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Tract intersyndical - Aux salarié·es de la Branche ECLAT, Pêche de Loisir et Familles Rurales - L’urgence c’est d’agir !
23 juin, par Lucas — CGT Educ'Pop' ECLAT, UGS MJC CGT, Animation et éducation populaire, Rémunérations
L'intersyndicale vous informe et vous prépare à une rentrée mouvementée !
Les propositions de l'employeur lors des réunions de travail de la fusion des branches Éclat, Pêche de loisir et Familles Rurales sont trop timides et absolument pas à la hauteur des enjeux de professionnalisation que nous portons collectivement.
Aujourd'hui, l'intersyndicale Éclat sonne l'alerte : il est temps de passer des paroles aux actes.
Nous, organisations syndicales représentatives des salarié·es réaffirmons notre engagement à défendre une convention collective ÉCLAT qui protège :
– tou·tes les salarié·es de cette branche (+260 000 salarié·es), que ce soit dans le domaine de l'enfance, de la jeunesse, de l'environnement, de la culture ;
– tou·tes les acteur·ices qui permettent aux associations de mettre en mouvement leur projet associatif, notamment sur les missions de protection, d'éducation, de pédagogie et d'émancipation auprès de tous les publics.
Nous demandons :
– un temps de travail annualisé à 1526h maximum,
– une 6ème semaine de congés payés,
– une valorisation significative des temps de déplacement, des astreintes, du travail le dimanche, et les jours fériés,
– l'instauration d'un congé menstruel et l'amélioration des congés exceptionnels légaux
– la redéfinition du travail de nuit et de ses compensations,
– la révision du forfait jours dont une amplitude de 12h maximum.Alors que l'inflation flambe (prix du gaz, prix de l'électricité, prix de l'essence, loyers, denrées alimentaires) que le SMIC progresse en juin, et sans doute à nouveau en octobre prochain, Nous venons de vivre le 11 juin une négociation sur les salaires qui n'est rien d'autre qu'une provocation. La proposition des employeurs est de : (Zéro) euro !
C'est inacceptable !
Une simple réouverture de la négociation est proposée le 3 septembre. Ce jour-là, nous exigerons une réponse à la hauteur des attentes des salarié·es de la Branche Éclat.Nous demandons : 5% d'augmentation maintenant ! pour des salaires qui permettront de vivre décemment de notre travail.
À l'État, aux départements, aux régions, aux collectivités nous disons : assez de prétextes !
Depuis des années, chaque crise, Covid, Ukraine, maintenant détroit d'Ormuz sert à justifier le gel ou pire la baisse des subventions. Pourtant, l'animation est un service public de proximité indispensable à l'épanouissement de nos enfants et de nos jeunes, à l'émancipation de tous les publics accueillis dans nos associations.
Éducation, Culture, protection de l'environnement, développement local. Toutes ces politiques doivent être financées comme essentielles !
Les salarié·es, déjà mal payé·es, ne peuvent pas être la variable d'ajustement budgétaire.
Nos actions, nos métiers ne sont pas un coût mais bien un investissement et une mission de service public au service de l'intérêt général.
Il en va de la sécurité, de la pérennité de nos emplois mais surtout de la protection des publics que nous accueillons !Nous exigeons :
• Des moyens de la part de l'État et des collectivités pour exercer nos missions,
• La reconnaissance de notre savoir-faire, nos compétences,
• Des moyens financiers à la hauteur des projets aux enjeux sociétaux,
• Des salaires permettant de vivre correctement de notre travail,
Qu'employeurs et État prennent leurs responsabilités vis-à-vis des salarié·es de la branche ECLAT.Soutenez-nous en signant la pétition
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Chambres de métier et d’artisanat : sans personnels respectés, ni formation de qualité, ni conseils aux artisans
23 juin, par Lucas — Formation professionnelle, Droits, Libertés et Action Juridique, Précarités, SNCA CGT
La FERC CGT apporte tout son soutien aux agent·es des Chambres de Métiers et de l'Artisanat en grève ce lundi 22 juin et mobilisé·es devant la CMA des Pays de la Loire. Leur colère est légitime : derrière les réorganisations, les suppressions de moyens et la dégradation des conditions de travail, c'est l'avenir même de la formation professionnelle, de l'apprentissage et d'un service public de proximité qui est attaqué. Les personnels assurent au quotidien l'accueil, l'accompagnement, la formation et le suivi de milliers de jeunes, d'apprenti·es, d'artisan·es et de personnes en reconversion. Ils et elles refusent de voir leurs missions fragilisées et des territoires abandonnés.
En effet, nous ne pouvons accepter les menaces de fermetures des antennes de Saumur et de Cholet. On doit pouvoir se former, s'informer et être accompagné·e partout en France, en ville comme en zone rurale. Le maillage fin du territoire est une des richesses des CMA, on ne peut accepter de le voir sacrifier ! C'est précisément là que se joue l'égalité d'accès au service public : sans implantation locale, sans présence humaine et sans moyens suffisants, ce sont les publics les plus éloignés de la formation, de l'emploi ou des démarches administratives qui sont les premiers pénalisés. Le maillage territorial des Chambres de Métiers et de l'Artisanat doit donc être défendu avec force, car c'est un service public de proximité ! Et, la disparition des services publics de proximité est l'un des facteurs qui, fragilisant le vivre ensemble participe de la montée de l'extrême droite.
Pour une formation de qualité, il faut sortir les personnels de la précarité ! On ne forme pas correctement avec des personnels en CDD qui changent tous les 6 mois. La qualité, ça se construit dans la durée : connaître les apprenti∙es , suivre leur parcours, construire le lien avec les artisan·es , travailler en équipe. Avec les contrats courts et les non-renouvellements, la direction pense disposer d'une main d'œuvre flexible, mais quand elle organise ce turn-over, elle est responsable d'une perte de compétences, de stagiaires lâché∙es en cours de formation. Quand un∙e agent∙e est précaire, il ou elle ne peut se projeter sereinement dans son métier. Le statut des CMA doit être respecté.
On demande aux profs d'assurer des reconversions et des diplômes qui changent des vies, mais on leur refuse la titularisation et des conditions de travail et de salaires décents. Ça n'a aucun sens. Une formation qui veut être exigeante doit d'abord traiter ses personnels avec exigence. Sans statut, sans stabilité, il n'y a pas de transmission. Il n'y a que du bricolage.
Derrière ces menaces sur des CDD, sur des antennes, il y a aussi une attaque sur le droit syndical ! Là aussi, c'est contre l'intérêt des CMA ! Une structure qui fonctionne correctement est une structure où les personnels peuvent s'exprimer sans crainte. La présence syndicale n'est pas une nuisance : elle constitue un point d'alerte indispensable. Les représentant·es du personnel identifient souvent les difficultés avant qu'elles ne s'aggravent : surcharge de travail, manque de moyens matériels, procédures inadaptées ou décisions déconnectées du terrain. Sans dialogue social réel, les décisions se prennent loin des équipes et des besoins concrets. Dans la formation professionnelle, cet enjeu est essentiel : il s'agit de défendre à la fois les conditions de travail, la qualité pédagogique, le maillage territorial et le sens même des missions exercées. Reconnaître pleinement le syndicalisme, c'est permettre aux Chambres de Métiers et d'Artisanat de fonctionner dans de meilleures conditions.
Montreuil, le 22 juin 2026
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4 pages - Santé hormonale
23 juin, par Lucas — Femmes mixité, Travail et santé, Droits, Libertés et Action Juridique, une
Congé hormonal : les femmes, des travailleurs comme les autres ?
Entrées tardivement dans le salariat, les femmes ont dû se conformer à une organisation du travail profondément androcentrée et inégalitaire qui dénie les problématiques de santé qu'elles peuvent rencontrer tout au long de leur vie comme de leur carrière et méconnaît la pénibilité spécifique des emplois féminins.
Si les tabous relatifs aux menstruations, à l'endométriose, à la ménopause ou encore aux parcours de PMA ou de transition se fissurent, que les voix qui s'élèvent commencent à être entendues, qu'une prise de conscience émerge peu à peu et que des droits sont gagnés par nos collègues, le retour de bâton n'est jamais très loin. La FERC CGT rappelle que le travail doit être adapté à l'humain et pas le contraire et c'est à ce titre qu'elle revendique depuis son dernier congrès qu'un congé menstruel soit accordé aux femmes qui le souhaitent.Le combat pour l'égalité professionnelle se joue aussi en matière de santé !
Santé des femmes : une médecine encore trop androcentrée et sexiste
Prise en charge, suivi médical, posologie et effets secondaires des traitements… la sphère de la santé n'est pas exempte d'inégalités.
Biais sexistes et stéréotypes de genre entravent le parcours de soins des femmes.Connue sous le nom du syndrome de Yentl, cette situation est la résultante d'un système de recherche médicale centré sur « l'homme blanc moyen » qui conduit à des diagnostics erronés et des pertes de chances d'être diagnostiqué·e. Jusqu'à la fin du XXe siècle, les femmes ne sont en effet pensées que comme des exceptions à la norme masculine, sauf en matière de santé reproductive et sexuelle, conduisant à une situation paradoxale : surspécialisation dans le domaine gynécologique et hormonal et invisibilisation des autres aspects de leur santé.
À symptômes de troubles cardiaques identiques, ceux des femmes ont trois fois plus de risques d'être associés à des causes émotionnelles plutôt que biologiques. L'infarctus du myocarde est quant à lui moins bien repéré, les symptômes féminins spécifiques étant moins étudiés.
En cas d'accident vasculaire cérébral, la rééducation proposée aux femmes est moins ambitieuse, patient·es et soignant·es partageant l'idée de prioriser un retour aux tâches domestiques plutôt qu'à celles rémunérées. Et pour ce qui est de la douleur, elle est banalisée par le corps médical et minimisée par les femmes elles-mêmes.Dans la sphère du travail et des maladies professionnelles, les troubles musculo-squelettiques touchent 60 % des femmes (contre 51 % des hommes), leur souffrance psychique est deux fois plus élevée (6 % contre 3 %) et les risques liés à leur exposition tout au long de leur vie à des pro-duits potentiellement toxiques, « l'exposome », ne sont que très peu documentés.
Il est urgent de chausser les lunettes du genre pour que la santé des femmes ne soit plus un impensé et cesse d'être « féminimisée » !
- Les professionnel·les du secteur médical doivent être mieux formé·es aux problématiques de santé féminine
- Les répercussions du travail sur la santé des femmes doivent être documentées et mener à une réévaluation des maladies professionnelles
- L'évaluation des risques professionnels doit être différenciée et, en application de la loi, le DUERP [Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels] doit être genré
- Les politiques de prévention doivent être adaptées et l'environnement de travail aménagé.
Le chantier est lourd mais fondamental pour gagner l'égalité, en matière de santé comme sur le plan professionnel.
ENDOMÉTRIOSE : en France, les différentes formes d'endométriose touchent entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en âge de procréer, soit environ 10% des femmes. 65% d'entre elles déclarent que leur maladie a des impacts négatifs sur leur vie professionnelle.PÉRIMÉNOPAUSE et MÉNOPAUSE : en France, 500 000 femmes entrent progressivement dans la ménopause chaque année. Cet état physiologique naturel concerne 14 millions de femmes, dont 100% de celles âgées de 55 ans ou plus. Il peut provoquer des maladies cardiovasculaires, des troubles du sommeil, des risques osseux...
Sources
Muriel Darmon & Muriel Salle : ICI
Les cahiers de santé publique et de protection sociale, septembre 2022 : ICI
Podcast Grand bien vous fasse : ICI
Santé des femmes au travail : des maux invisibles – rapport sénatorial (27/06/2023)
Note de cadrage de l'ANACT : ICI
JIF 2025 – Thème 4À la BNF : un congé de santé hormonale
Kimberley Rerissi, BNF, à partir de l'intervention au MAGE
Depuis 2023, la CGT Bibliothèque nationale de France se bat pour l'instauration d'un congé de santé hormonale. Cette revendication vise à mieux prendre en compte une dimension majeure de la santé au travail, tout au long de la carrière, dans un monde professionnel historique-ment pensé par et pour les hommes.
Les troubles hormonaux (endométriose, Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK), règles hémorragiques, symptômes liés à la ménopause) ont un impact direct sur la qualité de vie, la santé mentale et les conditions de travail. Aujourd'hui, les agent·es concerné·es doivent poser des congés ou des arrêts maladie, avec des jours de carence et une perte de salaire, créant des inégalités économiques et professionnelles. Dans un contexte de vieillissement des effectifs dans la Fonction publique et de recul de l'âge de départ à la retraite, cette question ne peut plus être ignorée.
Nous revendiquons la mise en place d'un congé de santé hormonale de 24 jours par an, sans délai, sans justificatif et sans jour de carence. Il s'agit d'une mesure d'équité, et non d'un privilège. Cette revendication s'inscrit dans un ensemble plus large : l'accès gratuit aux protections périodiques pour les agent·es et les usager·es, des salles de pause adaptées, des for-mations sur la santé hormonale et la santé des femmes au travail, et un meilleur accompagnement des parcours liés à l'IVG, la PMA ou aux maladies gynécologiques.
À la BNF, ce combat passe par un travail constant de levée des tabous, notamment sur les règles et la ménopause, encore largement invisibilisées. Nous avons mené un important travail pédagogique en intersyndicale, porté une pétition de plus de 850 signatures, et inscrit cette revendication dans toutes les instances, bien au-delà du seul 8 mars.
Les résistances aujourd'hui sont institutionnelles, politiques et idéologiques : deux propositions de loi ont été rejetées, et des initiatives locales annulées par des préfectures au nom d'une prétendue rupture d'égalité. Pourtant, 66 % des femmes se déclaraient favorables à un congé menstruel dès 2022. Le véritable coût de l'inaction pèse déjà sur les femmes : carrières freinées, précarité, sous-prise en charge médicale.
Et Ailleurs ?
Peu de gouvernements ont mis en place un dispositif concernant le congé menstruel. Deux peuvent nous servir de boussole.
Au Japon la première mesure date de 1931, pour un congé menstruel payé à une époque où les conditions de travail étaient très difficiles, et le travail de nuit autorisé dans les usines. Puis c'est en 1947 qu'il est instauré dans la Loi sur les normes de travail. Il est plusieurs fois remis en question au fil de l'Histoire, au nom bien souvent de l'égalité des sexes : si les femmes veulent accéder à l'éventail des choix professionnels, il faut qu'elles puissent travailler autant que les hommes… Heureusement, en ratifiant la Convention de l'ONU sur l'élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes, et malgré toutes les critiques, le gouvernement japonais conserve le congé menstruel. Le congé menstruel n'est que peu utilisé au Japon : seules 0,9 % des travailleuses l'ont fait valoir du 1er avril 2019 au 31 mars 2020.
En Espagne la Loi sur la santé sexuelle et reproductive et l'interruption volontaire de grossesse, est adoptée en 2010 et modifiée en 2023 par l'inclusion de droits spécifiques sur la santé menstruelle.
Elle fait toutefois débat puisqu'elle instaure un congé, financé par l'État, qui n'est accordé qu'aux femmes souffrant de « menstruations secondaires incapacitantes », à savoir dues à des pathologies diagnostiquées. Toutes celles dont les menstruations invalidantes sont considérées comme « primaires », donc non liées à une pathologie, sont exclues de fait. De même que celles qui n'ont pas un emploi rémunéré régulier.
Trois jours de congés payés en cas de menstruations secondaires sont accordés en reconnaissance des lacunes de la science à avancer sur toutes ces pathologies. Il s'agit donc d'une sorte de « réparation » du préjudice. Pour les autres, celles à qui l'État devra faire confiance, c'est histoire de budget ! Ce serait potentiellement autant de journées à financer.
Et pourtant les chiffres de la Sécurité sociale espagnole montrent que dans l'année qui a suivi, seules 1478 femmes ont eu recours à ce droit à congé menstruel.Un congé hormonal - Avec ou sans certificat médical ?
Avec l'instauration d'un congé menstruel ou hormonal, la question de l'exigence d'un certificat médical suscite des débats. Pour certains, un tel document permettrait de reconnaître officiellement les difficultés rencontrées par les personnes menstruées ou l'ayant été, tout en limitant les risques d'abus.
Sur ce sujet, les expérimentations menées dans des pays qui l'appliquent déjà, comme le Japon ou l'Espagne, ou dans certains lieux de travail en France, montrent que ce n'est pas le cas.Un certificat médical valide une pathologie constatée par un·e professionnel·le de médecine mais les règles incapacitantes ont autant de manifestations que de personnes menstruées qui en souffrent, et ne sont pas forcément liées à une pathologie reconnue (pour peu qu'elle soit diagnostiquée).
Par ailleurs de nombreux freins existent : des biais sexistes systémiques, un manque de formation des professionnel·les concernant la santé des femmes ; le manque d'études sérieuses sur les pathologies gynécologiques et la désertification médicale de certaines régions.Mésestimer et minimiser le ressenti et la réalité des personnes menstruées, qui peuvent vivre pendant une quarantaine d'années avec des douleurs chroniques, une fatigue accrue, une incapacité temporaire à mener une vie normale, participe à perpétuer le tabou autour des règles et de la ménopause.
Le congé menstruel ou hormonal, avec ou sans certificat médical, ne résoudra pas tout. Pour que les choses changent à la base, il faut plus d'études scientifiques qui permettront améliorer la santé et le bien-être de personnes qui souffrent le plus. Il faut également un vrai travail de sensibilisation pour lever le tabou des menstruations puis de leur arrêt sur nos lieux de travail et d'étude.
Mise à jour de nos repères fédéraux
Lors du Conseil National Fédéral de décembre 2025, la FERC a travaillé à la mise à jour des repères revendicatifs Travail/Santé. C'était l'occasion d'y ajouter la mention du congé hormonal entré par un amendement dans le document d'orientation du congrès de Quiberon, en 2023.
Le CNF a validé la revendication « [d'] un congé menstruel ou hormonal sans jour de carence, dans le public comme dans le privé ».
La revendication suivante, à savoir le recours possible au télétravail en cas de règles douloureuses si le·la salarié·e le désire a créé plus de débat. Même si le télétravail n'est pas la panacée et la réponse à tout, qu'il n'est pas applicable partout et que la CGT a bien conscience de ses effets pervers, il est important de laisser le choix à la personne qui pourra préférer un aménagement de son poste ponctuellement, et pourra télétravailler.
La FERC-CGT rappelle qu'elle revendique la fin des jours de carence, ce qui n'empêche pas la mise en place d'un congé spécifique régulier. -
Protection des jeunes en formation - Un plan Santé au travail 2026-2030 sans ambition
18 juin, par Lucas — Formation professionnelle, Education, Travail et santé, C'est chaud
Les dernières semaines ont été marquées par de nouveau décès de jeunes en formation, notamment des mineurs. Dans ce contexte, vendredi 5 juin, le ministère du travail, a présenté son plan « santé au travail 2026-2030 ». Si la question des jeunes en formation apparait, elle n'est pas dans les 5 priorités annoncées par le Ministre et les mesures proposées pour les protéger manquent totalement d'ambition.
La lubie personnelle du ministre du port de casque de chantier d'une couleur différente pour les apprenti.es entre dans le plan avec l'expérimentation de « signes distinctifs ». Comme si un code couleur ou un gilet pouvait suffire pour sauver une vie ?!
Plusieurs mesures qui étaient dans le plan « pour la prévention des accidents du travail graves et mortels 2022-2025 » disparaissent. Alors qu'il est nécessaire d'élargir cette obligation à l'apprentissage, « l'intégration d'un volet santé et sécurité au travail dans les conventions de stage des élèves dans le cadre des périodes de formation en milieu professionnel » ne figure plus dans le plan.
Certaines mesures, par exemple, la volonté de sensibiliser avec des interventions de préventeurs et d'inspecteur.trices du travail, sont justes mais, en l'absence de moyens budgétaires, resteront des chimères ! De même, l'annonce d'un « renforcement » de la formation en santé et sécurité au travail intégré dans l'enseignement professionnel et agricole interroge sur les moyens horaires qui seront donnés aux établissements par leurs ministères de tutelle.
L'une des mesures principales est de « Sécuriser leurs premières expériences professionnelles en mettant en place une procédure d'intégration spécifique pour les jeunes et primo-arrivant.es en entreprise : distribution de livret personnalisable, règles-clés, infographies et initiation systématique à la bonne utilisation des équipements de protection dédiés ».
Il est scandaleux de faire porter sur des jeunes de 14 ans la question de leur propre sécurité. L'entreprise ne doit pas être dédouanée de ses responsabilités !
L'indigence des propositions montrent que la priorité politique n'est pas la santé ou la vie des jeunes travailleur.es. Le gouvernement refuse de créer de nouvelles obligations pour les employeuses et les employeurs et maintient toujours les déréglementations antérieures du droit du travail pour les jeunes !
Il est pourtant urgent de rétablir l'ensemble des dispositifs de protection supprimés, notamment l'autorisation préalable de l'inspection du travail pour l'affectation des mineur.es de plus de 15 ans à des travaux dangereux, supprimée par le décret dit Rebsamen en 2015. Il faut permettre un contrôle réel des conditions d'affectation et d'emploi des jeunes en redonnant des moyens humains à l'inspection du travail. Notamment, les procédures permettant le retrait d'apprenti·es d'une entreprise par l'inspection du travail doivent être allégées et étendues aux stagiaires scolaires.
La FERC-CGT et la CGT TEFP revendiquent des moyens pour un suivi médical renforcé, pour une vraie formation des stagiaires et des apprenti·es à leurs droits dans l'entreprise au regard du code du travail, des risques liés au travail et des VSST. Les stages d'observation en 3ème et en 2nde générale et technologique doivent être supprimés. De plus, il ne pourra y avoir de santé au travail sans remise en place des CHSCT !
La place des enfants est à l'école, pas dans les entreprises ! Aucun jeune ne doit perdre sa santé ou sa vie au travail. Il y a urgence à agir !
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Communiqué - Violences Sexistes et Sexuelles au Travail : la protection des apprenti∙es et des stagiaires est une urgence !
2 juin, par Bariaud — une, Communiqués, Femmes mixité
Dans un article publié le 27 mai 2026, l'Humanité communique des informations glaçantes sur le 57ème féminicide recensé, en France, depuis le début de l'année 2026 : la mort d'Émilie, 23 ans, apprentie en master à l'université de Cergy-Pontoise, assassinée par son maitre de stage.
Selon les informations données par l'article, il apparait qu'il y aurait eu d'importants manquements dans l'obligation de protection contre les violences sexistes et sexuelles au travail. L'entreprise était informée qu'un de ses salarié·es devait prochainement comparaître pour « viol conjugal » sur son ex-compagne. Pourtant, une jeune apprentie lui a malgré tout été confiée. De plus, avant d'obtenir son propre bureau, Émilie avait même dû partager celui de son directeur de stage, « équipé d'un canapé ».
Ce drame illustre le retard pris dans la protection des apprenti·es et des stagiaires contre les Violences Sexistes et Sexuelles au Travail. Ils et elles sont catapulté·es dans la vie professionnelle – un monde fortement hiérarchisé – et souvent n'osent pas parler lorsqu'ils·elles en sont victimes par crainte de perdre leur contrat d'apprentissage ou leur stage et de compromettre l'obtention de leur diplôme.
Des mesures de protection doivent être prises en urgence. La FERC-CGT revendique une vraie formation des stagiaires et des apprenti·es à leurs droits dans l'entreprise au regard du code du travail, des risques liés au travail, des VSST, notamment dans les lycées à partir de l'EVARS qui doit être renforcée.
Les jeunes en situation d'apprentissage ou de stage doivent se voir garantir des droits nouveaux et notamment, un équivalent au droit de retrait. Un·e élève ou un·e apprenti·e victime de VSST ou affecté·e sur un lieu de stage dangereux ne doit pas être pénalisé·e, l'obtention de son diplôme doit être sécurisée.
Montreuil, le 02 juin 2026




