La CGT des établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Syndicat CGT FERC Sup
Sorbonne Université

lundi 26 mars 2018

Après la grève du 22 mars, soyons encore plus forts

Bonjour,

Nous sommes plusieurs centaines de Sorbonne Université, de toutes les catégories, à avoir participé à la journée de grèves de jeudi et aux manifestations (à Paris mais aussi à Morlaix, Perpignan, Nice), tu trouveras en pièce jointe le communiqué des syndicats CGT des services publics, de la fonction publique d’état, de la santé et de l’action sociale ;

Plusieurs d’entre ont reçu un mail leur demandant de se déclarer gréviste pour le jeudi 22 mars. Aucune règlementation n’impose une quelconque déclaration individuelle pour se déclarer gréviste dans l’enseignement supérieur et la recherche. Les règles applicables sont déclinées entre autre dans une circulaire de 2003 (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=ECAB8E0880A787A18B7CF533654A6272.tpdila22v_3?cidTexte=JORFTEXT000000414601&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000000004694). .

L’administration doit en cas de grève constater, le jour de la grève, ton absence. Le directeur de service utilise une feuille d’émargement ce jours là ou fait la tournée de son service : tu n’as pas à te déclarer gréviste. Si il avait exercé comme d’autres chefs de service son droit de grève pour défendre le service public, c’est à la Directrice générale des services (si elle n’est pas en grève) qu’il revient de constater la présence ou pas des agents.
Si tu es déclaré.e comme gréviste et que tu ne l’étais pas, tu dois contester ton recensement auprès de ton responsable.
Ces garanties permettent à chacun d’exercer pleinement et librement le droit de grève. En cas de problème n’hésite pas à contacter la CGT.

Ce jour de grève doit être rémunéré comme cela l’était à Paris 4 et même à l’UPMC, il y a une dizaine d’années. Cela serait juste car non seulement, nous avons défendu le service public d’enseignement supérieur et de recherche, mais nous revendiquons une augmentation des salaires, la suppression de la journée de carence pour tous, un plan de titularisation des précaires, que l’on soit gréviste ou pas. Ce jour de grève doit être rémunéré car la plus part des collègues grévistes devront comme d’habitude rattraper le travail, à moins que la Directrice générale des services prenne la responsabilité d’annuler les demandes des usagers qui n’auraient pas été traitées ce jour là (pas de travail sans salaire !).

Faut il rappeler que

  • sans les grèves de 1936, il n’y aurait pas de congés payés,
  • sans la grève insurrectionnelle de 1944, il n’y aurait pas la sécurité sociale,
  • sans celle de 1968 le salaire minimum n’aurait pas augmenté de 35% (cela correspondrait à 500 euros aujourd’hui), les salaires n’auraient pas augmenté en moyenne de10%, l , le temps de travail hebdomadaire n’aurait pas été ramené rapidement à 40h
  • sans celles de 2006 contre la mise en place du contrat première embauche (CPE) , les jeunes n’auraient plus le droit à des CDIs

Les syndicats CGT de Sorbonne Université FERC-Sup et SNTRS

ps : tu peux continuer à signer et à faire signer la pétition intersyndicale et à nous la retourner avant le 30 mars.

Tél :01 44 27 30 60
Email : cgtfercsup.sorbonne@free.fr et cgtp6@courriel.upmc.fr
http://sorbonne-universite.fercsup-cgt.net

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : (33) 01.55.827.628 - Fax : (33) 01.49.88.07.43 - Mél : ferc-sup@ferc.cgt.fr