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FERC-CGT
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LE 54e CONGRÈS CONFÉDÉRAL DES SYNDICATS DE LA CGT : UN MOMENT DE DÉBAT ET DE RASSEMBLEMENT !
16 juillet, par Lucas — Formation professionnelle, Dossiers, SN CGT AFPA, Femmes mixité
Du 1er au 5 juin à Tours près de 1000 délégué.es, mandaté.es par leur syndicats, ont pu débattre, défendre leurs amendements et voter sur différents textes.
Il est important de rappeler que ce congrès est celui des syndicats de la CGT. D'ailleurs c'est dans les syndicats que le congrès a été préparé, les textes étudiés, les votes discutés, les amendements rédigés. Les délégué.es mandaté.es par leur syndicats, portaient souvent les voix de plusieurs syndicats.
Ce sont 50 camarades de la FERC qui ont effectué ce travail militant, merci et bravo à elles et eux. C'est une expérience militante riche mais aussi intense ! Une bonne nouvelle, ce congrès s'est écrit au féminin, en effet 48% de femmes étaient présentes, on est presque à la parité, encore un petit effort !
Une fois sur deux, le congrès confédéral réserve une place à part aux questions internationales. C'était le cas à Tours, où plus de 100 camarades de 80 pays ont fait le voyage pour apporter leur expérience et témoigner de la solidarité internationale et de la nécessité de porter un syndicalisme internationaliste. Bien évidemment, la lutte contre l'extrême-droite mais aussi la montée des conflits armés partout sur la planète ont fortement marqué les échanges.
Une table ronde a esquissé des pistes concrètes pour militer ensemble dans les grands groupes internationaux : le capitalisme est international, notre syndicalisme aussi !
Un congrès confédéral est un exercice démocratique nécessaire mais ambitieux et parfois compliqué.
Lors de son discours de clôture, Sophie Binet, largement reconduite au mandat de SG de la CGT, a déclaré que nous étions arrivé.es au bout d'un mode d'organisation. Nous allons devoir réfléchir ensemble pour faire évoluer nos congrès confédéraux et leur préparation, afin de gagner en transparence et inclure un maximum de délégué.es dans les débats et les prises de décisions. C'est un impératif démocratique mais aussi d'efficacité afin de renforcer le collectif, qui nous le savons, est notre force. La FERC prendra sa place dans ce travail et va s'appuyer sur l'expérience des délégué.es.
Ce congrès a été celui de l'apaisement, indéniablement, les travaux se déroulant dans un climat plus serein. C'est une bonne nouvelle vu les enjeux qui sont face à nous. Les débats ont pu se tenir sur le fond, marquant des divergences, voire des oppositions, cela est sain et démontre que nous sommes capables de débattre.
Les principaux textes ont été largement votés, en particulier le rapport d'activité (81%) et le document d'orientation (74%). La nouvelle direction confédérale également, appelée CEC (commission exécutive confédérale), qui comprend deux camarades de la fédération, à savoir Christine Bariaud et Matthais Perez.
La CGT sort renforcée de ce congrès, ce qui va permettre un travail collectif et la construction des mobilisations nécessaires face au patronat et gouvernement dès la rentrée.
54e CONGRÈS : DES ENJEUX FÉDÉRAUX CONFORTÉS !
Si le document de congrès confédéral n'a pas vocation à reprendre l'ensemble des revendications des fédérations, certains points essentiels pour les organisations de la FERC ont été renforcés lors des débats de juin. C'est notamment le cas de la maison commune avec la FSU, de la situation des élèves mineur·es en stage et plus largement de la formation professionnelle.
La maison commune CGT/FSU
Le CCN avait confirmé la poursuite du travail commun avec la FSU. Le 54e congrès a validé la démarche de « Maison commune ». Elle doit être un « cadre de coopération pérenne et renforcé » entre nos deux organisations qui partagent la conception d'un « syndicalisme de masse et de classe, de lutte et de transformation sociale ». Les congressistes ont acté que le travail devait être décliné au niveau local et se poursuivre en transparence « afin de garantir l'implication des syndiqué·es dans les décisions stratégiques ».
Encart prise de parole Louise SG SDEN 93 : « […] La construction d'une maison commune n'est pas la négation des différences, mais le dépassement, dans un but commun : la justice, la dignité du travail, le contrôle des travailleur·ses de leurs moyens de production et d'existence. Il est donc temps, les camarades de rompre avec la dispersion qui nous affaiblit, d'aller au-delà des sigles, au-delà des querelles, de bâtir une maison commune et d'affirmer ensemble que le monde du travail ne pliera pas devant l'injustice ni devant la haine. Nous pouvons faire de l'unification syndicale un soleil, un soleil qui viendra déchirer l'obscurité et dissoudre les spectres qui la hantent. […] »
La protection des mineur·es
Le 54e congrès a confédéralisé la revendication par la FERC et la CGT TEFP (CGT de l'inspection du travail) pour exiger la suppression des stages d'observation en entreprises pour les élèves de 3e et de seconde générale et technologique. La place des enfants n'est pas au sein du monde du travail où rien n'est fait pour les protéger depuis que Macron est au pouvoir. C'était le sens de l'intervention de Miléna, SG du SDEN 91.
« Ces derniers mois, 7 apprentis et lycéens professionnels sont morts au travail, ils avaient entre 15 et 17 ans. Ces décès sont la partie visible de l'iceberg, mais il y a aussi l'exposition aux violences sexistes et sexuelles, les violences psychologiques, quand on demande à une enfant, en stage dans un EPADH de faire des toilettes mortuaires… Depuis 2022, sous prétexte d'améliorer l'orientation et l'insertion professionnelle, il y a eu un choix politique d'augmenter le nombre et les temps de présence des mineur·es en entreprise. […] Quand on envoie un gamin de 16 ans sur un échafaudage sans protection, ce n'est pas un accident. Quand on laisse un mineur manipuler des machines dangereuses sans encadrement, pour remplacer un salarié absent, ce n'est pas un accident ! Les patron·nes utilisent ces jeunes comme une main-d'œuvre gratuite, docile et corvéable à merci, en oubliant cette règle absolue : un stagiaire devrait être là pour apprendre, pas pour produire au péril de sa vie ! Camarades, notre syndicat, la CGT, est née dans le sang et les larmes du XIXe siècle pour arracher les enfants des mines et des usines. Notre histoire, c'est celle de la protection de la jeunesse. Camarades, nous avons besoin de vous, soyez vigilant·es et protégez nos élèves quand ils/elles sont dans vos entreprises ! […]
LA FORMATION PROFESSIONNELLE EST LE BIEN COMMUN DE TOUT∙ES LES SALARIÉ∙ES !
Signe de l'attachement fort de la CGT à l'AFPA et à la formation professionnelle, le 54e congrès des syndicats de la CGT a adopté une motion de soutien à l'AFPA, à ses personnels et ses usager∙es.
APRÈS L'ADOPTION, L'ANNEXION AUX STATUTS DU CADRE COMMUN !
Le CCN a décidé de mettre à l'ordre du jour du 54e congrès des syndicats l'annexion du cadre commun d'action contre les violences sexistes et sexuelles dans la CGT à nos textes fondateurs que sont nos statuts, nos règles de vie et financières, nos chartes (vie syndicale, élu·es et mandaté·es, égalité femmes-hommes). Cette proposition constitue une avancée essentielle pour notre organisation. Elle s'inscrit pleinement dans une étape supplémentaire du processus féministe d'émancipation des femmes porté par la CGT.
En annexant le Cadre commun d'action (CCA) contre les violences sexistes et sexuelles aux statuts confédéraux à plus de 70 %, les syndicats ont conforté la volonté de la CGT d'agir pour la protection des victimes et de mettre en œuvre une culture de la protection et de l'égalité dans la CGT en prenant des décisions politiques. Adopté en février 2023, enrichi en 2025 avec un travail associant l'ensemble des organisations, le CCA a pour objectif d'aider les organisations confrontées à des VSS à résoudre la situation. Elles peuvent ainsi agir dans un cadre collectivement validé qui respecte nos textes et valeurs.
La mise en place du CCA fait suite à la création, en 2016, de la cellule de veille contre les violences sexistes et sexuelles internes à la CGT. Première organisation syndicale à s'en doter, un an avant le mouvement MeToo, la CGT s'est positionnée comme locomotive dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. La CGT défend la présomption d'innocence, y compris dans le cadre syndical, comme droit fondamental dans le cadre de la justice pénale où le doute profite toujours à l'accusé·e car notre première responsabilité est de protéger les victimes et l'organisation.
Le CCA acte que la CGT ne peut s'en remettre à la justice pour faire respecter ses valeurs et lui déléguer ses responsabilités. L'exercice des responsabilités syndicales exige une exemplarité militante, surtout quand on exige cette même exemplarité des patron·nes pour éradiquer les VSS des entreprises et services. On ne peut pas diriger la CGT en ayant des comportements de violences sexistes et sexuelles. L'objectif du CCA n'est pas de décider de peines affectant les droits fondamentaux des personnes, de sanctions, etc. Son objectif est de décider qui peut se syndiquer à la CGT et qui peut y exercer des responsabilités au regard de ses valeurs.
Désormais adopté et annexé à nos statuts, le CCA doit être porté et appliqué par l'ensemble des organisations CGT, sans aucun dévoiement pour que la CGT reste l'organisation féministe qu'elle aspire à être, pour que la CGT soit réellement celle de toutes et tous !
Un autre temps fort féministe du congrès : une table ronde, rassemblant des camarades de plusieurs pays, décrivant leurs luttes pour l'émancipation des femmes et l'égalité. Cet échange s'est conclu par l'hymne des femmes, chant de lutte repris par le congrès, moment suspendu qui a marqué beaucoup de camarades.
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SNCA : UNE TRANSITION TOUT EN DOUCEUR !
16 juillet, par Lucas — SNCA CGT, Vie fédérale
A partir du lundi 4 mai, le SNCA s'est réuni à Saint-Cyprien pour une semaine de congrès, dans une ambiance studieuse et chaleureuse.
Ce congrès a permis de dresser le bilan d'un syndicat dynamique. L'important travail de déploiement et de formation engagé ces dernières années permet au SNCA de se renouveler, de se rajeunir et de se féminiser.
L'activité du mandat a été riche. Le syndicat s'est mobilisé, avec l'interpro, pour la défense des retraites. Il a aussi porté un syndicalisme à large spectre : défendre les agent·es, lutter contre la précarité, dénoncer les dysfonctionnement dans les chambres, revendiquer de nouveaux droits pour les salarié·es. Le SNCA reste par ailleurs ferme sur ses valeurs, comme en témoigne la forte participation aux formations consacrées à la lutte contre les idées d'extrême droite et aux violences sexistes et sexuelles.
Les textes volontairement synthétiques ont permis des débats riches et permettent à la direction de sortir du congrès avec une feuille de route dense. Les discussions ont été riches sur le rôle d'une Chambres de Métiers et d'Artisanat et sur le service public rendu aux artisans. Œuvrer pour préserver le service public dans le réseau. Les agent·es des services économiques voient leur cœur de métier de service public des CMA disparaître et leurs missions évoluer vers de la commercialisation à outrance.
Les débats ont aussi été important sur l'apprentissage. La libéralisation et la marchandisation de la formation professionnelle ont favorisé le développement de l'apprentissage dans l'enseignement supérieur, souvent au détriment des formations dites « manuelles ».
Sujet d'inquiétude sur l'avenir des CMA, le projet de mutualisation avec les Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) réapparait régulièrement, sans réelle opposition des président·es de CMA. Le congrès avait invité les camarades de la CGT CCI, pour travailler en commun et s'opposer conjointement.
Le syndicat fait le choix de renforcer son investissement dans l'interpro. Il faut saluer son fort investissement dans la fédération, et son expertise sur les questions d'apprentissage, reconnu dans la confédération.
Didier, secrétaire général du SNCA-CGT de 2011 à 2015, a fait l'amitié de venir saluer les congressistes. Avec des mots profondément sincères, il a rappelé la genèse du syndicat et l'importance de la solidarité militante. L'émotion était également palpable lors des hommages à celles et ceux qui quittent les instances du syndicat (CEN et CFC) Robert, Yann, Isabelle, Pierrette et Patrick, ancien secrétaire général.
Un congrès de transition toute en douceur, qui permet au salarié.es des Chambres de disposer d'un outil efficace pour défendre les agent·es, les missions et les usagers. Un syndicat convivial, pour qui fraternel et sororal, ce n'est pas que des mots en bas mails.
Le congrès s'est terminé par l'élection d'une Cen et d'un BN renouvelés qui vont pouvoir mettre en œuvre la feuille de route. Sylvain Challan Belval et Cédric Dumon sont respectivement réélus comme secrétaire général et trésorier.
Les congressistes ont décidé de terminer leur travaux en rejoignant la manifestation des salarié.es des cliniques privées du groupe Elsan de Perpignan. Une belle preuve de l'attachement aux luttes interprofessionnelles !
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ENTRETIEN AVEC WILLIAM ACKER, DE L’ANGVC
16 juillet, par Lucas — Lutte contre les discriminations, Vie fédérale
Lors de la formation FERC contre les racismes, nous avons reçu William Acker. Juriste et auteur de nombreux ouvrages [1] sur l'antitsiganisme, il est délégué général de l'association Nationale des Gens du Voyage citoyen, qui a pour objectif de défendre les droits des Gens du Voyage dans tous les domaines de la vie, principalement dans les domaines de l'accueil et l'habitat, mais aussi dans les domaines du travail et de l'éducation.
En quelques mots, qu'est-ce que l'antitsiganisme ?
L'antitsiganisme c'est le racisme qui touche spécifiquement les personnes dites Rroms, Gens du Voyage, et toutes les personnes qu'on assimile à tord ou à raison à la figure un peu stéréotypée du « tsigane » [2]. C'est un racisme très ancien, qui existe partout en Europe, et qui a une histoire française très importante.
Quels sont les enjeux principaux pour lutter contre l'antitsiganisme dans le secteur de l'éducation ?
En premier lieu, la question de l'accueil des enfants du Voyage à l'école, des enfants Roms qui subissent encore beaucoup de refus d'accueil et de scolarisation. Mais aussi la question de l'habitat, des expulsions, puisque de nombreuses familles se retrouvent en situation d'errance contrainte du fait du manque d'offre d'habitat et d'accueil, ce qui a une incidence directe sur les parents d'élève et sur les élèves qui sont en rupture scolaire du fait de ces nombreuses expulsions. Ces expulsions et ces carences d'accueil sont la conséquence d'un antitsiganisme diffus dans la société : de nombreuses collectivités qui les pratiquent visent à repousser les Voyageurs qui tentent de s'installer et de vivre sur les territoires. Elles s'appuient sur un cadre juridique et de pratiques administratives [3] qui sont aujourd'hui encore particulièrement discriminatoires pour ces populations. Pour défendre les milliers d'élèves concernées, Il faut prendre en compte le rôle du racisme dans leur exclusion et leur rejet et lutter pour une offre éducative adaptée à leurs réalités sociales et économiques.
Quelles mesures prioritaires faudrait-il prendre pour combattre l'antitsiganisme ?
Il faut des mesures universelles qui permettent à la fois de combattre l'antitsiganisme et d'autres formes de violences sociales. Par exemple, la trêve scolaire, qui consiste en l'interdiction, de septembre à Juin, des expulsions de familles qui sont installées à un endroit et ont des enfants scolarisés sur la ville, afin d'éviter les ruptures de scolarité. Il faut aussi faire respecter le droit inconditionnel à l'inscription des enfants à l'école. Beaucoup de maires refusant toujours d'inscrire certains enfants sous prétexte que leur famille est présente de manière illicite sur le territoire.
Enfin, l'école doit prendre en compte l'itinérance. L'éducation nationale doit garder une forme de souplesse dans l'accueil et l'accompagnement de ces enfants. Il existe un certain nombre de camions écoles dans l'enseignement privé, mais qui fonctionnent très peu en synergie avec l'enseignement public. Les dispositifs [4] qui ont permis l'accompagnement sur le long terme des familles dans certains territoires disparaissent faute de moyens. Il faut défendre et mettre en cohérence tous ces dispositifs.
[1] Notamment Où sont les Gens du Voyages, ed. du commun, 2021 (Prix du livre d'écologie politique 2022)
[2] Manouche, Sinti, Gitans, Rroms…
[3] Notamment la non-reconnaissance des caravanes comme logement, l'interdiction de stationnement hors des aires d'accueil très souvent polluées et en nombre insuffisant
[4] Une trentaine d'antennes scolaires mobiles en France, hébergées par des établissements catholiques sous contrat.
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LE SYNDICAT CGT DES MFR (MAISONS FAMILIALES ET RURALES) EN CONGRÈS ET AU TRAVAIL !
16 juillet, par Lucas — Syndicat CGT MFR, Vie fédéraleLe syndicat CGT des MFR (maisons familiales et rurales) en congrès et au travail !
Le Jeudi 28 mai dernier se tenait à Montreuil l'Assemblée Générale du syndicat CGT des MFR. Cette AG représentait un moment essentiel de rencontre, d'échange et de réflexion collective pour les camarades de ce syndicat qui connaissait des difficultés de fonctionnement collectif depuis des années.
Implantées en zone rurale, les Maisons Familiales Rurales sont des structures associatives dispensant de l'enseignement et de la formation professionnelle sous contrat d'association avec l'État sous la tutelle du ministère de l'agriculture.
La réunion a permis de réunir une trentaine de syndiqué.es qui ont pu faire le point sur les actions menées, de discuter des enjeux à venir et de construire collectivement les orientations futures du syndicat.
Cette AG a permis de renouveler la direction et de renforcer le syndicat qui va pouvoir retrouver une activité d'ampleur nationale. En effet, lors de la fin du cycle des dernières élections professionnelles dans le privé, la FERC a eu la bonne nouvelle d'apprendre que le syndicat était représentatif dans sa branche et peut donc siéger dans les instances de la Convention collective Maisons familiales rurales.
Bravo aux camarades élu.es à la CE pour ce renouveau militant ! Et félicitations à Brice élu Secrétaire national, Jean-Yves élu SG-adjointe, Florian élu trésorier et Dounia élue trésorier-adjointe !
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CONGRÈS DE LA CGTR ÉDUC’ACTION - LA RÉUNION
16 juillet, par Lucas — International, Formation syndicale
La FERC sup et la CGT Educ'action ont répondu bien volontiers à l'invitation des camarades de la Réunion pour participer à leur Congrès mais aussi pour dispenser des formations dans l'Education nationale et dans le Supérieur.
Ce congrès de la CGTR Éduc'action avait une importance toute particulière dans l'histoire du syndicat puisqu'il devait acter une nouvelle structuration devenue nécessaire avec la montée en puissance de la syndicalisation dans le Supérieur.
Après les échanges sur le rapport d'activité et document d'orientation, les congressistes ont élu la direction avec Joel De Palmas comme secrétaire général et un bureau en partie renouvelé.
Les congressistes se sont aussi prononcé·es sur la création de la CGTR Éduc'action Sup. Ce nouveau syndicat est le reflet d'une activité militante dans l'enseignement supérieur qui, certes récente, se confirme au fil du temps. Rachel Mariamon, qui est en charge de cette activité au sein de l'organisation depuis longtemps, a été élue secrétaire générale.
L'activité CGT est particulièrement ardue à mener à l'université de la Réunion, dont les personnels ont dû affronter une gestion calamiteuse ces dernières années par un président qui, chose rarissime dans le milieu universitaire, a été condamné en 2024 par le CNESER (conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche) à un an de suspension pour harcèlement moral. Les pressions exercées ont instauré un climat délétère dont les personnels peinent encore aujourd'hui à se défaire. Les camarades devront employer toute leur énergie à amener les collègues à relever enfin la tête et défendre leurs droits.
Les congressistes ont dû aussi se prononcer sur la création de la FFE-CGTR, une fédération qui, dotée là encore d'une nouvelle direction avec Joel de Palmas comme secrétaire général, se met en ordre de bataille pour impulser le travail fédéral dans le champ de l'Éducation au sens large.
Durant ce congrès, il a été question bien sûr des élections professionnelles ; et dans la perspective de faire connaitre au mieux nos revendications, nos camarades ont organisé plusieurs sessions de formation. Dans le Supérieur, il s'agissait de former et armer les nouveaux et nouvelles militant·es afin de développer l'activité : droits des salarié·es, santé au travail, fonctionnement et animation d'un syndicat.
Dans l'Éducation nationale où la CGTR est implantée depuis plus longtemps, 2 types de formations ont été dispensés : l'une pour les collègues du 1er degré, l'autre sur Santé et conditions de travail. Les participant·es ont pu échanger sur la dégradation de leurs conditions de travail et le manque de reconnaissance du métier par l'Institution.
Ces 2 formations ont connu un véritable succès (de 60 à 150 participant·es selon les formations) avec, à la clé, des nouvelles syndicalisations à l'issue de ces journées.
Dans le Supérieur, comme dans l'Éducation nationale, la participation à ces formations est de bon augure pour les élections professionnelles !






