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jeudi 14 décembre 2023

Blog de la CGT FERC Sup Paris3

Revendications - décembre 2023

Depuis l’élection de la nouvelle présidence de l’université, un certain nombre de choses a changé. Les échanges syndicats/direction sont plus fructueux et nous sommes entendus sur un certain nombre sujets :

  • Du point de vue de la politique quant à la souffrance au travail, les situations sont discutées mais des problèmes persistent dans certains services ou pour certains collègues. Ne pas hésiter à nous faire remonter les situations difficiles, on tentera d’intervenir pour y apporter des réponses.
  • Restauration (prise en charge des augmentations CROUS de janvier par l’action sociale de l’université et passage des tickets restaurants de 8 à 10 euros).
  • Arrêt de la politique de gel d’emploi et de baisse de la masse salariale, cependant nous continuons de demander d’aller bien plus loin et plus vite : voir notre article suite au dernier conseil d’administration.
  • Politique budgétaire.

Il reste un certain nombre de sujets sur lesquels nous revendiquons en demandant à la présidence d’avancer.

Primes

Primes des agents non titulaires : à travail égal, salaire égal

Les contractuel·les doivent percevoir des primes mensuelles en rapport avec les missions confiées. Ils doivent avoir des primes équivalentes à ce que touchent des titulaires. On en est très loin à ce jour. Ce traitement désorganise l’université. Ne pas payer au juste prix nuit au recrutement.
C’est une mesure d’urgence à prendre pour les collègues concernés afin d’améliorer le fonctionnement général de notre université.

Prime de fin d’année

Depuis des années, les montants non dépensés en masse salariale atterrissent dans le fond de roulement. Ces sommes sont colossales. La CGT demande que soit opérée une redistribution des ces montants sous forme de prime de fin d’année à l’ensemble des collègues, de façon inversement proportionnelle, afin que les plus bas salaires ou traitements bénéficient de compensations redistributives.

Primes au résultat

La CGT demande qu’en 2024 soit mis fin au système de primes par résultats. Il s’agit d’un système opaque de distribution de primes. Les objectifs doivent être clairement définis au sein des services et les primes en découlant doivent être redistribuées entre les actrices et acteurs chargé·es de leur réalisation. Ce n’est pas le cas. Une augmentation des primes de toutes et tous doit être mise en place en lieu et place de ce système.

Diverses primes

Le système de prime (nouveau RIFSEEP) proposé il y a deux ans posent de nombreux problèmes. Il faut le revoir :

  • primes liées aux horaires à la BSG. Il faut revoir ce qui a été proposé et qui a eu pour effet de supprimer les primes spécifiques de ces agents.
  • prime dite “vêtements” des magasiniers des bibliothèques. Cette prime a été supprimée du jour au lendemain. Il s’agissait d’un avantage spécifique lié au travail difficile des magasiniers. Il faut la remettre en place. Particulièrement pour les non titulaires pour qui cette suppression a représenté une perte sèche. Le président s’est engagé, en instance, à se prononcer sur ce sujet, avant les vacances de Noël ! Nous attendons….
  • Prime “anglais”. Elle a été distribuée à la tête du client. Tous les collègues qui utilisent l’anglais au travail doivent y avoir droit.
  • Prime informatique. Certains agents ont perdu avec le nouveau système mis en place. Une discussion avec les organisations syndicales doit reprendre sur ce sujet.
  • De plus en plus de collègues travaillent à horaires décalés. Le système instauré doit être revu. A ce jour les primes reviennent à payer des agents sous le smic pour certaines missions.

Primes pour les enseignant-es affecté-es dans le supérieur

Depuis plus d’un an, les primes des enseignant-es (PRAG/PRCE) affecté-es dans les universités ne sont plus les mêmes que les primes des enseignants-chercheurs (MCF). La CGT revendique l’égalité. On rappelle notre communiqué. La mobilisation des collègues a fait bouger le gouvernement qui a fait un tout petit pas. Ce pas est insuffisant. On revendique l’égalité avec les enseignants/chercheurs, sans refonte des obligations statutaires qui serait un recul effectif pour les droits de nos collègues enseignants du secondaire affectés dans le supérieur (ESAS).

Revalorisations des agents non titulaires

Depuis le 1er janvier 2021, les agents contractuels ayant atteint 3 ans d’ancienneté voient leur traitement revalorisé de façon triennale. Or, cette revalorisation n’est pas faite automatiquement pour tous les collègues : la CGT demande une mise à plat des procédures RH de suivi des agents ainsi qu’une transparence totale quant à cette politique de revalorisation. De même, il a été dit que tous les collègues verraient leur ancienneté prise en compte. On demande que ces mesures soient mises en place pour toutes et tous au plus vite.

Les collègues non titulaires doivent avoir des évolutions de salaire semblables à celles des titulaires.

Cdisation

La CGT demande la CDIsation, pour les agents qui le souhaitent, dès le premier renouvellement de contrat.
Un CDI ne coûte pas davantage qu’un CDD, nous l’affirmons depuis longtemps et il permet un meilleur fonctionnement des équipes ainsi qu’un meilleur investissement des collègues qui ne voient plus leur emploi remis en cause chaque année.
A ce jour, la direction nous a affirmé renouveler les contrats, jusqu’à la CDIsation, au bout de quatre ans, or la CDIsation se fait bien avant dans d’autres universités.
Jusque là, les collègues concernés avaient obligation de préparer et passer un entretien sur le modèle d’un concours. Il faut renoncer à ce dispositif inutile, chronophage et qui engendre stress et confusion.

Carrière des titulaires

Il apparaît que de trop nombreux collègues n’ont pas vu sur les fiches de paie, les changements d’échelon ou de grade dont ils devaient bénéficier. Ils n’en sont pas toujours informés et constatent du retard dans l’application de ce changement voire l’absence d’augmentation de leur traitement. Ce dysfonctionnement oblige à des échanges chronophages avec les services RH. Si vous n’avez rien eu et que vous pensez que c’est une erreur, ne pas hésiter à nous faire remonter votre situation.

Nombre de CRCT

La CGT se bat depuis des années pour que le nombre de CRCT (Congés pour Recherches ou Conversions Thématiques) soit augmenté. Il devient de plus en plus difficile, pour les EC, d’assumer correctement leurs deux missions fondamentales : l’enseignement et la recherche. Pour faire de la recherche, il faut du temps. Les CRCT sont pour cela essentiels.
Pour 2022-23, la dotation en CRCT accordée par le ministère au CNU a été de 363 semestres, toutes disciplines confondues (source : Arrêté du 19 janvier 2022). Le nombre de semestres de CRCT attribués par les universités (sans fléchage disciplinaire) relève de leurs compétences : chaque établissement peut décider du nombre de CRCT accordés, en fonction de ses priorités. Le nombre global de CRCT attribué par les universités détermine ce qui sera attribué par le CNU : le CNU attribue en effet un quota maximum correspondant à 40% des CRCT accordés par les universités. Donc plus les universités accordent de congés, plus le CNU en aura.
Il est donc doublement important de renforcer le nombre de CRCT attribués dans les établissements. L’an dernier, le nombre de CRCT a diminué de plus de la moitié par rapport aux années précédentes (8 CRCT seulement contre 20 en 2019-2020), sans véritable justification. La proposition faite cette année par la nouvelle direction de l’université est de 14 CRCT au total, ce qui est mieux mais reste insuffisant. Nous demandons que l’université s’engage plus clairement à soutenir les recherches des jeunes collègues, en particulier en prévoyant davantage de CRCT accordés spécifiquement au titre du retour de congé de maternité.

Recherche et enseignant-es du secondaire affecté-es dans le supérieur

La CGT Ferc Sup revendique pour les PRAG (ou PRCE), titulaires d’un doctorat, un temps statutaire pour la recherche :

  • une réelle possibilité de faire de la recherche (avec des décharges statutaires de service) pour celles et ceux qui le souhaitent, en restant dans un corps d’enseignant·es.
  • Un accès effectif aux corps d’EC (avec la requalification des postes) pour les enseignant·es titulaires d’un titulaire d’un doctorat et de la qualification.

Pendant sa campagne, le président s’était montré disponible pour qu’une telle possibilité soit offerte aux enseignant·es de la Sorbonne Nouvelle qui le souhaitent. Comment on fait ?