons plus d'un salarié sur cinq dans ce pays. Les agent•es publics assurent chaque jour des missions stratégiques, essentielles à la cohésion sociale, à l'égalité d'accès aux droits, à la cohésion territoriale. Vous avez su recevoir en janvier les syndicats agricoles dans un moment de crise. Le refus de recevoir les organisations représentatives de la fonction publique serait un très mauvais signal adressé aux agents publics et à l'ensemble du pays.
Nous vous le redisons avec gravité : il y a urgence salariale dans la Fonction publique. Cette urgence ne peut être traitée uniquement par l'indemnité différentielle et par une revalorisation temporaire des frais kilométriques. Ce ne sont pas des réponses salariales. Le courrier du ministre de l'Action et des comptes publics qui qualifie d' « obsolète » le système de rémunération fondé sur le point d'indice n'est pas acceptable.
Les chiffres du gouvernement suffisent à caractériser la gravité de la situation : 862 000 agent•es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle pour être, conformément à la loi, au niveau du SMIC. Cette situation confirme l'ampleur du tassement des grilles, la dévalorisation des qualifications et l'affaiblissement du principe de carrière. La crise d'attractivité constatée dans l'ensemble des versants en est une des conséquences.
Il y a nécessité à ce que soit travaillée, sans attendre, une mesure budgétée de revalorisation immédiate et significatives de la valeur du point d'indice.
Nous vous rappelons notre attachement à l'unicité de la Fonction publique et notre attachement à l'unicité de la valeur du point d'indice.
Nous revendiquons son indexation sur l'inflation.Des négociations sur les salaires, les carrières, la refonte des grilles et l'égalité entre les femmes et les hommes doivent s'ouvrir. Mais elles ne sauraient servir de prétexte à différer une mesure salariale générale et immédiate.
Nos organisations réaffirment par conséquent leurs revendications qui doivent être entendues :
- Des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d'indice ;
- Le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d'achat ;
- Le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent.es qui sont en congé maladie ordinaire et l'abrogation du jour de carence ;
- Des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
- L'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
- Des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens pour des politiques d'égalité ;
Nous vous demandons donc, à nouveau, de recevoir, dans les plus brefs délais, les secrétaires généraux des huit organisations syndicales représentatives des agents publics.
Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, en notre détermination collective.
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Mission d’évaluation sur la définition, le suivi et l’évaluation des aides publiques aux entreprises : axes d’intervention de la CGT
11 juin, par bailleFin 2025, le Premier ministre a confié au Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP) une mission sur la définition, le suivi et l'évaluation des aides publiques aux entreprises. Cette mission doit rendre un rapport visant notamment à proposer au Premier ministre un cadre de mesure du périmètre des aides publiques et de leur utilisation.
Dans ce cadre, a été créé une commission de concertation avec participation des organisations syndicales et patronales, qui s'est réunie les 15 avril et 6 mai derniers. Elle doit de nouveau se réunir le 16 juin pour une réunion censément conclusive.
La CGT a construit son intervention dans cette commission en échangeant en particulier avec les économistes du Clersé (Université de Lille) et en s'appuyant sur leurs travaux.
Lors des deux premières réunions de la commission, le patronat s'est efforcé d'imposer l'idée qu'il faudrait sortir du périmètre des aides les exonérations fiscales et de cotisations sociales bénéficiant aux entreprises. La CGT a fortement combattu cette option, avec l'ensemble des autres organisations syndicales et les parlementaires de gauche présents.
Vous trouverez en téléchargement les contributions de la CGT adressées au Haut-Commissariat au Plan concernant la mission sur les aides publiques aux entreprises.
> Première contribution de la CGT
> Deuxième contribution de la CGT




