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Hygiène, santé, sécurité et conditions de travail, RPS, tout savoir pour lutter au jour le jour contre les organisations du travail délétères...

Courrier envoyé aux personnels de l’Université de Nantes

mardi 14 avril 2020

Bonjour,

voici quelques points d’information et de réflexion sur la crise sanitaire que nous traversons.

Allocution d’Emmanuel Macron, première réaction de la CGT FERC SUP- Nantes-

L’intervention du chef de l’État, hier soir, pose question. Voici quelques interrogations, dans un premier temps, pour nourrir la réflexion que nous allons mener dans les heures et les jours qui suivent. La CGT FERC SUP de Nantes reviendra vers vous pour vous faire part d’ une position claire sur cette décision du Président de la République.

- Quelle est la logique qui préside à ce déconfinement "stop and go" ? Est-ce celle de l’immunisation de masse ?

- Si ce n’est pas l’immunisation de masse qui est recherchée, pourquoi cette priorité mise sur la rentrée massive des scolaires (8 millions d’élèves, plus d’un million de personnels de l’Éducation Nationale, sans compter ce qui est induit par les déplacements des parents d’élèves pour conduire leurs enfants à l’école) ?

- Si ce n’est pas l’immunisation de masse, quelles assurances de prophylaxie lors de cette rentrée scolaire singulière ? Peut-on imaginer une rentrée sans test massif des élèves et personnels (recommandation de l’OMS) ? Les masques seront-ils au rendez-vous ? Alors qu’ils manquent pour la population en général, et notamment pour les personnels à risques... Quelle surveillance médicale des personnels et des élèves ? Quelle médecine de prévention ? Avec quels moyens ? Les tests seront-ils prêts le 11 mai, alors que l’on s’accorde à dire que l’on est très en retard, par rapport à l’Allemagne, par exemple ? Seront-ils prêts sans réquisition, nationalisation de certaines entreprises ? Ou le pouvoir s’appuie-t-il uniquement sur les bienfaits supposés de la main invisible du marché pour prédire que les masques et les tests seront livrés à temps ?

- Surtout, quelles sont les possibilités réelles de gestes barrière dans l’univers scolaire tel que nous le connaissons : distanciation sociale, lavage fréquent des mains,... ? Fera-t-on rentrer comme de coutume, dans les mêmes salles de cours, 35 élèves, pressés les uns contre les autres ? Comment faire respecter les règles de prophylaxie au sein d’une classe de primaire, de collège,... ? Quelle responsabilité civile et pénale des chefs d’établissement en cas de contamination des élèves et/ou des personnels ?

- Pourquoi opérer une rentrée dans l’Éducation Nationale et différer jusqu’en septembre celle de l’université ? Serait-ce parce que l’arrêt de l’université ne bloque pas l’économie, comme c’est le cas avec la garde forcée des enfants à la maison, par leurs parents ? Ou est-ce simplement une question de calendrier de fin d’année universitaire, plus précoce que celle de l’Éducation Nationale ?

- Si c’est la logique d’immunisation de masse, quelle est la raison qui pousse le pouvoir à choisir cette alternative ? Inefficience présumée du confinement ? Pression sociale et politique du MEDEF, du monde de l’économie ? Mais pourquoi, alors, commencer par la rentrée de l’Éducation Nationale (on laisse fermés les restaurants et les bars, les lieux culturels) ? Est-ce par simple pragmatisme ? Pour faire cesser la garde des enfants et permettre le travail des travailleurs qui ne peuvent pas télétravailler (souvent les classes sociales dites "inférieures" ? Alors que les cadres et les professions intellectuelles pourraient continuer à télétravailler à l’abri ? Quels sont les risques de morbidité et de létalité entraînés par une telle logique d’immunisation de masse ?

- Ce "retour à la normale" signifie-t-il qu’en cas de seconde vague, l’hôpital pourrait faire face, sans problème, à l’arrivée massive de patients aux urgences et dans les services de ré-animation ?

- Quid du retour au travail au delà de l’Éducation Nationale ? Là encore, quelles protections de base pour les travailleurs en présentiel ? Alors que nous sommes dans une pénurie complète, alors que plusieurs engagements ont été formulés par le pouvoir, sans qu’il y ait d’effets, L’État peut-il assurer les salarié.es que les entreprises et services bénéficieront, le 11 mai, de masques, de gel, de gants ? Les règles de distanciation sociale seront-elles respectées pendant le travail ? Avec quelle surveillance de l’inspection du travail ? Avec quelles possibilités pour les travailleurs de dénoncer leur mise en danger ?

- Quel calendrier exact de déconfinement (phases retenues) ? Quels moyens budgétaires (exceptionnels) ? Quelle stratégie ? Au delà des engagements allusifs de l’allocution...

RSST/RDGI en ligne : notre employeur a écouté la CGT

La CGT l’avait demandé instamment, notre employeur met en place provisoirement (pendant le temps de la crise), un Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) ainsi qu’un Registre de Danger Grave et Imminent (RDGI), en ligne.
Ces registres devraient être placés ici https://intraperso.univ-nantes.fr/covid-19-conditions-de-travail-toutes-vos-questions-2616717.kjsp?RH=1272545247183

La DHSET s’est engagée à ce qu’ils soient en ligne d’ici...aujourd’hui.

Vous pouvez donc signaler les problèmes rencontrés en termes de conditions de travail (problèmes matériels, psychologiques, relations à la hiérarchie) dans ces registres. Votre fiche parviendra au conseiller de prévention qui la relaiera à tous les représentants du personnel du CHSCT (demande CGT).

N’hésitez pas à nous contacter si vous ne savez pas comment rédiger votre fiche, en nous contactant ici : fercsupcgtnantes@gmail.com

De manière générale, si vous avez rempli une fiche, envoyez-là nous (deux sécurités valent mieux qu’une).

Droit d’alerte des représentants des personnels en CHSCT

Lors des derniers échanges avec la DHSET, la CGT a demandé à ce que les conditions soient réunies pour que les représentants des personnels en CHSCT puissent éventuellement déposer des droits d’alerte dans les RDGI, et enquêter sur site, en respect du décret 82 453 (articles 5-7 et 5-8) : la DHSET a donc prévu qu’une autorisation dérogatoire de déplacement soit fournie à tout représentant des personnels en CHSCT qui devrait enquêter sur site dans le cadre d’un danger grave et imminent. Sur place, des éléments de protection devront être fournis à ce représentant (masque, gel). Si vous avez donc un motif raisonnable de vous considérer en danger grave et imminent, n’hésitez pas à contacter notre syndicat.

Par ailleurs, n’hésitez pas à consulter notre page de ressources (informations, points juridiques) : vous y trouverez des FAQ syndicaux, etc. C’est ici https://cgt.fercsup.net/syndicats/pays-de-loire/universite-de-nantes/conditions-de-travail-chsct-central-chsct-de-site/article/ressources-juridiques-et-autres-coronavirus

CHSCT d’Établissement et de sites

Lors des derniers échanges avec la DHSET, la CGT a insisté sur l’idée que le CHSCT devait être remis au centre des délibérations sur :

- les mesures de protection à prendre contre le virus (notamment pour les agents en présentiel). Nous déplorons, par exemple, la mise en place de prêts de matériel informatique, ici ou là, sans aucune consultation des représentants des personnels, sans protocole clairement établi a priori, etc.

- le déconfinement à venir.

Les CHSCT de sites, nous le regrettons, sont au point mort et n’ont pas été réunis depuis le début de la crise sanitaire. Il serait totalement impensable que le déconfinement ne soit pas préparé au sein des instances représentatitives (CT et CHSCT). La crise sanitaire n’est pas un "objet managérial" : les personnels doivent être consultés par le biais de leurs représentants syndicaux.

Enquête de la CGT auprès des travailleurs

La CGT lance une grande enquête nationale sur les conditions de travail pendant le confinement, développée par les militant·es CGT des ministères sociaux (DARES et DREES).

Pour répondre au questionnaire, c’est très simple :

https://luttevirale.fr/enquete/

Qui croire ? Le gouvernement qui dit « restez chez vous » ou celui qui dit « allez travailler » ? Comment faire face à ces injonctions contradictoires ? Comment travaille-t-on (ou pas) depuis le début du confinement ? Sur ces sujets vitaux personne ne dispose d’une vue globale.

Avec des statisticien·nes professionnel·les, la CGT vous propose de répondre à cette enquête nationale anonyme.

En répondant (quelques minutes selon votre situation) vous contribuez à éclaircir le brouillard actuel sur les liens entre le travail et l’épidémie ; vous pèserez pour renforcer le poids des travailleurs et travailleuses dans les décisions publiques à venir. Vous pouvez retrouver sur Médiapart les principaux enjeux de l’enquête.

Tou·tes les agent·es publics et toutes les personnes en situation d’activité (présentiel, télétravail, arrêt maladie, ASA) peuvent répondre au questionnaire. N’hésitez pas à le partager auprès de vos ami·es et de vos proches !

Pour répondre au questionnaire et retrouvez les fiches pratiques sur vos droits, c’est ici :

https://luttevirale.fr/

Le Collectif des précaires de l’Université de Nantes

Ce collectif met en ligne un questionnaire à destination des personnels précaires de l’université de Nantes : enseignant·e·s, chercheur·euses et BIATSS non titulaires. Merci de n’y répondre que si vous êtes dans cette situation.

Le contexte du confinement peut être propice à la remise en question d’un certain nombre de droits et à une augmentation des difficultés que les précaires rencontrent (https://precairesdelesr.wordpress.com/2020/03/30/communique-de-lassemblee-generale-nationale-des-precaires-de-lesr-du-27-03-2020/#more-420).

Pour défendre au mieux ces derniers, nous vous invitons à répondre à ce questionnaire élaboré par le collectif des précaires de l’université de Nantes. Nous garantissons l’anonymat de vos réponses. Ces données serviront uniquement à mieux connaître les difficultés auxquelles nous sommes confronté.e.s afin d’avoir une vision plus juste des conséquences du confinement sur les conditions matérielles de vie et de travail des précaires de l’ESR et de pouvoir formuler une liste de revendications.
Le collectif des précaires de l’Université de Nantes.

Le jour d’Après

Après cette crise, il faut inventer un Après qui soit autre, la CGT est signataire d’une pétition unitaire

http://ufsecgt.fr/spip.php?article7666

Le bureau de la CGT FERC SUP Nantes

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition