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Quelques éléments à retenir des échanges en...

vendredi 3 septembre 2021

Quelques éléments à retenir des échanges en bilatérale entre la CGT et la Présidence

La Présidence nous avait invités en juillet à une bilatérale CGT/Présidence à la rentrée, rencontre qui a eu lieu le jeudi 2 septembre 2021.
Si nous nous réjouissons de la volonté de Mme la Présidente de créer du dialogue social, force nous est de constater que celui-ci reste assez formel.

Nous avons posé un certain nombre de questions et eu certaines réponses :

1) sur la création de la Nouvelle Université  : le lien avec l’Ecole Centrale, l’organisation des pôles, l’ensemble de la construction de cette NU, restent flous, à en croire les réponses de nos interlocuteurs. La seule chose de certaine, c’est que la restructuration RH est commencée, qu’elle va impacter les personnels dédiés, et nous le craignons fort, en premier, les précaires.

2) Sur la précarité justement, nous avons rappelé que les CDD, voire les CDI, ne sont pas des « statuts » pérennes, que l’Université de Nantes (et désormais Nantes Université) s’honorerait à permettre par le concours, la titularisation des personnels. La précarité dans la Fonction Publique, c’est la fin de l’indépendance des agent.es, c’est le service dégradé pour les usagers (turn over, souffrance au travail,…). Mais là encore, la Présidence, au-delà des bonnes paroles, est à la fois prisonnière des contraintes financières qui grèvent le budget de l’université, et applique dans les faits nolens volens la politique des pouvoirs en place depuis des décennies. La mise en place de Nouvelle Université ne semble pas être l’occasion de créer du « mieux disant » social, dans les faits, ni au niveau des pôles, ni en ce qui concerne l’École Centrale (où le pourcentage d’agent.es précaires est très important).

3) Nous avons demandé aussi les modalités d’application du décret sur la prime de télétravail  : pour rappel, la CGT FERC SUP de Nantes avait été porteuse de cette revendication, avant même qu’aboutissent les négociations au niveau national*
http://cgt.fercsup.net/syndicats/pays-de-loire/universite-de-nantes/conditions-de-travail-chsct-central-chsct-de-site/article/teletravail-et-indemnites-reponse-de-la-presidence-de-l-universite-de-nantes
et http://cgt.fercsup.net/syndicats/pays-de-loire/universite-de-nantes/conditions-de-travail-chsct-central-chsct-de-site/article/indemnites-de-teletravail

Le montant de 2,5 euros journalier (qui n’est pas à la hauteur ce que nous pouvions espérer) par agent.e sera alloué aux agent.es (en télétravail) de notre université à partir du 1er septembre de cette année. Mais la mise en paiement se fera de manière rétrospective à partir du 1er janvier 2022. La Présidence respectera donc les prescriptions gouvernementales en la matière.

Pour compléter* :
- Les décrets d’application de la disposition sur cette prime de télétravail et les raisons de la signature de la CGT sur ce texte.
https://ufsecgt.fr/spip.php?article8483
https://ufsecgt.fr/spip.php?article8520

Point particulier : nous avons rappelé notre attachement au droit à la déconnexion numérique, au-delà des formulations présentes dans la charte du télétravail, qui n’a pas de valeur contraignante pour notre employeur. Si la coupure des accès numériques hors temps de travail est une mesure peut-être extrême, nous avons demandé à ce que l’information la plus large soit donnée sur la possibilité offerte de coupler le webmail de l’université avec un compte thunderbird, et ce faisant, de permettre la programmation de l’envoi des mails.

4) Forfait mobilités durables : l’université de Nantes se singularise depuis de longs mois par sa volonté de ne pas appliquer…la loi.
La CGT FERC SUP de Nantes a été en pointe, une nouvelle fois, sur ce sujet, puisque dans les instances, elle n’a eu de cesse de rappeler à la Présidence…ses obligations : http://cgt.fercsup.net/syndicats/pays-de-loire/universite-de-nantes/le-cte-le-comite-technique-d-etablissement/article/cr-syndical-cgt-du-cte-du-19-fevrier-2021
Pour rappel, le dispositif en question alloue 200 euros annuels pour les agent.es qui utilisent leur vélo pour se rendre sur leur lieu d’exercice, ou le covoiturage. Depuis de longs mois, donc, la Présidence argue du fait qu’elle ne déploiera pas cette disposition, car ses caisses sont vides.
Bref, notre employeur se moque de la loi… Nous…Non ! Nous ne lâcherons pas l’affaire.

5) La loi LPR  :

Deux aspects de l’application de la LPR (cette sinistre loi voulue par Mme Vidal, notre Ministre) seront en discussion lors du prochain CA de l’Université : à savoir les chaires de professeurs juniors, et les CDI de mission. Il est question de savoir si Nantes met en place de tels dispositifs, qui ne sont pas imposés par le ministère, mais laissés à la disposition des Présidences.
Nous avons rappelé notre opposition à la CPJ (ou tenure track) qui met à mal le statut de MCF et celui de la fonction publique, nous avons souligné le fait que le CDI de mission est un CDI au rabais.
Hélas, une nouvelle fois, il semble que notre Présidence (sous réserve des débats en CA), s’accommode fort bien de cette attaque contre les personnels : la Présidente a affirmé son désir de mettre en place les CDI de mission tels quels, et d’encourager les CPJ (avec quelques « améliorations » sans doute par rapport aux dispositions de la loi).

6) Sur la rentrée universitaire  :

Nous avons signalé quelques points d’interrogation sur lesquels les réponses ne nous paraissent pas comme suffisantes.

Quid de l’achat de capteurs de CO2 et de l’installation de purificateurs d’air ? Nos interlocuteurs ont mis en avant des problèmes financiers (pourtant, un capteur, ce n’est pas un coût important) et de méthodologie pour « procrastiner » une nouvelle fois. Pourtant, l’aération des amphithéâtres, des salles de cours, c’est un problème évidemment essentiel en ce moment (crise sanitaire), mais c’est aussi quelque chose d’important au-delà de la COVID.

La notion de jauge à 100 % nous interroge : certaines formations sont « surchargées », et la jauge n’est pas alors à 100 %, mais à bien plus. La réponse de nos interlocuteurs, une fois encore, c’est de nous dire que l’on n’a pas les moyens…

Pas de réponse claire sur les modalités d’organisation de la campagne de vaccination sur les campus.

Pas de moyens (en personnels) supplémentaires alloués pour les composantes afin d’assurer le nettoyage et la maintenance : « on n’a pas les moyens ».

Nous avions en CHSCT, par un avis unanime, demandé la banalisation d’une journée lors de la rentrée, afin que les personnels puissent échanger sur l’expérience de ces deux ans : retour d’expérience sur l’organisation du travail des BIATSS et des enseignants, sur les conditions d’études. La réponse qui nous a été fournie n’est pas claire et ne nous laisse pas accroire que cette journée sera mise en place dans les semaines qui suivent.

Voici donc les points saillants de notre entrevue. Rien de bien enthousiasmant par conséquent : comme on le dit dans « le dialogue social » managérial, pas de grain à moudre !

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