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Préavis de grève FERC SUP CGT du 7 septembre au 31 octobre 2026
31 août, par bailleÀ M. Philippe Baptiste, ministre chargé de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace
Monsieur le ministre,
L'Union CGT FERC Sup dépose ce jour un préavis de grève pour l'ensemble des travailleuses et des travailleurs de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR). Celui-ci couvre toutes leurs mobilisations à compter du 7 septembre jusqu'au au 31 octobre 2026 inclus.
Ce préavis de grève est l'outil que notre organisation met à la disposition des travailleuses et des travailleurs pour contrer une politique contraire à leurs intérêts.
Les difficultés que connaissent les travailleuses et les travailleurs de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR) ne sont pas nouvelles, mais elles sont nombreuses. Comme le rappelle le communiqué de l'intersyndicale auquel nous nous sommes associés : « depuis plus de vingt ans, les dépenses de recherche et de développement n'ont pas évolué, stagnant autour de 2,2 % du PIB, la part du budget de la recherche publique étant tombé à niveau historiquement bas en 2023 à 0,74 %, niveau qui a encore baissé depuis. Le prétendu effort de recherche français est inexistant. Il reste bien inférieur à celui d'autres pays européens. Les chiffres sont donnés par le gouvernement lui-même. L'engagement d'atteindre l'objectif fixé par l'Union européenne d'investir 3 % du PIB dès 2010 n'a jamais été atteint par la France, qui ne cesse d'accroître son retard ».
Les « Assises du financement des universités » confirment par ailleurs ce que l'union CGT FERC Sup dénonce depuis des années : le désengagement organisé de l'État du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche. Plutôt que de mettre fin au sous-financement chronique, le gouvernement veut contraindre les établissements à trouver toujours davantage de « ressources propres », notamment en faisant payer les étudiant·es. L'union CGT FERC Sup refuse toute hausse des frais d'inscription et toute sélection par l'argent !
Pourtant, les besoins sont connus : il manque au moins 8 milliards d'euros à l'enseignement supérieur et 8 milliards à la recherche publique. Pendant ce temps, les places se raréfient sur Parcoursup et MonMaster, le droit à la poursuite d'études est remis en cause et l'enseignement supérieur privé, largement alimenté par l'argent public, prospère sur l'affaiblissement du service public.
Pour les personnels, cette politique signifie aussi course aux appels à projets, précarité, restructurations permanentes, multiplication des tâches administratives et des heures complémentaires, au détriment du temps consacré à l'enseignement et à la recherche.
La CGT FERC Sup exige un financement public massif, pérenne et à la hauteur des besoins des universités et des organismes de recherche. Elle défend un service public national de l'ESR, gratuit, accessible à toutes et tous sur l'ensemble du territoire, permettant l'accès au plus haut niveau de qualification.
Cette austérité organisée frappe de plein fouet les personnels. Dans l'ESR, la précarité est devenue un mode ordinaire de gestion de l'emploi : les recrutements de contractuel·les, en CDD comme en CDI, se multiplient tandis que l'emploi titulaire recule. La loi de transformation de la fonction publique de 2019 a encore accéléré cette contractualisation et organisé l'affaiblissement du statut de fonctionnaire. Pour l'union CGT FERC Sup, les emplois répondant à des besoins permanents doivent être occupés par des fonctionnaires : nous revendiquons un plan massif de titularisation des contractuel·les et de création d'emplois statutaires.
À cette précarisation s'ajoute un déclassement salarial sans précédent. Comme le rappelle récemment l'UFSE-CGT, en 25 ans, le point d'indice a perdu de l'ordre de 30 % de sa valeur. Gel après gel, les gouvernements successifs ont ainsi imposé aux fonctionnaires des pertes considérables de pouvoir d'achat. La situation est devenue telle que 862 000 agent·es publics perçoivent désormais une indemnité différentielle simplement pour atteindre le niveau du SMIC. Cette smicardisation de la Fonction publique n'est pas une fatalité : elle est le résultat de choix politiques et budgétaires.
L'union CGT FERC Sup exige l'augmentation immédiate et significative de la valeur du point d'indice et son indexation sur l'inflation, le rattrapage des pertes accumulées et la refonte des grilles indiciaires. Dans l'ESR comme dans l'ensemble de la Fonction publique, il faut rompre avec la précarisation : création massive d'emplois de fonctionnaires, titularisation des contractuel·les et revalorisation générale des salaires !
Nous rappelons également que la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants et conseillers principaux d'éducation confirme nos alertes exprimées depuis plus d'un an : une réforme menée dans l'urgence, sans concertation, et à moyens constants, qui mène fatalement à la perte de sens au travail et au mal-être des personnels et à la détresse des étudiant·es.
Enfin, nous dénonçons le contexte idéologique et politique de plus en plus menaçant contre la liberté académique, les franchises universitaires, les connaissances scientifiques et la liberté d'expression.
Nous demandons également un moratoire immédiat sur les ZRR (zones à régime restrictif). Nous vous demandons, en tant que ministre, de défendre les missions de service public de l'ESR et les libertés académiques, de permettre aux collègues de travailler conformément à leurs statuts et aux protections fondamentales qui y sont liées.L'union CGT FERC Sup appelle ainsi les personnels à se mobiliser dès la rentrée pour imposer d'autres choix budgétaires et défendre nos missions, nos conditions de travail, la liberté académique et la collégialité universitaire : notamment le 15 septembre, avec l'intersyndicale de l'ESR, le 29 septembre avec l'intersyndicale de la Fonction Publique.
Montreuil, le 31 août 2026.
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Plus que jamais NON à la disparition de l’EPST IRD ! Mobilisons-nous dès la rentrée (Intersyndicale Recherche)
31 août, par baille
La PDG de l'IRD a transmis ce matin à tous les agent·es de l'IRD la lettre de mission qui lui a été adressée par les ministères MESRE et MEAE pour "mener à bien le rapprochement" entre l'IRD et le CNRS. Cette lettre a également été adressée au PDG du CNRS et ses grandes lignes ont déjà été diffusées dans la presse payante hier. La communication de la présidence de l'IRD arrive toujours après les informations données dans les médias, pour nous mettre devant le fait accompli. Et ils appellent cela "dialogue social" et communication (décriée précédemment comme inégale par nos syndicats) !
Une mission de préfiguration est lancée depuis le 27 juillet ; Michel Eddi a été nommé chargé de mission pour cette action par les tutelles ministérielles. Pourtant la PDG a bien confirmé avoir eu vent du projet de ‘rapprochement IRD-CNRS' depuis le 21 avril 2026.
Cette mission a pour objectif de :- "Proposer une organisation cible pour le nouvel ensemble et son implantation "
- "Identifier les étapes intermédiaires nécessaires pour assurer une 'transition fluide' [...] avec une première étape importante pour le rapprochement au premier janvier 2027"
- "Établir un calendrier détaillé des actions à mener."
La PDG considère comme actée la disparition de l'IRD en tant qu'EPST, tout en souhaitant une autonomie budgétaire et scientifique, et maintenir la ‘marque IRD', ce qui est irréaliste. Ainsi, alors que la mission de préfiguration devra rendre ses conclusions en mars 2027, les choses seront déjà fortement engagées dès janvier 2027. Cela laisse à peine quelques mois pour un soi-disant "dialogue social", envisager des "solutions pour atténuer les effets" d'un tel rapprochement IRD-CNRS qui cache bien son nom (restructuration), apporter la preuve de l'efficacité du service rendu par le rapprochement, et respecter la règlementation en vigueur*.
Nous notons que la lettre de mission indique que l'efficacité est déclarative ce qui a été confirmé par la PDG de l'IRD : elle n'est prouvée par aucun document précis et chiffré car aucune étude économique, organisationnelle et d'impact sur les agents de l'IRD et du CNRS n'a été réalisée. Aucun montant n'est indiqué pour estimer l'économie d'échelle ; pire, les tutelles indiquent clairement que l'IRD et le CNRS sont deux EPST complémentaires aux niveaux scientifique et diplomatique. L'Etat se déclare donc "efficace" quand il le souhaite sans en apporter la preuve et surtout semble supprimer des organismes complémentaires et non en doublon. Quelle cohérence !
Tout ceci est dogmatique et politique. L'Etat a multiplié les appels à projets (guichets) et notamment les PEPR, reprochant désormais au système de recherche publique français d'être illisible et trop coûteux. Mais de qui se moque-t-on ?
Nous avons écouté patiemment la PDG pendant plus d'une heure faire son discours d'impuissance et de résignation, et sans aucune remise en question de son bilan. Nous lui avons posé des questions sur sa lettre de mission auxquelles elle et son cabinet n'ont pas répondu ou indiqué « que ce sera à la mission de préfiguration d'y répondre ». Nous lui avons rappelé notre attachement à l'IRD en tant qu'EPST que nous défendrons jusqu'au bout. Nous avons également dénoncé son incapacité à garantir un dialogue social constructif alors qu'elle a appelé à l'union sacrée. Aucun calendrier n'a été annoncé, tout est flou mais sans doute déjà bien acté en coulisses.
Chères et chers collègues, de tout statut, de toutes les délégations et représentations, chères et chers partenaires (universités, autres EPST, EPIC, etc...) rien n'est encore signé !
L'IRD peut encore rester un EPST autonome mais doit être repensé, avec une nouvelle direction générale et scientifique, pour plus d'efficacité réelle et assurer de meilleures conditions de travail, afin d'accompagner les sociétés dans leur transition socio-écologique, indispensable pour que nos enfants et les futures générations puissent vivre dans de bonnes conditions.Le gouvernement avec l'absence d'opposition de la direction générale de l'IRD depuis ces dernières années, a conduit notre institut, nos emplois, nos conditions de travail et nos missions au bord d'un abîme sans fond. Même le HCERES dans ses deux derniers rapports avait alerté sur les défaillances de la gouvernance, de la direction scientifique et l'absence d'un dialogue social de qualité. Si pour la PDG, ses propres lignes rouges ont été respectées par les ministères, il n'en est rien pour notre ligne rouge qui est de préserver l'IRD comme EPST. Nous ne faisons pas confiance à cette direction générale pour défendre nos intérêts, nos missions et nos emplois.
Il est encore temps de se battre pour éviter la disparition de l'IRD. Soyez actrices/acteurs de votre avenir !
En septembre, nos syndicats appelleront à plusieurs modes d'actions massifs pour défendre l'IRD comme EPST, et l'ESR en général (mobilisation des agents, des DUs, des CS, des sections/CSS, etc...). La disparition de l'IRD comme EPST n'est qu'une première étape dans le plan du gouvernement. Luttons toutes et tous ensemble, de manière transversale à l'ESR (des EPST aux universités en incluant les EPIC) pour maintenir un modèle indépendant de recherche publique, dont les libertés académiques ne sont pas remises en cause, et en capacité de répondre aux défis mondiaux pour que les sociétés puissent s'adapter aux changements, prévenir les nombreux risques et se développer de manière soutenable. Défendons ensemble le maintien de l'IRD comme EPST !
Nous comptons sur vous toutes et tous !
SNCS-FSU@IRD.FR, SNTRSCGT@IRD.FR, SUD-RECHERCHE@IRD.FR
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Le 8 septembre on demande des comptes à Bercy ! Rassemblement festif et revendicatif pour la Fonction publique
28 août, par baille
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Développer les services publics, c'est faire le choix de la solidarité et du progrès social. La CGT appelle les agent·es publics, fonctionnaires et contractuel·les, mais aussi l'ensemble des usager·es et citoyen·nes à se rassembler à Bercy pour faire sauter le verrou budgétaire.
Tous les jours, près de 6 millions d' agent·es de la Fonction Publique exercent leurs missions pour rendre le meilleur service public et participent au fonctionnement de l'État, des collectivités locales et des établissements de santé, sociaux et médico sociaux.
Une fois de plus, face à la canicule, aux pires feux de forêts et sécheresses inédites qui ont frappé notre pays, les services publics et leur·es agent·es permettent au pays de tenir debout.
Et pourtant, l'austérité budgétaire, met nos services publics à l'os. La logique du chiffre, du coût et de la performance abîme nos missions de service public, nourrit la perte de sens, accroît la maltraitance au travail et fragilise la Fonction publique.
Faute d'investissements et de moyens, à l'image du piratage de la Direction générale des finances publiques et de bien d'autres services publics, ce sont les droits des usager·es et des citoyen·nes à la protection et plus largement le consentement à l'impôt et la relation de confiance dans l'État qui sont amoindris.
Ce sont les usager·es et les citoyen.nes qui sont mis à mal, c'est notre modèle social et démocratique qui est attaqué, au profit des intérêts de l'argent, des idées réactionnaires et de l'extrême droite.
Plutôt que d'allouer chaque année 211 milliards d'euros aux entreprises sans aucun contrôle, ni évaluation, ni contrepartie, ni résultat sur l'emploi…, plutôt que d'augmenter sans cesse le budget des armées, finançons les services publics et la fonction publique pour répondre aux besoins de la population.
C'est dans ce sens que la CGT propose de construire les lois de finances et de financement de la sécurité sociale sur d'autres bases.
Les services publics sont notre bien commun et le patrimoine de celles et ceux qui n'en ont pas ! Les défendre et les développer, c'est garantir l'accès aux droits, c'est répondre aux besoins de la population et défendre une société plus juste socialement et économiquement.
C'EST LE SENS DE NOTRE APPEL À LA MOBILISATION LE 8 SEPTEMBRE À BERCY :
- Pour des budgets, des lois de finances et de financement de la sécurité sociale, à la hauteur des besoins ;
- Pour permettre aux agent·es publics, fonctionnaires et contractuel·les de retrouver du sens au travail, dans leurs missions de service public ;
POUR L'AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL DES AGENT.ES PUBLICS, LA CGT REVENDIQUE :
- une autre politique salariale avec la revalorisation immédiate et significative de la valeur du point d'indice, son indexation sur l'inflation, le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat, la refonte des grilles indiciaires, la reconnaissance des qualifications, la revalorisation et la requalification des professions très féminisées et l'égalité salariale et de carrière entre les hommes et les femmes,
- des créations d'emplois statutaires à la hauteur des besoins, un plan de titularisation des contractuel.les pour mettre fin à la précarité et un plan pluriannuel de formations qualifiantes,
- le maintien et le renforcement du statut général des fonctionnaires,
- l'abrogation du jour de carence, le rétablissement à 100 % de la rémunération versée aux agent·es en congés maladie ordinaire,
- Le retour de la retraite à 60 ans à taux plein, un droit anticipé au départ eu titre de la pénibilité du travail,
- la revalorisation des pensions et des retraites et leur indexation sur l'inflation,
- l'éradication des violences sexistes et sexuelles, des LGBTQIA+phobies, du racisme, de la xénophobie, de l'antisémitisme et toutes les formes de discriminations.
AVEC LA CGT, SOYONS FIER.ES D'ÊTRE DES FONCTIONNAIRES ET DES AGENT·ES AU SERVICE DE LA POPULATION !
EXIGEONS LA RECONNAISSANCE DE NOTRE TRAVAIL !Le mardi 8 septembre, rendez vous au village CGT des services publics et de la Fonction Publique à Bercy !
>> Tract CGT en téléchargement
Rappel :
> Perte actualisée de la valeur du point d'indice (juillet 2026)
> Calculez vos pertes de revenus avec le simulateur CGT du gel du point d'indice !
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Urgences sociales et environnementales : revendiquer et se mobiliser pour gagner (Tract CGT)
28 août, par baillePour répondre aux catastrophes, l'urgence c'est + de pompiers, de soignants, d'enseignants… + de services publics !
- L'été a été difficile : les canicules, les méga-feux et les conditions de travail dégradées ont montré à quel point nous avons besoin de services publics solides. Pendant ce temps, gouvernement et patronat nous parlent de supprimer des postes de fonctionnaires… Au lieu de chercher à nous voler le 1er mai, l'urgence serait de nous protéger face à l'exposition à la chaleur et de pouvoir compter sur nos services publics et des politiques de prévention en matière de santé, de sécurité et d'environnement.
- Le besoin de repos s'est fait sentir par toutes et tous. Par la grève, les congés payés ont été conquis il y a 90 ans ! Mais c'est de plus en plus difficile de partir à cause des salaires trop bas. On attend les congés payés toute l'année parce que le travail est dur, mais on était presque pressés que l'été se termine…
Budget de l'État : stopper l'arrosage des grandes fortunes et des multinationales.
- Les richesses accaparées par quelques-uns : les 500 plus grandes fortunes françaises sont passées d'environ 200 milliards d'euros en 2010 à… 1 200 milliards en 2025 ! Alors que c'est nous qui produisons les richesses, nos salaires eux n'ont pas augmenté de 500% en 15 ans ! Pendant ce temps, les mêmes refusent l'indexation des salaires sur les prix et la taxe Zucman qui propose juste que les ultra-riches contribuent autant que le reste de la population…
- Les grandes entreprises font leur loi : 211 milliards d'euros d'aides publiques sont versés chaque année aux entreprises, sans contrôle ni contreparties sur les salaires, l'emploi ou l'investissement. On nous parle de dette de l'État en agitant le chiffre d'une augmentation de 5 000 € / seconde, mais les 211 milliards d'aides aux entreprises coûtent 6 700 € / seconde. De l'argent il y en a : le PIB continue de croître et le problème ne vient pas des dépenses sociales, utiles, mais des recettes dont on se prive avec les cadeaux aux plus fortunés et aux grandes entreprises !
Notre sécu, nos retraites = nos cotisations, nos droits !
- La retraite n'est pas une aide : c'est un droit acquis par le travail et les cotisations. Sur chaque fiche de paie il y a le salaire net pour le mois et le salaire brut, avec nos cotisations qui ouvrent des droits pour toute la vie en cas de maladie, parentalité, chômage, et pour nos retraites. Les exonérations de cotisations sociales entrainent une politique de bas salaires car plus les salaires sont faibles, plus les exonérations sont importantes. Chercher à désindexer les retraites, c'est donc nous voler à une part de salaire ! C'est pourquoi les retraité·es appellent à la mobilisation le 14 octobre.
- C'est nous qui travaillons, c'est nous qui produisons, aux grandes entreprises et aux plus fortunés de contribuer ! Cherchez l'erreur : ceux qui refusent de faire contribuer davantage les plus grandes fortunes demandent ensuite aux salarié·es et aux retraité·es de payer leur facture. Augmenter les salaires, c'est aussi augmenter les cotisations et mieux financer notre protection sociale.
On s'organise !
>> pour mener la bataille contre les licenciements, pour l'augmentation des salaires et des pensions.
>> pour gagner une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles le 7 septembre et pour l'égalité salariale.Pour le progrès social et environnemental :
>> le 15 septembre dans l'énergie, la santé/action sociale, les organismes sociaux et l'enseignement supérieur.
>> le 26 septembre grande marche pour le climat, la paix et les solidarités.Le 29 septembre :
pour nos services publics et l'augmentation des salaires, grande journée de grève et de manifestations intersyndicales des pompiers, hospitaliers, enseignant·es et de toutes celles et ceux qui assurent des missions de services publics. -
Rentrée sociale : face à l’inflation, augmenter les salaires, le point d’indice et les pensions (Communiqué CGT)
28 août, par bailleAprès un été particulièrement éprouvant — marqué par des conditions de travail dégradées et un droit aux congés payés souvent gâché ou empêché — l'inflation continue d'exploser, avec 2,4 % d'augmentation en août (chiffres INSEE publiés le 28 août 2026) et 2,7 % pour l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). La hausse des prix des produits frais atteint 5,8 % et celle de l'énergie 16,7 %. Les difficultés économiques s'aggravent, frappent toujours plus durement les salarié·es et le gouvernement maintient son entêtement.
Branches professionnelles et minima : arrêter le tassement des salaires
Dans ce contexte, la situation dans les branches professionnelles est inacceptable. L'augmentation automatique du Smic au 1er juin dernier a immédiatement fait basculer, pour près de 80 % de branches, au moins un minima sous le salaire minimum. Le tassement des salaires enferme les salarié·es dans la précarité et les prive de perspective d'évolution. Il est accentué par le système pervers des exonérations de cotisations sociales qui crée une "trappe à bas salaire" et dont le financement, principalement par nos impôts, prive nos services publics des financements dont ils ont besoin. Il faut y mettre fin.
Dans les entreprises comme dans les branches, la réouverture immédiate de négociations salariales est une exigence absolue. Tout refus du patronat de respecter ses obligations de négociation salariale dans les branches doit être sanctionné, comme cela est prévu par la loi depuis plus de huit mois. Dans la Fonction publique, l'État doit cesser d'imposer l'austérité aux agent·es des trois versants, qui ont une nouvelle fois tenu le pays à bout de bras cet été, et annoncer le dégel du point d'indice.
Indexer les salaires sur l'inflation
En juillet déjà, les prix explosaient : +6.6 % pour le gaz, 10.9 % sur les transports, 1.6 % pour les prix des services. L'été caniculaire, et la sécheresse généralisée risquent d'aggraver par ailleurs les prix de l'alimentation pour les mois à venir.
Face aux difficultés quotidiennes du monde du travail, et à ces hausses cumulées des prix depuis des mois, le gouvernement refuse d'actionner le levier principal : les salaires. Plutôt que d'obliger les salarié·es à courir après l'inflation, une mesure d'urgence doit être appliquée : la réindexation automatique des salaires sur les prix (l'échelle mobile des salaires), comme c'est le cas actuellement en Belgique. C'est la seule garantie pour empêcher le risque récessionniste.
Le gouvernement doit abandonner son projet de désindexation des pensions, et le patronat doit revenir sur le gel des retraites complémentaires qu'il impose à 14 millions de retraité·es depuis deux ans.
Les travailleur·ses refusent toute perte de pouvoir d'achat !
La CGT appelle ses syndicats à exiger partout l'ouverture de négociations salariales et à multiplier les mobilisations pour gagner des augmentations de salaire, à l'image de celles annoncées dans plusieurs secteurs le 15 septembre et de la grève unitaire du 29 septembre dans la fonction publique pour des mesures salariales générales et immédiates.
L'urgence c'est de permettre aux travailleurs et travailleuses de vivre de leur travail en augmentant les salaires, le point d'indice et les pensions.
Montreuil, le 28 août 2026.


