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dimanche 11 octobre 2026

Adhérer à la CGT FERC SUP de Nantes, c’est faire partie d’une confédération interprofessionnelle, de l’ensemble des travailleurs et actifs !

MOBILISATION ÉTUDIANTE ET LYCÉENNE : NE LAISSONS PAS LA VIOLENCE DÉTOURNER LE MOUVEMENT DE SES OBJECTIFS !

Communiqué CGT FERC Sup Nantes Université

12 octobre 2026

Jeudi 8 octobre, les étudiant.es mobilisé.es ont décidé en assemblée générale d’occuper le bâtiment Censive. Dans le cadre de cette occupation, le bâtiment a fait l’objet de dégradations et des syndicalistes étudiant.es ont été pris à partie et menacés par des militants autonomes, ce qui les a conduits à évacuer le bâtiment dans la nuit. Les locaux syndicaux de l’Union Pirate et de Sud Éducation ont également été dégradés.

L’assemblée générale étudiante tenue le lendemain, qui n’a réuni qu’environ 200 personnes contre 2000 la veille, témoigne de l’effet délétère de ces pratiques déplorables sur la dynamique du mouvement.

Nous tenons à exprimer à nos camarades étudiants notre entière solidarité et notre soutien. Leur engagement syndical, leur détermination à défendre leurs revendications et leur volonté de construire un mouvement collectif méritent respect et considération. Rien ne saurait justifier qu’ils soient menacés ou intimidés dans l’exercice de leur engagement militant.
Les méthodes prônées par les certains groupes autonomes s’opposent à notre stratégie syndicale, qui mise sur la mobilisation massive des travailleur.euses plutôt que sur les coups d’éclat d’une minorité activiste. Nous pensons que de telles méthodes sont vouées à l’échec, notamment car elles excluent de fait une large part de notre camp social et transforment inévitablement les mobilisations en affrontements perdus d’avance avec la police, mieux armée et plus violente que n’importe quel.le militant.e.

Si nous pouvons regretter qu’une stratégie syndicale n’ait pas prévalu, nous réaffirmons toute notre solidarité aux étudiant.es mobilisé.es pour défendre leurs conditions d’étude et leur avenir. Nous avons soutenu leur mouvement dès le départ, sans croire qu’il prendrait la forme d’un mouvement syndical ni chercher à lui imposer nos modalités d’action. La stratégie syndicale n’est efficace que si elle est portée massivement par les travailleurs et les travailleuses. Dans le cas contraire, d’autres stratégies peuvent sembler plus séduisantes et offrir un exutoire plus rapide à une colère légitime. Les condamnations de rigueur des dégradations ne changeront rien à cet état de fait. En revanche, les méthodes de la certaines mouvances autonome sembleront d’autant moins pertinentes que les organisations syndicales seront fortes et en mesure de démontrer leur capacité à remporter des victoires. Nous appelons donc tou.tes les collègues et étudiant.es qui ne se retrouvent pas dans les pratiques mises en œuvre pendant l’occupation du bâtiment Censive à venir renforcer les organisations syndicales pour contribuer à impulser d’autres moyens d’action à l’avenir. Plus nous serons nombreux et nombreuses, plus la stratégie syndicale sera crédible et efficace.

NE LAISSONS PAS CES ÉVÉNEMENTS OCCULTER L’ESSENTIEL !

Ce triste épisode ne doit cependant pas nous détourner de l’essentiel : un mouvement social d’une ampleur remarquable traverse actuellement le pays, porté notamment par une jeunesse étudiante et lycéenne qui refuse la précarité, les politiques d’austérité et la dégradation de son avenir.

Les revendications de cette jeunesse rejoignent celles que portent nos organisations syndicales : des moyens pour les services publics, notamment pour l’enseignement supérieur et la recherche, des emplois, des salaires dignes, la fin de la précarité et une autre répartition des richesses.

Ce sont aussi nos universités qui sont asphyxiées par le manque de moyens, nos collègues qui subissent la dégradation de leurs conditions de travail, nos étudiants qui font face à des difficultés matérielles croissantes.

Nous avons toutes les raisons de nous mobiliser ensemble !

Il ne suffit plus de regarder avec sympathie les étudiants et les lycéens se battre pour des revendications que nous partageons. Il nous faut les rejoindre réellement, par la grève, par la participation aux assemblées générales, par notre présence dans les manifestations et par la construction d’un rapport de force commun.

LE 13 OCTOBRE, FAISONS FRANCHIR UNE NOUVELLE ÉTAPE AU MOUVEMENT !

La journée de mobilisation du mardi 13 octobre doit constituer un temps fort de cette convergence entre la jeunesse et le monde du travail.

La présence organisée des personnels et de leurs syndicats dans les manifestations, notamment à travers leur participation aux services d’ordre, contribue à prévenir les violences, à protéger les manifestantes et manifestants et à permettre à chacune et chacun d’exercer librement son droit de manifester.

Nous entendons pleinement assumer cette responsabilité, aux côtés des organisations syndicales étudiantes et lycéennes, dans le respect de leur autonomie et de leurs décisions collectives.

Notre engagement est double : défendre nos propres revendications de salariés et contribuer à ce que la jeunesse puisse mener sa lutte dans des conditions collectives, démocratiques et sûres.

Plus les personnels et leurs organisations syndicales seront présents, plus nous pourrons renforcer la mobilisation, favoriser la convergence des luttes et empêcher qu’une minorité impose ses pratiques au détriment du mouvement collectif.

Ni les intimidations, ni les dégradations, ni les tentatives de division ne doivent nous détourner de notre objectif : construire un mouvement social puissant, solidaire et capable d’imposer la satisfaction de nos revendications.

LE 13 OCTOBRE, PERSONNELS, ÉTUDIANTS, LYCÉENS : ENSEMBLE DANS LA GRÈVE ET DANS LA RUE !