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dimanche 1er février 2026

Vie de notre syndicat (Nantes), de la FERC-SUP, de la FERC, de la CGT, etc...

Compte-rendu de la bilatérale CGT FERC Sup / Direction de l’IUT de Nantes

Compte-rendu de la bilatérale CGT FERC Sup / Direction de l’IUT de Nantes

Le mercredi 28 janvier 2026, à notre demande, une délégation de la CGT FERC Sup Nantes Université, composée de son secrétaire et d’un représentant de la Commission Exécutive du syndicat, a rencontré la direction de l’IUT de Nantes (représentée par son directeur et un directeur adjoint).

En préambule, nous avons précisé que cette rencontre s’inscrivait dans une série de bilatérales que nous menons dans les différents IUT, à l’image de celle déjà effectuée à La Roche-sur-Yon.

Politique de prévention : une identification sans action concrète

Nous avons abordé en premier lieu la politique de prévention en santé au travail. Si nous avons acté qu’un Document Unique (DUERP) existe et intègre une évaluation des RPS (Risques Psychosociaux), nous avons questionné la direction sur la politique de prévention qui en découle réellement.
• Le constat : pour nous, il n’y a pas de véritable plan de prévention établi. La politique actuelle se limite à l’identification des risques sans développer la prévention primaire de manière cadrée et dense. Pour parler trivialement : il y a des "trous dans la raquette".
• La qualité de l’évaluation : nous avons insisté sur la nécessité de créer des moments sur le temps de travail, hors présence hiérarchique, pour parler du travail collectif. Actuellement, l’identification des RPS reste au niveau d’une simple repérage très primaire. Une nette marge d’amélioration est incontournable.
• Alerte des inspecteurs : Les inspecteurs santé sécurité au travail, ayant rencontré la direction récemment, ont pointé des manques que la direction s’est engagée à combler rapidement. Nous l’espérons vivement.

Disparition des instances de proximité

Interrogée sur l’existence d’une commission de prévention locale, la direction a reconnu honnêtement que les commissions installées par la présidence (en lieu et place des vrais CHSCT ou FSSCT) ne sont ni identifiées par les acteurs de la santé au travail, ni réellement actives sur place. Il y en a une au niveau du pôle, mais il semblerait qu’elle n’ait pas de visibilité ni d’existence tangible.
C’est un problème majeur que nous dénonçons : la suppression des instances de site a brisé la proximité nécessaire au repérage des problématiques de santé au travail.

Malaise sur les sites de Joffre et de la Fleuriaye

Nous avons évoqué ensuite le malaise persistant depuis de nombreuses années sur les sites de Nantes et de Carquefou.
• Blocage de la direction : nous avons constaté alors, avec regret, un vrai blocage de la discussion sur ce sujet.
• Notre position : notre questionnement vise uniquement à prendre des mesures pour que ces situations ne se reproduisent pas et pour que les agent·es soient accompagnés (reclassement, etc.). Nous avons trouvé une direction fermée sur ce point, ce qui est très préoccupant.

Formation des alternant·es : un discours trop optimiste

L’alternance concerne désormais la majorité des étudiant·es de l’IUT. Nous avons interrogé la direction sur leur formation aux droits sociaux (contrat, salaire, harcèlement moral et sexuel).
• La réponse de la direction : selon elle, tout est fait dans "le meilleur des mondes", les modules existent et les étudiants sont au courant de tout.
• Le constat CGT : ce n’est pas du tout ce que nous avons entendu dire en l’état dans les premiers échos que nous avons eus de la part des étudiant·es. La direction de l’IUT de La Roche/yon s’était montrée beaucoup plus prudente à ce sujet, voire moins péremptoire. Nous considérons la réponse de la direction de Nantes comme beaucoup trop affirmative, voire péremptoire.

On ne peut en tout cas décemment envoyer des alternant·es en entreprise sans une formation initiale réelle et sérieuse sur ce qu’est un contrat, un salaire, et sur les interlocuteurs disponibles en cas de problème (Inspection du travail, syndicats, défenseurs des salariés, etc.). Nous sommes actuellement en train d’expertiser cette réponse de la direction qui nous semble traduire une fermeture regrettable sur les droits fondamentaux garantis par le bloc de constitutionnalité.

Les chants des sirènes du MEDEF ne doivent pas entraîner le service public à perdre sa vocation : former des salarié·es émancipé·es, des citoyen·nes du monde du travail, et non pas des pion·nes des dominant·es du monde économique.

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