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Lettre ouverte au Président d’AMU sur le Télétravail

mardi 7 avril 2020

Télé-travail confiné : les questions que nous nous posons et pour lesquelles nous avons tous besoin de réponses !

Lettre ouverte au Président d’AMU sur le Télétravail

Plusieurs agents nous contactent depuis le début du confinement, en ayant des interrogations sur le télétravail et les conditions d’exercice de celui-ci.
La CGT FERC Sup d’AMU interpelle donc la présidence de l’université à ce propos.

Lettre ouverte à M. Berton, Président d’Aix-Marseille Université

Beaucoup de problèmes nous remontent autour du télé-travail et des conditions dans lesquelles il s’exerce, dans la période très particulière que nous traversons actuellement.
Le droit européen encadre les conditions du télé-travail :

  • Caractère volontaire et réversible du télé-travail.
  • Protection des données utilisées et traitées par le télé-travailleur.
  • Respect de la vie privée du salarié.
  • Fourniture de l’équipement de travail et prise en charge du coût, de l’entretien, de l’appui technique par l’employeur.
  • Garantie de la santé et de la sécurité du télé-travailleur.
  • Formation appropriée au télé-travail.

Malgré la bonne volonté de tous.tes dans la période de crise que nous traversons, les difficultés que nous rencontrons sont bien particulières car la situation est très particulière. Pour certain.es la réalité est loin des bonnes conditions nécessaires au télé-travail.
De nombreuses questions se posent et des réponses concrètes sont indispensables de la part de la gouvernance, bien au delà de la seule déclaration de principe que vous avez faite, M. Berton, demandant aux structures "d’être attentives et réceptives aux situations de chaque agent".

Équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Nous ne disposons pas tous.tes, chez nous, d’un bureau ou d’un lieu au calme, éloigné des sollicitations de l’entourage. Quand il faut travailler dans une pièce de vie, alors que toute la famille est confinée, impossible de produire le même travail qu’en temps normal. Quand on n’a d’autre possibilité que de télé-travailler penché.e sur un ordinateur portable posé sur la table basse du salon, impossible de supporter physiquement autant d’heures de travail que d’habitude. Pour peu que la hiérarchie exige plus qu’on ne peut produire et c’est une pression psychologique anormale qui est imposée..

Travailler chez soi permet à chacun.e d’adapter son temps de travail à son rythme de vie. Certain.es sont du soir, d’autres du matin, d’autres encore doivent se caler sur le rythme d’enfants en bas âge… Aucun problème tant que chacun.e travaille de son côté. Mais quand il s’agit d’un travail d’équipe, impliquant des échanges de courriels, des sollicitations téléphoniques ou par messages, des réunions par visioconférence, pour certain.es c’est une mobilisation permanente au détriment de leur vie privée. Des règles définies collectivement, avec l’accord de tous.tes, sont indispensables pour encadrer le travail collectif, le cloisonner dans un intervalle de temps normal, qui convienne aux capacités et aux disponibilités de chacun.e.

Régulation de la charge de travail

Que ce soit à cause de mauvaises conditions de télé-travail, de difficulté de connexion au réseau, d’obligations liées à la prise en charge de personnes dépendantes ou malades, du besoin de s’occuper de jeunes enfants et de la continuité de leur scolarité, nous sommes très nombreux.ses à ne pas pouvoir assumer la charge de travail qui est la nôtre habituellement. Dans ces conditions, le mot d’ordre donné par la direction de l’université est la bienveillance de la part de la hiérarchie. Mais si certains supérieurs hiérarchiques sont effectivement bienveillant.es, d’autres ne le sont pas.
Il n’est donc pas possible d’en rester là. La santé et l’équilibre de collègues ne peuvent être abandonnés à des conditions hiérarchiques dégradées, sans aucun garde-fou.

Soutien aux personnels

Face à toutes ces difficultés matérielles et organisationnelles, ou à tout autre problème, il est indispensable que les télé-travailleurs.ses puissent trouver du soutien, que ce soit auprès du collectif de travail, du ou de la supérieur hiérarchique, du service de médecine de prévention ou de représentant.es des personnels. Les encadrant.es de proximité ont une place privilégiée dans l’animation de collectifs bienveillants et le soutient aux collègues en difficulté. Afin d’assurer au mieux cette mission, une formation spécifique à cette situation devrait être mise en place.

M. le Président, toutes ces situations problématiques que nous signalent un nombre croissant de collègues, montrent à quel point le télé-travail s’exerce actuellement dans des conditions floues, qui posent problème à nombre d’entre nous.

La CGT vous demande, M. le Président, de prendre les mesures nécessaires pour que soient clarifiées les conditions d’exercice de ce nouveau cadre de travail.Nous sommes prêts à vous détailler plus précisément les problèmes rencontrés par les personnels lors du CHSCT du mardi 7 avril.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition