"Pour un Service public national d'Enseignement supérieur et de Recherche laïque, démocratique et émancipateur"
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Réformes, vie pédagogique,...
15 septembre, on se mobilise à Nantes, étudiant·es et personnels !À l’appel de l’intersyndicale nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, une journée de mobilisation est organisée le mardi 15 septembre.
À Nantes, nous, organisations étudiantes et syndicats de personnels, nous appelons à nous mobiliser ensemble contre le sous-financement de l’enseignement supérieur et de la recherche, la précarisation des étudiant·es et la dégradation des conditions de travail des personnels.
Nous refusons la généralisation des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extracommunautaires : jusqu’à 2 895 € pour une année de licence et 3 941 € pour une année de master.
Ces mesures s’inscrivent dans une politique de désengagement de l’État : restriction des exonérations, menace sur les APL, hausse envisagée des frais d’inscription et recherche toujours plus importante de ressources propres par les universités.
Nous revendiquons le retrait des frais différenciés et l’abrogation des dispositions de « Bienvenue en France » qui les ont instaurés.
Aucun·e étudiant·e ne doit être empêché·e d’étudier en raison de sa nationalité ou de ses ressources !
Le sous-financement chronique de l’enseignement supérieur et de la recherche dégrade aussi profondément les conditions de travail des personnels.
Sous-effectifs, précarité, accumulation des tâches et des heures complémentaires, restructurations permanentes, course aux appels à projets : personnels comme étudiant·es paient le prix du désengagement de l’État.
Il manque aujourd’hui a minima 8 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur et 8 milliards pour la recherche publique.
Nous revendiquons des financements publics à la hauteur des besoins, la création des emplois nécessaires et l’amélioration des conditions de travail de toutes et tous.
Nous refusons d’opposer conditions d’études et conditions de travail, étudiant·es français·es et étranger·es, enseignement et recherche.
Les revendications étudiantes sont aussi celles des personnels : les étudiant·es, quelle que soit leur nationalité, ne sont pas les variables d’ajustement des budgets universitaires.
Et sans emplois, sans personnels correctement rémunérés et sans financements publics suffisants, il ne peut y avoir de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche de qualité.
Ensemble, défendons un enseignement supérieur et une recherche publics, accessibles à toutes et tous et financés à la hauteur des besoins !
Le tract en version pdf