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FERC-CGT
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NON À LA GUERRE !
16 juillet, par Lucas — Sécurité sociale, Société, UFR
Toujours ce silence indigne, complice de nos gouvernants devant l'extermination ignoble, du peuple palestinien, les meurtres, le recours systématique à la torture, les bombardements sur l'Iran, sur le Liban avec les déplacements forcés de toute une population.
Ici, on arraisonne un pétrolier russe dans l'Atlantique. Là, on envoie un porte-avion au large du Détroit d'Ormuz chargé de protéger les Emirats et leurs bases militaires. On fait atterrir un hélicoptère de combat sur la pelouse du Top 14 de rugby. On finance l'Ukraine devenue plaque tournante du trafic des armes et exportateur majeur de drones …
Ici, on décide l'adoption d'un « état d'alerte de sécurité nationale » qui pourrait donner les pleins pouvoirs au Président Macron. Et on veut endoctriner dans l'école les élèves, nos enfants, nos petits-enfants. Il s'agit, disent-ils, du « réarmement moral de la Nation ».
Qu'est-ce qu'on cherche et au compte de qui ? La marche aux armements, à la guerre, déjà était inscrite dans la loi de programmation militaire avec son financement de 413 milliards d'euros jusqu'en 2030. Et le Parlement, avec le vote de ses « godillots » y ajoute 36 milliards ! Le premier ministre organise instamment le gel de 4 milliards de dépenses publiques et 2 milliards sur la Sécu et déclare que ça ne suffira pas …
Tandis que les capitalistes, les actionnaires engrangent des centaines de milliards, leur journal Les Échos indique la cible : notre Sécu. Ils reprennent à leur compte les objectifs de la Cour des Comptes : une nouvelle augmentation des franchises médicales, le recouvrement des sommes dues directement sur les comptes bancaires des assurés. Le remboursement des transports des patients hospitalisés soumis à conditions. Et surtout le réexamen du 100% au regard du prix des médicaments prescrits.
La Cour des Comptes préconise encore de s'attaquer aux hospitalisations « évitables et inadéquates ». Et pire, les assurés titulaires d'une rente « accident du travail » ne pourront plus bénéficier du 100% pour leurs enfants.
Les Échos rajoutent : « Il est impératif de redresser les régimes de retraites ». On le voit, toutes ces mesures vont frapper en premier lieu les personnes âgées…
Voilà comment voler 2 milliards de plus à la Sécu.
Et à tous les services publics, nos hôpitaux qui perdent leurs lits, leurs services et restreignent les personnels, nos Ehpads…
Et nos écoles qui voient des centaines de fermetures de classes dans le pays, les remplaçants qui manquent. Le prix du carburant multiplié par deux, l'inflation galopante, le blocage des salaires.
Oui, ces 413 milliards d'euros plus les 36 milliards c'est une attaque délibérée, généralisée, contre la classe ouvrière.
Alors allons-y !
Défense des services publics et de la Sécurité sociale ! Augmentation des salaires ! Blocage des prix du carburant. Restitution de tous ces milliards détournés pour la guerre aux services publics, à la Sécu !
Non à tous ces préparatifs à la guerre, non à la guerre ! -
Bulletin IHS n°27
10 juillet, par Lucas — Vie fédérale, Société, Dossiers -
La précarité universitaire tue - Femmage à Maria
9 juillet, par Bariaud — une, CGT FERC Sup , SNTRS CGT, Travail et santé, Précarités
Avertissement : mention de suicide
Nous, collectif de doctorant·es et vacataires de la CGT, luttons contre la précarité qui affecte particulièrement nos étudiant·es, nos collègues vacataires, contractuel·les, doctorant·es et jeunes docteur·es sans poste. Cette précarité qui fabrique la détresse nous tue, plus encore quand elle est intriquée à d'autres enjeux de sexisme, validisme, racisme. C'est elle qui a causé le suicide de notre collègue Maria le 31 mai dernier. Cette situation est devenue insupportable et notre réponse ne peut être que la lutte collective. Nous appelons à rejoindre et soutenir les mouvements et collectifs qui luttent contre cette fabrique de la mort.
Maria avait 40 ans, était la mère de deux enfants : nos pensées vont à eux et à ses proches. Ces derniers mois, Maria avait, sous le pseudonyme de "Marie Desbois", adressé sur des listes professionnelles plusieurs messages où elle détaillait très précisément les injustices des recrutements universitaires, accrues en contexte de pénurie de poste.
Elle dénonçait les auditions truquées et les recrutements censément ouverts mais pourvus d'avance ; l'élitisme et la fermeture d'un monde académique qui se targue pourtant d'être inclusif ; la précarité et la souffrance découlant de l'absence de poste stable - ou de poste tout court.
Dans un message public qu'elle avait adressé le 27 novembre dernier, elle écrivait :
« Au-delà de la frustration personnelle, il y a cette réalité implacable : les règles du jeu ne sont pas les mêmes pour toustes. Nous, les précaires, les subalternisés, les "outsiders" ou les "hors-circuits", les "sans-réseaux", avons beau mener de bons projets et posséder une expertise, on nous renvoie systématiquement à notre place. On nous fait comprendre, à chaque audition, à chaque sélection, que le système académique n'a pas besoin de nous. C'est à nous de nous adapter, de faire encore plus, de prouver encore et toujours que nous "méritons" une place. Le système nous fait comprendre que nos parcours, nos origines, nos engagements n'ont aucune valeur en soi. À l'heure où l'on se mobilise pour que la recherche participe aussi à la justice sociale, elle reproduit encore et toujours des hiérarchies injustes [...] C'est ça, la réalité du système académique aujourd'hui. Un système qui se prétend ouvert, mais qui, en vérité, ne fait que reproduire ses propres injustices. »
Plus tard, le 10 février dernier, elle écrivait notamment :
« Tout le monde crie contre la casse de l'université. Tout le monde sait. Mais au quotidien, rien ne change pour celles et ceux qui tombent. Cette violence sourde, cet entre-soi, ce silence organisé m'ont usée. La vérité est simple et brutale : je n'ai pas le réseau et je n'y appartiens pas. »
Ces passages sont des extraits des propos qu'elle avait développés pour qualifier l'injustice du monde universitaire et les souffrances qu'il engendre chez ses personnels, à commencer par les plus précaires, et ses usager·es. Elle souhaitait, par ses interpellations publiques, porter à la connaissance du plus grand monde la violence de notre milieu professionnel, le défaut de solidarités effectives, et la nécessité de renverser ce système injuste par l'inclusivité, la solidarité, l'ouverture. Des valeurs que l'institution universitaire revendique, sans jamais les mettre en pratique, bien au contraire.
Car l'Université, c'est d'abord une institution ultra hiérarchisée, qui reproduit bien souvent les inégalités qu'elle dénonce (quand elle le fait), violente voire agressive envers certaines catégories de personnels et d'usager·es. La généralisation des frais différenciés à l'endroit des étudiant·es étranger·es en est une illustration flagrante. Elle est aussi un espace d'hypocrisie et d'esbroufe. Qui n'a jamais connu cet enseignant chercheur à l'audience élargie, revendiquant son engagement de papier dans la cité, tout en s'adonnant à des pratiques délétères envers les plus fragiles dans son milieu professionnel ? Qui n'a jamais vu ce ponte en assemblée générale ou conseil d'instance, expliquer aux étudiant·es et à ses collègues plus précaires qu'elles et ils ne s'y prenaient pas comme il fallait, du haut de sa position d'autorité dans les recrutements comme dans la sélection des étudiant·es ?
L'Université, c'est un lieu de travail ou d'étude à cause duquel nos camarades meurent. Où certains incitent les plus précaires à se taire, à accepter des situations intolérables, illégales, au motif qu'il faudrait en passer par là pour arriver à la stabilité professionnelle.
La situation des docteur·es sans poste fixe, dont faisait partie notre collègue Maria, illustre ces violences. L'Université a besoin d'elles et eux, elle les recrute à tour de bras pour enchaîner les enseignements sous le statut de vacataire d'un établissement à l'autre ; elle les fait travailler gratuitement à produire, communiquer et publier des recherches. Et pour maintenir leur force de travail chaque année, et permettre ainsi à l'institution de continuer à fonctionner, elle les contraint à multiplier les candidatures, les heures perdues dans des dossiers que les recruteur·rices prennent rarement la peine de lire. Pour finalement leur dire que l'année prochaine elles·ils auront peut-être davantage leur chance, les inviter à prendre des enseignements en vacations, les contraindre à des tâches gratuites pour améliorer leur CV en vue de la prochaine campagne, etc.
Aujourd'hui, la violence fait partie du fonctionnement de l'Université. Plus encore, les pouvoirs publics et les dominant·es de notre champ professionnel mobilisent la violence pour faire tourner notre service public : Augmentation raciste des frais d'inscription pour les étudiant·es étranger·es ; institutionnalisation de violences discriminatoires envers les usager·es et les travailleur·ses ; inanité des dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et d'accompagnement des victimes ; répression des mobilisations et de l'activité syndicale ; mobilisation par les établissements de tout l'éventail des statuts précaires pour réaliser leurs missions de service public au mépris des conditions d'emploi et de rémunération des travailleur·ses ; illégalismes récurrents à l'endroit des usager·es et des personnels précaires...
Face à cette violence, Maria avait lancé la perspective suivante : « il est grand temps de tout renverser. »
Pour une université inclusive, démocratique, accueillante et émancipatrice pour ses usager·es, qui cesse de reposer sur la précarité, la discrimination et la violence, nous exigeons donc, et il en va de nos vies au sein de l'ESR : la titularisation sur place et sans concours de tous·tes les précaires sur fonction pérenne, l'augmentation des moyens humains et budgétaires alloués à l'ESR, l'ouverture de postes de titulaires pour répondre aux besoins criants de personnel, la fin du népotisme et de l'opacité des procédures de recrutement, la réaffectation des crédits du CIR à la recherche publique, la contractualisation de tous·tes les vacataires.
Nous en appelons à la solidarité de l'ensemble des personnels de l'ESR, précaires ou titulaires, pour que le silence ne soit pas permis, et que l'on cesse de mourir d'un système académique délétère. Regroupons-nous et luttons pour un autre avenir.
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Fiche juridique #1 - CCN SPORT
2 juillet, par Lucas — Sport, Droits, Libertés et Action Juridique, une -
Communiqué - Pour une loi intégrale contre les violences sexuelles, le 4 juillet agissons !
29 juin, par Bariaud — une, Communiqués, Femmes mixité
Du sexisme « ordinaire » au féminicide en passant par le harcèlement, les violences sexistes et sexuelles (VSS) forment un continuum qui rythme – voire, parfois, organise – la vie des femmes. Un rapport du Sénat vient de reconnaitre la dangerosité des mouvements masculinistes et les risques qu'ils représentent pour la société et les femmes, c'en est assez !
Au cours de leur carrière, 30 % des salariées en France ont déjà subi du harcèlement ou des agressions sexuelles sur leur lieu de travail ; 9 % déclarent avoir déjà eu un rapport sexuel forcé ou non désiré avec une personne de leur milieu professionnel ; 10 viols ou tentatives de viol ont lieu chaque jour sur un lieu de travail.
Nos champs professionnels ne sont pas épargnés, l'actualité se charge de nous le rappeler. Pour autant, nos employeur·ses public·ques et privé·es n'ont toujours pas pris la mesure de l'importance de mettre en place la formation, que ce soit de l'encadrement ou de tous les personnels, les dispositifs de signalement et d'écoute, et les enquêtes dûment menées quand les cas sont signalés. Le « pas de vague » est encore trop souvent à l'œuvre.Nous le savons, l'École a un rôle décisif dans la prévention, la détection et la prise en charge des violences faites aux enfants. Ce sont toujours 160 000 enfants qui sont victimes d'inceste selon les chiffres de la CIVIISE. 1 enfant sur 10. 2 ou 3 par classe. Nous aurions dû nous réjouir de la mise en œuvre à la rentrée 2025 du programme d'Éducation à la Vie Affective et Relationnelle et à la Sexualité. Las ! Les enseignant·es et personnels ont commencé l'année sans les supports pédagogiques prévus, la formation est indigente, et les personnels formateur·rices n'ont pas de moyens pour former leurs collègues. Le Ministère de l'Éducation nationale est loin d'être à la hauteur de cet enjeu !
La FERC CGT revendique la mise en place immédiate de mesures ambitieuses pour protéger les victimes et lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail que ce soit pour les personnels ou les usager·es.
Elle exige l'application des lois existantes, un plan d'urgence national, des politiques publiques promouvant la prévention, la protection et la solidarité vis-à-vis des victimes et des co-victimes, et mettant fin à l'impunité des agresseurs.La FERC CGT exige la mise en place réelle des 3 séances annuelles d'information et d'éducation de toutes et tous à la vie affective et sexuelle, dans l'enseignement public et privé sous contrat avec l'État, comme le stipule la loi de 2001 ; ainsi que les moyens à la mise en œuvre effective du programme d'EVAR-S. Elle demande le soutien de l'administration aux personnels contre les campagnes de désinformation et les attaques menées par les collectifs réactionnaires de parent·es.
La FERC CGT exige la protection des élèves, étudiant·es et apprenant·es contre les violences sexistes et sexuelles lors des périodes de stages, de formation en milieu professionnel (PFMP) et d'apprentissage.
Avec la CGT, la FERC demande une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, comme en Espagne, et les 2,6 milliards d'euros nécessaires pour la mettre en œuvre pour faire reculer toutes les formes de violences sexuelles : viols, agressions sexuelles, harcèlement sexuel, système prostitutionnel, proxénétisme, traite des êtres humains, violences obstétricales et gynécologiques, mutilations sexuelles féminines, mariages forcés et violences sexuelles en ligne, que les auteurs et les victimes soient majeur·es ou mineur·es, que ces violences aient lieu au sein ou en dehors du couple et de la famille.
La FERC CGT appelle à participer aux rassemblements qui auront lieu dans les semaines à venir, notamment à la grande marche citoyenne du 4 juillet, à Paris au départ de Bastille et partout en France.
Montreuil, le 29 juin 2026




