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Articles
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Un été d’enfer (Collectif CGT SDIS)
31 juillet, par bailleLes feux qui nous étaient promis par les scientifiques, plus précoces, plus fréquents, plus intenses, sont au rendez-vous.
La forêt a gagné 3 millions d'hectares depuis 1983, année où la flotte aérienne comprenait un avion bombardier d'eau de plus qu'aujourd'hui.
Les 1000 camions perdus entre 2005 et 2021, qui ne sont pas compensés par l'annonce faite en octobre 2022 à l'Élysée d'une commande, d'ici 2027, de 1 083 engins (dont tous ne sont pas des porteurs d'eau).
Quatre collègues perdus dans le cadre des activités de lutte contre l'incendie.
Lors du Livre blanc de la sécurité intérieure1, le dérèglement climatique était au centre de notre intervention, mais rien n'en a été retenu.
C'est encore le moment de la lutte contre l'incendie et nos collègues se donnent sans compter, qu'ils et elles soient sapeurs-pompiers professionnel∙les, volontaires ou personnels des filières administrative ou technique, le plus souvent sans protection respiratoire, dans une chaleur écrasante, parfois sous la canicule.
Le plus souvent, les déplacements pour traverser la France se font en camion, pendant de nombreuses heures, pour un engagement parfois dès l'arrivée sur les lieux.
Les courtes nuits sont suivies de journées physiques, voire harassantes.
À l'issue de ce moment où les pompiers, les fonctionnaires mobilisés et les bénévoles font le dos rond, que se passera-t-il ?
La CGT dénonce le manque de moyens humains et matériels depuis bien longtemps, avant cette saison.
Les pompiers et les agent∙es des SDIS, comme les citoyen∙nes, ne comprendraient pas que la question des moyens ne soit à nouveau discutée.
Par la porte ou par la fenêtre, la CGT portera ce débat pour la vie humaine, la sécurité des agent∙es et de la population, comme pour la préservation des constructions, de la forêt, de la faune et de la flore.
Montreuil, le 31 juillet 2026.
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Loi d’urgence agricole : un désastre écologique, social et démocratique (Communiqué INDECOSA CGT)
30 juillet, par bailleC'est fait : malgré la mobilisation massive de la communauté scientifique, de l'ordre des Médecins, des associations environnementales, paysannes et syndicales, d'opérateurs publics, de citoyens, le Parlement a adopté la loi d'urgence agricole ce mardi 21 juillet 2026.
Et c'est une catastrophe : réintroduction « à titre dérogatoire » de pesticides interdits, facilitation des projets d'élevages intensifs et de bassines, lutte contre la pollution de l'eau potable affaiblie, criminalisation des lanceurs d'alerte, détricotage de la protection des zones humides – essentielles dans la lutte contre les effets du changement climatique et dans les cycles de l'eau – et des loups, fragilisation de l'Anses et des agences de l'eau … au nom de la « souveraineté alimentaire française ». On aurait pu au moins espérer que cette loi permettrait une meilleure rémunération des agriculteurs : que nenni ! Dans la version définitive du texte, le principe d'un prix plancher d'achat des produits agricoles au moins égal aux coûts de production a été transformé en « référence dans les contrats » dont les parties peuvent s'écarter si elles le justifient. On devine déjà qui sortira gagnant des négociations…
C'est donc ce texte que nous impose le Gouvernement et les Parlementaires des blocs centraux, de droite et d'extréme droite, pour répondre à l'actualité composée de scandales sanitaires (PFAS, cadmium, pesticides …), d'incendies, canicules et sècheresses dévastatrices amplifiées par le changement climatique, d'appels au secours de petits producteurs agricoles qui ne peuvent vivre décemment et sainement de leur travail.
Indecosa-CGT est scandalisée tant par le contenu de ce texte que de ses modalités d'adoption : malgré la mobilisation citoyenne sans précédent et la censure du Conseil Constitutionnel, des mesures prévues par la Loi Duplomb (dont la réintroduction de l'acétamipride et du flupyradifurone) font leur retour via cette loi d'urgence agricole, et une fois encore, sans réel débat à l'Assemblée nationale. Plusieurs groupes de gauche, qui ont fait bloc contre cette loi, ont déjà annoncé saisir le Conseil Constitutionnel, et nous espérons que les Sages sauront se montrer à la hauteur des enjeux démocratiques, sanitaires, écologiques et institutionnels que cette loi représente.
En attendant cette décision, nous n'oublierons pas les élus et candidats des partis politiques, allant du centre à l'extrême droite, ayant soutenu ces mesures, ni lors des élections sénatoriales de septembre 2026, ni présidentielles de 2027.
Ils savaient, ils ont voté pour ou se sont abstenus : l'Histoire jugera s'ils sont au mieux une honte, au pire des criminels.
Indecosa CGT appelle tous les consommateurs à continuer à réagir contre leurs projets mortifères.
Le 27/07/2026.
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Dans le viseur : Aujourd’hui l’IRD… Et demain, qui ? (Communiqué CGT INRAE/FERC)
30 juillet, par bailleMichel Eddi, ancien DGD de notre Institut, vient d'être nommé à la tête de la mission de préfiguration du "rapprochement" entre l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et le CNRS. En guise de rapprochement, c'est d'une absorption de l'IRD par le CNRS dont il est question. La décision a déjà été prise par la mission "État efficace", mission qui a très officiellement dans ses fonctions "de regrouper, de fusionner et si besoin est, de supprimer des structures" de l'État.
L'opération est menée au pas de charge : les premiers bruits ont couru au début de l'été, et maintenant la mission de préfiguration se met en place avec des premières recommandations à rendre fin 2026, et des conclusions attendues au 1er mars 2027, juste avant les présidentielles.
Avec ces 2 300 agents, l'IRD, créé en 1943, est le seul EPST pluridisciplinaire dévolu à la recherche pour le développement. Il est présent dans plus de 30 pays de tous les continents et dans les territoires ultramarins, et a noué partout des partenariats avec les organismes de recherche locaux. Sa fusion avec un organisme principalement dévolu à la recherche fondamentale ne peut qu'inquiéter sur la survie de sa mission actuelle. D'autant que l'annonce a été faite sans concertation préalable, ni avec les personnels, ni avec les partenaires.
Cette absorption par le CNRS ne peut que nous rappeler la fusion entre l'INRA et l'IRSTEA, là aussi imposée pour des raisons budgétaires et qui a eu de fortes répercussions pour de nombreux agents, en conduisant in fine à un institut, l'INRAE, dont les effectifs étaient inférieurs à l'addition de ceux des deux anciens instituts.
État efficace qui est en fait un État exsangue, dans lequel chaque dépense publique est perçue comme du gaspillage, en oubliant les bénéfices en retour. Pourtant, si les Canadairs coûtaient des millions en 2024, les incendies de forêt actuels coûteront des milliards en 2026.
C'est la conséquence immédiate d'une politique qui refuse d'augmenter les ressources de l'État en taxant les ultra-riches et les grands groupes et en luttant contre la fraude fiscale, et qui, côté dépenses, maintient des aides massives aux entreprises sans contrepartie, et veut augmenter les dépenses militaires pour satisfaire les diktats de l'administration Trump.
L'action publique devient la seule variable d'ajustement, surtout dans un contexte de remontée des taux d'emprunt. Et tout est bon à couper, comme on l'a vu avec la suppression, en pleine canicule, d'un organisme d'adaptation architecturale des collectivités au changement climatique (GIP EPAU). L'État stratège a disparu, le court-termisme est à la barre !
Rien n'est perdu, il faut envoyer un message clair au gouvernement :
On ne fait pas du mécano avec les instituts de recherche !Dans ces temps de changements globaux massifs, toutes les compétences doivent être préservées !
Maintien de l'IRD et Arrêt du processus d'absorption dans le CNRS !
Soyons solidaires, la CGT INRAE vous invite à signer massivement la pétition émanant d'agents de l'IRD.
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Incendies exceptionnels : les mesures pour accompagner les services et agents publics (FAQ de la DGAFP)
29 juillet, par baille — campagnes
La direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) a publié, le 28 juillet 2026, une foire aux questions (FAQ) afin d'accompagner les employeurs publics concernés par les incendies exceptionnels qui touchent la France. Des mesures de prévention y sont détaillées pour assurer la protection des agents et organiser la continuité des services publics dans les zones touchées. La DGAFP détaille également les cas dans lesquels des autorisations spéciales d'absence peuvent être octroyées, de même que l'exercice du droit de retrait par les agents publics.
Sommaire
Les mesures de prévention
- Rappels
- Limitation des déplacements / recours au télétravail
- Organisation des activités en extérieur
- Mesures de prévention en environnement intérieur
- Fourniture et port de masques
- Recours au dispositif des autorisations spéciales d'absence
- En cas de symptômes
- Exercice du droit de retrait par des agents publics
Les mesures de prise en charge par les administrations des situations particulières
- Le relogement des agents dont le domicile est inaccessible
- La remise en état des locaux une fois l'épisode de pollution terminé
>> Consulter la FAQ en cliquant ICI
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Gouvernement : l’été, tous les coups sont permis ! (Tract CGT Retraité·es)
29 juillet, par bailleAlors que notre pays étouffe sous des épisodes de canicule toujours plus fréquents et que les incendies ravagent des milliers d'hectares de forêt, le gouvernement profite de l'été pour s'attaquer une nouvelle fois à notre protection sociale.
Sa cible : les assuré·es sociaux.
Deux projets de décrets vont être soumis au Conseil d'administration de la CNAM, qui ne dispose que d'un avis consultatif.Le premier prévoit d'accélérer le déremboursement de certains médicaments, des transports sanitaires et des consultations chez les chirurgiens-dentistes.
Le second vise à doubler les plafonds des participations forfaitaires et des franchises médicales fixés chacun à 50 € par an. Les plafonds passeraient donc à 100 € chacun, soit un reste à charge pouvant atteindre 200 € pour les assuré·es sociaux.
Une fois encore, la facture sera présentée aux malades, aux retraité·es, aux personnes âgées et plus largement à tous les assuré·es sociaux.
Pour le gouvernement, il s'agit de faire des économies. Pour des millions de personnes, cela signifiera surtout devoir payer davantage pour se soigner ou renoncer aux soins faute de moyens.Les chiffres sont pourtant alarmants. Selon un sondage réalisé pour la Fédération hospitalière de France, 80 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à au moins un soin en 2025, dont près de la moitié en raison d'un coût trop élevé ou d'un remboursement insuffisant.
Plutôt que de répondre à cette urgence sociale, le gouvernement choisit d'aggraver encore la situation.
Les retraité·es seront parmi les premier·es touché·es. Avec l'âge, les besoins en soins augmentent naturellement. Pourtant, au lieu de garantir un meilleur accès aux soins, l'exécutif organise un nouveau transfert des dépenses de santé.
Les complémentaires santé trouveront là un prétexte de plus pour augmenter leurs cotisations. Une situation insupportable quand on sait que plus de 1,6 million de retraité·es ont déjà renoncé à une complémentaire santé en raison de son coût.
Pendant ce temps, les pensions stagnent, le pouvoir d'achat recule et les restes à charge augmentent.
À force de faire payer les mêmes, c'est le droit à la santé et l'accès aux soins qui sont remis en cause.
Le gouvernement prétend réaliser plusieurs milliards d'euros d'économies à partir du 1er janvier 2027. Mais chacun sait que le renoncement aux soins entraîne à terme une aggravation des pathologies, davantage d'hospitalisations et des coûts encore plus importants pour la collectivité.
>> Lire la suite dans le tract CGT Retraité·es en téléchargement
MOBILISONS-NOUS !
>> Le 21 septembre 2026, manifestons pour un monde de paix, de solidarité et de fraternité.
>> Les 14 octobre et 19 novembre 2026, agissons massivement pour la revalorisation de nos pensions et retraites, pour le développement des services publics et pour la défense de la Sécurité sociale.
ENSEMBLE, REFUSONS LES RECULS SOCIAUX ET DÉFENDONS NOS DROITS !
