Accueil > Confédération & Fédération > Confédération > Union Fédérale des Syndicats de l’Etat - CGT
UFSE-CGT
Articles
-
Soutien à Pierre et Benoît ! L’inspection du travail en Isère doit être défendue, pas bâillonnée
3 juillet, par baille
La CGT soutient et exprime toute sa solidarité à Pierre et Benoît, Inspecteurs du travail au sein de la DDETS – Direction départementale de l'Emploi, du Travail et des Solidarité – de l'Isère, menacés de sanctions disciplinaires, après avoir été mis en cause dans le cadre d'une plainte pénale délirante de leur direction, classée sans suite.
Que leur est-il reproché ? Leur engagement sans faille en défense des droits des travailleur.ses, en tant qu'inspecteurs de travail et en défense des conditions de travail de leurs collègues en tant que représentants syndicaux !
Alors que les conditions de travail au sein de la DDETS 38 étaient devenues délétères, les alertes se sont multipliées, tant syndicales que dans le cadre des instances de représentations des agent.es. Plutôt que de prendre les mesures d'urgence qui s'imposaient – recrutements pour pourvoir les postes durablement vacants, arrêt des pratiques managériales harcelantes, notamment – la direction locale a préféré allumer un contre-feu et attaquer nos camarades au pénal, en rédigeant un rapport pour des faits supposés de … harcèlement ! Le monde à l'envers !
Nos camarades ont été convoqués au lendemain du 1er mai, alors qu'ils avaient été pleinement mobilisés sur des actions de contrôle pour assurer le respect des règles particulières de ce jour « super-férié », malgré les embûches, tant du côté du gouvernement Lecornu qui a encouragé les patrons à enfreindre les règles que du côté de la hiérarchie locale qui a tenté de s'opposer aux contrôles prévus. Questionnés pendant plusieurs heures, ils ont donné aux enquêteurs tous les éléments de contexte que l'administration avait bien entendu omis de mentionner dans son signalement. Et la réponse pénale n'a pas tardé : classement sans suite !
La notification du classement sans suite permet d'apprendre qu'il est également « reproché » aux deux inspecteurs du travail de s'être opposés, avec de nombreux autres collègues, à une tentative de leur direction d'associer les agent.es de l'inspection du travail à une opération « place nette », soit une opération de lutte contre le narcotrafic. L'inspection du travail a comme unique fonction la défense des droits des travailleur.ses ! Elle n'a en aucun cas à être détournée de ses missions, ni instrumentalisée, à des fins politiques ou pour plaire à un Ministre de l'Intérieur de passage dans le département !
Plutôt que d'admettre son erreur et d'œuvrer pour rétablir, pour toutes et tous, des conditions normales et sereines de travail, le ministère du travail décide de poursuivre l'attaque contre les deux inspecteurs du travail en changeant de terrain et en se plaçant sur le terrain disciplinaire. Pierre et Benoît sont convoqués en CAP disciplinaire et risquent une lourde sanction. C'est tout simplement odieux !
L'inspection du travail a vu fondre ses effectifs de près d'un quart au cours des 15 dernières années – il reste moins de 1800 agent.es de contrôle pour 21 millions de salarié.es – et elle fait l'objet d'attaques régulières, à l'image des attaques contre les droits des travailleur.ses. Les accidents du travail graves et mortels n'ont d'ailleurs jamais été aussi fréquents, ce qui n'est ni le fruit du hasard, ni une fatalité. Il est donc urgent, non pas de sanctionner des agents, mais de défendre l'inspection du travail et, avec elle, les agent.es qui la portent à bout de bras, malgré les obstacles, avec courage et ténacité !
Cette procédure scandaleuse s'inscrit dans un contexte global de montée de la répression antisyndicale dans les entreprises et administrations. Alors que les libertés syndicales sont fortement mises en cause, ce qui constitue une atteinte grave à notre démocratie, la CGT exige l'abandon immédiat des procédures disciplinaires contre Pierre et Benoît. Elle demande des effectifs, des moyens et un plan d'urgence, à la hauteur des besoins, pour ce service public essentiel qu'est l'inspection du travail.
Montreuil, le 02 juillet 2026.
>> Communiqué CGT, UFSE, USTEFP, UD 38 en téléchargement
_______
-
Sophie Binet était l’invitée du 8.30 France info ce vendredi 3 juillet
3 juillet, par bailleSophie Binet, secrétaire générale de la CGT, était l'invitée du "8h30 franceinfo", vendredi 03 juillet 2026. Canicule, protection des salariés, présidentielle... Elle répondait aux questions de Benjamin Fontaine et Myriam Encaoua.
-
Préavis de grève CGT des chancelleries & services judiciaires du 6 juillet au 30 septembre 2026
3 juillet, par bailleMontreuil, le 2 juillet 2026.
Monsieur le ministre,
Suite à vos multiples interventions dénigrantes dans la presse dans le cadre de l'affaire Lyhanna, et face au silence assourdissant de la direction des services judiciaires et de l'administration centrale, nombre de personnels se sont sentis humiliés et rabaissés.
Nous affirmons à nouveau que les nombreuses réformes, les priorités imposées sans moyen de les assurer sont bien à l'origine de ce drame.
S'ajoutant à une surcharge de travail chronique, nos collègues ont reçu des injonctions à reprendre dans l'urgence des milliers de procédure, se confrontant de manière particulièrement aiguë aux limites des logiciels archaïques et défaillants.
Aujourd'hui, non seulement les moyens ne sont toujours pas là, mais plus que jamais, face à l'absence de soutien à tous les niveaux, les collègues travaillent avec la peur de commettre des erreurs.
Rappelons à nouveau que le service public de la Justice ne tient que grâce à l'engagement sans faille de nos collègues, souvent au prix de leur santé et de leur vie personnelle.
C'est pourquoi la CGT revendique :
- une hausse des recrutements portant les effectifs à la hauteur de la moyenne européenne ;
- le respect absolu des textes sur le temps de travail et du télétravail ;
- l'augmentation a minima de 10% de tous les traitements pour les fonctionnaires et contractuels.
Notre préavis de grève couvre les agents des services judiciaires, de l'administration centrale du ministère de la Justice et des services déconcentrés, afin qu'ils se mobilisent à tout moment pour faire entendre leurs exigences.
En l'application de l'article susvisé nous sommes à votre disposition pour négocier.
Veuillez agréer, Monsieur le garde des sceaux, l'expression de ma parfaite considération.
P/ la CGT des chancelleries & services judiciaires
Cyril PAPON,
Secrétaire général. -
RIPOST : les masques tombent ! (Communiqué CGT des Douanes)
3 juillet, par bailleLe 24 juin, la commission des lois de l'Assemblée Nationale s'est réunie pour étudier les amendements portés au projet de loi RIPOST et plus particulièrement l'article 9.
Voir la vidéo à partir de 2h32 les échanges sur l'article 9
https://videos.assemblee-nationale.fr/video.19225975_6a3bcf6d4dc41.commission-des-lois—reponses-immediates-aux-phenomenes-troublant-l-ordre-public-la-securite-et-la-24-juin-2026De nombreux amendements de suppression de cet article 9 ont été déposés par tous les partis de gauche, ceux qui par ailleurs ont souhaité nous rencontrer pour comprendre les enjeux.
A cette occasion le député PS VICOT a rappelé l'audition des professionnels des douanes (syndicats et DG) précisant que tous les syndicats s'y étaient opposés de manière unanime et que seul le directeur général des douanes s'était dit favorable à l'adoption de l'article 9. Ces propos ont d'ailleurs été confirmés par M ALBERTINI, député Horizon et rapporteur de la commission des lois.
Il est également à noter que si le ministre de l'intérieur NUNEZ était présent, notre ministre AMIEL avait quand à lui probablement piscine ou quelques autres activités importantes à son bien-être.
Nous avons dans un précédent article parlé de trahison, nous considérons aujourd'hui que le directeur général se fait le fossoyeur de notre Administration :
- Le fossoyeur de nos missions et de notre cartographie. En effet si nos missions sont pour partie réalisées par les gendarmes et les policiers comment pourrait-on croire à avenir un radieux ? Le risque d'invisibilisation de notre Administration est bien réel.
- Le fossoyeur du dialogue social car il ne peut plus après cet épisode avoir la moindre légitimité vis à vis des organisations syndicales qu'il n'a cessé de trahir. C'est pourtant bien lui qui nous avait appelé à l'aide le 27/03/26 pour tenter de convaincre les parlementaires des risques que présentait ce projet de loi pour la Douane.
Duplicité ? Cynisme ? Probablement un peu des deux mais on est en droit de constater que la loyauté de nos directeurs généraux, quand ils ne sont pas issus de la douane, va beaucoup plus vers les gens qui les ont placés que vers l'Administration dont ils ont la charge.
Quant au mécanisme de coordination (SIC) évoqué par le ministre NUNEZ, il sera établi par décret. Encore une fois quand on connaît le rapport de force entre le ministère des finances et celui de l'intérieur on peut légitimement craindre que les arbitrages nous soient encore une fois très largement défavorables.
Les effets néfastes et pernicieux ne tarderont pas à pourrir le quotidien de nos services et il est à craindre que la prétendue coopération se transforme , au mieux en concurrence, au pire en vassalisation.
Manifestement la DGDDI, qui loue régulièrement l'engagement de ses agents, en manque cruellement dès lors qu'il s'agit de les défendre. Elle préfère pratiquer l'abandon en rase campagne.
Espérons que les annonces du Ministre cet après-midi à 15h (nouvelle tombée en fin de matinée par des journalistes), à défaut de nous rassurer sur nos missions, confirmeront les promesses de créations d'emplois faites sous la pression de l'intersyndicale des douanes...
Lire également :
>> Communiqué CGT Douanes « 545 créations d'emplois nets viennent d'être annoncés pour la Douane »
-
NRP 2 : non à la nouvelle destruction du réseau (Communiqué CGT Finances publiques)
2 juillet, par bailleNouvelle taille à la hache, la DG veut fermer ou déplacer plus de 360 services !
La CGT Finances Publiques avait senti le vent tourner dès février 2026 avec la mise en place de tous les éléments techniques nécessaires à la réalisation d'un NRP2 très brutal.
Dans certaines directions comme le 75, le NRP ne s'est d'ailleurs jamais arrêté.
Comme d'habitude, la direction générale avait nié préparer une nouvelle réforme alors qu'elle était prise les 2 mains dedans !
Mais la fiche 7 des documents du CSAR du 2 juillet « informe » sans possibilité d'avis les représentants du personnel des perspectives d'adaptation du réseau territorial de la DGFIP.
Aux Finances publiques, la DG appelle cette mauvaise comédie « associer les représentants du personnel tout au long des opérations »
Sauf que les retours de terrain – présentation du plan déjà ficelé pour septembre 2027 avec accord des préfectures – montrent que tout était déjà prêt et probablement depuis fin 2025.
La fiche présentée aux organisations syndicales est indigente et mensongère au regard des enjeux.
C'est une insulte à l'implication professionnelle des agentes et agents.
L'annonce des fermetures est volontairement vague et imprécise et met en avant le chiffre de 130 fermetures. Mais ce n'est que pour l'année 2027 ! En fin de paragraphe, on apprend que 360 services seront touchés : quasiment un quart des structures actuelles
Certaines directions comme le Pas de Calais ont déjà annoncé les détails : dès 2027 11 opérations vont avoir lieu : fermeture d'un SIP, deux SIE, 2 SGC , une antenne PCRP, transfert de 5 parties hospitalières d'un SGC vers une trésorerie hospitalière sans savoir ce qu'il adviendra en 2028/2029/2030.
- Nous exigeons que la direction générale communique dès aujourd'hui et sur tout le territoire les réorganisations validées par les préfets.
- Nous exigeons que la direction générale communique l'ensemble des « adaptations du réseau » envisagées « à horizon 2030 » et, qu'a minima, elle sursoit à toute restructuration jusqu'aux élections du printemps prochain !
- Mais avant tout, nous exigeons l'arrêt immédiat de ce nouveau NRP !
Dire que les points de contacts seront maintenus, ce n'est pas vrai : le décompte inclut les coquilles vides appelées maisons France service alors que le réseau de la DGFiP se réduit comme peau de chagrin.
Dire que les usagers sont satisfaits, ce n'est pas vrai : le baromètre Delouvrier que site l'administration est un « instrument pour stimuler la modernisation de l'action publique et sert à l'identification de lignes d'actions pour les administrations ».
Ce n'est pas un indicateur, c'est un « think tank ».
Dire qu'il y aura « un accompagnement RH spécifique pour les personnels concernés », ce n'est pas vrai : la mise en place du nouveau système de comptage des emplois contourne les garanties des agents et les mets à disposition de l'administration
Avec la constitution de pools « fongibles » par métier rien n'est certain concernant le versement d'une prime PRS aux agents qui seront déplacés de force sans tenir compte de leurs désidératas.
« Un ajustement » qui serait « limité » pour « permettre aux directions d'adapter leur organisation à la réalité du terrain là où c'est nécessaire, ce n'est pas vrai : aucun mot sur les missions et leurs conditions d'accomplissement. Seul compte le taux de décroché, qu'importe la qualité de la réponse.
Avec le NRP2, la direction générale acte la destruction des services public accessibles à tous voulu par le gouvernement.
Elle acte la plateformisation des missions, la multiplication des services usines comme les centres de contacts, services d'appui et autres services déportés.
Elle acte la mécanisation du travail, traite ses agents comme des pions qu'elle peut déplacer sans leur demander leur avis d'un bout à l'autre d'un département ou même plus loin.
Les agents suffoquent dans des bâtiments inadapté ? La solution de la DG : la circulaire Borne pour les entasser dans des surfaces réduites !
-* Des agents se suicident en raison d'un management délétère, d'objectifs délirants et de conditions de travail qui se dégradent : la solution de la DG ? Le NRP2 !
- La DG détruit le service public, la DGFiP est directement responsable du malaise et de la souffrance au travail des agentes et agents !
- La CGT Finances Publiques exige l'arrêt immédiat de ces nouvelles opérations de destruction de la DGFiP qui affaibliront encore les services et ses agents.
- La CGT Finances Publiques s'emploiera à construire dès aujourd'hui, la mobilisation des collègues dans l'unité la plus large possible, en lien avec la population et les élus.
Montreuil, le 30 juin 2026.
