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FERC-CGT
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La jeunesse doit pouvoir se mobiliser, prenons nos responsabilités !
2 octobre, par Lucas — Communiqués, Education, Enseignement Supérieur et Recherche, Précarités, Société, une
Le mouvement de contestation des lycéen·es s'étend depuis plus d'une semaine et ne faiblit pas. Au contraire, c'est près d'un tiers des lycées qui se mobilisent sur tout le territoire, y compris des lycées privés, ce qui est inédit. C'est un mouvement très massif que nous pouvons qualifier d'historique, jamais autant de lycées ne se sont mobilisés. Depuis quelques jours, le mouvement s'étend aux universités et de plus en plus de campus sont bloqués.
Cette mobilisation s'appuie sur des revendications légitimes, marquées par une dégradation globale des conditions d'étude et de vie de la jeunesse. Les jeunes dénoncent en réalité les effets des multiples contre-réformes qui ont accentué le tri social à l'Éducation nationale et dans l'enseignement supérieur. L'échec patent de Parcoursup n'étant qu'une illustration parmi d'autres de ces reculs majeurs pour la jeunesse. Les images choquantes de files d'attente devant les resto U étaient attendues par les personnels des Crous qui alertent depuis des mois sur leur budget. Plus largement, les budgets austéritaires décidés par les gouvernements impactent les subventions aux associations d'éducation populaire, sportives et culturelles démontrant l'abandon de la jeunesse qui aujourd'hui se bat pour un meilleur avenir.
Nous dénonçons la répression qui s'abat sur ce mouvement légitime, plus de 3000 arrestations, des bavures, des blessé·es graves… Le défenseur des droits s'est d'ailleurs saisi des situations les plus graves. En réalité, c'est un véritable déni démocratique qui s'abat sur les jeunes qui doivent pouvoir s'organiser et ont le droit de débattre et de manifester. La meilleure solution pour éviter les violences, la meilleure protection pour les personnels, c'est de laisser les élèves s'organiser, avoir accès à des salles pour se réunir, organiser des AG, des manifestations. Les dernières décisions préfectorales qui consistent à fermer plus de 400 lycées et de passer en distanciel, parfois pour plusieurs jours, sans aucune concertation avec les personnels démontrent la volonté du gouvernement de nier toute expression démocratique et le peu de considération pour les personnels.
La CGT appelle à soutenir et accompagner la mobilisation, aider à la sécurisation des manifestations du mardi 6 octobre et à mettre à disposition les locaux syndicaux. La FERC et ses syndicats se rendront disponibles pour faire le lien avec les UD et les UL pour aider les jeunes à s'organiser, se réunir, réaliser et diffuser des tracts...
La FERC appelle les personnels à se mettre en grève le 6 octobre aux côtés de la jeunesse. Dans un souci de responsabilité afin de pouvoir soutenir et protéger les jeunes mobilisé·es qui portent des revendications convergentes avec celles des personnels. Le mouvement légitime de protestation de la jeunesse doit pouvoir se poursuivre, leur expression doit être respectée, c'est un impératif démocratique.
Montreuil,
le 2 octobre 2026 -
29 SEPTEMBRE : MOBILISÉ∙ES POUR LA DÉFENSE DE L’AFPA POUR DES INVESTISSEMENTS DANS UN SERVICE PUBLIC DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
25 septembre, par VieSyndicale — une, SN CGT AFPA, Tracts, Formation professionnelle
Tract de la CGT AFPA
Ce 15 septembre, la direction de l'AFPA a présenté son plan de restructuration : 867 mesures de licenciements économiques, des fermetures de centres, fermetures de formations. Les mesures annoncées sont brutales pour les personnels, mais aussi pour l'ensemble des salarié.es et des privé-es d'emploi qui ont besoin de se former.
Un maillage territorial affaibli !
Le changement statutaire de l'AFPA en 2017 s'est accompagné d'un transfert en pleine propriété d'une partie des biens immobiliers qui appartenaient à l'Etat. Le parc immobilier était vétuste, il absorbe aujourd'hui 26% du chiffre d'affaires. Au lieu de prendre sa responsabilité et de financer la rénovation, la tutelle étatique impose de vendre ou de céder 40% des surfaces foncières et du bâti.
L'une des richesses de l'AFPA, est son maillage territorial, permettant une offre de formation de proximité. La fermeture de 3O centres sur 142 va éloigner l'offre de formation des stagiaires. Certains centres que la direction de l'AFPA souhaite fermer se trouvent dans des villes moyennes enclavées, dans des territoires avec de forts taux de chômage. Ce sont donc celles et ceux qui en ont le plus besoin qui ne pourront plus ou renonceront à se former.Les attaques contre l'utilité sociale de l'AFPA se poursuivent !
Avant même les annonces, une première attaque avait eu lieu avec la fermeture progressive de la restauration collective. Les profils de postes supprimés dans le cadre du « plan social » montrent que cette destruction de l'utilité sociale de l'AFPA s'accélère. Tous les emplois
de l'AFPA sont impactés de l'accompagnement des stagiaires, en passant par les personnels administratifs jusqu'au métiers de la formation : animatrices et animateurs, assistant∙e de formation, formatrices et formateurs, management intermédiaires…Assez d'austérité budgétaire, il faut réinvestir dans la formation !
La transition écologique, la réindustrialisation, les reconversions massives exigent un investissement historique dans la formation initiale et continue. Il y a besoin d'un service public de la Formation Continue, dont l'AFPA pourrait être l'une des bases. 211 milliards d'€ alloués chaque année aux entreprises sans contrepartie, ni évaluation, ni contrôle. L'argent est disponible, mais il fat faire des choix politiques pour investir dans les services publics !
L'Etat doit investir dans la formation et la sortir des logiques de mise en concurrence qui dégradent la formation. Il faut préserver le maillage territorial des centres AFPA, rénover leur bâti, moderniser les plateaux techniques !La formation professionnelle n'est pas un coût mais un investissement !
Toutes et tous mobilisées le 29 septembre
Pour les services publics, pour l'AFPA, pour le service public de formation ! -
Ouvreurs d’Arkose en grève pour défendre nos droits
25 septembre, par VieSyndicale — une, C'est chaud, Tracts, Sport
Toutes et tous en grève lundi 28 septembre 2026
Depuis plusieurs mois, les ouvreuses et les ouvreurs alertent sur la dégradation de leurs conditions de travail et sur l'absence de reconnaissance de notre métier sans avoir de réponse de la direction d'Arkose.
La crise que traverse notre secteur ne peut justifier la dégradation de nos conditions de travail : départs non remplacés, commandes de prises réduites ou annulées, les salaires stagnent alors que l'inflation reprend. Faute de nouvelles salles, les possibilités d'évolutions se font rares.
Cet été, la direction a décidé unilatéralement de transformer dix journées référent par an en journées de production. Les journées de production sont plus longues et plus fatigantes que les journées référent, consacrées au recalage des bloc, rangement des prises, tri des vis, nettoyage, entretien des tapis et des brosses, etc. De fait, alors que nous exerçons déjà un métier physiquement difficile, il nous est demandé de travailler plus, pour gagner autant. Nous ne pouvons pas accepter cela.
Nous avons demandé une réunion à la direction pour discuter d'autres possibilités de transformer nos journées de production sans surcharge physique. La direction pose comme préalable à toute discussion la transformation des journées référent en journées de production. Encore une fois, les décisions sont prises sans consulter ceux qui font vivre les salles au quotidien.
Devant le refus de la direction, il ne nous reste plus que la grève pour faire entendre notre voix. La grève n'est pas une décision prise à la légère. Elle intervient parce que les échanges et les alertes ne suffisent plus.
Nous demandons le maintien du nombre de journées référentes, ainsi que l'ouverture d'une négociation sur nos conditions de travail et l'organisation des journées de production.
Toutes et tous en grève le 28 septembre
Rassemblement devant le siège d'Arkose
37/39 avenue des grands champs 75020 Paris à partir de 9h -
Préavis FERC - 29 septembre 2026
25 septembre, par Lucas — Rémunérations, Société, Communiqués, Enseignement Supérieur et Recherche, Education, Animation et éducation populaire -
Communiqué - 28 septembre : pour le droit à l’avortement pour toutes et partout !
24 septembre, par Bariaud — Communiqués, une, Femmes mixité
Cette année, la journée internationale pour le droit à l'avortement coïncide avec la visite en France du pape Léon XIV. L'occasion de rappeler que sa position reste celle, traditionnelle, réactionnaire, de l'église catholique. Le 8 juin dernier, à Madrid, devant les parlementaires espagnol·es, il a réaffirmé que « toute vie humaine doit être reconnue et protégée depuis sa conception jusqu'à son terme naturel ». Il refuse aussi toute contraception, hormis les contraceptions dites naturelles. Ces paroles sont inquiétantes aussi quand on sait le poids que tente de prendre le Secrétariat Général de l'Enseignement Catholique dans l'organisation des enseignements et l'application des programmes de l'Éducation nationale, et de l'EVAR-S en particulier. La FERC CGT rappelle que les programmes d'EVAR-S s'appliquent depuis la rentrée 2025 dans l'enseignement public et privé sous contrat avec l'État. Il n'y a pas de négociation possible, quand il s'agit de la santé, de la sécurité et de l'avenir des élèves.
Cette actualité s'ajoute aux coupes budgétaires impactant encore une fois les associations accompagnant les femmes dans leur parcours IVG et les centres dédiés. Les décisions politiques, prises par un gouvernement qui prétend faire de l'égalité une grande cause, creusent les inégalités et mettent particulièrement à mal la santé des femmes en France, et dans le monde. Les groupes de pression anti-choix français et internationaux attaquent le droit à l'avortement, notamment sur internet en diffusant de fausses informations et en culpabilisant les femmes. La montée des discours masculinistes qui, dès l'élection de Trump, avaient affirmé « votre corps, nos choix », dévoyant le slogan féministe, sont tout autant inquiétants. La présence de Marion Maréchal (de retour au Rassemblement National), le 15 septembre, à l'inauguration de l'exposition anti-IVG Just Euman menée par l'association italienne « Pro Vita & Famiglia », rappelle les dangers de l'extrême droite pour les droits des femmes y compris en France.
La Fédération de l'Éducation, de la Recherche et de la Culture de la Confédération Générale du Travail est féministe : elle lutte contre toutes formes de freins à l'exercice des droits des femmes et revendique l'accès réel à l'IVG. L'allongement du délai à 14 semaines de grossesse, l'inscription de la liberté garantie dans la Constitution ne suffisent pas si, dans les faits, les femmes se retrouvent démunies et seules. Il est urgent de rouvrir et d'ouvrir les centres IVG et maternités de proximité pour faciliter l'accès des femmes à leurs droits, et aussi de soutenir les associations qui militent pour ces droits, comme le Planning Familial.
La Coalition féministe et enfantiste à laquelle participe la CGT revendique un budget spécifique de 3 milliards d'euros pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles envers les femmes et les enfants. Cela comprend l'augmentation du budget des associations et l'ouverture de centres d'accueil telles les Maisons des femmes. C'est de cela dont les femmes ont besoin : des lieux d'accueil et d'écoute de proximité et d' une prise en charge rapide par des professionnel·les.
La FERC CGT exige la mise en place réelle des 3 séances annuelles d'information et d'éducation de toutes et tous à la vie affective et à la sexualité comme le stipule la loi de 2001, et l'application des programmes d'EVAR/EVARS dans l'enseignement public et privé sous contrat avec l'État.
La FERC CGT œuvre aussi pour que la France se batte pour l'inscription du droit à l'IVG dans la Charte européenne des droits fondamentaux.
La FERC CGT appelle à participer le plus largement possible aux initiatives qui auront lieu partout en France à l'occasion de la journée internationale pour le droit à l'avortement le 28 septembre.Montreuil, le 24 septembre 2026







