Accueil > Confédération & Fédération > Confédération > Union Fédérale des Syndicats de l’Etat - CGT
UFSE-CGT
Articles
-
Canicule 2026, inédite mais tellement prévisible - La voix des personnels enfin entendue ! (Communiqué CGT Culture)
29 juin, par bailleLes organisations syndicales CGT, FSU et UNSA/CFTC n'ont pas siégé pour rien à la formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail ministérielle (FSSSCT-M) extraordinaire convoquée à la demande de la CGT-Culture le 26 juin 2026. Elles ont obtenu de l'administration des avancées et engagements significatifs sur la gestion de la canicule.
En liminaire, la CGT-Culture a rappelé son opposition ferme et déterminée au projet de transfert de l'abbaye du Mont Saint-Michel à l'EPIC EPMSM ainsi que leur solidarité envers les personnels du CMN. Au regard de la situation de canicule et des risques graves qu'elle fait peser sur les personnels, il était indispensable qu'instance dédié à l'urgence canicule soit organisé.
Pour appuyer nos revendications (voir notre déclaration liminaire en PJ), la CGT a fait remonter des alertes sur des situations collectives touchant tout le périmètre ministériel et tous les personnels, prestataires inclus : instructions et contre-instructions simultanées sur les adaptations horaires, refus d'acheter des bouteilles d'eau, « kit chaleur » au CMN (une gourde et un éventail), organisation de soutenances de projet de fin d'études dans les parkings sous-terrain des écoles d'architecture, existence de fenêtres condamnées faute de poignées, invitation aux Beaux-Arts à venir avec tongs et serviettes pour profiter des deux douches disponibles ou encore conditionnement de l'organisation d'une FSSSCT à des circonstances exceptionnelles non réunies etc…
Si la circulaire de juillet 2025 permet de mieux gérer les épisodes caniculaires dans certains sites et établissements du ministère, certaines structures conservent une gestion déconnectée des réalités de travail. L'administration nous a informé·es travailler sur un protocole canicule qui pourrait aller plus loin que l'actuelle circulaire, comme d'autres ministères ont pu le faire.
Même si le ministère est en contact régulier avec ses opérateurs, l'administration n'a pas été en mesure de nous faire à ce stade un état des lieux exhaustif sur l'ensemble des sites et secteurs.
La qualité des échanges de l'instance ministérielle a permis d'obtenir :
- L'engagement de demander aux opérateurs à mobiliser plus systématiquement les Formations Spécialisées locales (FSSSCT) en situation de canicule
- Inviter les chefs d'établissements à s'inspirer des bons réflexes et pratiques qui ont lieu dans certaines structures (dialogue social soutenu, fermetures anticipées ou totales, adaptation au fil de l'eau des protocoles en fonction de l'évaluation des risques…)
- Un point régulier entre l'administration et les secrétaires de la FSSSCT-M sur le suivi des convocations des FSSSCT locales et le recensement des incidents liés aux fortes chaleur portés à la connaissance de l'administration et des représentant·es du personnel
- Un retour d'expériences positives et négatives de la gestion de cet épisode caniculaire auprès du groupe de travail de la FSSSCT-M en septembre, en vue de l'instance d'octobre 2026 (notamment réunions d'instances et évènements de santé en lien avec la canicule)
- L'intégration d'un volet sur l'adaptation climatique des bâtiments dans le groupe de travail de la F3SCTM dédié à la politique immobilière
La CGT a aussi alerté sur la nécessité de maintenir les mesures de prévention dans les jours suivant l'épisode caniculaire, les corps nécessitant un temps de récupération. En revanche, en cas d'épuisement des Autorisation d'absence pour garde d'enfant, l'administration répond qu'il ne sera pas possible de déroger à la règle des 12 jours maximum par année civile.
Enfin, nous avons obtenu le report des points relatifs à la Charte pour un usage sécurisé du numérique et la Charte pour un usage raisonné et responsable de l'intelligence artificielle à une prochaine formation spécialisée, car leur adoption ne présente aucune urgence. Le plus important est que le président de l'instance nous a accordé la possibilité que ces deux chartes soient présentées pour avis c'est-à-dire avec un vote et la possibilité de proposer des amendements.
Continuez de faire remonter à vos représentant·es CGT du personnel les problèmes que vous rencontrez sur vos lieux de travail !
>> Communiqué CGT Culture en téléchargement
Également en téléchargement
-
Rassemblement du 23 juin 2026 « Les fonctionnaires sont dans la place ! » : REPORT AU 8 SEPTEMBRE (Communiqué CGT Finances publiques)
26 juin, par bailleEn raison des conditions climatiques, le rassemblement est reporté le 8 septembre 2026.
Ce mardi 23 juin était organisée une mobilisation pour demander des comptes à Bercy, des moyens pour les agent.es public.ques, fonctionnaires et contractuels, et des moyens pour répondre aux besoins de la population.
Au regard de la vigilance rouge canicule et en cohérence avec les revendications de la CGT sur l'adaptation du travail et du temps de travail en période de forte chaleur, la CGT a décidé de reporter la mobilisation le 8 septembre 2026.
Mais les revendications et l'urgence d'allouer des moyens pour que le service public réponde aux besoins de la population, persistent !
Alors que le SMIC a automatiquement été augmenté suite à l'actualisation du taux d'inflation à 2,4%, le gouvernement refuse de revaloriser le point d'indice. Cette décision vient aggraver la perte de pouvoir d'achat que subissent les agent·es de la fonction publique après des années de gel ou d'augmentation insuffisante du point d'indice. Cette non revalorisation précipite désormais 862 000 agent·es public·ques sous le salaire minimum, ils et elles étaient 356 000 avant le 1er juin ! Soit un doublement en six mois du nombre d'agent·es public·ques dont la grille indiciaire est rattrapée par le SMIC.
Ce n'est pas un accident statistique. C'est le résultat assumé d'un choix politique celui de trois années consécutives de gel du point d'indice et du refus du gouvernement d'ouvrir une véritable négociation salariale intégrant la refonte des grilles indiciaires. C'est aussi le mépris affiché pour les organisations syndicales auxquelles ne sont proposées que de simples réunions de travail qui ne débouchent sur rien. Le gouvernement ne se contente plus de laisser dégringoler les salaires : elle organise, méthodiquement, l'alignement de la Fonction publique sur le SMIC.
Dans ce contexte, la CGT s'organise pour demander des comptes à Bercy et reporte la mobilisation le 8 septembre 2026.
-
Courrier au ministre du Travail suite à la F3SCT du 18 juin 2026 (Intersyndicale du Travail)
26 juin, par bailleVous trouverez ci-dessous le courrier intersyndical adressé ce jour au ministre du travail et des solidarités ainsi que la motion adoptée à la F3SCT du 18 juin.
Monsieur Le Ministre,
Le 18 juin 2026 s'est tenue une réunion de la formation spécialisée SSCT du CSA ministériel Travail – Emploi, consacrée à l'examen du rapport établi par le cabinet spécialisé APTEIS, faisant suite à l'expertise « risque grave » décidée en septembre 2022.
Nous ne reviendrons pas sur le temps, particulièrement long, qui aura été nécessaire pour que ce rapport voit enfin le jour, mais nous tenons à insister sur son caractère accablant, s'agissant de l'état de nos services et du diagnostic posé sur nos conditions de travail. Le rapport ne liste pas des difficultés qui seraient ponctuelles, locales ou encore individuelles. Il décrit un système de travail durablement dégradé, rendu pathogène par des causes bien connues : suppressions d'emplois, restructurations permanentes, inflation des missions, pilotage par les indicateurs, relogements aux effets délétères et management de la pénurie.
L'ensemble des agent.es du Ministère du Travail et de l'Emploi, sont exposé.es à un niveau de risques psychosociaux très élevé. Ces risques ne sont pas une fatalité ; ils sont produits par des années de réduction d'effectifs alors même que les missions ont continué de s'étoffer et de se complexifier. Ils sont produits par cette injonction absurde : faire toujours plus avec toujours moins. Ils sont produits par une organisation du travail qui repose désormais sur l'épuisement professionnel, le débordement horaire, le renoncement au travail bien fait et le sacrifice silencieux des collectifs.
Nous ne pouvons pas continuer ainsi et, au regard des documents qui nous ont été présentés par l'administration dans le cadre de la réunion du 18 juin 2026, nous doutons du caractère partagé de la gravité du diagnostic. Il y a urgence à prendre des mesures immédiates. La motion ci-jointe a été adoptée à l'unanimité. Nous sollicitons un rendez-vous de toute urgence pour vous présenter nos demandes les plus urgentes, appelant des choix budgétaires indispensables.
Dans l'attente d'une réponse à notre demande de rendez-vous, nous vous adressons, Monsieur Le Ministre, nos salutations syndicales.
>> Courrier intersyndical en téléchargement
Également en téléchargement :
-
Canicule dans l’Éducation nationale et conditions de travail, stop, ça suffit ! (Intersyndicale Éducation nationale)
25 juin, par baille
L'Hexagone continue de battre, jour après jour, des records de températures : la journée de mardi a été « la plus chaude jamais enregistrée en France » depuis le début des mesures, en 1947. La canicule se poursuivra jusqu'au week-end sur une grande partie du pays, 40 à 42 °C prévus, selon Météo-France. Jeudi 25 juin, 72 départements sont placés en vigilance rouge par Météo-France (elle se définit comme une « canicule extrême, exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique » avec « fort impact sanitaire pour l'ensemble de la population »).
Rien n'est prêt !
L'Éducation nationale se distingue par son impréparation manifeste à ce type de situation pourtant largement prévisible au regard de la trajectoire du réchauffement climatique. Nos organisations n'ont cessé d'alerter, de faire des propositions, d'exiger de l'anticipation. Les différents ministres n'ont jamais vraiment donné suite à nos alertes et propositions. Aujourd'hui, rien n'est prêt, rien n'a été anticipé, et les personnels bricolent, au sens propre, comme au sens figuré, pour tenir le service public d'Éducation, seuls et dans des conditions difficiles. Nous avons la désagréable impression de revivre la période Covid !
L'absence de cadre global de décision est un facteur aggravant. Les autorités nationales, académiques et départementales ne cessent de se défausser de leurs responsabilités. Refuser de prendre des mesures de protection collective comme le fait le ministère, c'est individualiser les responsabilités, et donc individualiser les risques.Depuis 48h, nous avons de plus en plus d'alertes de nos collègues sur les conditions dans lesquelles ils et elles travaillent, font cours, surveillent les épreuves ou font passer les examens. Malaise des personnels, augmentation des passages à l'infirmerie de l'établissement, passage aux urgences, multiplication des fiches SST…la santé des personnels, des élèves et leurs conditions de travail sont mises en danger. La responsabilité en incombe pleinement au ministre, au gouvernement et à leurs prédécesseurs.
Nos organisations syndicales ne peuvent accepter une telle situation, et que les personnels et les élèves paient de leur santé l'incurie du ministre et du gouvernement.
Agir pour se protéger
Aussi, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ'action, le SNALC et SUD Éducation appellent les personnels à se saisir des outils existants :- fiches SST,
- interpellations collectives des rectrices et recteurs pour obtenir des améliorations des conditions de travail,
- droit de retrait en cas de danger grave et imminent avec inscription dans le registre DGI.
Au regard de l'aggravation de la situation, et face l'inaction gouvernementale, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ'action, le SNALC et SUD Éducation ont déposé des préavis de grève et continueront de le faire. Elles appellent désormais les personnels à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire pour protester contre l'absence d'amélioration des conditions de travail et obtenir les moyens nécessaires.
Cette séquence ne pourra pas rester sans suite. Il faudra en tirer toutes les leçons budgétaires et organisationnelles (et intégrer les DROM dans la réflexion) et anticiper la rentrée, pour laquelle un nouvel épisode caniculaire n'est pas exclu.
A Paris, le 25 juin 2026.
-
Lutter intégralement contre les violences sexistes et sexuelles au travail maintenant ! (Tract CGT)
25 juin, par bailleLes pouvoirs publics doivent agir. Participez aux rassemblements et manifestations organisés sur tout le territoire, en particulier les lundis, et soyons nombreux·ses le samedi 4 juillet pour une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles à Paris et partout en France !
Les femmes en danger au travail, faute de prévention
Au cours de leur carrière, 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail ; 9 % déclarent avoir déjà eu un rapport sexuel forcé ou non désiré avec une personne de leur milieu professionnel ; 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour sur un lieu de travail.
Assez !
Ces violences, massives, ne sont pas une fatalité. Elles résultent de l'inaction des pouvoirs publics et des employeurs : 80 % d'entre eux n'ont pas mis en place de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles, alors même qu'il s'agit d'une obligation légale ! Et quand ils existent, la plupart de ces plans de prévention sont des coquilles vides.
Le travail est un espace propice aux violences sexistes et sexuelles (VSST) car c'est un lieu de rapports de force et de domination, qui se trouvent exacerbés du fait que l'emploi conditionne l'accès à l'autonomie financière et à l'émancipation des femmes. Les plaintes qui visent Patrick Bruel aujourd'hui concernent des faits qui ont quasi tous eu lieu au travail.
Une loi-cadre pour des mesures réellement efficaces
La CGT a intégré la Coalition féministe et enfantiste pour une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles dès son lancement fin 2024 pour amplifier la lutte contre les violences sexuelles et notamment les VSST. Dans ce texte, nous portons plusieurs mesures urgentes pour éradiquer les violences au travail :
- sanctionner les entreprises et les administrations qui n'ont pas de plan de prévention des violences sexistes et sexuelles et de procédure type efficace de signalement/traitement/accompagnement/sanction/réparation en cas de VSST ;
- donner aux représentant·es des salarié·es qui sont référent·es violences dans les entreprises les moyens d'agir (heures de délégation dédiées, formation obligatoire, prérogatives bien définies) et mettre effectivement en place des référent·es VSS dans le secteur public ;
- étendre les prérogatives des conseiller·es du ou de la salarié·e pour leur permettre d'intervenir non plus uniquement en cas de procédure de licenciement mais aussi quand se produisent des violences sexuelles ;
- mettre en place des jours de congé rémunérés pour effectuer toutes les démarches nécessaires en lien avec les violences subies au travail ou hors travail, notamment dans le cadre conjugal ou intrafamilial ;
- recruter 2000 inspecteur·ices du travail et leur octroyer le nécessaire pour être formé·es spécifiquement à la lutte contre les VSST.
Tou·tes mobilisé·es contre les VSST
La CGT se mobilise dans les rassemblements qui ont lieu partout en France depuis le viol et le meurtre le Lyhanna, pour marquer sa volonté, aux côtés des associations féministes et enfantistes, d'obtenir des pouvoirs publics une action déterminée et proportionnée contre les violences sexuelles subies à tous les âges de la vie et dans tous les espaces, notamment au travail.
Les professionnel·les qui ont pour mission de prévenir, protéger, accompagner, réparer, sanctionner, réinsérer tirent la sonnette d'alarme depuis des années : elles et ils n'ont pas les moyens de bien travailler. Il est grand temps d'y remédier.Assez de larmes de crocodile et de paroles en l'air ; nous exigeons des actes forts, à la hauteur de l'enjeu : une société affranchie des violences sexistes et sexuelles qui attentent à la dignité humaine et détruisent tant de vies. Faisons entendre nos voix !
Retrouvez ⤵️
- les propositions que porte la CGT au sein de la Coalition féministe et enfantiste contre les violences sexuelles et la pétition qui a déjà recueilli 320000 signatures sur www.loi-integrale.fr
- les actualités autour de la mobilisation sur www.egalite-professionnelle.cgt.fr


