"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"

Menu ☰

Accueil > Syndicats > Provence-Alpes-Côte d’Azur > Université Aix-Marseille > Instances - élus

mardi 17 février 2026

Nos élus dans les instances, comptes-rendus

[FSSSCT AMU du 12 février 2026] : Compte-rendu de vos élu·es CGT-SUD

En séance du 12 février, les points suivants ont particulièrement retenu notre attention :

  • Prévention des risques liés aux Prions et protéines Prion-like (pour information)

Un recensement des unités de recherche qui travaillent et/ou ont travaillé sur le prion ou les protéines prion-like à AMU va être fait par la Direction Hygiène, Sécurité, Environnement (DHSE). Ce recensement inclura tous les personnels et doctorants, actuels ou passés, qui ont pu être en contact avec le prion.
Un document cadre va être rédigé par la DHSE sur les mesures de sécurité à appliquer et les installations nécessaires pour la manipulation de ces agents infectieux. Un contrôle et un suivi régulier seront effectués, avec mise en place d’habilitation. Le risque prion devra être intégré dans le Document Unique d’Evaluation des Risques (DUER) des laboratoires concernés.

Les élu·es CGT ont salué la volonté de déploiement des mesures institutionnelles de prise en compte de ce risque à AMU, de protection et de suivi des personnels concernés. Ils ont cependant souligné le fait que les personnels des laboratoires de recherche sont déjà surchargés de travail et que l’ensemble des mesures prévues nécessite, pour les mettre en oeuvre sérieusement, d’accorder aux unités concernées des moyens supplémentaires. Enfin, concernant le suivi médical des personnels, il est nécessaire d’ouvrir au moins un poste de médecin supplémentaire au SUMPP.

  • Présentation de l’état d’avancement de l’Ad’AP (Agenda d’Accessibilité Programmée) (pour information)

L’Ad’AP est la règle définie par le législateur pour lutter contre les obstacles à l’accès des personnes en situation de handicap aux établissements recevant du public.
AMU a jusqu’en 2028 pour réaliser les travaux nécessaires d’accessibilité sur les 138 sites pour lesquels elle s’est engagée à le faire. Celà consiste aussi bien en petits travaux de signalétique, de parking, d’adaptation de blocs sanitaire, etc, qu’en des travaux beaucoup plus importants nécessitant des des études d’architectes, de bureaux de contrôle…
Le coût global des travaux a été estimé à plus de 25 millions d’€.
A ce jour, des travaux ont été effectués pour un total d’environ 12 millions d’€.
Pour les 13 millions d’€ de travaux restant à faire, aucune programmation budgétaire n’a encore été faite et l’université risque de se voir infliger des pénalités de 5 à 10% de ce montant s’ils ne sont pas réalisés dans les temps.

L’avis de la CGT sur la question : 600 000 à 1 200 000 d’€ de pénalités qu’il va falloir payer à l’Etat si l’on ne trouve pas les 13 millions nécessaires à la réalisation des travaux restant, voilà une belle manifestation du désengagement de l’État dans le financement des université et l’un des résultats de la "dévolution du patrimoine" aux universités (c’est comme ça qu’on appelle le fait que l’Etat se soit débarrassé de toute responsabilité sur l’état de nos locaux, en en donnant la propriété aux universités sans leur donner les moyens de l’assumer).

  • Bilan de la remise en chauffe des bâtiments à la rentrée de janvier 2026 (pour information)

Les mesures d’extinction du chauffage pendant toutes les vacances permet à AMU d’économiser 20% de sa dépense énergétique.
Le problème, c’est que ces arrêts et redémarrages augmentent la vitesse de vieillissement des équipements déjà vétustes et ça casse. Comme en plus, là où les installations sont vétustes on prend des contrats d’entretien basiques, on doit payer pour les réparations…
A St-Charles, l’entreprise prestataire qui s’occupe du chauffage (externalisation des services oblige) devait rallumer les chaudières deux jours avant la rentrée, mais elle n’est venue que trois jours après.
A Schuman, où le réseau est quasiment neuf, on a eu froid parce que deux jours de remise en chauffe ce n’est pas suffisant pour avoir des températures correctes.
A Luminy, où le réseau a trente ans, ça a cassé en de multiples endroits…

Ce qu’en pense la CGT : On touche du doigt les limites de la stratégie de diminution de la consommation d’énergie imposée par le gouvernement, surtout dans des bâtiments qui sont des passoires thermiques.
Les élu·es CGT ont proposé un avis qui a été voté à l’unanimité : La Formation Spécialisée prend acte du "bilan de remise en chauffe de la rentrée 2026" publié par l’adminsitration à la demande des Organisations Syndicales. Ce bilan démontre qu’au delà de la vétusté de certains réseaux et équipements, aggravée par l’absence de rénovations, certaines des pannes aux conséquences significatives (notamment au 5 janvier à St Charles, Luminy, & Shuman) sont attribuées à des erreurs, voire des négligences, des entreprises en charge du chauffage. La Formation Spécialisée constate que, quelles que soient les typologies des contrats, y compris lorsque des pénalités sont prévues en cas de non réalisation des prestations, des défaillances répétées dues à l’externalisation de la gestion et de l’entretien du chauffage exposent les agents à des conditions de travail dégradées, pouvant affecter leur santé et leur sécurité. La Formation Spécialisée demande que des actions correctives soient apportées pour limiter cette exposition des agents.

  • Des lieux d’accueil dignes et confortables pour les agents amenés à se déplacer sur des sites distants

En avril 2025, la Formation Spécialisée a fait la demande suivante : "La F3SCT demande que des lieux d’accueil dignes et d’un confort minimal soient mis à disposition des agents d’AMU amenés à se déplacer sur des sites distants de leur lieu d’affectation, avec notamment : un accès libre au local (si nécessaire avec leur carte professionnelle), un distributeur d’eau, de quoi faire réchauffer un repas et se préparer une boisson chaude, un mobilier fonctionnel pour s’assoir et travailler, des prises de courant et un accès WiFi et à une imprimante, ainsi que des casiers." L’administration a répondu à cette demande en disant que le nécessaire serait fait pour un déploiement en janvier 2026. Nous sommes en février 2026 et, à St-Charles, la salle prévue pour les personnels dits "nomades", au 7ème étage du bâtiment 5, n’a toujours ni eau, ni chauffe plat, ni bouilloire ou machine à café, ni mobilier correct…

Si vous constatez la même chose sur les sites où vous devez vous déplacer, merci de nous en faire part.

Vos élu⸱es et mandaté⸱es CGT/SUD à la FSSSCT de l’Université d’Aix-Marseille
 pascal.hingamp@univ-amu.fr
 bruno.pouvelle@univ-amu.fr
 amandine.renault@univ-amu.fr