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Bulletin d’information de la CGT FERC Sup - Paris 3 du 17 novembre 2017

dimanche 19 novembre 2017

Game of USPC : une dernière saison qui s’annonce trépidante

Résumé des épisodes précédents :
USPC est un royaume instable, les déchirements se succèdent au fil des épisodes : après la mise à l’écart de Paris 13, le départ de Paris 3 avait plongé les spectateurs dans la sidération. La nouvelle saison de cette passionnante série ne semble maintenant pas disposée à nous laisser souffler, et s’ouvre par un nouveau départ : Sciences Po quitte le navire. Paris 5 et Paris 7 poursuivent leur route malgré les désastres successifs ; l’Institut de Physique du Globe de Paris les accompagne, mais pour combien de temps…

Le président de Paris 3 n’a cessé de promouvoir les projets de fusion contrairement aux engagements pris au moment de son élection. Le constat de cette politique suiviste, insensée et désastreuse est connu : du temps perdu, de l’argent dilapidé, de longs mois où les personnels ont dû s’investir dans ces projets, au détriment de l’université. Cette politique a engagé l’université dans des impasses au coût exorbitant.

Morale de l’histoire : un vrai débat est maintenant indispensable et urgent !

Campagne d’emploi et préparation du Budget 2018

La direction a proposé un texte de cadrage qui renvoie dos à dos la nécessaire augmentation des primes des personnels (parmi les plus basses dans l’enseignement supérieur) et d’éventuels gels de poste… Mais la revalorisation des primes est une nécessité et le cadre légal l’impose. Et ceci ne peut se faire sur le dos de l’embauche. La plupart des services fonctionnent avec un personnel insuffisant pour mener à bien une véritable mission de service public. L’université a été mise à mal par des choix Top / Down, choix sans tenir compte des besoins, des processus et des réalités de terrain. Les ordres tombent, imposés d’en haut, sans sens, les orientations évoluent du jour au lendemain sans explications et les alertes ne remontent pas ou sont juste balayées d’un revers de manche ou entendues d’une oreille distraite. Il faut remettre le cœur de métier au centre de l’action : une université se doit de mener ses deux grandes missions de service public, ses finalités : la formation et la recherche, et l’administration doit être le moyen d’accompagnement efficient. Une partie de l’administration de l’établissement a été mobilisée, contre son gré, dans des réunions, débats, projets qui l’ont éloignée de son cœur de métier.

Une campagne d’emploi ambitieuse est un investissement et pas seulement un coût pour l’université. La direction souhaite-t-elle se servir d’une diminution des effectifs des étudiant.e.s (laquelle n’est pas une fatalité) pour justifier une politique de rigueur, d’austérité, de gel de postes ? Sans jamais remettre en question les choix qu’elle a faits durant de nombreuses années ? A quoi ont servi les gels de poste, il y a 5 ans ? La direction indique devoir dégager plus d’1 million d’euros pour le budget 2018 et en parallèle, cette même direction demande de bloquer plusieurs millions d’euros pour le déménagement à Picpus et Condorcet sans plus de justification.

Une fois de plus, une politique étriquée, non réfléchie, sans vision, sans direction ne peut que conduire l’université dans une impasse… comme ce fut le cas pour l’ensemble des divers projets portés par l’équipe de direction depuis le début de ce mandat.

La communauté universitaire doit plus que jamais se réapproprier son avenir.

Lettre d’alerte de l’intersyndicale de l’université

Voici la lettre des élu.e.s du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), les élu.e.s du Comité technique (CT), l’intersyndicale de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, CGT FERC Sup, FSU (SNESUP et SNASUB), SGEN – CFDT, SNPREES - FO à Monsieur le Président de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 adressée le 9 novembre 2017.

Avec copie à : Monsieur le recteur d’académie Île-de-France, recteur d’académie de Paris, chancelier des universités, Monsieur Fabrice Wiitkar, inspecteur santé et sécurité au travail du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Copie pour information à : Monsieur Thomas Lepage, Directeur Général des Services de l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, Madame Rachel Henry, Directrice des Ressources Humaines.

Objet : Alerte sur la dégradation du climat social et des conditions de travail à l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.

Monsieur le Président,
Nous attirons votre attention sur la dégradation importante du climat et des conditions de travail dans l’université que vous présidez, ce sur quoi nous sommes à de nombreuses reprises intervenus tant en Comité Technique (CT) qu’en Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Parmi les conséquences observables de cette situation, nous relevons :

  • la multiplication des incidents classables au titre des risques psychosociaux (RPS), avec des alertes multiples dans de nombreux services en souffrance ;
  • la situation dramatique de bon nombre de contractuels et les incohérences de la politique de la direction de l’université en matière de résorption de la précarité ;
  • la désaffection croissante des étudiant.e.s, avec une perte de nos effectifs depuis cinq ans ;
  • le manque d’investissement par la direction de l’université dans le traitement des difficultés des personnels handicapés ;
  • le peu de réaction face aux initiatives des personnels et à leurs propositions d’amélioration de l’organisation du travail ;
  • l’absence de suivi des enquêtes et audits menés depuis des années, qui restent systématiquement sans aucune conséquence pratique ;
  • le manque d’accompagnement au changement dans des contextes d’évolution importante de postes de travail, notamment au moment de l’introduction de la Gestion budgétaire et comptabilité publique (GBCP) ;
  • l’absence de concertation et de communication pour ce qui est du travail de préparation et d’inventaire des besoins dans le cadre du déménagement sur le site Picpus-Nation, au point que nous ne sommes même pas en position de savoir si ce travail est effectivement réalisé ;
  • l’absence plus générale de dialogue social, sensible dans le peu d’informations précises communiquées sur toute une série de sujets sur lesquels les représentant-e-s des personnels seraient censé-e-s se prononcer (éléments permettant d’apprécier la validité des critères du cadrage de la campagne de postes, détails du budget, évolution par composantes et services des personnels et des inscriptions étudiantes, indicateurs psychosociaux, absence de finalisation du Document unique d’évaluation des risques (DUER), absence de réponse aux alertes des organisations représentatives) ;
  • la situation préoccupante créée par les flottements sur la stratégie de fusion. Ces incertitudes pèsent lourdement sur les conditions de travail des personnels et sur l’ambiance générale de l’université ;
  • enfin et peut-être surtout, un non-respect de plus en plus général des procédures légales élémentaires et du rôle des instances : délais de publication et de réponse aux avis du CHSCT, refus constant de respecter les indicateurs et les normes institutionnelles (nous sommes toujours, malgré les recommandations insistantes des inspecteurs santé et sécurité au travail du ministère sans DUER). La liste n’est pas exhaustive.

Cette situation est devenue intolérable, et motive ce courrier d’alerte avec copie aux tutelles. Nous ne pouvons plus continuer à faire semblant de nous concerter avec une Présidence sourde à toutes nos demandes et alertes. Il nous semble important de vous faire comprendre que votre ardente obligation est de revoir avec nous en profondeur l’organisation et le fonctionnement de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments distingués.
Les élu.e.s du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), les élu.e.s du Comité technique (CT), l’intersyndicale de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, CGT FERC Sup, FSU (SNESUP et SNASUB), SGEN – CFDT, SNPREES - FO

L’UFR Langues, Littératures, Cultures et Sociétés Etrangères et l’UFR Arts et médias demandent la démission du président

Les deux conseils de gestion de l’UFR Langues, Littératures, Cultures et Sociétés Etrangères et de l’UFR Arts et médias réunis les 15 septembre et 2 octobre derniers ont expressément demandé la démission du président et du Conseil d’Administration.
(en annexes, les motions votées par les deux conseils de gestion : LLCSE et Arts et médias)

Perte des données informatiques pour les personnels de l’université : les répercussions pratiques de cette politique de désengagement de la direction sur l’université

C’est officiel maintenant : le serveur de fichier des personnels a planté cet été et les sauvegardes ne pourront être restaurées et beaucoup de données sont définitivement perdues. Nous ne pouvons que constater les résultats du manque d’investissement de la direction de l’université sur les problèmes de sécurité informatique de l’université pourtant alertée à de très nombreuses reprises lors des Conseils d’Administration ou des Comités Techniques. Depuis plusieurs années, on dénonce le manque de personnel à la DSIC sur le pôle Réseaux-Systèmes. La catastrophe prévisible est bien arrivée. En décembre dernier, présidence et DGS ont retiré dans la campagne d’emploi un poste dans ce pôle malgré les nombreuses alertes syndicales, d’élu.e.s, de collègues. Cet incident n’est pas le fruit du hasard mais bien d’orientations désastreuses de la présidence. Ce sont les collègues qui en paient le prix ! Il faut que l’université se recentre sur son cœur de métier, et non sur des projets ubuesques qui ne mènent à rien.

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