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Les infos du syndicat CGT FERC Sup de l’Université Toulouse Jean Jaurès.

Liaisons n° 389 • 16 novembre 2015

vendredi 20 novembre 2015

Sommaire du numéro 389 du bulletin LIAISONS de la CGT-UT2J

  • Le repyramidage se fera selon le critère de l’ancienneté
  • PPP : Les travailleurs de la construction ont bloqué le chantier du VINCI à l’université UT2 Jean Jaurès, soutenus par des étudiants et des personnels de l’université.
  • Les fiches métiers, le logiciel métier et la réduction des têtes

- Télécharger le Liaisons n° 389 du 16 novembre 2015

Le repyramidage se fera selon le critère de l’ancienneté

L’Université a engagé un repyramidage afin que le grade du poste corresponde à la fonction réelle de l’agent. Ce processus a commencé en 2014 avec 23 postes identifiés suite au signalement volontaire et aléatoire de quelques chefs de services. Pour des raisons budgétaires et aussi administratives, la direction a décidé de ne pas repyramider tous les postes. En 2015, les services DRH ont alors engagé un recensement plus exhaustif des agents en situation d’inadéquation conduisant à faire émerger plusieurs nouveaux cas. Comme la contrainte budgétaire est la même, la présidence a tenté de faire peser la responsabilité du choix sur les organisations syndicales en leur demandant de choisir un critère de sélection.

À l’initiative de la direction, deux possibilités étaient donc en discussion lors du Comité Technique du 12 octobre.

La première consiste à faire passer en priorité les postes identifiés lors de la première vague de 2014 sans prendre en compte l’ancienneté de l’inadéquation.

La seconde consiste à repyramider les postes par ordre d’ancienneté. Les postes repyramidés étant ceux qui montrent une situation d’inadéquation plus ancienne indépendamment de l’année où cette situation a été identifiée (2014 ou 2015).

C’est cette deuxième hypothèse qui nous est apparue la plus juste.
La première ne faisant qu’avantager les agents dont les chefs de services ont été plus réactifs au détriment des situations les plus injustes.
C’est la deuxième proposition qui a été retenue à 5 voix (2 FERC-Sup CGT et 3 FSU) contre 4 (3 SGEN-CFDT et 1 UNSA), donc a une très courte majorité. On peut se demander pour quelle raison obscure elle n’a pas reçu l’unanimité tant la première solution est injuste et arbitraire. Pour quelle raison le SGEN-CFDT et l’UNSA ont-ils préféré privilégier, à l’inverse, une solution qui favorise le développement de politiques clientélistes en rupture avec les principes fondateurs du statut de la Fonction publique ?

PPP : Les travailleurs de la construction ont bloqué le chantier du VINCI à l’université UT2 Jean Jaurès, soutenus par des étudiants et des personnels de l’université.

Vendredi 6 Novembre, sur l’université UT2J, près de 150 travailleurs de la construction ont répondu à l’appel à la grève de l’Union syndicale CGT Construction Bois Ameublement 31.

Dès 5 heures du matin, les poubelles ont été installées pour bloquer la principale entrée du chantier. Une action qui avait pour but de dénoncer des conditions de travail de plus en plus précaires, la baisse des augmentations annuelles de salaires - qui sont passées de 2.5 à 1.5 % - mais aussi le mépris de la part des patrons de Vinci, qui ont généreusement octroyé 2.5 milliards de dividendes supplémentaires aux actionnaires, tandis que l’augmentation des minima sociaux n’a été que de 0.4 % dans le Bâtiment et sont gelés dans la branche des Travaux Publics.

Les revendications des manifestants étaient clairement affichées sur la façade du barrage dressé, à savoir 100 euros d’augmentation mensuelle pour les travailleurs de la Construction, le respect de la santé des ouvriers au travail [cet été dans notre université, 3 graves accidents de travail ont eu lieu, entrainant l’hospitalisation de trois ouvriers], la formation et le reclassement des salariés victimes d’accident du travail, de maladies professionnelles et d’inaptitudes, le refus des licenciements abusifs, des ruptures conventionnelles forcées et des fermetures d’établissements et la déconnexion du 13ème mois du salaire annualisé pour les travailleurs des travaux publics.

La FERC-Sup CGT, avait appelé à un rassemblement de soutien à 10 heures à l’entrée de l’Université pour protester contre le Partenariat Public Privé (PPP) qui régit ce chantier, ainsi qu’à une réunion sur ce thème en présence des grévistes de la construction, qui a réuni une centaine de personnes. Pour Vinci le PPP est un « marché juteux » de 416 M€ sur 27 ans (soit 1.25 millions d’€ par mois) qui ne profite ni aux salariés ni aux étudiants.

Le principe même des PPP constitue une menace pour l’université et les étudiants : dans ce type de contrat, c’est la personne publique qui supporte la couverture des risques puisque, par exemple, le dépassement des coûts du chantier ou la non-conformité des locaux sont à sa charge. Par ailleurs, la gestion de l’exploitation, confiée à Vinci durant la période de remboursement, entraîne pour l’université des coûts très élevés et la recherche de ressources financières quelle pourrait trouver le cas échéant dans l’augmentation des frais d’inscription. Et pour les personnels de l’UT2J, la dégradation des conditions de travail [désamiantage effectué dans des conditions désastreuses pour les personnels, ayant entraîné stress, poussières, acouphènes, maux de tête, arrêt de travail, mise en œuvre du télétravail à la place d’un relogement des personnels dans des locaux préservant leur santé, visite du CHSCT].

Les fiches métiers, le logiciel métier et la réduction des têtes

La présidence nous a présenté un énorme travail « d’experts » piloté par le DRH à la poursuite continuelle de son objectif de standardiser tout le travail à l’UT2J sous forme de protocoles, de logiciel et de fiches métiers.

De quoi s’agit-il ?
Dans le discours du DRH, il s’agit de « connaître » le plus possible l’ensemble les postes de l’Université. On précisera tout de suite que celui qui désire connaître, c’est le DRH et le pôle accompagnent de projet, car les agents connaissent déjà très bien leur travail. Ainsi, cette machine à gaz nommée CARTOGRAPHIE DES METIERS doit permettre aux services DRH de connaître ce que les agents font plus « précisément » (nous citons). Dans sa présentation, le DRH expose 3 étapes de ce travail de création de fiches-métiers.

1er étape : la standardisation
Le recensement des fiches de postes et des nomenclatures officielles (REFERENS, RIME et BIBLIOFIL)

Le DRH déplore d’abord que les 833 fiches de postes ne soient pas homogènes dans leur format. Certaines sont très courtes, quelques lignes, d’autres sont très longues, quelques pages. Si lui déplore le manque d’homogénéité, pour nous cela n’est pas un problème, au contraire. C’est le résultat de la diversité du travail à l’UT2J et cela fait justement sa richesse. En tant que syndicat de défense des agents, nous pourrions à la rigueur demander aux agents en lien avec leur chefs de service de « mettre a jour », si nécessaire, les fiches de postes pour qu’elles reflètent mieux le travail réel. Mais en aucun cas, une standardisation des fiches de postes ne pourrait constituer une avancée pour les agents. C’est faire rentrer leur travail concret dans un format standard propre à l’Université. Cette standardisation existe au niveau national déjà avec les référentiels nationaux. Cela nous paraît très largement suffisant. Pourquoi en créer un autre ? Mais la fiche métier va beaucoup plus loin dans la standardisation.

2e étape : la réduction des têtes
La création des fiches métiers

833 fiches de postes standardisées c’est encore trop de diversité pour le DRH. Sur la base de ces 833 fiches de poste et des référentiels, Le DRH et son pôle accompagnement de projet, c’est-à-dire nos « experts », ont élaboré 181 fiches métiers qui regroupent les postes « jugés » par nos experts identiques, appartenant à un même métier. Il sera ensuite facile pour le DRH de « piloter » les mobilités, les recrutements et les formations au sein de ces métiers. Tous les postes
appartenant à un même métier sont donc interchangeables !

Quelle réduction de la diversité du travail réel. C’est la réduction des têtes.

Mais pourquoi faire ? En quoi est-ce un outil utile pour les agents ?

À cette question que nous avons posée à plusieurs reprises à la Présidence et au DRH, personne n’a pu répondre. Ni la VP-CA, peu au fait de ce dossier, ni le DRH qui ne savait affirmer que cela aurait pu aider le repyramidage… qui est désormais derrière nous !

Sous le masque de la modernité et de la simplification, ces outils sont de véritables outils de contrôle et de commandement pour les fonctions DRH. Elles font des ravages en termes de souffrance au travail dans les grandes entreprises et les autres administrations publiques.

Le véritable objectif, non avoué par la direction, c’est de réduire le nombre de fiches de postes (de 833 à 181) pour créer artificiellement des doublons qui permettront assez rapidement de justifier des suppressions de postes et de contracter la masse salariale de l’établissement.

De la même façon qu’au prétexte de la lisibilité de l’offre de formation du supérieur, la diminution des intitulés de licences et de masters a permis de créer mécaniquement des doublons de formations qui serviront d’alibi au resserrement de l’offre de formation dans le cadre des ComUE et des fusions d’établissements.

C’est aussi le meilleur moyen de préparer le non-remplacement des départs à la retraite sans avouer poursuivre les objectifs de la RGPP.

Cette contraction des postes et de la masse salariale ne pourra avoir comme conséquences que l’accroissement de la productivité et des rendements pour les personnels, donc au final de la dégradation des conditions de travail de tous les personnels de l’établissement.

3e étape : Les experts se congratulent pour leur expertise
Expertise des fiches métiers

Une dernière étape a consisté à faire expertiser ces 181 nouvelles fiches métiers par les experts (surtout des chefs de service volontaires et autres membres de jurys de concours). Cette étape permet de dire que les experts ont bien expertisé notre travail. Merci à eux.

À aucun moment de ce processus, qui a duré plus d’une année, n’ont été conviés les organisations syndicales, ni directement les agents de quelque manière que ce soit.
Processus sans agents dont l’objectif, on le rappelle, est de mieux connaître le travail des agents.

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