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FERC-CGT
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CONGRÈS DE LA CGTR ÉDUC’ACTION - LA RÉUNION
16 juillet, par Lucas — International, Formation syndicale
La FERC sup et la CGT Educ'action ont répondu bien volontiers à l'invitation des camarades de la Réunion pour participer à leur Congrès mais aussi pour dispenser des formations dans l'Education nationale et dans le Supérieur.
Ce congrès de la CGTR Éduc'action avait une importance toute particulière dans l'histoire du syndicat puisqu'il devait acter une nouvelle structuration devenue nécessaire avec la montée en puissance de la syndicalisation dans le Supérieur.
Après les échanges sur le rapport d'activité et document d'orientation, les congressistes ont élu la direction avec Joel De Palmas comme secrétaire général et un bureau en partie renouvelé.
Les congressistes se sont aussi prononcé·es sur la création de la CGTR Éduc'action Sup. Ce nouveau syndicat est le reflet d'une activité militante dans l'enseignement supérieur qui, certes récente, se confirme au fil du temps. Rachel Mariamon, qui est en charge de cette activité au sein de l'organisation depuis longtemps, a été élue secrétaire générale.
L'activité CGT est particulièrement ardue à mener à l'université de la Réunion, dont les personnels ont dû affronter une gestion calamiteuse ces dernières années par un président qui, chose rarissime dans le milieu universitaire, a été condamné en 2024 par le CNESER (conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche) à un an de suspension pour harcèlement moral. Les pressions exercées ont instauré un climat délétère dont les personnels peinent encore aujourd'hui à se défaire. Les camarades devront employer toute leur énergie à amener les collègues à relever enfin la tête et défendre leurs droits.
Les congressistes ont dû aussi se prononcer sur la création de la FFE-CGTR, une fédération qui, dotée là encore d'une nouvelle direction avec Joel de Palmas comme secrétaire général, se met en ordre de bataille pour impulser le travail fédéral dans le champ de l'Éducation au sens large.
Durant ce congrès, il a été question bien sûr des élections professionnelles ; et dans la perspective de faire connaitre au mieux nos revendications, nos camarades ont organisé plusieurs sessions de formation. Dans le Supérieur, il s'agissait de former et armer les nouveaux et nouvelles militant·es afin de développer l'activité : droits des salarié·es, santé au travail, fonctionnement et animation d'un syndicat.
Dans l'Éducation nationale où la CGTR est implantée depuis plus longtemps, 2 types de formations ont été dispensés : l'une pour les collègues du 1er degré, l'autre sur Santé et conditions de travail. Les participant·es ont pu échanger sur la dégradation de leurs conditions de travail et le manque de reconnaissance du métier par l'Institution.
Ces 2 formations ont connu un véritable succès (de 60 à 150 participant·es selon les formations) avec, à la clé, des nouvelles syndicalisations à l'issue de ces journées.
Dans le Supérieur, comme dans l'Éducation nationale, la participation à ces formations est de bon augure pour les élections professionnelles !
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UN PROJET MONDIAL DE LUTTE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS
16 juillet, par Lucas — Education, International, C'est chaud
L'Internationale de l'Éducation et ses affiliées participent à un programme contre le travail des enfants mis en œuvre par 15 syndicats de l'éducation dans 11 zones réparties établies au Burundi, en RDC, au Malawi, au Mali, en Ouganda, au Sénégal, au Togo et au Zimbabwe, qui a permis à plus de 5 700 enfants de retourner à l'école en 2024 et 2025.
Les enseignant·es et directions,d'école sont formé·es aux droits de l'enfant, à l'impact négatif du travail des enfants et à l'abandon des châtiments corporels. Le programme comprend également des campagnes de sensibilisation et la création de clubs de droits de l'enfant au sein des écoles situées dans les zones des projets syndicaux.
Les enseignant·es, les parents et le personnel de gestion scolaire partagent les informations et assurent le suivi des élèves qui ne sont pas à l'école.
Les élèves eux-mêmes jouent un rôle clé, comme l'explique un représentant de l'Association des enseignants du Zimbabwe : « Dans toutes les écoles, les enfants signalent désormais les cas de leurs pairs non scolarisé·es. Auparavant, les enfants ne dénonçaient que les abus. Aujourd'hui, ils et elles signalent aussi toute situation liée au travail des enfants. »
Dans tous les pays, le programme accorde une place importante à la dimension de genre et s'efforce de lever les obstacles spécifiques qui empêchent les filles d'accéder à l'éducation. Les filles sont particulièrement exposées aux mariages précoces et aux grossesses, qui les contraignent souvent à abandonner l'école. Beaucoup se retrouvent alors enfermées dans une situation de dépendance économique et dans une vie marquée par le travail domestique non rémunéré. L'ensemble des intervenant·es du projet agissent de concert pour prévenir les mariages d'enfants. Lorsqu'une fille en âge scolaire est identifiée comme étant mariée, les autorités communautaires interviennent pour annuler le mariage et faciliter son retour à l'école.
Par ailleurs, les jeunes mères sont encouragées et accompagnées pour poursuivre leur scolarité.L'amélioration des infrastructures sanitaires, la distribution de produits d'hygiène et la sensibilisation de l'ensemble de la communauté scolaire aux questions liées aux menstruations ont permis de réduire l'absentéisme qui y est associé.
Dans chacun des pays concernés, les zones libres de tout travail d'enfant produisent des résultats probants. Au Malawi, dans les communautés où le projet a été mis en œuvre, le taux moyen de fréquentation scolaire est passé de 68 % à 86 %, tandis que le taux d'abandon a diminué de 14 % à 5 % sur la même période.
Les inscriptions dans les zones ciblées ont augmenté de 20,6 % au Zimbabwe et de 27 % en Ouganda. De nombreuses écoles font également état d'une amélioration des résultats scolaires.
Au Burundi, par exemple, les écoles participantes ont enregistré un taux de réussite de 66,2 % pour l'année scolaire 2024-2025, contre 56,6 % au cours des deux années précédentes.
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CONFÉRENCE NATIONALE DES RETRAITÉ·ES DE LA CGT – EDUCATION
16 juillet, par Lucas — RetraitéE - continuité syndicale, CGT Educ'Action - UNSEN, UFRComme tous les retraité∙es de la CGT, ceux et celles de l'Education adhèrent à l'Union Fédérale, la FERC dans le cadre de l'Union Fédérale des retraité∙es, et sont aussi organisé∙es dans la Section Nationale des Retraité∙es de l'Education, la SNR avec ses 2000 adhérent∙es, ce qui permet d'être au plus près des camarades en retraite et en activité.
La conférence nationale a eu lieu du 5 au 7 mai au lac de DER dans la Marne dans les locaux de la FOL. Quatre demi – journées riches en débat avec la participation de 37 camarades, peu au regard du nombre de syndiqué∙es, mais ces journées nous ont permis de nous ressourcer, d'évoquer la situation internationale et nationale, ainsi que le rôle de la SNR et d'élire une CE, un bureau et un secrétariat.
Invité∙es : Manuel, secrétaire de l'UL de ST Dizier, Laurence Coppel de la CGT-Education, et Martine Salm de l'UFR -FERC. 14 camarades se sont excusé∙es dont Jacky Milaguet, co- secrétaire général qui nous a fait part de son regret de ne pouvoir être présent pour raisons de santé, et nous rappelle son attachement à la CGT et la nécessité de continuer les luttes.
Après le rapport d'actualité les interventions ont porté bien sûr sur la situation internationale gravissime, la dégradation des services publics, les difficultés de la population et de retraité∙es souvent en action, comme le 2 avril , malgré les difficultés, les attaques en France contre le 1 mai. La montée du racisme décomplexé-insultes contre le maire de ST Denis et le comportement des maires RN- est extrêmement préoccupant. Le thème de la Sécurité Sociale a largement occupé les débats et a été réaffirmé que la CGT doit défendre le 100%.
Des forces de résistance existent avec la CGT : formations pour lutter contre l'extrême droite ; dans le Cantal organisation des « croisades pour la sécu » ; mobilisation des lycéens contre un maire RN qui supprimer le local de la LDH ; création à Béziers d' un collectif anti- Ménard ; pétition CGT pour le 1 mai et contre la loi Yadan ; 8 mars revendicatif pour les droits des femmes, pour la paix et la solidarité internationale.
Remise en cause par un amendement lors du congrès national de Mai 2025, nous avons réaffirmé l'importance de la SNR pour maintenir les retraité.es à la CGT et travailler avec les actifs et actives à la continuité syndicale : expression régulière dans le journal PEF de la CGT – Education, envoi d'une lettre postale à l'ensemble des retraitables, formation à la demande de camarades de Clermont, formation animée par deux de nos camarades avec un power point qu'ils nous a été présenté pour utilisation dans les départements .
Une résolution a été rédigée et sera soumise aux camarades de la CE du syndicat National, du CNU et finalement au vote du prochain congrès national.
Votes : rapport d'activité : 6 abstentions (oubli d'envoi à tous les adhérent∙es (mea-culpa)
CE : 30 élu∙es
Bureau :10 pers
Secrétaire général : Pierre LavoisierSection Nationale Retraité∙es CGT- Education
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LA RETRAITE C’EST QUOI ? LE·LA RETRAITÉ·E C’EST QUI ?
16 juillet, par Lucas — RetraitéE - continuité syndicale, UFR
Définition : Action de se retirer de la vie active, d'abandonner ses fonctions ; état de quelqu'un qui a cessé ses activi-tés professionnelles et qui a droit à une pension.
Donc après avoir consacré sa vie à grandir, à étudier, à travailler, à, éventuellement, fonder une famille, à s'occuper de ses enfants, de sa famille, de ses parents, à consommer, à gagner tant bien que mal sa vie, à avoir cotisé, à avoir payé des impôts (et tant mieux si on en paie), on parvient à l'âge où d'autres vont cotiser pour nous.
Et là, tout dérape. On était des acteurs et on devient des fardeaux, des nantis à petites ou grosses retraites, égoïstes puisqu'on veut des revalorisations des pensions et qu'on ne veut rien céder sur les droits conquis et l'âge de départ.
Être à la retraite, cela devrait donc être de profiter, si c'est possible ; de pouvoir vivre une vie amicale, familiale, sociale, syndicale, bref de vivre sa vie et se consacrer à ce qui nous convient sans lien de subordination.
Être à la retraite, en fait c'est :
• Être accusé·e d'être nanti·e ?
• Ne pas vouloir céder sur l'âge de départ ?
• Ne pas vouloir céder sur le montant ?
• Coûter aux jeunes ?
• Être un poids ?Alors on fait quoi ?
• On se suicide ?
• On nous euthanasie ?
• On nous parque dans des mouroirs ?A quel âge :
• 70, 75, 80, ou à l'âge moyen de décès ?Réfléchissons plutôt à ce que sont les « vieux » et « vieilles » [1] :
• des grands parents,
• des nounous,
• des aidants,
• des entraineurs sportifs,
• des militants syndicaux,
• des membres associatifs…Mais aussi :
• des consommateurs,
• des contribuables que ne rechignent pas à payer leur quotepart, contrairement à certains,
• des membres à part entière d'une société.Cependant à la fin, parce que l'on sera trop vieux, nous risquons de finir dans un EPAHD indigne ou entre les mains d'auxiliaires de vie qui viendront, si tout va bien, deux fois par jour.
Attention « SOLEIL VERT » [2] pourrait ne pas être qu'un film de SF. Regardez-le.
Et vous les économistes, journalistes, intellectuels, politiques, réfléchissez ! Le vieux, la vieille ce n'est pas qu'un coût. C'est avant tout un être humain à qui il convient de rendre son statut.
Alors défendons le droit à une retraite décente sans faire culpabiliser celles et ceux qui peuvent la vivre sans qu'ils aient cette sensation très désagréable d'être de façon générale, un coût qui leur donnerait presque envie d'en finir.
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DÉFENDRE LA SÉCU
16 juillet, par Lucas — Sécurité sociale, UFR
« Chaque euro que la guerre retire des caisses publiques doit être compensé par 1 euro d'économies » [1], Roland Lescure, ministre de l'économie.
Arrêtons-nous sur la volonté de supprimer –au moins - 2 milliards € à la Sécu.
Comme le budget de cette conquête majeure est indépendant de celui de l'État en dépit des mesures de fiscalisation (CSG, Rocard 1991), le gouvernement entreprend de la priver de ressources. En particulier avec les exonérations de cotisations sociales (part dite patronale), rien moins que 80 milliards € en 2025, compensées, en partie seulement, par nos impôts, le reste creusant le déficit ainsi créé. Depuis 1992, le total cumulé de ce que le patronat n'a pas ainsi versé légalement à la Sécu dépasse les 1000 milliards d'euros constants 2025. Il réclame encore moins de ce qu'il appelle « charges », et les projets infâmes ne manquent pas pour soi-disant « augmenter les salaires » par la suppression des cotisations sociales.
On ne répètera jamais assez que les cotisations sociales sont du salaire mis en commun pour affronter solidairement la maternité, la famille, la maladie, les accidents du travail, l'invalidité, la retraite.
Le gouvernement se donne illégitimement le pouvoir de décider de dépenses de la Sécu avec les LFS [2] et par décrets, c'est-à-dire, en particulier, les remboursements des frais engagés par les malades.
Dans le décret du 17 avril ne prenons qu'un exemple : à partir du 1er octobre, pour les malades en ALD (affections de longue maladie, maladies graves comme cancer, diabète, etc.) les remboursements ne seront plus de 100% si le médecin prescrit un médicament jugé « peu efficace » par la CNAM ; critère ? Son coût évidemment, car les malades en ALD sont plus de 14 millions, dont un grand nombre à la retraite.
Les médias agitent l'aggravation du déficit prévisionnel de la Sécu de 4 milliards € qui passerait à 23 milliards en 2026. Pour pouvoir verser les prestations, la Commission européenne oblige la Sécu (et l'État) à emprunter sur les marchés financiers (et non à la Banque de France) avec des risques croissants de voir les taux croitre.
La Cour des comptes y voit le spectre d'une « dette sociale éternelle » et propose de s'en délester sur la Caisse d'amortissement de la dette sociale, la ligne CRDS prélevée sur les salaires et les pensions, 0,5% du brut.
L'aggravation des conditions de vie de la plus grande partie de la population est dramatique et on nous dit que ce n'est pas fini : « Force est de constater que, sous une forme ou sous une autre, cette guerre va durer » a déclaré Sébastien Lecornu le 21 mai.
Les médias s'inquiètent d'un climat social explosif dû au coût de la vie, au prix des carburants et au blocage des salaires. Alors, confédérer les luttes menées chaque jour pour l'augmentation des salaires et des pensions, pour des recrutements dans les hôpitaux, devant les entreprises qui ferment ou qui licencient, devant les écoles face aux fermetures de classes ?





