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Motions adoptées par des Assemblées Générales de quatre départements de la Sorbonne Nouvelle

samedi 7 décembre 2013

Motion adoptée par l’Assemblée Générale du département Monde anglophone qui s’est tenue le jeudi 5 décembre 2013

Le département du Monde Anglophone, réuni en assemblée générale le 5 décembre 2013, exprime sa vive inquiétude devant les évolutions annoncées ces derniers mois pour notre Université. La création de la Communauté d’Universités et d’Etablissements Sorbonne Paris Cité, déjà actée par transformation du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur en juillet dernier, conduit à des diplômes de site, à une contractualisation globale, et à des risques élevés sur le maintien des flux étudiants à l’intérieur de cette Communauté. Le passage aux Responsabilités et Compétences Elargies a engendré une situation financière aggravée d’année en année, du fait d’une réduction constante des moyens affectés, en parallèle avec une augmentation des missions. Le travail sur les accréditations se fait à l’aveugle, sous des injonctions contradictoires des autorités de tutelle.

  • L’Assemblée générale, tout d’abord, se déclare opposée à tout processus de fusion autour de Sorbonne Paris Cité, et demande que tous les efforts soient faits, pour limiter la dévolution de pouvoir de notre (ex) Université à cet organisme, et pour maintenir un principe de subsidiarité. L’Assemblée générale demande qu’une concertation sincère soit organisée rapidement à ce propos.
  • Elle demande que des chiffrages précis soient réalisés, et diffusés publiquement, afin de mettre en lumière l’ampleur des sous-dotations actuelles par rapport aux missions exigées, et que tous les efforts soient faits pour combattre cette évolution. Elle proteste contre toute tentative visant à faire payer ces sous-dotations par les personnels enseignants et administratifs, en augmentant leur charge de travail à coût constant. Elle proteste également contre la dégradation des conditions de travail déjà subies par ces personnels ces dernières années.
  • Elle déplore que les autorités de tutelle continuent à lancer des réformes incessantes, brouillonnes et vécues comme arbitraires, et qu’elles généralisent des pratiques pyramidales, sans pour autant pouvoir encadrer leur application par des instructions claires. Elle invite les autres départements de l’Université Paris 3 et de tous les établissements victimes de ces évolutions, à essayer de construire des positions communes et une action collective.
    adopté à l’unanimité des présents

L’Assemblée générale du Département Études ibériques & latino-américaines (UFR LLCSE) de l’université Sorbonne Nouvelle (Paris 3), réunie le jeudi 28 novembre 2013,


Constate en général :

Que les réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche en cours se situent à tous égards dans le droit fil des plus redoutables dispositions de la LRU.
Que l’« autonomie » à marche forcée et la dévolution aux établissements de la gestion de la masse salariale ont pour conséquence de les placer dans une situation alarmante de sous-dotation, les conduit à des suppressions de postes en nombre et menace gravement leur équilibre financier.
Que les regroupements autoritaires d’établissements, et en particulier la CUE Paris-Sorbonne-Cité, restent bureaucratiques, opaques et mal préparés, sans consultation directe de la communauté universitaire, et complexifient inexorablement les structures administratives en augmentant les coûts. L’assemblée générale affirme son opposition à une fusion en un établissement unique telle qu’elle est proposée par la note interne du Conseil des membres de Sorbonne Paris Cité du 12 septembre 2013.
Que l’incessante réformite à laquelle, depuis plusieurs années, sont soumises les universités contribue à les priver de la stabilité nécessaire à leur fonctionnement comme à la définition et à la mise en oeuvre de la moindre politique d’établissement.

Dénonce, notamment à Paris 3 :

Un pilotage strictement budgétaire et à courte vue, fait de contradictions et revirements dans la mise en oeuvre des nouvelles maquettes d’enseignement pour la rentrée 2014 : la gestion de la pénurie consiste à réduire l’ouverture de parcours, de mineures et de groupes, ainsi que l’horaire de LV2 en Licence, en contradiction avec les maquettes déjà validées… : ils expriment leur plus vive inquiétude quant aux intitulés et à la validité nationale des diplômes ainsi délivrés, ainsi que sur l’applicabilité concrète et en temps utile des nouveaux cursus (publication des brochures d’information, lisibilité, précision et attractivité de l’offre sur APB).
La situation des Masters dans le département et dans l’UFR : explosion des effectifs de
Master Enseignement sans garantie de financement et dans un contexte d’épuisante instabilité pour tous (4ème maquette en trois ans !) ; réforme subreptice d’un concours d’Agrégation désormais aux mains de l’Inspection générale et siphonnage des effectifs de Master Recherche, par ailleurs une fois de plus redécoupés in extremis. Dans le cadre des nouvelles maquettes, l’ouverture des nouveaux diplômes, qui se fera à coûts constants, ne doit pas se faire au détriment des diplômes existants et des conditions de travail des personnels et des étudiants.
Les menaces de modification de la pondération CM/TD, en une véritable modulation des services qui ne dit pas son nom. L’Assemblée générale demande au gouvernement qu’il retire de sa version révisée du projet de décret statutaire des Enseignants-chercheurs toute disposition qui pourrait conduire à une augmentation ou autre modulation de leurs obligations de service.
Le dysfonctionnement des services de l’université en tension permanente, minés par l’inadaptation des moyens et la sous-dotation en ressources humaines.
Un énième projet de déménagement imaginé sans concertation réelle mais d’évidence sous-dimensionné
au regard des besoins de l’établissement, ainsi qu’un calendrier parfaitement irréaliste compte tenu des imprécisions considérables qu’il présente encore.

Motion adoptée par le Département d’Etudes Italiennes et Roumaines le 5 décembre 2013

Face aux options de regroupement envisagées au sein de Sorbonne Paris Cité, le Département d’études italiennes et roumaines de l’Université Sorbonne Nouvelle se déclare opposé à la fusion des établissements qui, par un effet de gigantisme contre-productif, accroîtra l’éloignement entre les enseignants et les étudiants, accélèrera la bureaucratisation des universités et aboutira à une massification néfaste sur le plan pédagogique. Le Département EIR souhaite la tenue d’un débat approfondi sur l’option d’une confédération, dont le principe, le contour et les modalités devront être clairement précisés au préalable, et il rappelle qu’un second principe, celui de subsidiarité, devra être pleinement respecté dans la nouvelle structure, à tous les niveaux.
Le département EIR exprime également son opposition à la disparition des spécialités dans la nouvelle nomenclature du Cadre National des Formations soumis par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, et demande que ces spécialités ou leurs équivalents soient mentionnés sur les diplômes afin d’assurer la visibilité des formations pour les étudiants, les entreprises et les institutions.

Motion adoptée à l’institut de communication de la Sorbonne Nouvelle le 26/11/2013

Réuni en Assemblée Générale le 26 novembre 2013, l’ Institut de la Communication et des Médias (Université Sorbonne Nouvelle) se déclare opposé à la fusion des établissements de Sorbonne Paris Cité qui, par un effet de gigantisme contre-productif, accroîtra l’éloignement entre les enseignants et les étudiants, accélèrera la bureaucratisation des universités et aboutira à une massification néfaste sur le plan pédagogique. Le département souhaite la tenue d’un débat approfondi sur l’option d’une confédération, dont le principe, le contour et les modalités devront être clairement précisés au préalable, et il rappelle qu’un second principe, celui de subsidiarité, devra être pleinement respecté dans la nouvelle structure, à tous les niveaux. Enfin, l’ICM exprime son opposition à la disparition des spécialités dans la nouvelle nomenclature du Cadre National des Formations soumis par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, et demande que ces spécialités ou leurs équivalents soient mentionnés sur les diplômes afin d’assurer la visibilité des formations pour les étudiants, les entreprises et les institutions."

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