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Les mensonges d’une inauguration par la CGT de l’UPMC

jeudi 29 septembre 2016

Cher collègue,

Le président de la République F. Hollande vient aujourd’hui jeudi 29 septembre inaugurer le campus désamianté de Jussieu.

Les syndicats SNTRS-CGT, FERC SUP CGT, Solidaires Etudiant-e-s, SNASUB FSU, SNCS FSU et le Comité de mobilisation contre la loi travail P6 appelle les étudiants et personnels à un rassemblement à 13h30, au pied de la tour 44, afin de lui faire entendre ce que nous pensons de sa politique. Tu trouveras plus bas dans ce mail l’appel en question, donnant 5 bonnes raisons pour se mobiliser.

Tu trouveras également en pièce jointe le 4 pages de la CGT « spécial amiante », rappelant l’historique de la lutte des personnels contre l’amiante. C’est bien cette lutte, et non les volontés des présidents de l’université et des hommes politiques, qui a permis la rénovation de Jussieu. Ce rappel semble indispensable alors que les leçons en matière d’hygiène et sécurité sur le campus ne semble toujours pas avoir été tirées par la présidence.

Les syndicats CGT de l’UPMC
Maison des syndicat couloir 66-65 5ème étage
Tel :01 44 27 30 60
Email :cgtp6@courriel.upmc.fr
http://upmc.fercsup-cgt.net

Hollande n’est pas le bienvenu à Jussieu

SNTRS-CGT, FERC-CGT, Comité de mobilisation contre la loi travail P6, Solidaires Etudiant-e-s, SNASUB, SNCS

Ce jeudi 29 septembre, le président de la République F. Hollande vient inaugurer le campus de Jussieu désamianté. C’est l’occasion pour l’ensemble des personnels et des étudiants de faire entendre leurs revendications et de lui faire savoir ce que nous pensons de sa politique.

5 raisons de se mobiliser jeudi

1. Nos salaires étaient bloqués depuis juillet 2010, soit 5,5% de décrochage par rapport à l’inflation. Les cotisations retraite ont augmenté de 7,85% à 9,94%, car le gouvernement Hollande n’est nullement revenu sur les réformes des retraites de 2003 et 2010. Toutes les catégories de personnels sont Smicardisés, nos qualifications ne sont pas reconnues : ainsi, un technicien commence à 3% au-dessus du Smic. Pour que les fonctionnaires ne rentrent pas dans le mouvement contre la loi Travail, le gouvernement a concédé… 0,6% d’augmentation en juillet et 0,6% en janvier prochain.

2. Les menaces sont constantes sur le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche. Encore 122 millions d’euros ont été retirés du budget en juin, ce qui va probablement se solder par autant de gel de postes, 3000 environ. Et cela alors même que les universités accueillent 30.000 étudiants de plus en cette rentrée. On nous demande de faire toujours plus avec moins, les conditions de travail se dégradent, certains services n’ont même plus de quoi commander du nouveau matériel. Afin de combler les déficits, le ministère en vient à retirer 30 millions d’euros au Fond d’insertion des personnes handicapés dans la Fonction publique pour financer le plan Vigipirate dans les universités. Rappelons qu’en 2015 les universités embauchaient 2,29% de travailleurs handicapés, soit bien moins que l’obligation légale de 6%.

3. A côté de ça, 6 milliards d’euros sont dilapidés chaque année dans le Crédit impôt recherche, essentiellement en direction des grandes entreprises, qui n’investissent pas dans la recherche et le développement, comme Sanofi qui a supprimé 2000 emplois en 5 ans. Les soupçons de détournement sont de plus en plus fort mais l’omerta continue : un rapport sénatorial critique a ainsi été enterré début 2016. Cet argent doit être utilisé pour titulariser les précaires de la recherche, revaloriser les carrières et abonder les crédits de base des laboratoires.

4. Le gouvernement a passé en force sa loi Travail, à grands coups d’article 49.3 pour aller vite et éviter tout débat au parlement. Il a sans cesse tenter de décrédibiliser le mouvement afin de détourner l’attention des sondages donnant 70% de Français opposés au texte. Aujourd’hui, la loi a été votée mais le mouvement va continuer contre les décrets d’application et contre sa mise en oeuvre dans chaque entreprise.

5. Le gouvernement essaye toujours de faire taire les contestations en exerçant une répression contre les militants syndicaux. A Air France, le gouvernement a autorisé le licenciement de délégués CGT contre l’avis de l’inspection du travail, une nouvelle étape du procès a eu lieu mardi 27 septembre. A Amiens, huit ex-salariés de Goodyear ont été condamnés à neuf mois de prison ferme. Voilà comment le gouvernement traite les salariés en lutte pour leur emploi dans des entreprises dont les dirigeants et actionnaires empochent des profits colossaux. Au Havre, deux militants CGT dockers ont été interpellés chez eux à l’aube. A Annecy, une inspectrice du travail ayant contesté un accord sur le temp s de travail à Tefal a été condamnée pour violation de secret professionnel. A la Poste, les tentatives de licenciements de syndicalistes se multiplient, notamment notre camarade Thierry, facteur dans le 5e arrondissement. Amnistie pour tous les militants syndicaux !

Rassemblement jeudi 29 septembre, 13h30, au pied de la tour 44

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : (33) 01.55.827.628 - Fax : (33) 01.49.88.07.43 - Mél : ferc-sup@ferc.cgt.fr