La CGT des établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Syndicat CGT FERC Sup
Grenoble - UGA - G-INP

jeudi 17 mai 2018

Non à la présence policière et aux examens tenus sous pression !

Non à la présence policière sur le campus !

Non aux pressions inadmissibles sur les examens !

Oui à des conditions d’études et de travail dignes !

Oui au service public et à une université ouverte à tou·te·s !

Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, nous déplorons et condamnons la présence policière, de même que la présence d’agents de compagnie privée de sécurité sur le campus. Nous déplorons et condamnons les conditions dans lesquelles se déroulent actuellement les examens de fin de semestre.

Les représentant·e·s des personnels CGT ont été témoins de plusieurs faits inacceptables et scandaleux : la présence policière, les tentatives d’intimidations voire d’humiliation de personnels et étudiant·e·s de la part de certains agents de police ou de certains vigiles, les fouilles systématiques des étudiant·e·s avant de passer leurs examens, le blocage d’issues de secours, les pressions reçues par des enseignant·e·s qui désapprouvent ces conditions et refusent de faire passer leurs examens, le travail sous tension des gestionnaires de scolarité, des personnels administratifs, mais aussi les conditions invivables d’études et d’examens pour les étudiants.

Nous condamnons également les communications présidentielles faisant apparaître le mouvement des étudiant·e·s de protestation de la Loi Vidal, qui est un mouvement national, dont les argumentaires et les propositions alternatives se diffusent largement à tous les niveaux, comme une poignée d’agité·e·s dits « bloqueurs ». Nous condamnons la stratégie des communications de la présidence visant à opposer systématiquement les dits « bloqueurs » et les étudiant·e·s désireux·euses de passer leurs examens. Nous, représentant·e·s des personnels, avons été à plusieurs reprises témoins de mouvements de solidarités entre des étudiant·e·s venu·e·s passer leurs examens et les étudiant·e·s en lutte, notamment au moment où les CRS ont attaqué, à diverses reprises ces dernières semaines.

Comment est-il possible au nom de la continuité et du respect du « service public » d’envoyer les CRS taper sur des collègues et étudiant·e·s, afin qu’elles et ils passent leurs examens ? Les conditions de stress extrême dans lesquelles ces étudiant·e·s doivent composer permettent-elles les conditions d’égalité, propre au service public ? Évidemment non ! On ne fait pas fonctionner le service public, ni à coups de sélection, et encore moins à coups de matraque !

Nous exigeons que la présidence de l’Université arrête cette stratégie de décrédibilisation incessante du mouvement en cours, arrête de monter les étudiant·e·s les un·e·s contre les autres, arrête de mandater la police pour matraquer personnels et étudiant·e·s au nom du service public.

Violences policières sur le campus de Grenoble le 26 avril dernier

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