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Budget 2027 de la Justice : la CGT-PJJ dénonce un abandon de la Protection Judiciaire de la Jeunesse
23 juillet, par bailleDans une lettre envoyée aux agents du ministère, le garde des Sceaux présente le budget 2027 de la Justice comme un « résultat historique ». La CGT-PJJ dénonce un budget qui ne répond en rien à la crise profonde que traverse la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Malgré les constats alarmants dressés par le ministère lui-même, les moyens annoncés restent largement insuffisants pour répondre aux besoins des services, des professionnels et des jeunes accompagnés.
Une reconnaissance de la crise… sans réponse budgétaire
Le 12 novembre 2025, devant la commission des lois du Sénat, le garde des Sceaux reconnaissait la « grande détresse des agents » de la PJJ, évoquant un « manque de moyens et de reconnaissance » et qualifiant la PJJ d'administration « la plus en difficulté » du ministère.
Il annonçait alors des mesures fortes dès le début de l'année suivante.Pourtant, le projet de budget 2027 ne prévoit que 50 créations de postes pour l'ensemble de la PJJ, soit moins qu'en 2026 (70 postes).
Cette annonce est en contradiction avec les constats de l'Inspection Générale de la Justice, qui, dans son rapport de juillet 2025, recensait 3 775 mesures de milieu ouvert en attente d'attribution et estimait à 322 équivalents temps plein d'éducateurs les besoins immédiats, hors créations de nouveaux établissements. Les 50 postes annoncés ne couvriraient donc, au mieux, qu'environ 15 % des besoins identifiés, s'ils étaient tous consacrés directement à la prise en charge.
Des priorités budgétaires contestées
Dans le même temps, le ministère annonce 40 millions d'euros supplémentaires pour le numérique et l'intelligence artificielle, ainsi que 50 créations de postes dédiées aux services numériques.
Pour la CGT-PJJ, cette comparaison illustre clairement les choix opérés : autant de créations d'emplois pour le numérique que pour l'ensemble de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, pourtant reconnue comme le secteur le plus en difficulté.
Rapportées aux effectifs, les créations de postes représentent une augmentation de seulement 0,52 % pour la PJJ, contre 1,16 % pour les services judiciaires (hors magistrats) et 1,47 % pour l'administration pénitentiaire. Cette comparaison ne vise pas à opposer les personnels mais à souligner le sous-investissement persistant dont souffre la PJJ.
Des agents oubliés
Les annonces du ministre reste à ce stade très opaque sur les revalorisations salariales ou sur l'amélioration des grilles indiciaires, alors même que le pouvoir d'achat des agents continue de se dégrader.
Pour la CGT-PJJ, il est illusoire de prétendre renforcer l'attractivité des métiers de la Justice sans améliorer les conditions d'exercice, les rémunérations et la reconnaissance des professionnels déjà en poste.
Notre syndicat souligne également que la sécurité des structures éducatives ne peut reposer sur des annonces de communication. Elle suppose des effectifs complets, le doublement des équipes d'hébergements, y compris la nuit, ainsi que des locaux adaptés et entretenus.
Les jeunes premiers pénalisés
La CGT-PJJ rappelle que les 3 775 mesures éducatives en attente ne sont pas de simples indicateurs statistiques : elles correspondent à autant de décisions judiciaires qui ne peuvent être exécutées dans des délais satisfaisants.Depuis l'entrée en vigueur du Code de la Justice Pénale des Mineurs, les services de milieu ouvert connaissent une forte augmentation de leur charge de travail sans renforts suffisants.
Notre syndicat estime que cette situation fragilise directement la qualité de l'accompagnement éducatif et l'exécution des décisions de justice.
La CGT-PJJ demande un changement de cap
La CGT-PJJ appelle le Gouvernement à revoir le budget 2027 avant son adoption et réclame :
- des créations de postes à la hauteur des besoins objectivés par l'Inspection Générale de la Justice ;
- une revalorisation immédiate des rémunérations des personnels ;
- des moyens humains supplémentaires pour l'ensemble des services de la PJJ ;
- une véritable reconnaissance des missions éducatives exercées par les agents.
« Les personnels de la PJJ n'ont pas besoin de nouveaux constats sur leurs difficultés. Ils attendent des décisions budgétaires à la hauteur des besoins et des enjeux de la justice des mineurs. »
Pour la CGT-PJJ, il est encore temps de transformer les engagements affichés en décisions concrètes et de donner enfin à la Protection Judiciaire de la Jeunesse les moyens d'assurer pleinement ses missions de service public.
Montreuil, le 23 juillet 2026.
>> Communiqué de la CGT PJJ en téléchargement
Également en téléchargement :
>> Lettre du Garde des Sceaux aux agents du ministère de la justice
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Budget de la Culture : Vigilance rouge sur le financement public de la culture (Communiqué CGT Culture)
23 juillet, par bailleCes dernières années la pression sur le budget de la Culture n'a cessé de s'accroître. Cette orientation, que nous combattons, a des conséquences graves sur notre travail et nos missions. Dans tous les services du ministère et plus largement chez les professionnels de la Culture, tout le monde vit ce coup de frein de l'activité comme une attaque violente.
Dans ce contexte inédit d'effondrement des politiques publiques culturelles, accentué de surcroit par des ponctions en cours d'exercice malhonnêtes, la CGT-Culture n'a cessé d'exiger la transparence et la vérité des prix. Entre baisses des moyens en loi de Finances, mises en réserves en début d'exercice, annulations de crédits, gels et surgels en cours d'année, le gouvernement multiplie les ficelles pour brouiller la lisibilité de son parti pris contre la Culture.
La CGT-Culture martèle avec force l'urgence de la transparence. On commence donc à y voir plus clair. Si en 2022, la mission Culture disposait de près de 4 milliards d'euros, elle ne représente plus que 3,6 milliards d'euros en 2026 après la tambouille budgétaire des gouvernements successifs. En euros constants c'est-à-dire à raison de 16,5% d'inflation sur la période, la mission culture devrait a minima s'élever à 4,6 milliards d'euros soit un milliard de plus que le budget 2026, autrement dit 1% du Budget de l'Etat (458 milliards d'euros) au lieu de 0,7% aujourd'hui.
Nous en arrivons au point que ces choix mettent à mal l'exigence de démocratisation culturelle à l'origine même de la création d'un ministère, en oubliant que les structures culturelles contribuent à la solidarité nationale, à la vitalité de l'économie et à l'attractivité des territoires. Face à l'ampleur des fractures sociales et territoriales, ce jeu de dupe de la macronie revient à se tirer une balle dans le pied.
Dans ce paysage sinistré par l'absence de vision de l'Etat pour la Culture, la mobilisation et la victoire des 28 institutions du spectacle vivant revendiquant au festival d'Avignon les moyens de leur survie constitue une éclaircie remarquable. Le gouvernement et la ministre de la Culture ont été contraints de revenir sur le gel de 13% de leurs subventions. Cette victoire ne clôt pas le débat mais fait la preuve que la lutte paye et que la mobilisation de chacune et chacun même dans une période aussi difficile permet d'ouvrir des perspectives et de changer la donne !
C'est pourquoi la CGT-Culture appelle les personnels à la construction d'un rapport de force puissant et offensif en se réunissant en assemblées générales pour faire obstacle aux attaques contre la Culture.
Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre prochain, imposons d'autres choix !
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CANICULES, le gouvernement doit agir maintenant pour protéger les retraité·es (Tract UCR CGT)
23 juillet, par bailleUne série de canicules exceptionnelles, avec des températures dépassant 40°C, sévit en France. Ces épisodes, de plus en plus fréquents et intenses, sont le signe visible et brutal du dérèglement climatique.
Entre le 17 juin et le 1er juillet 2026, 2 025 décès supplémentaires ont été recensés, une hausse de 30 % par rapport à une période normale. Le nombre de décès à domicile a presque doublé ; ils concernent majoritairement des personnes de plus de 60 ans, souvent habitant seules, dans des logements mal adaptés aux températures extrêmes.
Derrière ces chiffres, il y a des vies brisées et une réalité qui doit nous alerter tous et toutes.
Aux causes structurelles, des solutions existent
Cette situation est le résultat de décennies de politiques insuffisantes, d'un manque d'investissements dans les services publics et le système de santé ainsi que de retards accumulés dans l'adaptation de notre société aux défis climatiques.
Parmi les causes principales :
- l'isolement croissant des personnes âgées qui rend leur protection encore plus difficile en période de crise ;
- l'inadaptation des logements : plus d'un logement sur trois, en France, devient une bouilloire thermique dès que les températures grimpent, faute d'isolation ou de systèmes de rafraîchissement adaptés ;
- le manque criant de moyens pour les services publics, les CCAS (centres communaux d'action sociale) qui accompagnent au quotidien les personnes les plus vulnérables ;
- la précarité des retraites qui ne permet pas à des millions de personnes de s'offrir des solutions simples comme un ventilateur ou une climatisation basique.
Des pistes concrètes pour agir
Face à cette situation, des solutions existent.
Elles nécessitent une volonté politique forte, des moyens financiers à la hauteur et une mobilisation collective.Sans attendre la conférence nationale sur l'autonomie prévue à la rentrée, l'UCR-CGT exige des mesures immédiates.
UN PLAN NATIONAL D'URGENCE POUR LE LOGEMENT :
- aide à la rénovation thermique massive des logements, notamment ceux occupés par des personnes âgées ou en situation de précarité,
- contrôles renforcés pour garantir que les logements locatifs respectent des normes minimales de confort en période de canicule, mais aussi en période de froid.
RENFORCER LES SERVICES D'AIDE À DOMICILE ESSENTIELS DANS CETTE PÉRIODE :
- recrutement et formation de personnels supplémentaires pour éviter la surcharge de travail des professionnel·les déjà en sous-effectif, avec des salaires décents et une reconnaissance des métiers.
REVALORISER LES PENSIONS ET RETRAITES :
- une augmentation immédiate des pensions d'au moins 10 %, pour permettre à toutes et tous de vivre dignement, y compris en période de forte chaleur.
UNE LOI DE PROGRAMMATION PLURIANNUELLE POUR LE GRAND ÂGE ET L'AUTONOMIE :
- planifier sur le long terme les moyens nécessaires pour accompagner le vieillissement de la population,
- garantir un accès universel à des solutions adaptées, quel que soit le niveau de vie.
Le temps des promesses est terminé, EXIGEONS DES ACTES !
MOBILISONS-NOUS pour un avenir plus juste et plus sûr.
LE 14 OCTOBRE 2026
Journée nationale de mobilisation pour la revalorisation des retraites complémentaires Agirc-Arrco.
LE 19 NOVEMBRE 2026
Manifestation nationale des retraité·es à Paris -
Abbaye du Mont-Saint-Michel : le gouvernement se trompe de problème...et donc de solution (Communiqué intersyndical Culture)
23 juillet, par baille
Paris, le 22 juillet 2026
L'avenir de l'Abbaye du Mont-Saint-Michel, joyau de notre patrimoine national et mondial, est à la croisée des chemins. Le projet de transférer sa gestion vers l'établissement public industriel et commercial (EPMSM) menace le modèle économique solidaire du Centre des monuments nationaux (CMN) et, avec lui, l'équilibre de 110 monuments répartis sur l'ensemble du territoire.
Nous refusons que le démembrement du Centre des monuments nationaux serve de réponse à une difficulté qui relève d'abord de la responsabilité de l'État.
En tant qu'acteurs du service public, nous sommes force de proposition.
L'État doit d'abord assumer ses responsabilités. La préservation de la baie, la lutte contre l'ensablement, le barrage hydraulique et l'adaptation au changement climatique relèvent de politiques publiques environnementales. Le ministère de la Transition écologique doit donc financer les infrastructures dont il partage la responsabilité.
Les Régions Bretagne et Normandie doivent également prendre leur part. Revendiquer un rôle accru dans la gouvernance implique d'assumer durablement les investissements qui en découlent.
Enfin, la régulation des flux touristiques constitue un levier d'action immédiat. Un lissage annuel et journalier des visites améliorerait l'accueil du public, préserverait le monument et réduirait durablement les coûts d'exploitation.
Ces mesures répondent aux difficultés du site sans remettre en cause le Centre des monuments nationaux.
Le Gouvernement se trompe de diagnostic. Il traite comme un problème d'organisation administrative ce qui relève d'abord d'une question de financement public et de répartition des responsabilités.
Les difficultés de l'EPMSM tiennent principalement au financement des infrastructures nécessaires au maintien du caractère maritime de la baie : barrage, désensablement, ouvrages hydrauliques et mobilités. Ces missions relèvent des politiques environnementales et territoriales conduites par l'État et les collectivités.
Les recettes du Centre des monuments nationaux ont, quant à elles, une autre finalité : conserver, restaurer et transmettre le patrimoine national. Elles n'ont pas vocation à compenser durablement le sous-financement de politiques publiques qui relèvent d'autres ministères ou d'autres collectivités.
Transférer l'Abbaye reviendrait précisément à brouiller cette distinction. Le Gouvernement répond ainsi à une impasse budgétaire par une réforme institutionnelle, sans démontrer qu'elle résoudra durablement les difficultés de l'EPMSM.
Une telle réforme fragiliserait le modèle de solidarité porté par le Centre des monuments nationaux et ouvrirait la voie à une mobilisation croissante des recettes patrimoniales de l'abbaye pour financer des charges qui ne relèvent pas de sa vocation première.
D'autres solutions existent. L'État doit clarifier les responsabilités de chacun, redéfinir le financement des infrastructures de la baie et examiner les scénarii alternatifs avant toute évolution statutaire.
C'est précisément ce travail qu'il n'a pas conduit. Aucune étude d'impact n'a été rendue publique. Aucun scénario alternatif n'a été expertisé. Aucune concertation n'a permis d'examiner les solutions pourtant envisageables.
Le Gouvernement inverse ainsi l'ordre des priorités : il réforme les établissements avant d'avoir clarifié les politiques publiques.
L'intersyndicale demande donc la suspension du projet de transfert et l'ouverture immédiate d'une véritable concertation associant l'État, les établissements publics, les collectivités territoriales et les organisations syndicales.
Le Mont-Saint-Michel mérite une gouvernance construite dans l'intérêt du patrimoine, des territoires, des agents et des générations futures.
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Préavis de grève UFSE CGT juillet - octobre 2026
22 juillet, par Sylvie
L'UFSE a fait parvenir au ministre chargé de la fonction publique et à la DGAFP un préavis de grève couvrant la période du 28 juillet au 30 octobre. Il revient sur la situation salariale, le contexte budgétaire, les conditions de travail, les diverses régressions récentes en matière de droits des agent·es et pointe les manquements en matière d'égalité femme / hommes.
Union Fédérale des Syndicats de l'État - CGT
à
Monsieur David Amiel
Ministre de l'Action et des Comptes publics, chargé de la fonction publiqueMonsieur Boris Melmoux-Eude
Directeur général de l'administration et de la Fonction publiqueMontreuil, le 21 juillet 2026
Objet : dépôt d'un préavis de grève sur la période du 28 juillet au 30 octobre 2026
Monsieur le ministre,
Monsieur le directeur général,Les politiques mises en œuvre par le gouvernement continuent d'organiser une dégradation profonde des conditions de vie et de travail des agent·es publics, des services publics et, plus largement, des droits sociaux.
La situation salariale dans la Fonction publique atteint désormais un niveau critique. Le rendez-vous salarial du 8 juillet 2026 s'est soldé par une fin de non-recevoir sur les mesures générales pourtant indispensables portées par l'ensemble des organisations syndicales représentatives. La reprise de l'inflation accentue encore le décrochage du pouvoir d'achat des agent·es publics. Depuis sa dernière revalorisation en juillet 2023, le point d'indice a perdu 5.06% de sa valeur. La perte cumulée est insupportable : elle s'élève à 15.28% depuis l'élection du président Macron en mai 2017, 21.10% depuis juillet 2010 et 31.72% depuis janvier 2000. Nul besoin de s'interroger sur l'avenir du statut de la fonction publique comme vous le faites pour comprendre la crise d'attractivité de la fonction publique : elle est d'abord et avant tout liée à la faiblesse des salaires !
Les propositions du gouvernement sont indignes : il n'est pas acceptable de concentrer sur quelques mesures ciblées la politique salariale, comme des mesures techniques relatives aux règles de classement, à la progression de carrière ou à la promotion interne. Le chantier sur les bas de grille, annoncé sans calendrier ni périmètre clair et surtout sans budget, ne permettra pas de répondre au tassement des grilles ni à la dynamique de smicardisation qui ronge progressivement la fonction publique.L'UFSE-CGT réaffirme ses exigences pour répondre à l'urgence salariale : augmentation immédiate et significative de la valeur du point d'indice, indexation sur l'inflation, rétablissement de la GIPA, refonte des grilles indiciaires, revalorisation des filières et corps à prédominance féminine, égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes, rétablissement du versement à 100% de la rémunération en congé maladie ordinaire, abrogation du jour de carence, amélioration des droits statutaires et de l'action sociale.
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Préavis de grève UFSE CGT juillet - octobre 2026

