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UFSE-CGT
Articles
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Egalité professionnelle : la DGAFP quitte la table des négociations (Communiqué intersyndical Fonction publique)
10 septembre, par bailleAu 21ème groupe de travail qui était annoncé comme destiné à finaliser les discussions, la DGAFP coupe court à la poursuite des travaux et aux attentes des organisations syndicales , qui sont engagées pour une négociation ambitieuse portant notamment sur :
- Des mesures concernant les rémunérations et les carrières
- Des moyens assortis aux mesures et un calendrier de mise en œuvre
- Des droits effectifs, financés, opposables et le contrôle de leur application
Le 7 septembre, les organisations syndicales ont interpellé le Premier ministre afin d'obtenir un élargissement du périmètre de la négociation, jugé extrêmement restreint.
Elles attendent une réponse à la hauteur des attentes des agent·es et des organisations syndicales de la fonction publique.
Le 10 septembre 2026.
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Marches Climat, Paix, Solidarités le 26 septembre 2026
10 septembre, par baille
Le monde du travail ne doit plus subir le coût de l'inaction climatique
L'été que nous vivons confirme brutalement la réalité du dérèglement climatique. Plus que jamais, il est manifeste que gouvernements et patronat ont refusé d'entamer les transformations nécessaires en termes d'adaptation et d'atténuation.
Par conséquent les travailleurs et les travailleuses subissent de plein fouet les fortes chaleurs au travail et dans leur logement. Ce sont les agent∙es des Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS), des hôpitaux, de l'éducation nationale, des collectivités territoriales et trop souvent des bénévoles qui sont en première ligne pour affronter la crise.
Des habitant∙es ont tout perdu e t le bilan humain des canicules et mégafeux est encore à établir. Le monde agricole, déjà en grande souffrance, voit se profiler la disparition d'exploitations en raison des incendies et sécheresses.
Les conséquences de cet été seront durables : baisse des rendements, inflation, effets à long terme sur la santé des personnes dus à l'accumulation des canicules, incluant celles qui ont vécu les incendies et respiré les fumées, tant du fait des particules fines que des pesticides répandus dans les forêts qui ont brûlé, explosion de l'éco -anxiété.Nous ne tournerons pas la page avec la baisse probable des températures à la fin de l'été.
Nous exigeons des mesures de prévention, d'adaptation et d'atténuation du dérèglement climatique à la hauteur des crises à venir, des mesures de justice sociale permettant à la majorité de la population, notamment la plus vulnérable, de vivre mieux.
Le budget 2027 ne pourra ignorer les leçons à tirer de ces derniers mois. Plusieurs cadres, associatifs, citoyens, préparent en ce sens des marches le 26 septembre sur tout le territoire. Des organisations syndicales représentatives des sapeurs -pompiers appellent à des actions à partir de cette date.
Nous, organisations syndicales, appelons à rejoindre les marches du 26 septembre, pour y porter les revendications du monde du travail.Nous revendiquons des mesures de protection des salarié∙es :
- Garantir un suivi médical gratuit renforcé aux pompiers, travailleur ∙ses vulnérables, bénévoles, habitantes et habitants exposé∙es aux fumées.
- Créer un dispositif d'arrêt d'activité à la main de l'inspection du travail (sur le modèle des arrêts pour risque de chute de hauteur), et doubler les sections d'inspection du travail.
- Rétablir les Comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
- Étendre le dispositif de chômage intempéries pour chaleur à tous les secteurs.
- Réduire les rythmes de travail et aménager les horaires en cas de forte chaleur, en fonction des situations de travail.
- Mettre en place des protocoles nationaux dans les services publics en associant les agent∙es à leur élaboration.
- Programmer des négociations dans toutes les branches professionnelles.
Nous revendiquons des mesures d'adaptation :
- Recruter massivement et garantir des moyens dans les services publics en première ligne dans la prévention et la gestion des canicules, des feux, des sécheresses, à commencer par les SDIS, l'Office national des Forêts, le ministère de l'Environnement et la santé.
- Construire un plan de rénovation du bâti des administrations et des services qui accueillent du public, notamment les jeunes, les malades et les personnes âgées , des entreprises et des logements.
- Établir un plan de rénovation des infrastructures ferroviaires et électriques.
- Transposer les conventions OIT pour un droit à un environnement de travail sain et l'indépendance de tous les préventeurs.
- Financer le plan d'adaptation par des mesures volontaristes de justice fiscale et sociale, et conditionner les aides publiques aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux.
Il faut enfin atténuer le dérèglement climatique et ses conséquences par un plan d'ampleur :
- Taxer les superprofits et le patrimoine financier et immobilier des très riches pour financer la bifurcation écologique.
- Instaurer des prix garantis pour assurer un revenu décent aux agriculteurs et agricultrices et une meilleure rémunération des pratiques agro -écologiques.
- Assurer des investissements pérennes pour les énergies renouvelables.
- Financer une politique des transports centrée sur le train et les moyens de transports les moins émetteurs.
- Garantir de nouveaux droits aux salarié∙es et aux agent∙es de la fonction publique, ainsi qu'à leurs représentant∙es, pour leur permettre de peser s ur les stratégies et choix de production de leur entreprise ou service , et réorienter ainsi l'économie vers une industrie relocalisée et décarbonée, sans licencier ni fermer d'usines.
Paris, le 7 septembre 2026.
>> Appel intersyndical en téléchargement
Également en téléchargement :
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L’UFSE-CGT sera présente à la Fête de l’Humanité (11/13 septembre 2026)
9 septembre, par baille
L'UFSE-CGT sera présente pendant les trois jours de la Fête de l'Humanité (11, 12 et 13 septembre 2026) : venez nombreuses et nombreux sur notre stand au Forum social pour débattre, échanger avec des camarades, qu'ils- elles soient de votre syndicat ou de tout autre horizon.
Sylvie Aebischer, co-secrétaire générale de l'UFSE-CGT interviendra le dimanche 13 septembre à partir de 11h sur le stand de Solidaires concernant la grève dans la Fonction publique du 29 septembre prochain :
L'UFSE-CGT diffusera un tract « Agent·es de l'État : la CGT à vos côtés » (format A3 plié en trois) pendant ces trois jours.
>> La confédération CGT sera également présente à la Fête de l'Huma (le programme des 3 jours)
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RIPOST : ce qu’on a obtenu devant le Conseil constitutionnel (CGT Intérieur)
9 septembre, par bailleLe 12 août, la CGT-Intérieur a saisi le Conseil constitutionnel avec la LDH, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France contre plusieurs mesures de la loi RIPOST. Le 14 août, le Conseil a rendu sa décision.
Notre désaccord ne porte pas sur la nécessité de sanctionner rodéos, trafics ou rassemblements sauvages : il porte sur des outils qui n'aboutissent à rien de mieux — amendes forfaitaires à peine recouvrées à un tiers, pseudonymisation sans lien avec un risque réel, garde à vue étendue sans moyen d'enquête supplémentaire.
Le bilan : 3 censures obtenues (pseudonymisation généralisée, caméras confiées au privé, destruction sans délai des véhicules saisis) — mais l'essentiel des amendes forfaitaires, du bulletin n°2 et de la garde à vue étendue validé tel quel.Le détail complet, article par article, et notre contribution en téléchargement ICI
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Mobilisations les 15 et 29 septembre - Dans l’enseignement supérieur comme ailleurs, cette rentrée 2026 se fait sous le signe de la précarité (FERC SUP CGT)
9 septembre, par baillePrécarité des rémunérations
À cause du gel du point d'indice quasi systématique depuis 2000, qui n'a donc pas suivi l'inflation, les salaires des personnels ont décroché avec une perte de pouvoir d'achat de près de 30 % en 25 ans. Pour les titulaires, le manque à gagner est de 670€ mensuels pour un personnel de catégorie C, jusqu'à 1600€ mensuels pour les derniers grades de catégorie A. Les contractuels sont évidemment encore plus mal lotis puisque les revalorisations salariales censées s'appliquer tous les 3 ans sont loin d'être systématiques – et encore faut-il rester en poste plus de 3 ans pour espérer la moindre évolution. Du fait de l'indexation du SMIC sur l'inflation, les grilles indiciaires se tassent de plus en plus ; elles basculent désormais sous le SMIC jusqu'à l'indice 379. Cette année, un million d'agentes et agents vont percevoir une indemnité différentielle pour atteindre le SMIC.Les primes, censées compenser ce tassement des grilles à défaut d'assurer une retraite décente aux agent·es, sont dans notre ministère parmi les plus basses de la Fonction publique. En comparant par exemple l'évolution des primes depuis 2020 pour les personnels administratifs techniques entre l'ESR et l'Éducation nationale – où les conditions de travail sont par ailleurs très difficiles – on constate une hausse de 15 à 30 % pour notre ministère, contre 30 à 70 % pour l'Éducation nationale. Quant aux enseignant·es et enseignant·es chercheur·euses, leurs primes sont encore plus basses en proportion de leur traitement que pour les personnels administratifs et techniques, malgré les mesures prises dans le cadre de la LPR. En particulier, la Prime d'enseignement supérieur (PES) des enseignants du secondaires affectés dans le supérieur n'est toujours pas alignée sur la part fixe des primes de leurs collègues enseignant·es-chercheur·ses.
Précarité de l'emploi
Le taux de précarité est très élevé (36 % de contractuel·les) dans l'ESR, et a tendance à augmenter (+2,1 points en 10 ans). Le nombre total de titulaires baisse (-1 000 postes). La précarité augmente particulièrement chez les enseignant·es avec un taux de 35,6% (+6 000 contractuel·es, -1 700 titulaires). Elle reste importante et stable à 39,5 % chez les BIATSS. Le turnover embolise de plus en plus de services administratifs et techniques dans les établissements.À cela, il faut ajouter 39 000 contractuel·les étudiants, 1000 à 2000 apprenti·es et surtout 160 000 vacataires. Le nombre de vacataires (mal connu du ministère) croît chaque année. En 2023, les vacataires ont réalisé au moins 5,2 millions d'heures équivalent TD par an, ce qui correspond à la charge de 27 000 enseignant·es-chercheur·ses.
La précarité gangrène l'ESR. Elle nuit à l'accomplissement des missions, elle fragilise de plus en plus de services administratifs et techniques dans les établissements, elle dégrade les conditions de travail et les carrières de toutes et tous.
Précarité des conditions de travail
Au-delà de la précarité systématique qui pèse sur les collectifs de travail, l'alourdissement des procédures, la multiplication des plateformes et des outils numériques pas toujours fonctionnels – et désormais l'IA souvent imposée sans recul ni précaution – complexifient l'organisation du travail. Dans les services administratifs et techniques en particulier, les réorganisations de service menées en dépit des équipes mais aussi les méthodes imposées d'en haut issues du New public management créent de la souffrance au travail parmi les personnels, y compris chez les encadrants intermédiaires.Les réformes permanentes, menées sans concertation et sans jamais aucun bilan, désorganisent le travail. L'exemple de la réforme de la formation des enseignant·es en est une illustration malheureuse : une réforme menée dans l'urgence, sans concertation, et à moyens constants, qui mène fatalement à la perte de sens au travail et au mal-être des personnels et à la détresse des étudiant·es.
La question du bâti universitaire est également un enjeu de taille, particulièrement frappant alors que nous sortons d'un été caniculaire éprouvant. D'un établissement à l'autre, l'état des lieux est très variable entre des campus récents et des universités très anciennes ou mal construites ; en moyenne, un tiers des bâtiments universitaires sont aujourd'hui dans un état insatisfaisant avec un degré de vétusté parfois critique, et peuvent être qualifiés de passoires énergétiques.
Précarité de la liberté académique
Les remises en question de la validité des connaissances scientifiques, les procédures-bâillon, les intimidations, les interventions politiques pour empêcher le libre exercice de l'analyse critique, se multiplient, y compris depuis les sommets de l'État et de notre ministère, comme l'a montré, entre autres, l'affligeante affaire de l'annulation d'un colloque au Collège France, finalement retoquée par la justice cet été. Nous devons rester pleinement engagé·es pour la défense de la liberté académique – liberté d'enseignement, de recherche, d'expression – parce que celle-ci est un pilier indispensable de la démocratie et de l'État de droit qui bénéficie à l'ensemble de la société.Précarité des conditions d'études
Les frais différenciés pour les étudiant·es extra-communautaires constitue l'une des actualités de cette rentrée. Ces frais différenciés, introduits par la mal nommée loi Bienvenue en France, étaient jusqu'ici tempérés par la plupart des établissements qui pratiquaient des exonérations plus ou moins étendues pour ramener les frais d'inscription au même niveau que pour les étudiants de l'Union Européenne. Mais par un décret promulgué en mai dernier malgré l'opposition massive des établissements et des organisations représentatives des personnels et des étudiant·es, le gouvernement impose désormais une restriction drastique de ces exonérations. Cette mesure, couplée à la suppression des APL pour ces mêmes étudiant·es extra-communautaires, démontre la tendance xénophobe du gouvernement, privant ainsi l'université française d'un fort apport académique, culturel et social.De façon plus générale, la précarité étudiante ne cesse de progresser : le nombre d'étudiant·es salarié·es ne cesse de croître, plus de 50 % sautent des repas pour des raisons financières, un étudiant sur trois renonce aux soins faute de moyens… Chiffre révélateur du bilan catastrophique des politiques de Macron, le coût de la vie étudiante a augmenté de 35 % depuis 2017. La mise en place du repas à 1€ dans les CROUS pour toutes et tous s'est faite sans les moyens suffisants, réduisant ainsi la mesure à un simple effet d'annonce. Le dernier projet en date du gouvernement étant une réforme des APL qui conditionnerait cette aide aux ressources des parents, privant ainsi des milliers d'étudiant·es supplémentaires de ce revenu.
Pendant ce temps, les places se raréfient sur Parcoursup et MonMaster et le droit à la poursuite d'études n'est plus assuré.
À tout cela, une cause uniqueToutes ces difficultés ont une cause unique : le désengagement de l'État qui préfère investir dans l'armée plutôt que dans l'enseignement supérieur et la recherche publiques. Plutôt que de mettre fin au sous-financement chronique, le gouvernement veut contraindre les établissements à trouver toujours davantage de « ressources propres », qu'il s'agisse de location d'espaces, de recherche partenariale ou encore d'augmentation des frais d'inscription. Une politique qui mène le pays dans le mur, tant en termes de recherche – l'engagement d'atteindre l'objectif fixé par l'Union européenne d'investir 3 % du PIB dès 2010 n'a jamais été atteint par la France, qui ne cesse d'accroître son retard, ce qui conduit à un décrochage progressif de la France dans les classements internationaux – qu'en termes d'enseignement supérieur – le gouvernement sacrifie l'avenir, la jeunesse et donc le niveau global de qualification des citoyen·nes et travailleur·euses.
La CGT FERC Sup exige un financement public massif, pérenne et à la hauteur des besoins des universités et des organismes de recherche. Elle défend un service public national de l'ESR, gratuit, accessible à toutes et tous sur l'ensemble du territoire, permettant l'accès aux plus hauts niveaux de qualification, qui est une obligation constitutionnelle. Il manque aujourd'hui au moins 8 milliards pour l'enseignement et 8 milliards pour la recherche. Ces chiffres, qui peuvent sembler vertigineux, sont à mettre en regard des choix du gouvernement. Citons le Crédit impôt recherche – 8 milliards par an, sans résultat probant ; la manne de l'apprentissage – 16 milliards par an, qui profite majoritairement à l'enseignement supérieur privé à but lucratif ; et plus généralement les aides publiques aux entreprises – 211 milliards par an.
À l'heure où les discussions sur le budget 2027 vont débuter, la CGT FERC Sup appelle l'ensemble de la communauté universitaire à se mobiliser les 15 et 29 septembre prochains pour casser la politique d'austérité que le gouvernement cherche à imposer.




