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Blog du syndicat CGT université et INSA Rouen

28 septembre journée nationale d’action des psychologues

lundi 27 septembre 2021

Soutiens : SNP, FFPP, CGT Du Rouvray, USD 76, CGT Navarre, CGT Ufmict, CGT université & INSA Rouen, SUD Santé, FO FNEC FP

28 septembre à Rouen : mobilisation nationale Manifestons ensemble - Rdv à la Préfecture à 14h

Le 10 juin dernier, une mobilisation nationale inédite des psychologues a réuni à Rouen 300 psychologues de différentes spécialités. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons lutter contre les attaques répétées envers le soin psychique pour tous, la liberté des pratiques et le libre choix du praticien. Les derniers textes de loi modifient l’accès au soin, déshumanisent la prise en charge de la souffrance psychique :

  • L’arrêté du 10 mars 2021 « relatif à la définition de l’expertise des psychologues » concernant les enfants de 0 à 7 ans, impose certaines méthodes de prise en charge, réduisant ainsi les difficultés des enfants à un problème neuro-développemental et fonctionnel qu’il faudrait corriger.
  • Le rapport de la Cour des comptes de février 2021 préconise le remboursement de certaines thérapies, à condition d’entrer dans certaines catégories, et imposerait au patient :
  1. D’en faire la demande à son médecin généraliste (qui doit remplir un formulaire à partir d’une échelle)
  2. Un nombre limité de séances (10 maximum)
  3. Un thérapeute sélectionné via une « plateforme d’orientation ».

Le psychologue, lui, se verrait imposer ses méthodes de travail, afin de corriger les troubles présentés. Les méthodes sont standardisées, au détriment d’une approche de soin au cas par cas.

  • L’arrêté du 24 Décembre 2020, qui concerne le parcours de soin après le traitement d’un cancer, limite à 6 séances de psychothérapie par an le suivi psychologique du patient, également sur prescription du médecin. Le psychologue, qui jusqu’ici pouvait tenir compte de la singularité de chaque personne en souffrance, devrait suivre les recommandations dites « de bonnes pratiques » de l’HAS. Le patient devrait aller consulter en dehors des institutions pour limiter les dépenses de santé.

En lieu et place d’un renforcement des moyens d’accueil dans les institutions existantes, toutes ces préconisations induisent un tri des patients en fonction de leurs troubles psychiques. Au nom de la rentabilité, toute une partie de la population est laissée de côté. Or la réalité des besoins est bien plus complexe. La souffrance psychique est bien souvent multifactorielle. Seule la diversité des pratiques et l’accès libre et direct au soin permettent d’y répondre.

  • Enfin, la proposition de loi pour la création d’un ordre des psychologues, en date du 7 Avril 2021, s’est faite sans consultation des professionnels concernés. Elle disqualifie les psychologues en les soumettant à des méthodes de travail décidées par l’État.

Quelles conséquences pour le patient ?

  • Un accès encore plus restreint au service public du soin psychologique, la perspective d’un parcours du combattant, un éclatement des prises en charge, notamment pour les plus précaires. Plus d’accès libre et confidentiel à un psychologue.
  • Des critères d’accès nécessitant de passer par des plateformes, de justifier sa
    demande, de se soumettre à de multiples évaluations et d’exposer sa souffrance à un prescripteur non nécessairement formé pour l’accueillir.
  • Des traitements réduits à leur dimension fonctionnelle, incompatibles avec la
    temporalité psychique, et donc une efficience du soin mise en péril.

Quelles conséquences pour les psychologues ?

  • La perte de son autonomie dans l’exercice de ses compétences acquises au cours de longues années d’études et formation continue, d’expériences de terrain, constituant une atteinte au Code de Déontologie.
  • Des remboursements insuffisants précarisant un métier pourtant hautement qualifié, exigeant un haut niveau d’investissement, d’implication, et de responsabilité.
  • La paramédicalisation humaine.

Ainsi, nous invitons tous les psychologues, soignants, accompagnants, sympathisants, À nous rejoindre massivement sur ces revendications collectives :

  • Le retrait des arrêtés du 24 décembre 2020 et du 10 mars 2021 ;
  • L’abandon des PCO (plateformes de coordination et d’orientation) qui
    organisent le tri des enfants ;
  • Le respect de la loi de 1985 et du Code de déontologie, élaboré par 21 organisations, régulièrement réactualisé, garantissant l’autonomie des
    psychologues et la pluralité des pratiques ;
  • L’accès au soin pour tous, et le respect de la singularité des personnes ;
  • Le retrait de la proposition de loi concernant l’ordre des psychologues ;
  • La reconnaissance et la (re)valorisation de la profession.

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