La CGT des établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Syndicat CGT FERC Sup Université Savoie Mont Blanc

Retraite

RETRAITES : Combattre les idées reçues !

Il n’y aura pas de choc démographique : en 1995, 15% de la population avait plus de 65 ans, en 2040, ce sera 27%. Cela représente une croissance de 0,26% par an. Or, la productivité du travail et la croissance économique augmentent chacune de 1 à 5% par an. Les objectifs financiers sont de transférer 1.000 milliards de francs du public vers la Bourse via les intermédiaires financiers, qui y trouvent leur compte (commissions). D’après un rapport du F.M.I., un système par répartition peut déprimer la Bourse car il crée de la sécurité dans la société. Il faut " forcer les gens à épargner pour leur retraite en orientant les fonds de manière stable et permanente vers les investissements dans le secteur privé ".En clair, Il faut planifier l’insécurité dans la société.

Or, le salariat étant précarisé, il reste 2 pôles de stabilité : les fonctionnaires et les retraités, d’où les attaques contre les deux. Lier la retraite aux marchés financiers, attaquer le statut des fonctionnaires, supprimer des milliers d’emplois publics permet de développer l’insécurité.

On nous parle du coût des retraites, du coût du chômage, du coût des fonctionnaires, des cheminots mais on ne nous parle jamais des coûts du capitalisme : les centaines de milliards de coût du chômage et les centaines de milliards de profits détournés des salaires pour jouer à la Bourse.

En retenant l’hypothèse d’un taux de chômage ramené à 3%, le pourcentage du PIB consacré à l’emploi et aux retraites passerait de 14,5% en 1995 à 16,3% en 2040 car l’évolution doit être considérée en tenant compte du nombre d’actifs. Si les cotisations augmentent de 0,4% par an jusqu’en 2040, le rendement sera triplé : il n’y aura plus de problème de retraites.

Ceci exige un véritable choix de société :

Il faut consacrer une part plus grande des richesses à la consolidation de notre système de retraite solidaire.

Pour l’avenir de nos retraites solidaires :

  • Une baisse du nombre de chômeurs :700 000 emplois en plus = ½ point de PIB en plus
  • Arrêt des exonérations patronales : 27 milliards d’euros en 2007 qui devraient intégralement être compensées par l’Etat. Selon la note de conjoncture de la CCSS (commission des comptes de la sécurité sociale) le montant de la dette de l’Etat vis à vis du régime général s’élève à 5.8 milliards €.
  • Augmentation de la part patronale des cotisations retraites : Le taux de cotisation patronale n’a pas bougé depuis 1979 tandis que dans la même période, celui des salariés a progressé de + de 40%.
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