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mardi 31 mai 2022

Blog du syndicat CGT université et INSA Rouen

(Re)Classement MCF - Revalorisation de l’allocation doctorale - Congés légaux

(Re)Classement MCF : quelques (petites) nouveautés

Le classement des personnels enseignant·es-chercheur·ses et assimilés a été modifié le 8 mars 2022 par décret. Les activités d’enseignement supérieur et de recherche antérieures à la titularisation seront mieux prises en compte dans le début de carrière. Ces mesures sont applicables aux futurs recruté·es et aux MCF qui sont actuellement stagiaires. Ces nouvelles mesures de classement peuvent également être appliquées aux maîtres.ses de conférence de classe normale titulaires sous certaines conditions.

Lire sur le site de la CGT FERC Sup pour plus de détails.

Revalorisation de l’allocation doctorale : attendue mais pas pour tous

Décision attendue depuis longtemps, les allocations doctorales ont été revalorisées une première fois en octobre 2021, puis en septembre 2022. Des augmentations sont prévues jusqu’en 2025 pour que l’allocation soit égale à 1,4 fois le SMIC. Espérons que les engagements soient tenus car aucun autre décret n’annonce encore la suite du processus.

On ne peut que se réjouir de ces augmentations qui tendent à diminuer la précarité de la population doctorante. Cependant, à ce niveau d’étude, cela n’est pas suffisant. À titre d’exemple, en sortie de Master, les salaires proposés atteignent deux fois le SMIC pour beaucoup de filières.

Cependant on peut s’interroger sur la non-rétroactivité de la mesure. En effet, rien n’est prévu pour celles et ceux ayant signé un contrat avant les dates d’augmentation, ce qui a pour conséquence d’introduire un écart de revenu entre les uns et les autres, en contredisant la règle « à travail égal et qualification égale : salaire égal ».

Des actions sont menées dans plusieurs établissements pour obtenir l’augmentation des allocations pour toutes et tous. Déjà la direction de l’INRAE y a répondu positivement en respectant les dates fixées par le Ministère pour le traitement des allocations.

Lors du conseil d’administration du vendredi 13 mai, il a été demandé au président de l’Université Rouen Normandie qu’un effort budgétaire soit décidé localement pour étendre la revalorisation et annuler cette injustice. Le président a décliné cette proposition, préférant attendre que cette décision soit prise par le Ministère. En attendant trop longtemps, il est probable que cela ne se fasse jamais.

Les doctorant·es se mobilisent dans d’autres établissements. Contactez la CGT Université & INSA Rouen pour plus d’informations.

Congès légaux : l’application stricte de la circulaire ministérielle

Toujours pendant le conseil d’administration du 13 mai, une question a porté sur la gestion des congés légaux des enseignant·es et des enseignant·es-chercheur·ses, suite au constat que des pratiques locales douteuses transgressent la circulaire ministérielle du 30 avril 2012. Des collègues sont amené·es à assurer leurs missions "quoi qu’il en coûte", peut-être même au détriment de leur santé.

Chaque fois qu’une ou un collègue enseignant ou enseignant-chercheur bénéficie d’un congé légal, les plus courants étant les congés pour maladie ou paternité/maternité ou formation professionnelle ou syndicale, celui-ci est exprimé en jours ou semaines. Pour calculer l’impact sur le service, il faut retranscrire ensuite le nombre de jours dont bénéficie l’agent en heures d’enseignement. Tout ceci est encadré par la circulaire.

Cette circulaire fixe deux formules pour le calcul du nombre de jours. Elles sont bien explicites. La première correspond à un forfait, la seconde au nombre effectif d’heures qui aurait du être réalisé sur la période donnée. De façon bienveillante, ce qui n’est pas chose si courante dans une circulaire du Ministère, la solution la plus avantageuse en nombre d’heures doit être retenue. Enfin le choix est laissé entre la récupération en heures complémentaires ou non.

Sans détour, la présidence a affirmé que seule valait l’application de la circulaire ministérielle.

Veillons à ce que la circulaire ne soit pas transgressée, pour le respect des droits de chacune et de chacun.