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Un gel infini du point d’indice et 125 Md€ d’austérité budgétaire ? Le plan scandaleux de la mission sur la transparence des finances publiques
16 juillet, par baille — une-du-site, pas-dans-les-dernieres-infos
La mission dite « sur la transparence des finances publiques » avait certainement un objectif très clair : permettre au gouvernement de continuer à couper toujours plus dans les dépenses de l'État et les dépenses sociales, sous couvert de discours de vérité objective. « Arrêter la machine infernale de la dette publique exige une lucidité collective » commente ainsi fébrilement David Amiel dans le dossier de presse qui accompagne le rapport, ravi de trouver de nouvelles excuses pour refuser toute nouvelle hausse du point d'indice pour les agent·es publics !
L'austérité budgétaire comme seul horizon jusqu'en 2032… et au-delà
La mission chiffre à 125 Md€ l'effort à réaliser pour « stabiliser la dette » à horizon 2032, à engager dès 2027 et sur tout le prochain quinquennat. À « politique inchangée », elle s'affole d'un déficit public qui atteindrait les 7 % du PIB et une dette à 130 % du PIB en 2030. Mais plutôt que de remettre en cause les choix qui ont creusé le déficit (cadeaux fiscaux, baisses de recettes, dépenses militaires), le rapport conclut que « la priorité doit être donnée à la maîtrise des dépenses », en ciblant très explicitement les dépenses sociales, retraites et santé.
Une ère glaciaire infinie pour la Fonction publique ?
Les auteurs parlent de dépenses sociales « plus élevées qu'ailleurs » et recommandent d'en « interroger le montant et l'efficience », en visant clairement notre modèle de protection sociale et proposant de s'attaquer aux retraites et aux dépenses de santé. Ils présentent comme « indispensable » un scénario de remise en cause de l'indexation des salaires dans la Fonction publique et prestations publiques, hors minima sociaux. Côté Fonction publique, le rapport entérine le gel du point d'indice et la stabilisation des effectifs d'agent·es publics, faisant du prochain quinquennat une ère glaciaire pour la Fonction publique, au mépris de la situation réelle des agent·es. Depuis juillet 2023, date de sa dernière revalorisation, le point d'indice a perdu 5 % de sa valeur soit une perte mensuelle de respectivement 106 € et 206 € par mois pour des agent·es de catégorie C et A en fin de carrière. Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, la désindexation du point d'indice sur l'inflation a fait chuter sa valeur de 15,28 % et fait perdre mensuellement respectivement 320 € et 621 € à ces agent·es ! Ça suffit les sacrifices : les agent·es publics ont assez donné !
Les recettes, variable oubliée de tous les scénarios de la mission
Le rapport reconnaît que la charge de la dette « vient rogner les dépenses d'avenir pour payer les intérêts ». Les rapporteurs reconnaissent que les gels de crédits dans les ministères ont atteint leurs limites et sont « préjudiciables à la visibilité et à l'efficacité des politiques publiques et des services publics ». Mais rien ne vient entamer leur belle croyance en l'austérité. Jamais ils ne questionnent l'assèchement volontaire des finances publiques et la baisse des recettes de l'État et de la Sécurité sociale.
Jamais le rapport ne documente les 211 milliards d'euros d'aides annuels sans contreparties aux entreprises ou la fin de l'impôt sur la fortune. Il ne dit rien des recettes possibles sur les profits, le capital ou la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales. À peine les rapporteurs se contentent-ils d'affirmer que « les marges pour augmenter les prélèvements obligatoires sont limitées » et appellent à « partager l'effort ».
Plutôt que programmer 125 Md€ de coupes dans la protection sociale et les services publics, l'UFSE-CGT propose de mettre à contribution les profits et les revenus du capital, de réduire les aides publiques sans contrepartie aux entreprises et de rassujettir l'ensemble des rémunérations à cotisations, afin de garantir des recettes pérennes.
Une autre politique est possible : fiscalité renforcée sur les revenus les plus élevés et les profits, fiscalité écologique ciblée sur les grandes entreprises, moyens accrus pour les services fiscaux et douaniers pour récupérer les dizaines de milliards qui échappent aujourd'hui au financement des politiques publiques.
Tous et toutes mobilisé·es le 29 septembre : refuser le chantage à la dette, gagner des augmentations de salaires et des moyens pour les services publics
N'en jetez plus, la coupe est pleine ! Ce rapport tombe quelques jours après l'annonce de 5 Md€ supplémentaires de coupes budgétaires pour 2026, venant s'ajouter aux 6 milliards d'ores et déjà annoncés ce printemps et 12 milliards d'économies à l'horizon 2027. Ça suffit ! Ni le budget de l'État, ni la protection sociale ne sont à vendre à la découpe. Nos services sont déjà à l'os et n'arrivent déjà plus à fonctionner correctement. Nous exerçons dans des conditions dégradées et nous souffrons aussi de ne pas pouvoir assurer dignement toutes nos missions de services publics.
L'UFSE‑CGT appelle les agent·es à se saisir massivement de la journée de grève du 29 septembre et à participer aux manifestations sur l'ensemble du territoire, pour exiger au contraire :
- La fin des coupes dans les budgets publics et sociaux, et la mise à contribution des profits et hauts patrimoines pour financer les services publics et la protection sociale ;
- Une augmentation immédiate du point d'indice d'au moins 10 %, avec un plan de rattrapage de pertes antérieures et son indexation sur l'inflation ;
- 400 € d'augmentation immédiate pour tou·te·s les agent·es publics ;
- L'intégration des primes ayant valeur de complément salarial dans le traitement indiciaire ;
- La refonte des grilles ;
- L'égalité salariale et la revalorisation des filières à prédominance féminine ;
- La titularisation des contractuels sans condition de concours ni de nationalité ;
- L'abrogation du jour de carence et l'indemnisation à 100 % des congés maladie ordinaires ;
- L'abrogation de la réforme des retraites et le retour à la retraite à 60 ans.
Montreuil, le 16 juillet 2026.
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Visuels 29 septembre : mobilisation Fonction publique pour les salaires et les conditions de travail
16 juillet, par baille
Retrouvez dans cet article les visuels UFSE-CGT pour le 29 septembre, journée de mobilisation dans la Fonction publique, à l'appel de l'intersyndicale, pour nos salaires et nos conditions de travail : à partager sur les réseaux ou à envoyer à vos collègues pour les sensibiliser !
> Fichier Zip avec tous les visuels en téléchargement
Quelques chiffres saisissants sur la perte de pouvoir d'achat des agents publics : face à l'inflation, le point d'indice a perdu 5.06% de sa valeur depuis juillet 2023 (dernière revalorisation du point d'indice), 15.28% depuis mai 2017 (arrivée de Macron au pouvoir), 21.10% depuis 2010 et même 31.72% depuis 2000.
Pour un agent de catégorie C c'est 100 € minimum par mois de manque à gagner lié au gel du point d'indice (200 € pour un catégorie A !) et jusqu'à 660 € par mois depuis 2000 (1290 € pour un cat. A).
Toutes les données de perte de la valeur du point d'indice.
Ça ne peut plus durer, faisons plier le gouvernement pour obtenir l'indexation du point d'indice sur l'inflation et une vraie revalorisation de sa valeur !
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Perte actualisée du pouvoir d’achat (Mai 2026)
16 juillet, par bailleNouvelle actualisation de la perte actualisée de la valeur du point d'indice. L'UFSE vous propose une nouvelle présentation et de nouveaux indicateurs avec la perte calculée depuis juillet 2023 et mai 2017, tout en conservant les indicateurs depuis 2010 et 2000.
L'UFSE-CGT vous met à disposition la perte de valeur du point d'indice actualisée pour mai 2026. Nous subissons la troisième année pleine du gel du point d'indice que les gouvernements ont refusé de revaloriser depuis juillet 2023 (s'il avait suivi l'inflation depuis 2010, le point d'indice devrait être à 5,60 € et non à 4,92€. S'il l'avait suivie depuis 2000, il serait à 6,48€).
> Perte de valeur du point d'indice mai 2026
NOUVEAU : L'UFSE-CGT calcule désormais dans son document de référence la perte du point d'indice avec quatre bornes temporelles :
- Juillet 2023 : date de la dernière revalorisation du point d'indice ;
- Mai 2017 : arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir ;
- Juillet 2010 : gel du point d'indice sous Nicolas Sarkozy ;
- Janvier 2000 : mesure de la perte du pouvoir d'achat sur le temps long ;
Vous trouvez à la fin du document les pertes dues à l'augmentation de la cotisation retraite depuis le 1er janvier 2011, avec un tableau récapitulatif des augmentations jusqu'en 2020.
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Le 21 septembre journée mondiale pour la paix : refusons l’économie de guerre (Communiqué CGT Retraité∙es)
16 juillet, par bailleLa situation internationale nous préoccupe avec la mise en place d'une « économie de guerre » qui a pour conséquences la diminution des budgets des services publics, de l'éducation, de la protection sociale…
La politique de Macron se traduit par un budget militaire de l'État de 32 milliards d'euros pour 2017, à 53,7 milliards d'euros en 2026, et une prévision de 67,4 milliards en 2030, soit, en 13 ans, plus du doublement des dépenses militaires.
La production militaire représente 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont 65% sont exportés, faisant de la France le deuxième pays exportateur d'armes dans le monde.
Pour maîtriser les comptes publics, le gouvernement impose ses choix : hors budget Défense, les budgets devront baisser de 4 milliards supplémentaires sur les dépenses de l'État, et de 2 milliards sur le champ social, notamment sur la Sécurité sociale.
Et le patronat cherche à imposer son agenda social, en exigeant des mesures d'économies supplémentaires sur le dos des salarié∙es comme des retraité∙es.
Cette politique « d'économie de guerre » est synonyme de régressions sociales et de remise en cause des libertés syndicales, des espaces démocratiques.
La course sans fin aux armements ne règle pas les conflits,au contraire. La seule voie possible reste la construction d'une solution diplomatique et négociée dans le cadre des institutions internationales.L'ONU doit être reformée dans son fonctionnement pour remplir sa mission initiale : prévenir et faciliter le dialogue entre pays, autrement que par les armes.
Nous devons, plus que jamais, nous mobiliser contre les ambitions de ceux et celles qui veulent nous conduire à abandonner nos revendications de paix et de dialogue. La mobilisation des retraité∙es et des salarié∙s doit se poursuivre, se renforcer même, contre les reculs sociaux, environnementaux et démocratiques.
Cela nécessite de porter nos revendications sur la revalorisation des pensions, le pouvoir d'achat, le droit à la santé, l'obtention de moyens pour la Sécurité sociale, la prise en compte de la perte d'autonomie.
Notre propre agenda pour un meilleur avenir des peuples est de repousser les discours belliqueux, qui, ce n'est pas un hasard, accompagnent la montée de l'extrême droite, partout dans le monde, et de ses discours nationalistes et haineux.
Nous, syndicalistes et militant∙es associatifs retraité∙e∙s sommes inquiet∙es des débats qui se diffusent dans la société, qui nourrissent la montée de l'extrême droite et les discours nationalistes et haineux.
Attaché∙es à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, nous rejetons la normalisation de l'injustice, de la haine de l'autre, de l'intolérance, du ressentiment.
C'est par la mobilisation des salarié∙es et des retraité∙s que nous imposerons de meilleures conditions de vie, de travail, de retraite, avec un autre partage des richesses, un développement des services publics, une prise en charge solidaire de la perte d'autonomie, un salaire et une pension au minimum égale au Smic.
Face à ce tournant, notre responsabilité syndicale et associative est claire :
- refuser que l'urgence militaire serve de prétexte à l'abandon du social ;
- défendre la santé, le pouvoir d'achat, les droits sociaux ;
- défendre la paix et la démocratie.
Le 21 septembre journée mondiale pour la paix sera l'occasion de participer aux manifestations, ensemble.
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Guide contractuels PJJ - document pour les nulos
15 juillet, par Sylvie — pas-dans-les-dernieres-infos












