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Guide contractuels PJJ - document pour les nulos
15 juillet, par Sylvie — pas-dans-les-dernieres-infos -
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15 juillet, par Sylvie — pas-dans-les-dernieres-infos -
L’égalité salariale ne peut plus attendre (Tribune intersyndicale)
15 juillet, par bailleTribune de l'intersyndicale publiée dans Libération
A travail de valeur égale, salaire égal
Ce principe connu et inscrit dans le droit depuis des décennies reste une promesse non tenue. Les écarts de rémunération persistent, les métiers à prédominance féminine restent insuffisamment reconnus, précarisés, sous-payés et invisibilisés.
La directive européenne relative à la transparence salariale ouvre enfin des leviers concrets pour gagner l'égalité femmes/hommes au travail. Elle donne de nouveaux droits à l'information, ouvre la comparaison des métiers entre eux et inverse la charge de la preuve en cas de discrimination. Elle oblige les entreprises à regarder leurs pratiques salariales en face et remet au cœur du dialogue social une question essentielle : comment reconnaître justement la valeur réelle du travail ?
Dans un contexte où les salaires, le pouvoir d'achat et la reconnaissance du travail sont au centre des préoccupations, les travailleuses et les travailleurs demandent de la clarté, des droits, de l'équité et des garanties.
Arguments juridiques fallacieux
Face à cet enjeu majeur, l'attitude d'une partie du patronat et des employeurs publics est profondément irresponsable. Dans les discours, tous affirment leur attachement à l'égalité professionnelle. Mais, dès qu'il s'agit de se donner les moyens de la rendre effective, les résistances se multiplient. Depuis des mois, en Europe et en France, une partie du patronat a déployé un lobbying intense pour retarder, affaiblir ou empêcher l'application de cette directive. Maintenant qu'un projet de loi est sur la table, cette stratégie se poursuit : procès en complexité, arguments juridiques fallacieux, et parfois même fausses informations.
Non, la transparence salariale ne signifie pas que tout le monde connaîtra le salaire de tout le monde. La directive protège les données individuelles et encadre strictement l'accès aux informations. Présenter le texte comme une menace pour la vie privée relève de la manipulation.
Non, la directive n'a pas pour objectif d'uniformiser les salaires ni de nier la reconnaissance des parcours professionnels. Elle demande, au contraire, que les critères de rémunération soient objectivés. Les entreprises et les employeurs publics savent déjà mesurer les objectifs, les qualifications, la performance ou les responsabilités quand cela sert leurs politiques internes. Il n'y a aucune raison qu'elles ne sachent pas aussi mesurer la valeur des qualifications dans les métiers féminisés, les conditions de travail, la charge mentale et les responsabilités réelles.
Non, la transparence ne crée pas l'insécurité juridique. Ce qui crée les contentieux, ce sont les discriminations, les écarts injustifiés, l'opacité et le sentiment d'injustice. Quand les règles sont claires, quand les représentantes et les représentants du personnel peuvent jouer leur rôle, quand l'équité de traitement est assurée, le dialogue social est renforcé.
Non, l'affichage d'une fourchette salariale dans les offres d'emploi ne rigidifie pas le recrutement. Comment prétendre renforcer l'attractivité des métiers sans dire clairement quelle rémunération est proposée ? La vraie crainte c'est que cette transparence ouvre des discussions sur les écarts existants.
Non, enfin, il n'est pas sérieux de dénoncer une prétendue surtransposition dès lors qu'il s'agit de rendre effectif un principe fondamental. Une directive européenne fixe un socle minimal. Rien ne justifie que la France cherche à en faire le moins possible. Tant que l'égalité réelle n'est pas atteinte, il faudra toujours mener des combats syndicaux.
Exigence de justice sociale
La transposition de cette directive n'est pas un sujet technique. C'est un enjeu social, démocratique et féministe. C'est une question de justice au travail et de confiance dans les règles collectives et dans la capacité de notre pays à faire respecter les droits fondamentaux.
Les organisations syndicales sont prêtes à se saisir pleinement des outils ouverts par cette directive. Elles sont prêtes à discuter des classifications, des critères de rémunération, des écarts injustifiés, des mesures correctrices et de la reconnaissance de la valeur du travail. Mais le dialogue social suppose que chacun accepte d'entrer dans la discussion. On ne peut pas proclamer son attachement à l'égalité salariale et tout faire pour empêcher les travailleuses et les travailleurs d'obtenir les moyens nécessaires pour la faire respecter.
Nous appelons donc le gouvernement et le Parlement à ne pas céder aux pressions. La transposition doit être fidèle à l'esprit de la directive Elle doit garantir des droits effectifs et créer les conditions d'un dialogue social utile, exigeant et transparent.
Les Etats membres ont validé ce texte, ils ont désormais l'obligation de l'appliquer. La France ne peut pas prétendre exercer un leadership européen sans se montrer exemplaire. Respecter l'Europe, c'est respecter les règles communes lorsqu'elles font progresser les droits sociaux.
L'égalité salariale n'est pas une contrainte, c'est une exigence de justice sociale. Ce n'est pas une menace pour la performance C'est une condition d'égalité et de cohésion sociale. Et ce n'est pas une option : c'est un droit.
Signataires :
Marylise Léon, Secrétaire générale de la CFDTSophie Binet, Secrétaire générale de la CGT
Frédéric Souillot, Secrétaire général de FO
Christelle Thieffinne, Présidente de la CFE-CGC
Cyril Chabannier, Président de la CFTC
Laurent Escure, Secrétaire général de l'Unsa
Julie Ferrua & Murielle Guilbert, Co-déléguées générales de Solidaires
Caroline Chevé, Secrétaire générale de FSU
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Décret du 6 juillet 2026 relatif aux autorisations spéciales d’absence et aux aménagements horaires liés à la parentalité et à certains évènements familiaux dans la fonction publique et la magistrature
15 juillet, par bailleVous avez en téléchargement, le décret no 2026-604 du 6 juillet 2026 relatif aux autorisations spéciales d'absence et aux aménagements horaires liés à la parentalité et à certains évènements familiaux dans la fonction publique et la magistrature.
Toutes les organisations syndicales de la Fonction publique se sont opposées au projet de décret relatif aux autorisations spéciales d'absence et aux aménagements horaires liés à la parentalité et à certains évènements familiaux dans la fonction publique. Cependant, il a été publié au Journal officiel le 9 juillet 2026, pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2027.
Rappel :
> Tract CGT Fonction publique « Décret ASA : Le gouvernement s'attaque aux droits familiaux ! »
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Rendez-vous salarial de la Fonction publique du mercredi 8 juillet 2026 : le gouvernement choisit le mépris
8 juillet, par baille — pas-dans-les-dernieres-infos, une-du-site
Communiqué CGT Fonction publique
La CGT Fonction publique dénonce avec la plus grande fermeté la mascarade du rendez-vous salarial de ce 8 juillet. Alors que le point d'indice est gelé depuis 3 ans malgré la reprise de l'inflation, que 862 000 agentes et agents publics touchent désormais une indemnité différentielle pour ne pas tomber sous le SMIC, le gouvernement n'a annoncé aucune revalorisation de la valeur du point d'indice et persiste à imposer une troisième année blanche aux personnels.
Dans le même temps, le gouvernement confirme une nouvelle cure d'austérité. Après les coupes déjà opérées au printemps, il annonce encore 3 milliards d'euros de baisse des dépenses publiques pour 2026, 2 milliards de limitation des dépenses des collectivités territoriales, 1 milliard de baisse du budget de la sécurité sociale. Quant au PLF 2027, le gouvernement laisse se profiler 12 milliards d'euros de coupes budgétaires.
Ces choix sont incompatibles avec toute politique salariale digne de ce nom. Ils organisent le recul des services publics, attaquent la sécurité sociale et ferment délibérément la porte à toute mesure générale pour les rémunérations.
Le ministre n'a eu que des bricolages techniques à proposer, faits de mesurettes ciblées et de « chantiers » renvoyés à plus tard. Ont ainsi seulement été évoqués dans la discussion la révision des règles de reclassement des expériences antérieures à l'entrée dans la fonction publique, des améliorations des ratios promus / promouvables et des promotions internes. Il annonce également des « réflexions » sur le remplacement de l'indemnité différentielle avec un chantier sur les bas de grille qui pourrait être ouvert en septembre. L'ensemble de ces mesures ne concernerait que la Fonction publique d'État, la fonction territoriale et la fonction publique hospitalière sont une fois de plus les grandes oubliées, alors que la CGT Fonction publique réitère son attachement à l'unicité de la fonction publique !
En réalité tout cela est d'une indigence totale au regard de la situation vécue par les agentes et les agents publics. Cela l'est d'autant plus que ce sont précisément les personnels qui tiennent les services indispensables à la population dans des conditions toujours plus dégradées et dont le caractère indispensable est encore plus manifeste en ces temps de crise climatique.
Ce mépris est indigne.
La CGT Fonction publique le réaffirme : le système de rémunération des agents et agentes publics n'est pas obsolète, il a été sciemment asséché par des années de gel du point d'indice. La seule réponse immédiate, juste et générale, c'est la revalorisation significative de la valeur du point d'indice, son indexation sur l'inflation, le rétablissement de la GIPA, l'égalité salariale entre les femmes et les hommes, l'abrogation du jour de carence et le retour à 100% de la rémunération en congé maladie ordinaire.
Le gouvernement a choisi de ne rien entendre. L'ensemble des organisations syndicales ont choisi de quitter la séance.
La CGT Fonction publique le dit clairement : nous n'accepterons ni l'austérité, ni le mépris, ni la destruction de la fonction publique de carrière. La CGT Fonction publique prend donc toutes ses responsabilités.
Elle appelle partout, dans les services, les administrations, les établissements, les collectivités et les ministères, à construire une mobilisation à la hauteur de la colère des agentes et des agents publics, comme du mépris du gouvernement.
Elle invite également tous et toutes à se saisir du simulateur de perte de salaire dans la fonction publique développé par la CGT pour mesurer les effets de la non-indexation du point d'indice sur l'inflation : https://medias.cgt.fr/simfp/
>> Simulateur salaires fonction publique
La CGT Fonction publique appelle d'ores et déjà à la grève et aux manifestations le mardi 29 septembre. Elle mettra toutes ses forces dans la mobilisation des personnels pour faire grandir le rapport de force indispensable.
Montreuil, le 8 juillet 2026.
>> Communiqué CGT Fonction publique en téléchargement
Également en téléchargement :
>> Déclaration liminaire de la CGT Fonction publique
>> Déclaration des 8 organisations syndicales de la Fonction publique


