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Les infos du syndicat CGT FERC Sup de l’Université Toulouse Jean Jaurès.

Coup de force d’un président aux ordres

vendredi 8 mai 2009

En réunissant un Congrès de l’Université de Toulouse 2 Le Mirail, ce jeudi 7 mai 2009, le président Filâtre et son équipe de direction recherchaient un vote de consensus qui légitime son action et lui permette d’imposer sans délai et autre négociation la levée des piquets de grève, la reprise des cours et l’organisation des examens.

Au cours de ce Congrès une délégation du comité de lutte étudiant a été reçue et a pu participer à une partie des débats. Cette délégation a proposé au Congrès une motion "examens" qui réclamait un "principe de validation du semestre pour tous avant juillet 2009". Cette motion appropriée et détournée par des représentants d’organisations syndicales présentes à ce Congrès a servi de base à la rédaction de deux motions réclamant de fait la reprise des cours et l’organisation des examens avant juillet 2009. Ce qui signifiait très clairement la fin du mouvement et faisait rentrer dans le rang l’université Toulouse 2-Le Mirail.

Ces deux motions étaient présentées au Congrès par les rédacteurs au moment même où il a été interrompu par une action étudiante votée lors de l’A.G. commune étudiants/personnels. Malgré tous les efforts du président qui s’acharnait à précipiter le vote sans explications ni débat, aucune de ces deux motions n’a été soumise au vote et, a fortiori, adoptée. Les représentants de la FERC-Sup CGT, avec d’autres organisations syndicales de personnels et d’étudiants, étaient en train de s’opposer fermement à cette tentative de manipulation et s’apprêtaient à voter contre ce détournement de motion.

Dans ces conditions, le président Filâtre ne peut donc pas considérer l’exigence de reprise des cours et d’organisation des examens comme acquise et s’en prévaloir pour annoncer dans le communiqué publié le soir-même sa décision de "la mise en place d’une évaluation qui se déroulera, pour la première session, avant juillet".

Il s’agit d’un véritable coup de force d’un président qui démontre une nouvelle fois sa conception du dialogue, unilatéral et autoritaire. Comme pour la négociation de l’accord social pour lequel, après avoir constaté qu’il n’obtiendrait pas gain de cause avec les syndicats, il a purement et simplement décidé de les contourner, le président Filâtre fait à nouveau la démonstration qu’il n’est plus le représentant de la communauté universitaire, mais bien l’exécutant de la politique dictée par le ministère et le gouvernement.

Cet acte n’est ni plus ni moins qu’un déni de démocratie qui exprime tout le mépris dont cette équipe présidentielle fait preuve envers les personnels et les étudiants de cette université.

En prenant cette décision, le président Filâtre et son équipe prennent la responsabilité de créer dans notre université une situation susceptible de créer les conditions d’un affrontement violent et d’un ressentiment durable qui auraient des conséquences désastreuses sur la cohésion de notre université et catastrophiques pour son avenir, c’est-à-dire un résultat très exactement contraire au but qu’il prétend vouloir rechercher.

Tout comme l’a fait la neuvième Coordination Nationale des Universités, la FERC-Sup CGT de l’UTM réaffirme que le mouvement actuel a pour objectif l’abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche et que, face au refus obstiné du gouvernement de prendre en compte les revendications des personnels et des étudiants, la mobilisation doit se renforcer et s’étendre. Ce que les dernières assemblées générales des personnels et des étudiants de notre université ont confirmé avec une très large majorité.

La FERC-Sup CGT de l’UTM condamne l’action des représentants des organisations syndicales impliquées dans ce mouvement - et donc engagées par les décisions des assemblées générales à la tenue desquelles elles participent activement - qui ont pris la responsabilité de participer, sous la pression des organisations syndicales soutenant le président, à la réécriture de la motion présentée par le comité de lutte étudiante au risque, désormais avéré, de donner ainsi au président Filâtre et à son équipe toute la légitimité qu’ils recherchaient pour tenter de mettre fin, autoritairement, au mouvement.

La FERC-Sup CGT de l’UTM tient aussi à dénoncer par avance toute tentative d’interprétation qui viserait à légitimer l’intervention des forces de l’ordre sur notre campus ainsi que toutes les mesures de rétorsion et de répression post-mouvement qui affecteront les personnels enseignants, BIATOS ou étudiants mobilisés contre les lois de destruction du Service Public et de la Fonction Publique.

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