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Blog du syndicat CGT FERC SUP de l’université de Rouen

Journal CGT de l’université de Rouen • N° 1

lundi 30 mars 2015

CGT université de
          RouenSyndicat
          National des Travailleurs de la Recherche Scientifique


Le journal CGT

de l'université de Rouen

numéro 1 - mars 2015

Pour contacter le syndicat CGT de l'université de Rouen : sees-cgt@univ-rouen.fr

La CGT a condamné avec la plus grande fermeté l’attentat meurtrier perpétré au siège de CHARLIE HEBDO et la longue série d'assassinats qui a suivi. Cependant être Charlie, c'est d'abord rester critique, notamment par rapport au contexte politique et économique actuel défavorable aux salariés. C'est pourquoi ce 1er numéro du journal CGT est consacré plus particulièrement à la défense de l'emploi dans notre université et dans les autres secteurs suite à la manifestation du 17 février qui a réuni salariés, privés d'emploi et retraités dans les rues de Rouen à l'appel de l'union départementale CGT. Le 5 mars les personnels et les étudiants de tous les établissements d’Île de France étaient appelés à participer à un rassemblement devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour défendre les conditions de travail et d'études. N'hésitez pas à faire connaître et à diffuser ce 1er numéro du journal CGT de l'université de Rouen. Des liens parsèment les articles et vous proposent des textes plus détaillés pour poursuivre votre réflexion. Ce numéro est l'occasion également d'illustrer nos propos par deux des dessins de Charb publiés dans des ouvrages de la CGT.

affiche 1er mai

En Seine-Maritime


Les politiques d’austérité, exigées par le patronat et mises en place par le gouvernement, ont de graves conséquences pour le monde du travail. En Seine-Maritime, ce sont les salariés de la Chapelle Darblay, d'Autoliv, de Pétroplus, de Total, d'Exxonmobil, de Smurfit, de Vallourec, et de bien d'autres encore, qui sont en lutte et qui s’opposent aux suppressions d’emplois annoncées, aux liquidations, aux plans sociaux, au chômage technique, à la remise en cause des RTT et aux fermetures d’entreprises. L'union des syndicats CGT de notre département met en place un plan vigipirate de l'emploi pour dénoncer une situation qui ne fait que s'aggraver et demandent aux autorités de prendre des mesures à la hauteur des enjeux.

État patron-État voyou


Connu dans le monde entier pour ses bancs d'essai, la société D2T filiale de l'Institut Française du Pétrole, subventionnée par l'état, collabore avec des laboratoires du technopôle sur le site du Madrillet. Sans connaître de problème financier particulier, alors qu'1/3 des salariés ont été reclassés l'année dernière, la société serait vendue à son principal concurrent allemand. Personne ne croit à une simple coïncidence entre les deux décisions.

L'emploi est nécessaire pour

garantir un service public de

qualité


Dans les universités se succèdent le non-renouvellement et le gel des postes alors que les tâches et le recours aux contractuels augmentent. La diminution drastique du financement public par l'état, largement non compensé par le financement par projet qui se généralise, a pour conséquence une réduction du nombre de postes de fonctionnaires permanents. Le recours systématique aux agents contractuels sur des emplois pérennes s’est substitué à la règle de l’emploi public statutaire. On peut estimer le nombre d’agents contractuels à plus de 30 % de l’effectif global. À quelques exceptions près, ces collègues exercent des fonctions qui correspondent à des besoins permanents de la Fonction publique. À ce titre et conformément à l’article 3 du statut de la Fonction publique qui précise que tout emploi permanent doit être occupé par un fonctionnaire, ils ont vocation à être titularisés.

À l'université de Rouen


Lors de leurs assemblées générales respectives qui se sont tenues en janvier, les départements d'informatique et de psychologie ont constaté que le potentiel enseignant ne permettait pas d'assurer les heures d'enseignement et les charges administratives sans avoir recours massivement aux contrats précaires et aux heures supplémentaires au détriment du travail de recherche. Au conseil d'administration, le président a évoqué une mauvaise gestion des composantes mais dans le même temps il crée des postes de professeurs d'université pour promouvoir de proches collaborateurs qui ont opté pour des responsabilités administratives plutôt que pour l'enseignement et la recherche.
Ce que la FERC Sup CGT propose :
  • la titularisation de tous les agents contractuels (CDD et CDI) qui occupent des postes permanents ainsi que les moyens financiers et la création des postes nécessaires ;
  • la prise en compte réelle des besoins pour un service public d'enseignement supérieur et de recherche de qualité ;
  • le retour à une gestion par le Ministère de la masse salariale et des carrières des personnels.

La gestion des carrières à l'université de Rouen


La baisse du budget de notre établissement et le non-renouvellement des postes imposent une mise sous pression des personnels dans les services et les composantes. Les tâches libérées sont réparties à temps et salaire égal, sans respecter les fiches de poste et les qualifications de chacun. Nous sommes mis en concurrence non pas sur des critères qualitatifs mais sur des objectifs chiffrés loin de nos missions premières. Le travail perd petit à petit son sens, ses valeurs. Nous perdons nos repères et acceptons parfois l'inacceptable. Le recours aux emplois précaires devient de plus en plus fréquent.

La gestion locale des carrières (primes, avancement, recrutement, évaluation individuelle) place le personnel BIATSS en situation de subordination vis-à-vis des présidents d’établissements. Les commissions administratives paritaires (CAPN et CAPA) devenant inopérantes, rien ne garantit plus désormais aux personnels de pouvoir bénéficier de l'avancement auquel ils peuvent prétendre si les moyens financiers ne sont pas à la hauteur.

En introduisant dans le statut le principe de la modulation du service d’enseignement et l’obligation d’une évaluation individuelle quinquennale sur la base d’un rapport sur les activités d’enseignement, de recherche et d'intérêt général, c'est le contrôle des carrières des enseignants-chercheurs qui est visé.

L'évaluation managériale qui prévaut aujourd’hui met en concurrence les établissements, les laboratoires, les équipes de recherche, les équipes pédagogiques et les personnels, en remettant en cause constamment la légitimité du grade, voire du poste, occupé par l’agent.
La CAP des magasiniers des bibliothèques s'est réunie pour examiner l'attribution des réductions d'ancienneté à attribuer aux agents ayant eu un entretien professionnel. L'objectif rappelé par l'administration est que chaque agent puisse, au terme de trois ans, bénéficier de trois mois de réduction d'ancienneté. Ce qui est loin d'être le cas.

Une nouvelle fois cette année les accès au corps des techniciens (231 postes), des assistants-ingénieurs (81 postes), des ingénieurs d'études (85 postes) et des ingénieurs de recherche (24 postes) seront réduits bien que le nombre de candidats soient importants.

À l'université Paris 8, les personnels de catégorie C, sont en grève pour exiger la reconnaissance de leurs qualifications ainsi que des salaires décents.
Ce que la FERC Sup CGT propose :
  • une revalorisation immédiate du point d'indice de 8% ;
  • la refonte de l'ensemble des grilles de traitement ;
  • l'abandon de toute évaluation individuelle, hiérarchique et influant sur le déroulement de carrière et la rémunération ;
  • la suppression de toutes les primes et l'intégration dans les rémunérations ;
  • le respect intégral du ôle des CAP académique et nationale, du rôle du CNU ;
  • la reconnaissance du doctorat dans les branches professionnelles ;
  • l'abrogation du décret imposant la modulation de service d'enseignement des enseignants-chercheurs.
évolution travail

Un enseignement à deux vitesses

à l'Université de Rouen ?


L'Esitech, la nouvelle école d'ingénieur interne à l'université vient d'ouvrir. Un étudiant doit débourser 610 euros pour son inscription, soit environ deux fois et demi de plus qu'en master. Est-ce un enseignement à deux vitesses qui se met en place ? Son équipement a été entièrement financé par la région de Haute-Normandie. Pris sur la dotation de l'université, sont budgétairement fléchés 200 000 euros en fonctionnement, une somme conséquente à comparer au budget de l'UFR des sciences et techniques 6 fois plus élevés mais qui compte au moins 30 fois plus d'étudiants inscrits. Il n'y a toujours pas de poste au concours pour cette toute jeune composante. Un contractuel assure une partie du secrétariat. Pour la gestion quotidienne, c'est le personnel technique et la scolarité de l'UFR des sciences et techniques qui sont mis à contribution sans compensation, sans respect des fiches de poste et des qualifications de chacun.

Qualité de vie au travail


Chaque semaine qui passe voit se multiplier les attaques du patronat et du gouvernement contre les droits sociaux, notamment en matière de santé au travail. Pourtant la situation est alarmante : au nom d'une soi-disant "rationalisation" des coûts, les logiques organisationnelles aujourd'hui à l'oeuvre au sein du service public contribuent à aggraver l'exploitation des corps et à dégrader de manière profonde la santé de nombreux salariés. C'est dans ce contexte qu'un accord-cadre sur la qualité de vie au travail dans la fonction publique d'état est proposé aux partenaires sociaux, sans prendre en compte le travail réel, c'est-à-dire sans revenir sur les conditions dans lesquelles le travail doit être réalisé. C'est donc bien de la qualité du travail dans la vie qu'il devrait s'agir et non de concilier des conditions de vie supportables avec des conditions d'emploi qui sont contraintes par des objectifs de rentabilité, de performance et de compétitivité internationales brandies comme étant incontournables.

La FERC Sup CGT se prononce clairement contre la signature de cet accord-cadre supposé porter sur la qualité de vie au travail dans la Fonction publique.

Elle propose le renforcement des droits des personnels et les prérogatives des CHSCT (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) obtenant des employeurs publics qu'ils respectent leurs obligations, non dérogatoires, dans ce domaine.

Lors du Conseil d'Administration de l'université de Rouen du 10 mars 2015, le syndicat FERC Sup CGT de l'université de Rouen a proposé une motion visant à soutenir le CHSCT. Cette motion a été adoptée à l'unanimité (moins une abstention) par les membres du CA.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition