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dimanche 11 janvier 2026

Réformes, vie pédagogique,...

Bilatérale CGT FERC Sup NU/Direction IUT La Roche-sur-Yon

Nous avons rencontré à notre demande la direction de l’IUT (le directeur et le secrétaire général de la composante) de La Roche/yon, le lundi 5 janvier 2026. Nous remercions nos interlocuteurs pour leur disponibilité et leur ouverture.
Voici quelques éléments synthétiques issus de cette bilatérale CGT FERC Sup Nantes Université/Direction de l’IUT de La Roche.

Nous avons d’abord appris que l’IUT renonçait à son adhésion au MEDEF en tant que composante de Nantes Université. Notre communiqué d’il y a quelques semaines sur ce sujet avait mis en exergue la contradiction qu’il y avait à une telle démarche au regard des règles du service public de l’enseignement supérieur. Nous nous félicitons de ce que nos arguments aient été pris en compte.

Nous avons évoqué aussi la situation de crispation qui peut exister au sein de la composante, dans un des départements de l’IUT. L’échange a été long et non dénué de franchise sur le sujet. Nous constatons (et la direction semble partager ce constat) que la situation est loin d’être résolue, et que les préconisations issues de la visite de la FSSSCT (l’année dernière) doivent être prises en considération, accompagnées : surtout, elles doivent devenir effectives. Et cela ne peut se faire qu’avec l’impulsion de la direction de l’IUT, mais aussi avec l’aide de la Présidence (en termes de moyens, d’expertise, notamment).

Nous avons ensuite fait part de notre préoccupation sur l’alternance (à La Roche/Yon comme sur l’ensemble de Nantes Université). Il nous semble singulier (et nous l’avions déjà évoqué en CSA face à la Présidence) que la formation des alternant·es ne contienne aucun module dédié au droit du travail, que les syndicats de travailleurs n’apparaissent jamais sur les campus des alternant·es, que l’inspection du travail ne soit pas visibilisée, comme le rôle des conseiller·ères des salarié·es, des défenseur·euses des prudhommes. Nous avons fait des suggestions en ce sens, qui ont été écoutées par la direction de l’IUT. Seront-elles entendues ? Mises en place ?

Nous avons exprimé notre inquiétude sur le modèle économique de l’IUT et sur les risques induits en termes de postes de contractuel·les Biatss pour les années à venir. En effet, le budget de Nantes Université est dans le rouge, l’évolution à la baisse des aides gouvernementales vis-à-vis de l’alternance risque d’étrécir l’attractivité du modèle de l’alternance, et enfin Nantes Université va devoir prendre à sa charge (ce qui n’était pas prévu au départ) la Protection Sociale Complémentaire des personnels. Ne risque-t-on pas de devoir couper dans la masse salariale hors plafond d’emploi ?
La Direction de l’IUT s’est voulue rassurante à ce sujet, affirmant qu’elle avait pour politique l’emploi et les besoins de l’IUT, même au détriment de l’équilibre du budget. Nous notons cette position, mais cela n’enlève pas notre inquiétude sur le moyen et long terme : qui plus est, la précarité de ces postes, intrinsèque, induit des effets non négligeables. Turn over, sentiment de non-reconnaissance, malaise au travail, frustration salariale,…

Nous avons enfin questionné la direction sur le lien entre l’IUT et l’agglomération yonnaise, en cette période électorale qui débute. Des échanges ont-ils lieu ? Des inflexions sont-elles lisibles ou à prévoir dans la politique de La Roche/Yon vis-à-vis de la composante. Là encore, la direction de l’IUT a affirmé qu’il n’y avait pas à craindre de grands changements, d’autant plus que l’agglo n’aurait pas vraiment de rôle financier vis-à-vis de l’IUT.