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jeudi 4 décembre 2025

Université Paris 1 • Panthéon Sorbonne

Contre toute hausse des frais d’inscription et le musée des horreurs budgétaires de l’équipe présidentielle

04/12/2025

Contre toute hausse des frais d’inscription et le musée des horreurs budgétaires de l’équipe présidentielle ! 

Signez la pétition avant le conseil d’administration du 11 décembre !

Le conseil d’administration de Paris 1 a voté, lundi 1er décembre, la mise en place de frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires, inscrit·es en licence et en master, et la fin de l’exonération des agent·es, parmi lesquels·les figurent les doctorant·es contractuel·les et les ATER.

Face à la mobilisation, l’équipe présidentielle de Paris 1 a multiplié les manœuvres pour relativiser l’arbitraire de la hausse discriminatoire des frais d’inscription. Elle a sorti de son chapeau la liste des ’Pays les moins avancés’, alors que la plupart des étudiant·es extra-communautaires proviennent d’autres pays. Elle a communiqué que ’80% des étudiant·es étranger·es extra-communautaires resteraient exonéré·es’, un pourcentage tronqué, car il inclut les doctorants étranger·es pour lesquel·les la hausse différenciée n’existe pas dans le droit. Enfin, dans son "essentiel du CA" - qui faisait d’ailleurs l’impasse sur le contenu de la motion contre les discriminations portée par la CGT - la Présidence se gargarise de ’critères d’exonération partielle’ auprès de profils d’étudiant·es pour lesquel·les aucune hausse des frais n’est juridiquement applicable.

Pour justifier cette hausse discriminatoire, l’équipe présidentielle et ses soutiens ont défendu la nécessité de ’sauver la campagne d’emploi’. Qu’en-est-il de ce ’sauvetage’ : une campagne d’emploi insipide chez les BIATPSS , mauvaise chez les MCF, et plus élevée pour les PR.

Pour le cas des jeunes chercheur·ses, nous attirons l’attention sur le fait que, depuis des années, nos revenus sont déjà largement rognés pour assurer la (non) viabilité budgétaire de l’Université (liste non exhaustive) :

  • De nombreux·ses vacataires, accompagné·es par la CGT, ont dû déposer des recours devant le tribunal administratif pour obtenir le droit à la prise en charge des frais de transport et accessoirement, d’être payé·es pour leur travail ; 
  • En effet, les heures de travail ’oubliées’ sont légion pour les jeunes chercheur·ses, régulièrement contraint·es d’enseigner davantage que les seuils autorisés. Dans ces cas, l’Université, refuse de les payer. Pourtant, un principe élémentaire du droit est que toute heure de travail effectuée doit être rémunérée !
  • Par ailleurs, les demi-ATER ne bénéficient d’aucune compensation de la suppression de l’indemnité différentielle SMIC depuis qu’elle a été brutalementannulée par la Présidence à la fin de l’année 2023, déjà pour des motifs budgétaires.
  • Enfin, l’Université Paris 1 est celle qui compte le plus de doctorant·es vacataires, et les vacataires y réalisent 34% des heures d’enseignement. Si l’on ajoute les doctorant·es contractuel·les et les ATER, ce sont 46% des heures d’enseignement qui sont réalisées par des agents précaires.

Malgré le vote du 1er décembre, l’équipe présidentielle a montré de grands signes de fragilité. Seul·es 18 des 36 membres du CA ont voté la nouvelle politique des frais d’inscription. Cette mesure a été très largement refusée par les élu·es étudiant·es et des personnels BIATPSS ; le vote des élu·es MCF était plus partagé ; tandis que les élu·es des professeur·es d’université et les personnalités extérieures l’ont largement votée - à l’exception notable du représentant de la Mairie de Paris au CA. 

Cet état des rapports de force montre la nécessité de construire la solidarité et de renforcer la mobilisation commune des étudiant·es, personnels BIATPSS, jeunes chercheur·ses, et des enseignant·es-chercheur·ses titulaires dont la vision de l’université ne s’arrête pas à la quête d’une promotion interne ou à montrer patte blanche aux tutelles ministérielles.

Car après le vote du CA du 1er décembre, la lutte n’est pas finie, elle ne fait que commencer  ! 

La nouvelle politique des frais d’inscription ne sera pas mise en œuvre avant la rentrée 2026-2027. L’horizon demeure donc bel et bien ouvert, et c’est par la mobilisation que nous en obtiendrons le retrait  !

Prochaine étape, se mobiliser en amont du prochain CA qui se tiendra le 11 décembre, à l’occasion duquel sera voté le prochain budget de l’Université Paris 1.

Nous rappelons ainsi les revendications qui figurent dans la pétition que nous vous invitons à signer contre toute hausse des frais d’inscription, pour défendre les conditions de fonctionnement d’un service public d’enseignement supérieur, et pour la mise en œuvre immédiate de mesures de réduction des conditions de précarité des jeunes chercheur·ses  : 

  • Le retrait de la multiplication par 15 des frais d’inscription pour les étudiant·es extra-communautaires votée par le CA du 1er décembre, le rétablissement de l’exonération pour les agent·es de Paris 1, et son élargissement à l’ensemble des doctorant·es ;
  • La CDD-isation des enseignant·es doctorant·es vacataires (application de la délibération du 20 janvier 2022) *  ; 
  • Le rétablissement de la compensation différentielle SMIC pour les ATERs à mi-temps ; 
  • Des supports aux concours pour la totalité des agents publics de notre communauté

Une prochaine AG des doctorant·es, vacataires et docteur·es sans poste fixe aura lieu lundi 8 décembre à 18h30 [Salle à venir]

Signez notre pétition ! Faites entendre votre voix !

Pour rejoindre la CGT Paris 1 et son collectif doctorant·es/vacataires/postdoc, contactez nous à : collectif_doctorant-es-paris1@fercsup-cgt.net

Adelphiquement,

Le Colldoc de la CGT Paris 1



* Voir à ce propos notre communiqué du 20 novembre 2025