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CGT - Université de Lille

Journal de la CGT Université de Lille n°40

lundi 11 octobre 2021

Sommaire :

Édito : Une rentrée 100% en présentiel certes, mais loin "de l’excellence"

Tant que les conditions de travail ne seront pas au cœur de l’action politique, il n’y a rien à attendre d’un changement de direction de l’Université de Lille. La rentrée vécue par les étudiants et les personnels est loin d’être au diapason du chant des sirènes de l’excellence. Les salles de cours restent surchargées et loin de répondre aux consignes sanitaires. Nous ne mènerons pas notre mission de service public tant que parcourssup laissera de côté de nombreux bacheliers et que la sélection à l’entrée du master contrevient au droit à la poursuite des études pour de nombreux étudiants. Sur chaque campus, les queues s’allongent devant les Restaurants Universitaires, jusqu’à 45 minutes d’attente pour les personnels comme pour les étudiants (guère pratique lorsqu’on a 45 minutes, justement, de pause-déjeuner). Dans les services, la mise en place de nouveaux logiciels (ADE pour les services et les emplois du temps pour le dernier en date) se fait toujours dans la douleur... et au détriment de la santé des personnels comme du service rendu aux étudiants...

A la CGT, nous ne mesurons pas la qualité du service rendu à la satisfaction de quelques « excellents » labos et d’étudiants triés sur le volet. Les conditions de travail pour l’ensemble des personnels comme pour l’ensemble des étudiants doivent être améliorées !

La folie des grandeurs...

Lors de la CFVU du 23 septembre, parmi de nombreux votes nécessaires au fonctionnement de l’établissement (règlement des études, maquettes modifiées, critères d’attribution d’aide sociales), deux points soumis au vote ont été assez surprenants. Pour le premier, il s’agissait d’adopter l’octroi de bourses mobilités pour des doctorants et des étudiants... déjà partis. Heureusement pour eux, les bourses (sur appel à projet) avaient déjà été attribuées... malheureusement sans pouvoir les verser car aucune délibération n’avait été prise dans les conseils centraux. C’est bêta ! Pour le second, il s’agissait d’adopter une convention... déjà signée par le Président Camart. Il nous a été expliqué que la mise en place de certaines parties de cette convention avaient rendu nécessaire cette signature avant vote.
Évidemment ce n’était pas une stratégie de politique du fait accompli car qui peut penser que la majorité godillot de la présidence puisse contrecarrer un quelconque projet soumis au vote ! 
Dans ces deux cas, la solution de facilité serait de remettre en cause le travail des collègues des écoles doctorales ou des relations internationales, qui, en fait, comme beaucoup d’entre nous, s’investissent et font ce qu’ils peuvent pour ’faire tourner la machine’. Au fond, le vrai problème, c’est un établissement surdimensionné, qu’on veut encore voir s’agrandir dans l’établissement public expérimental, et qui éloigne les services les uns des autres... Quand on vous parle de folie des grandeurs !

Incident et évacuation du SN1 à la Cité Scientifique

_ Nous avons appris par la presse que, mercredi soir dernier, il y avait eu ’une odeur suspecte’ provenant d’une salle de travaux pratiques. 25 personnes ont été évacuées. Les pompiers, dont l’unité risque chimique de la caserne Lille-Littré, sont intervenus. Trois personnels ont été suivis médicalement. jusqu’au lendemain semble-t-il.
Jeudi, la source de l’émanation chimique n’avait toujours pas été identifiée.
Il est important de noter que le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) n’a pas été consulté, convoqué ni même informé. C’est une preuve de plus, après l’abandon du service essentiel de médecine de prévention, que cette direction de moque de la santé des collègues. Le CHSCT aurait eu toute sa place dans le travail d’enquête... à moins que la présidence ait des choses à cacher ? 
La presse locale semble le canal privilégié d’informations pour les personnels et étudiants, presse locale par ailleurs distribuée gratuitement sur site au mépris des règles de la diversité des médias, participant ainsi à gonfler les chiffres de son audience, ce qui lui permet de récupérer davantage de fonds de l’État. 

Le Président Camart, administrateur provisoire de l’Université de Lille, est-il déjà parti ?

Lors du Conseil d’Administration du 30 septembre dernier, une subvention au CNRS était à l’ordre du jour. Mais personne dans l’équipe présidentielle ne semblait connaître le sujet. Le Président a voulu mettre le point au vote dans la précipitation, constatant que personne ne pourrait lui venir en aide pour expliquer cette subvention. En effet, cette subvention à destination de la Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société (MESHS) pourrait être prévue dans une convention avec le CNRS ou s’expliquer par une utilisation des locaux par l’Université. Mais nous n’en savons rien... pas plus que le Président. Il est grand temps que son mandat se termine. Seul pour gouverner est une gageure ! Il y avait tellement de vice-présidents pourtant, où sont-ils tous ?

Le CROUS à la peine

Il est devenu impossible de déjeuner au restaurant universitaire sur certains campus. Ainsi, le temps d’attente avoisine souvent 45 minutes, soit le temps de pause classique des personnels administratifs et techniques. Pour les étudiants, il est évident que cela ne leur permet pas systématiquement d’avoir un vrai repas le midi. Le CHSCT a alerté la direction sans obtenir de réponse.
Par ailleurs, la situation semble être catastrophique pour le logement étudiant. A la Cité Scientifique, ce sont environ 1000 chambres qui sont fermées pour les travaux de rénovation. Ces travaux sont indispensables. Cependant, nous regrettons fortement le manque d’anticipation de cette situation, dénoncée depuis plus de 10 ans. De plus, semblant réfléchir à voix haute en pleine séance du CA, le Président propose de contacter les communes voisines. Pourquoi n’a-t-il entamé aucune démarche depuis la fin d’année universitaire dernière alors que la CGT et la FSU s’inquiétaient de cette situation ? N’étant plus candidat à son propre remplacement, gageons que bientôt éclairci, son agenda lui permettra de contribuer utilement à ce projet !

Jussieu - Victoire pour les salarié·es du nettoyage : la lutte paie !

Face aux conditions de travail qui leur étaient imposées (non paiement d’heures supplémentaires, mobilités imposées, charge de travail de plus en plus lourde ...), les salarié-e-s du nettoyage de la faculté Jussieu (Paris 5e) ont fait plier Arc en Ciel, sous-traitant du nettoyage à l’Université.
Leur mobilisation importante nous démontre s’il le fallait encore, que la lutte paie.
Voici le communiqué de la CGT FERC-Sup.
Il faut rappeler que les conditions imposées par l’Université de Lille, dite citoyenne, aux personnels de ménage via des sociétés sous-traitantes, ne sont guère plus enviable. Journées fractionnées, charge de travail très lourde, hiérarchie pathogène etc. Cela a déjà été évoqué en Conseil d’Administration sans que ce dossier ne soit traité jusqu’ici. Pire encore, la Présidence ne cache pas son ambition de recourir plus encore à la sous-traitance dans les prochaines années.

L’Entretien Professionnel Individuel (EPI)

Nous sommes en pleine période d’entretiens professionnels individuels. La CGT souhaite vous rappeler sa position sur ce rendez-vous et vous apporter des informations pratiques.

Les entretiens doivent être effectués avant le 15 octobre pour les ATSS et avant le 30 octobre pour les BIATSS (dates données par la note de la DRH). Voici toutes les informations données par l’Université de Lille :

La CGT FERC-Sup a publié un document de 6 pages vous permettant de vous préparer au mieux.

Rappelons ici la position et les revendications de la CGT FERC Sup 
par le syndicat CGT de l’Université d’Aix-Marseille
Depuis sa mise en place, la CGT FERC Sup est opposée à l’entretien professionnel tel que prévu par le décret de 2010, en soulignant qu’il ne peut pas y avoir d’échanges ou de dialogue mettant sur un pied d’égalité l’agent et son chef puisqu’il s’agit d’une relation de subordination. Bien plus qu’un entretien, il s’agit en vérité d’une procédure d’évaluation des performances individuelles basée sur des résultats et des objectifs assignés le plus souvent sans lien avec le collectif de travail, les effectifs, les moyens, les évolutions et les objectifs du service, les difficultés rencontrées. La CGT FERC Sup est attachée au principe de reconnaissance de la réelle valeur professionnelle des agents qui doit s’opérer sur des critères lisibles et objectifs, et non dans un cadre arbitraire voire clientéliste. Or c’est tout le contraire du système actuel d’évaluation basé sur des critères subjectifs et au mérite. Non, les entretiens d’évaluation ne sont toujours pas des sympathiques moments d’échanges de pratiques professionnelles autour du travail réel, mais un dispositif bureaucratique et idéologique isolant l’agent face à la dégradation de ses conditions de travail et ayant pour fonction de vérifier l’adhésion et la soumission de l’agent aux objectifs et orientations fixés par la hiérarchie.
La CGT FERC Sup dénonce la mise en concurrence des agents entre eux. Le pas supplémentaire vers l’individualisation, le salaire aux mérite, situation renforcée avec la mise en place du RIFSEEP.
La CGT FERC Sup revendique l’abrogation du décret 2010-888 et de sa procédure d’évaluation et revendique une carrière linéaire, c’est à dire la suppression des grades et des tableaux d’avancement.

Groupe de travail du comité technique sur les enseignants-contractuels

Nous avions porté en juillet des revendications importantes pour les enseignants contractuels avec pour but de leur apporter des moyens de travail, de limiter la situation de précarité. La promesse d’une simulation de prime avait été faite, mais nous n’en avons eu aucun retour en septembre. Aucun retour non plus sur la possibilité de faire des contrats de trois ans.
Vous pouvez relire ici notre article du mois dernier sur les revendications que nous avions portées en juillet.
En un mot nous n’avons pas eu de retours positifs de la Vice-Présidente aux Relations Humaines à l’ensemble des demandes que nous avions faites. 

Bilan santé sécurité au travail 2020.

Au CT du 14 octobre a été présenté le ’bilan santé sécurité au travail’ de 2020.
Il est à noter que cela s’est fait en l’absence de tout représentant du service Santé Travail. Ceci ne nous surprend plus vu la situation de ce service depuis la fusion, ses difficultés constantes à assumer ses missions de prévention compte tenu de son sous-effectif chronique, et de départs ou absences en nombre depuis 2018. Il est évident que le SST est en souffrance comme d’autres services depuis la fusion.
Faire plus avec moins, certains y croient encore, même en matière de santé et de sécurité : le moins que l’on puisse dire est que la fusion ne l’a pas prouvé.
Lors du dernier CT, l’administration a également rappelé l’existence d’un groupe de travail RPS, mais dont le fonctionnement avait malheureusement été pénalisé par le COVID. Pas de chance, donc. 
On nous dit aussi que l’intégration des RPS au Document Unique de Prévention est prévue et ’devrait se faire’ avant la fin de l’année. Ce qui n’a pas été rappelé en revanche, c’est que le développement des Documents Uniques, obligatoires depuis 1991, cadrés par un décret de 2001, est encore ’en cours’ dans la plupart des entités de l’Université fusionnée. Celles-ci ne sont pas toutes stabilisées d’ailleurs.
Pour le reste, et avec un recul de trois ans, force est de constater que la communication utilisée par l’administration à l’adresse des Instances Représentatives du Personnel a des défauts constants, que l’on peut considérer comme symptomatiques d’une volonté de masquer la réalité : au besoin évasive, peu précise dans le temps et dans l’espace, formulée de la manière la plus rassurante possible, elle parle au futur au besoin, y compris dans des bilans annuels portant sur le passé. Elle est quantitative, plutot que qualitative, évoquant le nombre des alertes, plutot que la réponse qui y est apportée et en l’occurence, qui n’y est pas apportée. On parle d’un nombre de personnes du service Santé Travail, mais sans l’assortir de l’équivalents en Temps plein qu’il représente (du moins, selon l’effet recherché). On ne cite pas non plus les personnes présentes pendant la majeure partie de l’année, ce qui serait représentatif, mais au contraire un effectif officiel, mesuré à un moment particulièrement choisi. 

Exemples :
Bilan 2018 : 
’Au 3 janvier 2019 les effectifs sont les suivants : 2 médecins = 1,5 temps plein [...] 
2 assistantes administratives temps plein avec deux arrivées actées en 2019 [sic] (réalisées)’
Des renforts médicaux, administratifs et infirmiers ont déjà été réalisés en 2019 [sic] et se poursuivent activement’.
Bilan 2019 :
’Le service de santé au travail de l’université de Lille est structuré de la manière suivante
(suit un organigramme sur trois ’sites’, en réalité les trois anciennes universités qui en comportent bien plus comme chacun sait, et qui fait apparaître des noms identiques sur les différents sites)
[...] 
Un médecin coordonnateur du service de santé au travail
3 médecins de préventions [...]’
Ceci suggère qu’on a eu 4 médecins de prévention cette année-là, alors qu’en réalité, ce ne fut que transitoire, et qu’en fonction des quotités, des congés maladie, des départs et arrivées, cela a correspondu sur l’année à 2 ETP, environ et non 4.
Bilan 2020 : ’Le service de santé au travail de l’université de Lille est structuré de la manière suivante jusqu’à une nouvelle organisation de service en novembre 2020 : 
[...] 4 médecins de prévention dont 1 médecin assurant aussi la fonction de coordination du service de santé au travail 
[...] (mis à jour le 20/11/2020)’
On n’indique ni l’absence d’un des 4 médecins sur la majeure partie de l’année, ni la démission de 2 autres avant la fin d’année. ce qui est pudiquement suggéré par la formule 
’jusqu’à une nouvelle organisation de service’). La réalité, la aussi, a été plus proche de deux ETP que de quatre.

Comment croire que l’Université a à coeur de régler les problèmes et de prévenir les risques, dès lors qu’elle s’efforce de les rendre invisibles ?

Retour du CHSCT de septembre 2021

Le CHSCT a émis un avis concernant le Plan d’activité COVID–19  : il alerte sur des applications locales très divergentes de ce plan d’activité et a demandé que l’établissement mette en place les mesures nécessaires pour vérifier que toutes les déclinaisons locales sont vraiment conformes.
CHSCT/CT :

Projet de convention entre l’Universite de Lille et le fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP)
L’objectif est d’obtenir des financements (40 mille euros actuellement, les établissements sont invités à conventionner pour avoir plus d’argent).
Le CHSCT a émis un avis : « Le CHSCT acte la volonté politique de l’établissement d’entamer une procédure de conventionnement avec le fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Le CHSCT y voit un signe d’une démarche volontariste de recrutement et de maintien dans l’emploi des collègues en situation de handicap.
Le CHSCT regrette la mise à disposition tardive de deux documents difficilement exploitables, dont l’organisation est complexe, et dont certains contenus semblent appeler en outre des précisions ou rectifications tels l’organigramme du service SST, qui fait apparaître une personne en CDD.
Surtout, les deux documents présentés ce jour se bornent à dresser le bilan de la situation des trois années écoulées et la part prise par l’Université de Lille dans le projet de conventionnement avec le FIPHFP. Le CHSCT regrette donc que ce document n’évoque pas clairement ce qui est attendu du FIPHFP en termes d’accompagnement stratégique, opérationnel et financier ».

Protocole gestion des troubles
Un protocole de gestion des troubles concernant les personnels et étudiants a été mis en place et adressé notamment aux responsables de services afin de répondre aux situations d’agression etc …
_ Le CHSCT déclare ne pas pouvoir donner d’avis à ce stade. « Au regard du document transmis, le CHSCT n’a pas la capacité de pouvoir émettre un avis sur le protocole de gestion des troubles et le regrette.
Il aurait été souhaitable et constructif que le CHSCT puisse avoir un document expliquant la problématique et le contexte de la mise en place de ce protocole, un logigramme sans aucune formalisation ne peut suffire ».

Service Santé au travail
La CGT a interrogé la direction sur la composition du service santé au travail, notamment sur l’organigramme de ce service suite au constat implacable d’un turn- over persistant.
Nous disposons actuellement d’un poste et demi de médecin, de trois infirmières et un ergonome.
Un nouveau médecin du travail et deux infirmières sont en cours de recrutement ainsi qu’une nouvelle psychologue.

Gens du voyage sur cité scientifique
Depuis des années les gens du voyage s’installent sur le campus de cité scientifique créant de nombreux problèmes notamment la gestion des déchets. Un groupe de travail va être mis en place concernant cette situation.

Une présentation de l’enquête relative à la crise sanitaire nous a été faite permettant de connaître le vécu des agents (conditions de travail et ressenti). Nous espérons que cette enquête permettra de mettre en œuvre des réponses concrètes aux difficultés rencontrées..

Permanences syndicale :

Cité scientifique - Bâtiment P7, mardi et jeudi 12h30/14h00 et sur RDV.
Pont de bois - Bureau B0512 .Bat B, Forum-1. Tous les 15 jours le mardi de 12h à 14h00 (voir affichage panneaux syndicaux) et sur RDV.
Sur rendez-vous sur les autres sites.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition