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CGT - Université de Lille

Journal de la CGT Université de Lille n°44

mercredi 6 avril 2022

Sommaire :

Excellence à l’Université de Lille, de l’apparat aux conditions de travail

Le siège de l’Université doit-il refléter l’excellence de l’établissement ? C’était apparemment le choix de la présidence sortante de l’Université de Lille puisque des travaux importants vont être réalisés pour déplacer et modifier l’accueil du bâtiments au 42 rue Paul Duez.
Par ailleurs, il semble qu’une nouvelle installation audiovisuelle soit également prévue dans ces locaux. Espérons qu’elle permette l’économie des plus de 3000€ dépensés à chaque CA pour la location du matériel (sonorisation, projections, tables...) et l’intervention d’un technicien.
Nous ne pourrions qu’approuver des dépenses pour l’immobilier s’il s’agissait de mettre en sécurité des personnels ou de leur donner des conditions de travail décentes. Mais ce n’est pas le cas ici.
Et si le prestige de l’établissement passait avant tout par la qualité des conditions de travail et d’études ?
Hélas, ce n’est de toute façon pas le sujet de préoccupation de la Présidence actuelle, puisqu’elle a assumé un vote contre une motion CGT lui demandant de ’prendre, en urgence, toutes les mesures nécessaires pour que les conditions de travail de l’ensemble des agents de l’Université, dans toutes ses composantes et tous ses services, ne nuisent en aucun cas à leur santé.’

La CGT rencontre le Président Bordet

Le 22 février, la CGT a rencontré le nouveau Président de l’Université, à son invitation. Ce rendez-vous nous a permis de développer quelques-unes de nos revendications.
Le Président a introduit la réunion sur le fait qu’il souhaite favoriser le dialogue social ce dont nous nous félicitons puisque jusqu’ici ce n’était pas une priorité dans l’établissement. En effet, nous avons pu aborder avec lui la question du mal-être au travail et insister sur le manque de confiance des personnels envers l’institution. Sur les dysfonctionnements dus à l’organisation du travail, le Président a évoqué un projet concernant une « école des cadres ».
Concernant la précarité, nous avons rappelé notre demande de CDI immédiat, pour toutes les catégories de personnels contractuels, après période d’essai, pour les emplois sur besoins permanents. Pour les enseignants, rien n’a été obtenu concernant les contractuels suite aux groupes de travail de l’an dernier. Nous avons redemandé que les postes puissent passer à temps complet via la mutualisation entre les composantes, en particulier pour des matières telles que les langues, la communication ...
Pour le paiement des vacataires, le Président s’est renseigné et souhaite une simplification des procédures qui devrait permettre de réduire le délai de paiement des heures effectuées. A suivre donc !
La prime d’investissement exceptionnel chez les BIATSS a créé de nombreuses difficultés dans les services. Chez nombre d’entre eux, les chefs de services ne savaient pas comment la répartir et les agents ne comprenaient pas pourquoi ils n’y avaient pas droit. C’est un risque de destruction des collectifs de travail comme dans toutes les méthodes de management qui mettent les agents en concurrence les uns envers les autres.
Nous avons ensuite évoqué un certain nombre de demandes telles que l’augmentation du périmètre de la prime vélo, l’accès facilité aux équipements sportifs, l’augmentation du budget de l’action sociale, la possibilité d’accéder à des activités culturelles et sportives sur le temps de travail qui a beaucoup augmenté avec la direction précédente etc.
Suite à nos demandes, nous avons de plus obtenu que la journée du pont de l’ascension soit offerte aux personnels et que la journée du premier juillet soit banalisée afin de permettre à l’ensemble des agent de se retrouver autour d’activités sportives, culturelles, ou autres.

Qu’en est-il de l’EPE ?

L’établissement public expérimental Université de Lille existe depuis le premier janvier. Mais des indices laissent à penser qu’il s’agit d’un vaste enfumage.
En effet, il est apparemment impossible, pour les élus de cet EPE, de communiquer avec leurs électeurs. Ainsi, notre message intersyndical post-élection avait été censuré et les listes de diffusion auxquelles nous avons accès ne comportent pas les adresses des personnels des établissements composantes.

A ce jour, il nous est toujours impossible de rencontrer nos électeurs, puisque la direction de l’ENSAIT nous a interdit l’accès aux locaux le 29 mars pour une tournée des services dont elle avait été informée.

Par ailleurs, le budget 2022 qui a été adopté au CA de décembre dernier est celui de l’Université de Lille historique et en aucun cas celui de l’EPE. En effet, les établissements composantes (ESJ, ENSAIT, ENSAPL et Sciences Po) gardent leur personnalité morale et juridique. Le budget de l’EPE est donc le reflet des comptes d’un établissement qui n’a aucune réalité juridique.

Accord complémentaire santé 

En ce début d’année, les syndicats CGT de la fonction publique d’État ont signé un accord qui va tous nousconcerner sur la protection sociale complémentaire dans la fonction publique d’État.
Cet accord se poursuivra par des négociations dans chaque ministère, mais ces accords ne pourront être moins avantageux que celui signé au niveau interministériel.
L’Université doit d’ores et déjà prendre en charge, depuis le 1er janvier, 15€ sur nos complémentaires santé. La procédure est disponible sur l’intranet. https://poe.univ-lille.fr/

CHSCT février-mars

Conditions de travail à l’université
Le 21 octobre 2021, le CHSCT a formulé un avis concernant l’ambiance générale qui règne à l’université :
« Le CHSCT tient à alerter la direction de l’établissement et s’inquiète du climat et de l’ambiance de travail à l’université depuis la rentrée. De nombreux signaux concernant le moral et l’état d’esprit des personnels sont alarmants : sentiment d’abandon par les directions centrales, montée du « chacun pour soi » et affaiblissement de la coopération au sein des collectifs de travail, lassitude face à l’absence de moyens et l’alourdissement des procédures, tensions voire agressions entre collègues, épuisement professionnel.
La compétition pour les primes produit des conflits et des frustrations engendrant de la démotivation voire des comportements contre-productifs.
Il semble que tous les personnels, personnels enseignants/chercheurs comme personnels BIATSS, et tous les services et composantes soient touchés. Le CHSCT recommande de suivre attentivement les indicateurs SST (registres, tableaux des MP et AT, signalement agression/violences, saisie du médiateur, service Santé au travail) de l’établissement et renvoie à la nécessité pour l’encadrement de réguler les relations professionnelles à tous les niveaux et de prendre en compte le travail et les difficultés réelles des agents ».
Réponse à cet avis de l’employeur, le 10 février 2022 :
« L’avis a retenu toute l’attention de l’établissement qui sera très attentif au suivi des indicateurs SST et prendra des mesures nécessaires le cas échéant ».
La CGT a alerté à plusieurs reprises sur ce constat en rappelant à l’employeur ses obligations en matière de santé et de sécurité au travail et invite les collègues à déclarer des accidents de travail par le biais de leurs médecins traitants si leur mal-être est en lien avec le travail mais également à faire des entrées dans les registres santé et sécurité au travail disponibles sur les sites.

Déménagement de la BU PONT de BOIS. 
Le CHSCT a émis un avis concernant le déménagement de la BU de Pont de Bois,
« Le CHSCT a pris connaissance du projet de déménagement de la BU SHS. Bien que conscient du contexte de disponibilité de place, il souligne une capacité d’accueil très réduite des usagers. S’agissant d’un relogement provisoire mais d’une durée prévisible non négligeable (4 ans), le CHSCT rappelle que les conditions de travail de tous les personnels et que les conditions d’accueil des usagers ne peuvent pas être plus mauvaises que la situation dégradée actuelle. Pour ce faire il appelle à la vigilance concernant les points suivants :

  • Il convient d’assurer au personnel, comme aux usagers, des conditions climatiques correctes. Une attention particulière est à porter sur ce point au niveau du poste d’accueil dont les conditions sont actuellement très difficiles.
  • Les conditions d’éclairage du personnel doivent permettre un apport en lumière naturelle complété par un éclairage artificiel offrant une luminosité en lux conforme à la réglementation.
  • Si l’aménagement en mobilier des postes de travail repose sur une reprise du mobilier actuel, le principe doit être modulé avec les contraintes liées aux surfaces du bâtiment provisoire impliquant à la marge l’équipement en mobilier complémentaire plus adapté. Une projection sur plan devrait être proposée au personnel afin qu’il puisse présenter ses observations sur l’aménagement de son bureau.
  • Le déménagement doit faire l’objet d’un accompagnement notamment en termes d’information sur les dates, sur les modalités de soutien logistique et par la mise en place d’une adresse générique permettant la remontée des écueils constatés.
    Si le projet souligne un souci de rapprochement des services participant au circuit des documents, cette stratégie de proximité doit être globale et inclure les services administratifs de la BU SHS en veillant à ce que les services administratifs ne soient pas trop isolés et que les flux logistiques et d’information soient pris en compte dans l’aménagement des locaux.
    Le CHSCT devra être tenu informé des différentes étapes de la mise en place de cette BU SHS transitoire » 
    L’employeur a répondu que les points soulevés par le CHSCT seront pris en compte par le directeur de la BU et que le CHSCT sera tenu informé de l’avancée des étapes du déménagement .
RSST, RDGI, Alerte, Retrait : La CGT informe les personnels
Le collectif Travail-Santé-Harcèlement de l’union CGT FERC-Sup met à votre disposition trois fiches dédiées aux signalements des situations problématiques sur les lieux et à l’occasion du travail :

Compte-rendu des CFVU

Les derniers compte-rendus intersyndicaux de la CFVU sont disponibles à cette adresse.

 

La Loi de Programmation de la Recherche (LPR), quoi de neuf sur Ulille, docteur ?

La déclinaison de la LPR sur site...

Le RIPEC…

Le nouveau régime indemnitaire des Enseignants-chercheurs « RIPEC » est né suite à la publication du Décret n° 2021-1895 du 29 décembre 2021 portant création du régime indemnitaire des personnels enseignants et chercheurs,

« Le décret détermine les modalités de mise en place d’un nouveau régime indemnitaire unifié reposant sur trois composantes : une indemnité liée au grade, une indemnité liée à certaines fonctions et responsabilités particulières et une prime individuelle liée à la qualité des activités et de l’engagement professionnel des agents. »

Regardons les trois composantes :

- « La première indemnité est liée au grade. Cette indemnité est versée en application d’un barème annuel par grade. » C’est une revalorisation importante puisque les enseignants-chercheurs verront leur prime de recherche et d’enseignement supérieur passer de 1 260 € aujourd’hui à 6 400 € en 2027 et pour les chercheurs, la prime de recherche passera de 990 € à 6 400 € sur la même période. Il faut noter que les autres enseignants du supérieur se voient exclus de cette revalorisation.

- « La seconde indemnité est liée à l’exercice de certaines fonctions ou responsabilités particulières qui leur sont confiées. Le montant de cette composante est plafonné par groupes de fonctions ou de niveau de responsabilité exercé. Les fonctions et responsabilités concernées sont déterminées par décision du chef d’établissement conformément aux principes de répartition des primes définis par le conseil d’administration et aux lignes directrices de gestion de l’établissement. »
Elle est versée pour des fonctions ou responsabilités qui sont exercées en sus des obligations de service. Elle va conduire à la suppression des PCA (Primes de Charges Administratives). Les enveloppes indemnitaires nationales liées aux fonctions progresseraient de manière de 34,7 à 79,2 M€ pour les enseignants-chercheurs et de 11,3 à 28 M€ pour les chercheurs. Sur l’Université de Lille, pour les Vice-présidences, Directions de composantes ou d’unités de recherche, la reconnaissance de la fonction s’opérait par un volume de référentiel d’activité. Les bénéficiaires étaient alors libres d’intégrer tout ou partie dans leur service d’enseignement dès lors qu’ils assuraient un service minimal de 64h équivalent TD. La nouveauté est que contrairement au référentiel d’équivalence des activités ou de la PCA, il n’y a plus de conversion en décharge de service possible. Seuls les directeurs d’UFR conservent le droit de demander une décharge de service qui est alors automatiquement de 128h équivalent TD. Pour les collègues non chasseurs de primes qui recherchent avant toute du temps pour réaliser leurs missions, c’est la douche froide. Pour les autres, cela ne changera pas, sauf en mieux, leur niveau de vie. Il y a grand risque que la gestion par les « pairs » des instances universitaires ne deviennent une gestion par des ex-Enseignants-Chercheurs et Chercheurs coupés de la réalité des activités de recherche.
Le référentiel avait pour but d’établir une table de correspondance entre l’exercice de fonctions d’administration des formations, de la recherche et des institutions et un taux horaire de service permettant ainsi de tenir compte de l’ensemble des activités et préserver un équilibre de temps pour exercer l’ensemble des missions. Forcément, dès lors que la majorité des collègues choisissent de ne pas faire d’heures complémentaires et d’intégrer ce référentiel à leur service statutaire et ainsi le réduire, l’équilibre financier n’est plus le même pour les établissements et le MESRI. Une heure complémentaire s’élève à 41,41 euros brut alors qu’une heure de service statutaire sur la base de la moitié du salaire moyen brut en début de carrière (car le service est pour moitié réalisée en activité de recherche) divisée par 192 s’élève à 102 euros. Le calcul est vite fait ! Or les enseignants-chercheurs n’ont pas besoin que d’une revalorisation salariale mais aussi de temps pour réaliser leurs missions.
On peut raisonnablement penser que le RIPEC va progressivement faire disparaître le référentiel des tâches des enseignants-chercheurs. La part fonctionnelle venant remplacer PCA et référentiel de responsabilité administrative et la part individuelle décrite ci-après les autres éléments du référentiel.
Bien entendu le montant de la composante fonctionnelle de la prime et les fonctions éligibles seront le fruit d’une décision de l’établissement comme il en était ainsi pour PCA et référentiel, avec un plafond défini nationalement.
Logiquement les Primes de Responsabilités Pédagogiques (PRP) disparaîtront dans ce dispositif. Sur l’université de Lille, les PRP avaient déjà disparu pour se fondre dans le référentiel. Pendant combien de temps le référentiel subsistera-t-il ?
Prudemment, la direction de l’université de Lille n’envisage dans les fonctions éligibles que celles des Vice-présidences et des Directions de composante ; maintenant le reste dans le référentiel des équivalence des activités.

- Enfin, la composante individuelle attribuée pour 3 ans. « Transformation radicale de la prime d’encadrement doctoral et de recherche (PEDR) » comme le dit le gouvernement. L’objectif est qu’au moins 45 % des chercheurs et des enseignants-chercheurs puissent bénéficier d’une part individuelle au titre d’une année, ce qui conduira à une mise en extinction progressive de la PEDR. Ce ne sont plus seulement les activités d’encadrement doctoral et de recherche mais l’ensemble des activités des enseignants-chercheurs et chercheurs qui seraient éligibles : Ainsi les tâches d’intérêt collectif non couvertes par la composante fonctionnelle du RIPEC ou par le référentiel (tant que ce dernier subsistera...). Elle est fixée localement en fonction d’un montant annuel plancher et d’un montant annuel plafond fixé nationalement.
La PEDR permettait une conversion en réduction de service. La conversion de la RIPEC individuelle permet un compte épargne temps convertible en CRCT, mais les CRCT n’ont pas forcément disparu, pour l’instant. On imagine déjà dans cette prime, un autofinancement de la CRCT par les collègues primés, ce qui n’est pas si loin de la modulation individuelle du service !
Là encore la définition des critères de sélection comme de son montant sera le fruit de décisions locales. Sur l’Université de Lille, cela sera 3 500 euros bruts par an, soit un taux inférieur à celui de l’actuel PEDR (4500 euros) pour une question de soutenabilité budgétaire. Le nombre de bénéficiaires sera de 184 sur l’Université de Lille, soit la somme du flux entrant de l’ex-PEDR (122) et de 52 possibilités supplémentaires au titre de l’investissement pédagogique (conformément aux Lignes Directrices Générales Ministérielles qui imposent qu’ au moins 30% des bénéficiaires le soient au titre de l’investissement pédagogique) auxquels s’ajoutent 10 possibilités de la dernière cohorte PEDR des Hospitalo-Universitaires.

Le comité technique réuni le 24 février a émis un avis défavorable par 6 contre (CGT et FSU) et 3 pour (SGEN-CFDT et SNPTES). Le CODIR a approuvé par 12 pour et 2 abstentions. Un groupe de travail émanant du CAC restreint devra plancher pour définir les critères concernant l’évaluation des demandes sur la volet ’pédagogie’ de la composante individuelle du RIPEC.

Enfin, dans l’optique des élections présidentielles, le calendrier accéléré pour la mise en place du RIPEC ne facilite ni le débat dans les instances locales ni le travail des collègues puisque les candidatures à la composante individuelle du RIPEC devaient être déposées sur la plateforme Galaxie entre le 1er et le 31 mars 2022 alors même que les instances locales auront à peine défini les critères et les montants de ces primes
Pour y prétendre, le chemin pour les enseignants-chercheurs candidats est voisin le même qu’emprunteront les candidats au repyramidage :

- avis consultatif du conseil académique restreint après le retour de l’avis de deux rapporteurs (« Cet avis est soit très favorable, soit favorable, soit réservé »),

- avis consultatif du CNU après le retour de deux rapporteurs,

- décision d’attribution par le chef d’établissement.

Avec le RIPEC, les enseignants-chercheurs risquent bien de vendre un peu de leur « indépendance » pour rentrer dans les critères d’attribution des primes individuelles à définition locale. Nous sommes dans la logique de l’indemnitaire des personnels BIATSS (RIFSEEP) avec une partie fixe et une partie variable liée à la fonction et à la manière de servir, et loin de la revalorisation légitime du point d’indice.

Retrouvez nos arguments d’opposition à ce RIPEC.

Le repyramidage…

Une voie transitoire de promotion interne d’accès au corps des PU pour les MCU titulaires d’une HDR à condition d’aligner au moins 10 ans d’ancienneté en Classe Normale ou d’être à la Hors Classe a été créée par le décret du 20 décembre 2021 « afin de favoriser la promotion interne, le décret crée une voie de promotion interne temporaire du corps des maîtres de conférences vers le corps des professeurs des universités et des corps d’enseignants-chercheurs assimilés aux maîtres de conférences vers les corps d’enseignants-chercheurs assimilés aux professeurs des universités pendant une période de cinq années, de 2021 à 2025 ».

L’objectif est de tendre vers une proportion d’un PU pour 2 MCU par section CNU. Les hospitalo-universitaires ne sont pas concernés. L’État s’engage à assumer l’augmentation de la masse salariale associée. L’engagement est de 400 promotions par an sur les 5 années. On aurait pu penser que la procédure soit entièrement gérée par le CNU puisque l’objectif est de tendre à un ratio par section CNU. Mais le MESRI en a jugé autrement.

Chaque établissement dispose d’un quota de promotions arrêté par le Ministre et le CNU n’intervient qu’en émettant un avis sur les candidatures. Le chef d’établissement est en final, le seul à décider. Des esprits taquins pourraient y voir la ligne de pente suivie par les différents ministres depuis Valérie Pécresse, qui délèguent de plus en plus de décisions aux seuls établissements et vident progressivement le CNU de ses compétences. Le fait que le MESRI a reculé face à la récente mobilisation de la communauté universitaire suite à l’annonce de la suppression du quota d’avancements de grade décidé au CNU n’invalide pas l’analyse d’une ligne politique convergente suivie par tous les ministres de l’ESR depuis 2007 en la matière.

Pour autant, le décret et la circulaire guident les décisions des établissements. Les critères sont nombreux et le risque est grand que les établissements qui dérivent trop des lignes directrices nationales ne soient pénalisés en terme de possibilités de repyramidage les années suivantes. Outre de cibler les sections CNU dont le ratio PU/MCU est localement inférieur à 1/3, de donner un avantage aux MCU HC (cible de 3/4 des promus), il faut également prendre en compte l’égalité entre femmes et hommes. La taille du vivier local est également sur le tapis. Si la qualité intrinsèque d’une candidature est indépendante de la taille du vivier, le risque d’une promotion infructueuse et la perte du poste pour les années suivantes, incitent à la précaution.

La procédure n’est pas de tout repos puisqu’elle comprend a minima :

- l’avis du conseil académique suite à la désignation de rapporteurs ; la circulaire précise que les critères comprendront l’investissement pédagogique, la qualité scientifique, les tâches d’intérêt général et qu’il faudra procéder à une cotation A (Très Favorable), B (Favorable) et C (réservé)),

- l’avis du CNU suite à la désignation de rapporteurs,

- une audition en local,

- une décision du chef d’établissement. Sur l’université de Lille, le Président a précisé qu’il prendra sa décision une fois éclairé des avis du CODIR.

Attention, beaucoup d’appelés et peu d’élus. Même sur les seules sections CNU éligibles, ce sont près de 300 collègues promouvables pour 17 promotions allouées à l’université de Lille pour 2021, et 19 pour 2022, les deux campagnes étant exceptionnellement cumulées sur 2022. Bon nombre d’éligibles n’auront pas d’intérêt à candidater car trop près de la retraite. Sachant que les collègues arrivés en bout de la HC échelon exceptionnel bénéficient déjà d’un indice majoré de 1067 identique à l’indice terminal des PU Seconde Classe ou de l’échelon B3 de la première classe des PU. On sait par ailleurs, que le passage d’avancement de PU seconde classe vers première classe est un goulet important d’accès eu égard au ratio promotions/promouvables. Seuls des collègues assez âgés pour être éligibles tout en restant assez jeunes pour entrevoir une carrière dans le corps des PU en première classe et au-delà seront intéressés.

La présidence a soumis au CODIR du 25 février la proposition des sections CNU pour lesquelles il y aura ouverture de concours de re-pyramidage au titre des sessions 2021 et 2022. Cette proposition a reçu un avis favorable (12 pour et 2 abstentions). Le Conseil d’Administration du 10 mars les a adoptés.

Les « Chaires de Professeur Junior » (CPJ pour les intimes) :

4 pourvus au titre de 2021 surl’Université de Lille.

Il s’agit d’accueillir des « talents », donc a priori, attirer des candidatures internationales que les conditions offertes (salaires et conditions de travail) aux candidats sur postes d’Enseignants chercheurs statutaires ne seraient pas en mesure d’attirer dans un premier temps, puis d’arriver à la convaincre de rester par la suite…

Il s’agit de CDD de 3 à 6 ans pouvant aboutir à une titularisation au niveau PR2. La rémunération minimale est de 58000 euros chargés soit entre échelon 2 et 3 des PR2 (le MESRI ne met que 55000 euros). Ils ne seront pas éligibles à la RIPEC (prime réservée aux titulaires). Deux durées de contrats 3 ou 5 ans seraient proposées sur l’Université de Lille. Pendant le CCD, leur salaire serait celui de l’échelon 3 des PR2 INM de 743 avec à mi-parcours, possibilité de passage à échelon 4 pour contrat de 3 ans ou échelon 5 pour le contrat de 5 ans. A la titularisation, ils seraient reclassés à hauteur au moins équivalente.

Le choix de l’Université de Lille a été de définir des profils par hub de l’I-site et non une affectation définie par avance en termes d’unité de recherche comme en termes de composantes (car l’heureux talent aura tout de même 64h d’enseignement à dispenser et plus en cas de titularisation). La stratégie resterait la même pour la campagne CPJ 2022.

La composition des jurys relève de la quadrature du cercle : disposer de membres compétents dans les champs disciplinaires larges de chacun des hubs sans laisser penser donner l’avantage à l’une des structures de recherche du hub tout en essayant d’associer les composantes alors même que rien n’est ciblé ni en unité de recherche, ni en composante d’enseignement.

Pour allécher les « talentueux » :

- Accompagnement prévu par l’ANR : 200k euros dont 120k euros en RH.

- Un service d’enseignement réduit à 64h et ciblé sur les programmes gradués donc en langue anglaise, à l’abri des étudiants de licence non sélectionnés (la plèbe ?).

- Des dotations pour l’environnement provenant des tutelles :

Ainsi pour les chaires au titre de 2021 : Le CNRS soutient Hub 3 à 150ke pour financer un contrat doctoral et une délégation après la titularisation. L’Inserm souhaite un recrutement national mais n’entends pas s’engager à un soutien pour le profil Hub1. Inria–Inserm, promettent une chaire. Ulille promet un contrat doctoral (via dispositif des thèses labellisées). La région Hauts de France à une demi allocation de thèse.

Quand on constate que le dernier dialogue de gestion 2021 pour 2022 a acté 21 rehaussements de MCU en PU sur environ 80 postes d’Enseignants-chercheurs (hors repyramidage LPR) donc du recrutement interne quasiment assuré et qu’en 2020, 9 lauréats sur 12 postes PU ouverts au concours étaient des candidats locaux, on peut s’interroger ce qui manque le plus à notre établissement : la volonté réelle d’ouverture des postes PU au sein de la communauté universitaire lilloise ou un manque d’attractivité. Il faut remarquer par ailleurs que des MCU en poste peuvent candidater sous réserve de se mettre en disponibilité au préalable pour pouvoir postuler à une CPJ.

Beaucoup de questions se posent sur ce dispositif coûteux. Va-t-il réellement attirer des extérieurs ? Ces derniers vont-ils rester même une fois titularisés ? Seront-ils suffisamment enthousiasmés par l’environnement de l’établissement pour poursuivre en tant que PU statutaire avec 192h de service à assumer ailleurs que dans les programmes gradués ? Ne seront-ils pas des mercenaires qui, une fois en poche le sésame du contrat de fonctionnaire, iront où l’herbe est plus verte ?

Quid de l’ambiance de travail au sein des structures de recherche et des composantes dans la cohabitation de ces collègues détenteurs d’une CPJ et du commun des universitaires ?

Pour la communication gouvernementale : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/loi-de-programmation-de-la-recherche-pour-les-annees-2021-2030-49733

Pour nos analyses : https://cgt.fercsup.net/les-dossiers/enseignement-superieur/lppr-frederique-vidal-2019-2021/article/lpr-analyse-cgt

Les deux sous de la campagne des emplois de la Présidence JC Camart/SynergieS

Au dialogue de gestion 2021 pour 2022, il a été décidé près de 93 publications de postes E/EC (13 enseignants E, et 80 enseignants-chercheurs EC) dont 21 rehaussements (de MCU à PU). C’est un grand cru qui succède à un dialogue de gestion 2020 pour 2021 tout aussi faste qui a fait trop rapidement oublier l’année « blanche » 2019.

Sauf que…
En y regardant de plus près, pour le dernier dialogue de gestion, les 93 postes auxquels on pourrait soustraire 21 rehaussements ne représentent que 72 futurs E et EC recrutés pour 69 départs (décès, retraite, mobilité), soit une création nette de 3 postes.

Bon, ce n’est pas si mal… Sauf que…
La masse salariale (MS) dédiée aux Agents Non Titulaires Enseignants (PAST, ATER, CE, etc.) est soumise à une équation qui la réduit en fonction du nombre d’emplois E/EC mis au concours. La formule magique en 2020 pour répartir l’enveloppe 2021 était limpide. Jugez-en !

La Masse salariale des Agents Non Titulaires(MSANT) pour la composante année n = (MS ANT composante accordée année n-1) – (GVT non compensée des titulaires*) + (MS libérée par le flux des départs E/EC constatés après le dialogue de gestion **) – (MS engagée suite à la publication de postes E/EC au dialogue de gestion sur un coût moyen donc fonction des statuts et réduit si re-pyramidage ***).

Nous espérons que vous suivez toujours (y compris en allant lire les astérisques en fin de texte) !

Cela partait de l’argumentation que si une composante bénéficie d’un poste de titulaire, elle pourra se passer d’ANT. Déjà, il y a un biais car se passer d’ANT suppose que le nombre de postes de titulaires permette d’assurer les enseignements et la recherche dans chacune des composantes sans plus recours aux ANT supprimés. Or cela fait des années, que l’on compense à peine les départs.

En 2021, l’heure était désormais à la simplification ! L’économie hétérodoxe est devenue plus orthodoxe ! La formule choisie pour calculer la masse salariale ANT enseignants 2022 devient alors :

MS ANT composante année n = (MS ANT consommée par la composante en année n-1) – (nombre de publications d’emplois obtenus au dialogue de gestion) x (50 000 euros).

Au diable les arguties des coûts différenciés entre statuts d’entrants ou de partants ! Forfaitisation !

Le retrait du GVT non compensé étant devenu définitivement prélevé car ayant réduit la MS ANT consommable en année n-1. Donc il est donc récurrent. C’est acquis !

Plus « curieux », la MS ANT consommée sera diminuée des éventuels supports ANT restés infructueux au recrutement ou vacants suite à démission. Ainsi, il n’est fait nul cas des besoins en enseignement qui restent, eux, de mise. Les recrutements infructueux de l’année n viendront réduire la possibilité de recrutement en année n+1 !

Pour la transparence, il faut savoir que ce nouveau calcul a été annoncé aux composantes en octobre 2021 sans préciser le montant de leurs enveloppes. Ce n’est que le 15 décembre, par un souci de continuité, que l’ex-Premier-Vice Président a informé les composantes des enveloppes de masse salariale ANT enseignants. Pour rappel l’élection du nouveau Président date du 7 décembre. Chacun jugera du timing de l’annonce ! Savoir jouer la montre pour la transparence est tout un art !

Pourquoi s’en soucier puisqu’une nouvelle présidence est advenue ? Et bien, parce que la réduction de 4,1 millions d’euros sur la masse salariale ANT enseignants est inscrite dans l’équilibre budgétaire adopté par le Conseil d’Administration. Donc pieds et mains liées pour les suivants !

On pourrait se réjouir d’une mise en extinction progressive des ANT et donc de la précarité, sauf que cette réduction de 4,1 millions d’euros, équivalente à la suppression de près d’une centaine d’ATER 100 % (PRES incluse) n’a permis qu’une création nette d’à peine 3 postes. Ainsi, faute d’ANT, ce seront encore un peu plus d’heures complémentaires pesant sur les collègues et un peu plus de recours à des agents vacataires payés à l’heure.

Dommage que les ANT non recrutés n’aient pas voté aux élections aux conseils centraux !

Pour autant, ne jetons pas la pierre à cet ex-Vice-Président puisqu’il avait précisé « je vais transmettre à la future équipe ULille non seulement l’ensemble des décisions du Dialogue de Gestion, évidemment, mais aussi une base possible de calcul du socle de la MS non titulaire. » et même en gras « Ce socle ne prend pas en compte les mouvements survenus depuis le 31 Août 2021. »

La nouvelle présidence pouvait donc changer ce qu’une précédente a fait ? La notification faite aux composantes le 9 février reprend intégralement les chiffres donnés par l’ex-Premier Vice-Président à l’euro près ! Bien pire, en chemin, elle a oublié de considérer le flux de départs non connus au 31 août 2021 qui libère une masse salariale habituellement répartie dans l’équation. Elle laisse pour autant la possibilité de faire remonter des demandes supplémentaires argumentées sans préciser les critères qui prévaudront dans leur instruction et à la répartition des moyens complémentaires qui seraient disponibles.

Dès lors, la formule de récurrence de la masse salariale allouée aux composantes ne contient plus que des termes négatifs (ou nuls au cas où aucun poste de titulaire n’est alloué au dialogue de gestion). Une telle formule ne peut tendre que vers zéro.

Mais nul doute que la réaction des composantes et des collègues surmenés ne viennent contrarier ce maquillage des difficultés en termes de masse salariale liées à la politique du Ministère.

* S’agissant du GVT (glissement vieillesse technicité), cet indicateur est calculé sur les personnels présents tout au long d’une période de 24 mois. Il est donc à décorréler du flux entrants/sortants car il est basé sur l’ensemble des personnels titulaires en poste sur 2 années consécutives. Le taux de GVT est différencié en 3 catégories d’EC et d’enseignants (PR, MCF et enseignants 2nd degré). Il est globalement de 0,9% si on le rapporte à la masse salariale (MS basée sur un coût moyen par catégorie). En compensant partiellement avec la part de la dotation complémentaire prévisionnelle du ministère, l’incidence ne représente plus qu’un taux de 0,52%.

** Par ailleurs, le coût des sortants est basé sur un coût moyen constaté calculé pour les MCF et les PR en tant que ’début de carrière’ (4ème échelon pour les MCF CN et 3ème échelon pour les PR 2ème classe).

*** : Entrées prévisionnelles liées au dialogue de gestion 2021 : x recrutements (x PR, y MCF et z PRAG) avec les coûts moyens. w postes de PR ont été comptabilisés en tant que promotion et donc seul le surcoût du passage MCF en PR.

Concours et examens professionnels ITRF 2022

Les inscriptions aux concours et examens professionnels ITRF 2022 sont ouverts du 31 mars 2022, 12 heures au 28 avril 2022, 12 heures. L’inscription se réalise en ligne sur le site du ministère.

Ensuite, vous devez remplir et imprimer les dossiers puis les envoyer en recommandé. Nous vous recommandons d’en conserver une copie !

Les concours

L’ensemble des concours se déroule en deux étapes : une phase dite d’admissibilité et une phase d’admission. Vous pouvez trouver toutes les informations concernant la nature des épreuve, votre éligibilité sur cette page.

Les listes des emplois sont disponibles :

- pour les postes de catégorie A ;

- pour les postes de catégorie B ;

- pour les postes de catégorie C.

Les examens professionnels

Les examens professionnels ont pour but de favoriser la promotion interne et ne concernent que les personnels appartenant déjà à l’administration, sous certaines conditions fixées dans les statuts particuliers de chaque corps concerné.

  • Examen professionnel pour l’accès au grade IGR Hors classe – 91 postes ouverts
  • Examen professionnel d’avancement pour l’accès au grade de technicien de classe exceptionnelle – 175 postes ouverts
  • Examen professionnel d’avancement pour l’accès au grade de technicien de classe supérieure – 603 postes ouverts
  • Examen professionnel d’avancement pour l’accès au grade ATRF 2e classe ; le nombre de possibilité est réparti par académie – 466 postes ouverts

Intervention de la CGT au CNESER sur la circulaire d’admission en master

Nous ne reviendrons pas sur notre opposition à la sélection à l’entrée du master que nous avons déjà exprimée à de multiples reprises. La circulaire présentée ce jour fait preuve d’une méconnaissance ahurissante de la vie des établissements et des étudiants, qui ne manque pas d’inquiéter quant à la future plateforme nationale. Prévoir qu’au-delà du 8 juillet les étudiants acceptés en master pourraient perdre leur place s’ils n’ont pas fini leur inscription administrative ne prend pas en compte le fait que les attestations de réussite en licence sont loin d’être toutes délivrées à cette date. Cela oublie également le fait que de nombreux étudiants travaillent l’été afin de pouvoir payer leurs frais d’inscription même lorsqu’ils sont modiques et a fortiori pour les étudiants subissant les frais différentiés. Ensuite, le rythme effréné des phases complémentaires va encore accroître la charge de travail tant des équipes pédagogiques chargées d’examiner les candidatures que des équipes administratives chargées de donner les réponses et celles chargées d’inscrire les étudiants. Cette charge de travail qui a déjà été accrue avec la modification des conditions de saisine des rectorats, puisque les étudiants sont incités à multiplier les candidatures pour obtenir les 5 refus nécessaires. De plus, le délai de 5 jours donné aux étudiants pour l’inscription lors de la seconde phase complémentaire est, au-delà de la question financière déjà évoquée, particulièrement court pour réunir l’ensemble des pièces demandées lors d’une inscription.
Pour conclure, on peut s’étonner du choix de la circulaire pour ce texte. S’agit-il d’éviter un vote du CNESER ? On peut également s’étonner, alors que le ministère se défausse régulièrement de ses responsabilités au nom de l’autonomie des établissements, du caractère très prescriptif de ce calendrier. Si le ministère veut réellement, je cite ’fluidifier le processus d’admission en master’ tout en respectant le droit à la poursuite d’étude, il suffit de revenir à l’autorisation automatique d’inscription en master des étudiants titulaires d’une licence de même mention !

P.S. : Au regard du retard de parution de la circulaire, l’Université de Lille a décidé de ne pas l’appliquer. Nous nous félicitons de cette décision de bon sens.

La CPU (Conférence des Présidents d’Université) devient France Universités : un changement pas si anodin !

On pourrait penser que ce changement de nom est anodin, qu’il n’est qu’une opération marketing, une forme de « modernisation ». Pourtant alors que l’expression Conférence des Présidents d’Université était purement descriptive, en choisissant le terme de ’France Universités’, nos présidents d’établissement affirment qu’ils sont à eux seuls l’Université tout entière. Ils reprennent, avec un peu de retard, la même transformation du CNPF (Conseil national du Patronat Français) en Medef (Mouvement des entreprises de France). Ce parallélisme n’est d’ailleurs pas surprenant, tant nos présidents, qui auparavant n’étaient que des enseignants-chercheurs parmi d’autres, avec des responsabilités particulières, ont tendance à se penser comme les ’patrons’ de leur établissement. Alors, il nous faut rappeler qu’une Université, ce n’est pas qu’un président, pas qu’une direction. Une université, ce sont des enseignants, des chercheurs, des BIATSS et des étudiants : sans tous ces membres, il n’y aurait pas d’Université ! NOUS SOMMES L’UNIVERSITÉ !!!

Shadok cabinet, saison 1, épisode 2

Adresse aux éventuels lecteurs : autant vous dire tout de suite, l’histoire des shadoks n’a d’intérêt que pour les chiens, les chats et les pangolins.

En ce temps là, la planète EPE de Lille était à droite de l’univers. Avant les Shadoks, elle ne s’appelait pas EPE, simplement Université de Lille. Avant cela encore, elle s’appelait Lille 1 ou Lille 2, ou encore Lille 3. Encore avant, elle était plutôt à gauche de l’univers, mais depuis, il n’y avait plus rien à gauche de l’univers. Les ennuis commencèrent dès lors que la planète commença à changer de noms.

Dans le monde des Shadoks, l’espace était en effet représenté comme un plan, et comme tel, il était plat, il n’avait pas de profondeur, guère d’épaisseur, seulement du haut, du bas, de la gauche (de moins en moins) et surtout de la droite. La planète Shadok changeant donc de forme tout le temps, c’était un grand danger pour les Shadoks puisque cela les faisait trébucher, et ils risquaient de tomber et d’être aspirés par le grand vide universitaire. Les plus chanceux pouvaient espérer tomber dans un placard doré.

S’ils ne tombaient pas de la planète, c’est la planète qui risquait de tomber indéfiniment dans l’espace et comme l’espace était lui-même infini, cela créait une forte inquiétude chez ses habitants. Pouvait-on tomber indéfiniment sans se faire mal un jour ? Ou à force de tomber, y-avait-il un espoir de revenir au même endroit sous la forme initiale ?

Le devin plombier défendait que, tout étant dans tout, et rien dans rien, tomber ou monter n’était qu’une question de référentiel. Ainsi si l’on dégringolait de haut en bas dans les classements internationaux, pour se voir progresser, il suffisait de se tenir les pattes en l’air et la tête en bas.

N’écoutant pas le devin plombier, le Professeur Shadoko préféra obtenir plus de cosmogol 999 pour tenter de maintenir la planète au milieu du rien à laquelle elle était arrivée désormais. Il était donc parti avec une délégation défendre devant le jury des Gibis la candidature de celui qui a la plus grosse comptant sur la bienveillance dudit jury. Sur la planète, l’attente fébrile de la confirmation de l’accès au cosmogol occupait tous les esprits, sauf ceux des Shadoks qui n’étaient chargés que de pomper et à qui on faisait miroiter cet espoir : ce n’est qu’en pompant que vous arriverez à quelque chose et même si vous n’arrivez à rien, cela ne vous aura pas fait de mal de pomper !

Avant de quitter la planète pour celle des Gibis, le Professeur Shadoko avait pris soin de demander la construction au devin plombier de la machine à fabriquer des Shadoks et des ministres. Il avait en effet pas mal de ministres issus de la Présidence précédente qui étaient tout cassés. Cette machine transformait en pièces détachés les anciens ministres en y ajoutant des Shadoks non ministres pour générer de nouveaux ministres. Le dosage était particulièrement difficile. En effet, le risque était grand que partant de ministres et de non ministres, il se retrouve avec plus de ministres qu’avant et donc moins de Shadoks non ministres, ces derniers nécessaires pour pomper. D’un autre côté, il ne pouvait pas faire fonctionner une machine qui recyclait uniquement les anciens ministres en nouveaux ministres, car dans ce cas là, pourquoi la construire et pourquoi avoir changer de Présidence ! Finalement, il put présenter au Conseil d’Administration des Shadoks, le 14 janvier, un pot-pourri d’ex-nouveaux ministres et de futurs ex-ministres.

S’il n’y avait que le problème de chute, cela n’aurait pas été aussi grave. Il y avait aussi la « Terrible Maladie » qui diminuait sans cesse le nombre de Shadoks en état de pomper. Ils avaient attrapé la maladie cosmique interstellaire. Certains, moins malades, pouvaient encore pomper en distanciel, mais cela était beaucoup moins efficace car leurs pattes n’atteignaient pas les pédales des pompes. Parmi toutes les pompes à faire fonctionner, les Shadoks en avaient qui pompaient l’air et souhaitaient en développer pour ne pomper que le CO2. Comme la nature a horreur du vide, il restait à savoir par quoi remplacer le CO2. Les pompes Shadoks arriveraient-elles à leur pomper autre chose que l’air ?

Soudain, les notes du grand jury des Gibis tombèrent. Avalanche de A, et deux B. Le cosmogol 999 allait continuer à couler. La planète Shadok avait ainsi gagné un peu de répit. Les riches seraient encore riches même sans pomper, les pauvres le resteraient même en pompant. La révolution était révolue. Le changement dans la continuité était là.

Malheureusement, le cosmogol acquis ne suffirait peut-être pas. En effet, le cosmogol était entreposé dans la citerne de la grande Masse Salariale qui à cette époque, fuyait de toutes parts. Le diamètre des trous de la Masse Salariale serait-il assez petit pour que le cosmogol reste dans la citerne ?

À suivre...

Culture

Café Culture

Le syndicat CGT Université de Lille vous propose un café-culture à partir de 12h30 jusqu’à 14h. Cette activité se déroulera sur un site différent à chaque mois.

Venez y partager vos goûts culturels, lectures, films, activités culturelles ou vos hobbies sans aucune restriction avec vos collègues.

Afin de faciliter les échanges et que tous s’expriment, nous vous proposons de partager le temps de parole entre tous les présents.

Cette première édition aura lieu au Siège de l’Université le 26 avril à 12h30.

Le siècle des couturières

Le 7 mars, France 3 a diffusé un documentaire sur les couturières. La CGT s’intéresse à la réalité de leur travail qui y est donnée à voir. Ces femmes ont mené des luttes pour leurs conditions de travail et leur reconnaissance.

À voir jusqu’au 6 mai : https://www.france.tv/documentaires/societe/3115823-le-siecle-des-couturieres.html

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