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FERC-CGT
Articles
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Préavis FERC - novembre 2026
22 octobre, par Lucas — Préavis, Rémunérations, Société, Précarités
Mesdames, Messieurs les Ministres,
La FERC-CGT dépose un préavis de grève dans le cadre de la mobilisation nationale interprofessionnelle du 5 novembre 2026 ainsi que pour l'ensemble du mois de novembre. Ce préavis est destiné à couvrir toutes les mobilisations locales et nationales du 1er au 30 novembre 2026.
La FERC-CGT condamne sans réserve l'attitude de mépris du gouvernement face à la mobilisation massive de la jeunesse, des agent·es de la Fonction publique et de l'ensemble du monde du travail. Face aux revendications légitimes, le gouvernement n'a trouvé d'autres moyens que d'opposer une répression démesurée et dangereuse. Alors que les jeunes et les travailleur·ses sont dans la rue, le gouvernement Lecornu, main dans la main avec le patronat, prévoit 54 milliards d'économies sur le dos des services publics, refusant la perspective d'un avenir décent pour la jeunesse ou le droit à un salaire et une retraite digne pour les salarié·es. La FERC-CGT dénonce ainsi avec force cette nouvelle offensive inacceptable à l'encontre de nos services publics, de notre système de santé, mais aussi contre les agences et opérateurs de l'État indispensables au bon fonctionnement de toute la société. La FERC-CGT souligne aussi avec inquiétude la gravité immense des atteintes au droit de manifester librement, au droit constitutionnel de grève, ainsi que la criminalisation toujours plus grande des libertés syndicales.
La FERC-CGT revendique toujours l'abrogation définitive de la contre-réforme des retraites, l'augmentation générale des salaires, du point d'indice et des pensions, ainsi que leur indexation sur les prix. Nous réclamons également des mesures concrètes pour gagner l'égalité réelle entre les femmes et les hommes. De même, la FERC-CGT exige l'abrogation de Parcoursup et de la loi ORE, la création de postes de personnels dans l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche publique. Aussi, des moyens financiers d'ampleur doivent être mobilisés afin de mettre en œuvre un plan de rénovation d'urgence du bâti public, soutenir l'activité des personnels dans les CROUS et continuer à défendre les missions essentielles de l'AFPA.
Nous exigeons l'arrêt définitif des politiques d'austérité et la mise en œuvre de réelles mesures de justice sociale, fiscale et environnementale. Ces politiques passent inévitablement par l'allocation de moyens humains et financiers pérennes pour l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche, la formation professionnelle, le sport et la vie associative. Assurer la pérennité de ces secteurs est la condition indispensable pour répondre aux besoins de la jeunesse et de l'ensemble des usager·es de nos services publics.
Ce préavis concerne toutes et tous les personnels de nos secteurs. Il doit leur permettre de mener à bien toute action revendicative s'inscrivant dans le cadre des différentes journées d'action locales et/ou nationales, et de participer aux mobilisations prévues.
Recevez, Mesdames, Messieurs les Ministres, l'expression de notre considération distinguée.
Montreuil,
Le 22 octobre 2026 -
5 novembre : amplifier les grèves pour gagner !
21 octobre, par Lucas — Education, Animation et éducation populaire, Enseignement Supérieur et Recherche, Rémunérations, Société, Précarités, Communiqués, une
Depuis le 29 septembre, les mouvements sociaux se sont démultipliés. Agent·es de la Fonction publique, lycéen·nes, étudiant·es, retraité·es, salarié·es de l'industrie, des services et du commerce, de l'associatif revendiquent des hausses de salaires et de pensions, des moyens pour les services publics, le développement de l'emploi stable et qualifié…
Un point commun : la remise en cause de la répartition des richesses produites par le monde du travail et dont la majorité ne sert l'intérêt que d'une caste de privilégié·es, les grandes entreprises, les ultra-riches et leurs dividendes (61 milliards d'euros ces 6 premiers mois pour le CAC 40).
À cela, le gouvernement n'apporte que deux réponses !
1/ Des projets de budgets de l'État et de la Sécurité sociale 2027, qui feront une nouvelle fois payer les salarié·es, les retraité·es, et les malades. Alors même que beaucoup d'entre nous doivent choisir entre faire le plein de carburant ou faire ses courses, le budget Lecornu prévoit 54 milliards d'efforts budgétaires qui pèseront directement sur les budgets des familles et sur les services publics déjà exsangues. C'est la réduction des recettes organisée, avec la baisse de la taxe exceptionnelle sur les hauts revenus de 7 à 5 milliards et de nouveaux cadeaux aux grands groupes. Alors que les entreprises bénéficient de milliards d'aides publiques, des milliers d'emplois sont supprimés. Cet argent doit servir à maintenir et créer des emplois de qualité et qualifiés, relocaliser notre industrie et investir dans la transition écologique, et pas à réaliser des licenciements boursiers !
2/ Une répression totalement démesurée, notamment sur le mouvement de jeunesse pour créer un climat de peur et étouffer les revendications légitimes : emploi d'armes disproportionnées qui entrainent de multiples mutilations, nassages et gazages de manifestant·es pacifiques pour empêcher la tenue de mobilisations, atteinte à l'intégrité de responsables syndicaux·ales, etc.
Par son refus obstiné de répondre aux revendications portées massivement de manière pacifique, c'est le gouvernement qui porte la responsabilité politique de la montée des violences observées ces derniers jours.
Malgré cette répression, les manifestations font le plein et démontrent la force de ce mouvement. Comme syndicalistes, nous savons que pour gagner il faut aussi que la grève soit massive. À nous de convaincre nos collègues que la grève, qui est un droit constitutionnel, est un moyen nécessaire dans la mobilisation en cours. Le 5 novembre soyons tous et toutes en grève !
Il y a urgence à répondre aux revendications !
Sur les salaires !
• Augmenter le Smic, le point d'indice dans la Fonction publique (rattrapage de 400 €, rénovation des grilles statutaires, indexation sur l'inflation), les pensions et les minima sociaux et indexer les salaires et les prestations sociales sur les prix.
• Ouvrir de véritables NAO - négociations annuelles obligatoires - anticipées dans le privé et, notamment, à l'AFPA (perte de 24 % de pouvoir d'achat en 10 ans au regard de l'inflation) et dans les associations d'éducation populaire (depuis 2024, elles ont perdu 2,2 milliards d'euros de financements publics, et près d'une association sur deux déclare réduire sa masse salariale cette année).
• Gagner l'égalité salariale entre les femmes et les hommes.Pour les services publics !
• Créer des postes de personnels enseignants pour garantir la baisse des effectifs par classe, de véritables remplacements pour garantir le maintien des enseignements.
• Créer des postes de titulaires pour répondre aux besoins de l'Enseignement supérieur et la Recherche publics et résorber la précarité.
• Rappeler l'ensemble des personnels non-titulaires non renouvelés et les titulariser toutes et tous sans condition de concours ni de nationalité.
• Créer des postes de personnels de vie scolaire, administratifs, de service santé- social, AESH …, y compris pour mettre en application la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
• Exiger des moyens financiers et en postes pour les CROUS pour le repas à 1€.
• Abroger Parcoursup.
• Abroger les droits différenciés pour les étudiant·es extra-communautaires.
• Mettre en œuvre un plan d'urgence pour rénover l'ensemble du bâti public.Pour la défense de l'emploi !
• Créer un statut Fonction publique pour les AESH et les AEd.
• Maintenir des financements pluriannuels garantissant des moyens humains et matériels suffisants dans les associations.
• Continuer à défendre l'AFPA, ses missions, ses centres et ses emplois, alors que la direction a fait le choix d'un nouveau plan de licenciement.La FERC CGT appelle à poursuivre la mobilisation pacifique avec les jeunes, à mettre partout en débat les conditions de la construction du rapport de force pour gagner sur les revendications, à travailler la question de la grève sur tous les lieux de travail afin de préparer une journée intersyndicale de grève et de manifestation interprofessionnelle massive le 5 novembre.
Montreuil, le 20 octobre 2026
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Une première mobilisation réussie pour les salaires de la fonction publique !
16 octobre, par Lucas — Société, Rémunérations, Précarités
Le 29 septembre, l'intersyndicale de la fonction publique appelait à la grève, en particulier pour revendiquer l'augmentation des salaires.
Depuis des années les budgets d'austérité mettent à mal les services publics et gèlent le point d'indice qui permet de calculer les salaires des agent•es. Nous le dénonçons souvent, mais peut-être que nous n'en détaillons pas assez les impacts. Pour convaincre vos collègues de l'injustice subie il faut aller dans le détail.
Le pouvoir d'achat des fonctionnaires et des non-titulaires s'effondre du fait notamment du gel pluriannuel de la valeur du point d'indice, de l'arrêt du versement de la GIPA ou encore du jour de carence et de la baisse de 10 % de la rémunération versée aux agent•es qui sont en congé maladie ordinaire…
En 25 ans, le point d'indice a perdu 30 % de sa valeur ! La smicardisation frappe comme jamais la fonction publique ! Pour être au niveau du Smic, 862 000 agent•es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle depuis le 1er juin 2026 (dernière revalorisation du SMIC). Elles et ils étaient 356 000 avant cette date. Cela démontre le décrochage de nos salaires par rapport à l'inflation ! Les illustrations de cet article vous permettent de voir l'ampleur des pertes tous les mois. Vous pouvez aussi utiliser le simulateur en ligne. (voir QR code).
La difficulté pour convaincre nos collègues de se mettre en grève c'est de démontrer qu'il y a de l'argent dans ce pays pour augmenter nos salaires. Les 500 plus grandes fortunes françaises sont passées d'environ 200 milliards d'euros en 2010 à… 1 200 milliards en 2025 ! Les grandes entreprises font leur loi : 211 milliards d'euros d'aides publiques sont versés chaque année aux entreprises, sans contrôle ni contreparties sur les salaires, l'emploi ou l'investissement ou l'écologie.
On nous parle de dette de l'État en agitant le chiffre d'une augmentation de 5 000 € / seconde, mais les 211 milliards d'aides aux entreprises coûtent 6 700 € / seconde. De l'argent il y en a : le PIB continue de croître et le problème ne vient pas des dépenses sociales, utiles, mais des recettes dont on se prive avec les cadeaux aux plus fortunés et aux grandes entreprises !
Le 29 septembre était une première étape ! Avec nos collègues, dénonçons nos salaires qui sont au plus bas et faisons-nous entendre par le gouvernement qui présentera bientôt son budget pour 2027.
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Branche ÉCLAT : une rentrée sous tension sur les salaires et les conditions de travail
16 octobre, par Lucas — Animation et éducation populaire, Rémunérations, Précarités, CGT Educ'Pop' ECLAT, UGS MJC CGT
La rentrée 2026 s'ouvre dans un contexte particulièrement tendu dans la branche ÉCLAT. Alors que plus de 260 000 salarié·es travaillent chaque jour dans l'animation, l'éducation populaire, la culture, le sport, l'environnement et le développement local, les négociations salariales ne permettent toujours pas de répondre à la dégradation de notre pouvoir d'achat. Nos métiers sont pourtant essentiels au fonctionnement de nombreuses structures et à l'accompagnement des enfants, des jeunes, des familles et des populations sur l'ensemble des territoires.
Le constat est aujourd'hui difficilement acceptable. Le coût de la vie continue d'augmenter et pèse directement sur les salarié·es : alimentation, logement, énergie, transports… Dans le même temps, les employeurs refusent toute véritable revalorisation des salaires. La dernière négociation salariale nationale s'est ainsi soldée par une proposition de 0 euro d'augmentation. Pour la CGT, cette situation traduit un véritable manque de reconnaissance du travail réalisé quotidiennement par les professionnel·les de la branche.
Cette situation est d'autant plus préoccupante que le gel des rémunérations conduit à un écrasement progressif de la grille salariale. Avec les évolutions successives du SMIC, certains niveaux de rémunération de la branche se retrouvent désormais sous le salaire minimum. Il n'est pas acceptable que des salarié·es puissent travailler avec une rémunération conventionnelle inférieure au SMIC. Cette situation fragilise encore davantage l'attractivité de nos métiers et la reconnaissance des qualifications, de l'expérience et des responsabilités.
Une démarche intersyndicale pour porter nos revendications
Face à cette situation, la CGT poursuit son travail avec les organisations syndicales Solidaires, UNSA, Force Ouvrière et CFDT au sein de l'intersyndicale de la branche ÉCLAT. Cette démarche commune permet de porter collectivement les revendications des salarié·es et de faire pression sur les employeurs afin d'obtenir de véritables avancées.
L'intersyndicale demande notamment une revalorisation immédiate de 5 % des salaires, ainsi qu'une limitation du temps de travail annualisé à 1 526 heures maximum. Elle revendique également une sixième semaine de congés payés, la reconnaissance et la rémunération des temps de trajet professionnels, la fin des remises en cause visant les salarié·es à temps partiel et la mise en place d'un congé menstruel spécifique.
Au-delà des négociations salariales, la question du financement de nos secteurs est également centrale. Les structures de l'animation et de l'éducation populaire ne peuvent pas continuer à absorber les contraintes budgétaires par une dégradation des conditions de travail et une stagnation des salaires. L'intersyndicale demande donc à l'État, aux collectivités et aux financeurs publics d'assumer leurs responsabilités et de garantir des financements à la hauteur des besoins.La CGT Educ'pop reste mobilisée
Cette rentrée sera donc particulièrement importante. Les employeurs doivent comprendre que les salarié·es ne peuvent plus être considérés comme une variable d'ajustement. La reconnaissance de nos métiers passe nécessairement par des salaires permettant de vivre dignement, de meilleures conditions de travail et des moyens adaptés aux missions qui nous sont confiées.
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Rentrée 2026, toutes les raisons de se mobiliser dans l’Éducation nationale
16 octobre, par Lucas — Education, CGT Educ'Action - UNSEN, Précarités
Personnels, élèves et familles effectuent leur rentrée dans un contexte de crise systémique de l'Éducation nationale.
L'institution, en l'espace de quelques mois, a démontré son impréparation et son incapacité à protéger personnels et usager·ères lors de la canicule de juin et face à une cyberattaque qui a eu pour conséquences des vols de données massives ainsi qu'une paralysie des outils informatiques en amont de la rentrée, désorganisant en grande partie la rentrée (complètement dans les académies de Nantes et Toulouse).
Face à la canicule de juin, malgré les alertes syndicales depuis des années, les personnels ont eu l'impression de revivre les errements de Jean-Michel Blanquer lors du covid : un Ministre qui explique que tout est prêt et qui refuse de produire des consignes nationales, laissant les équipes sur le terrain gérer comme elles le peuvent au gré des décisions arbitraires de leur rectorat.
Et que dire de la faiblesse de l'investissement politique et financier de ce ministère pour sécuriser des outils informatiques vieillissants tout en poussant toujours un peu plus la dématérialisation ?
Cette rentrée est également celle d'un vaste plan social pour les enseignant·es contractuel·les qui sont massivement non renouvelés au prétexte d'un afflux plus important que prévu de lauréat·es du concours nommés fonctionnaires stagiaires devant élèves et de la suppression de 3256 postes. Encore une fois, le ministère démontre son mépris pour des personnels qui sont parfois « remerciés » après 5 années de bons et loyaux services, à un an de la CDIsation.
Mépris aussi du Service public d'éducation quant de nombreux élèves continuent de se retrouver sans enseignant·es à la rentrée faute de remplaçant·es titulaires.
Que dire également de la gestion déshumanisée des AESH, dont on refuse toujours de reconnaître le caractère pérenne et l'investissement par la création d'un corps de la Fonction publique et qui subissent une énième réorganisation avec la généralisation sans bilan des PAS. Beaucoup d'entre elles sont contraintes de quitter l'Éducation nationale en refusant de signer un avenant à leur contrat modifiant leur zone d'affectation.
C'est un investissement massif dont a besoin le Service public d'éducation : utiliser la baisse démographique pour diminuer massivement le nombre d'élèves par classe et les moyens de remplacement, investir dans l'adaptation du bâti en l'isolant mais aussi dans la transformation écologique via les cantines, les modes de chauffage et la végétalisation, investir dans des outils informatiques qui améliorent leur sécurité et les conditions de travail ce celles et ceux qui les utilisent.
Et bien sûr, augmenter massivement le traitement indiciaire pour rendre les métiers attractifs.
C'est par la mobilisation, dont la grève du 29 septembre dans la Fonction publique est la première étape, que nous pourrons obtenir une autre politique.





