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CGT - Université de Lille

Journal de la CGT Université de Lille n°34

mardi 13 avril 2021

Sommaire :

Édito

Au conseil d’administration du 8 avril 2021, la Présidence et sa majorité étaient visiblement bien mal à l’aise, à chaque fois que la CGT-FSU évoquait le référendum sur l’EPE et la question de la démocratie universitaire. À l’heure où l’information concernant le projet d’Établissement Public Expérimental (EPE) n’a toujours pas été soumis aux instances représentatives du personnel (Comité Technique et du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), le "non au projet de l’EPE" a recueilli 89,63% de voix. Il faut que soit mis fin au mépris envers les représentants des personnels de l’Université de Lille, qui n’ont à aucun moment été consultés formellement, de même que leurs avis ont été négligés concernant à peu près toutes les fusions internes qui nous ont été imposées jusqu’ici, dans des délais insuffisants, et qui entrainent de gros dégâts.

Référendum sur l’EPE(X) : Université de Lille 2022

Communiqué des personnels mobilisés contre l’EPE et del’intersyndicale CGT-FSU-SUD Éducation
Le référendum des personnels sur l’EPEx, organisé par les personnels mobilisés contre l’EPE et l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Éducation du 25 Mars au 7 Avril 2021, s’est bien déroulé malgré les difficultés techniques et les contraintes imposées par la conjoncture sanitaire à organiser ce referendum. Sur les 1 086 votes des personnels de l’Université de Lille, il y a eu 1 063 votes contre le projet de l’EPE et 123 votes pour le projet de l’EPE. Le résultat est très explicite puisque le non a recueilli 89,63% de voix.
Au-delà de ce résultat, l’organisation de ce referendum fut un moment fort de notre démocratie universitaire : malgré l’opposition de la Présidence de l’Université, malgré son refus de permettre l’utilisation de l’ENT pour la rendre possible, notre collectif a permis que soit débattu notre avenir. Le débat se poursuit parmi les étudiants : le referendum qui leur est dédié est ouvert jusqu’au 16 avril 2021.
Il était essentiel que chacun et chacune soit informé convenablement de ce projet qui, s’il était mis en œuvre en janvier 2022, ferait perdre à l’Université sa Personnalité Juridique et Morale, impacterait fortement notre quotidien, dégraderait encore nos conditions de travail, mettrait en danger notre liberté académique et notre capacité à déployer nos recherches. L’EPE autoriserait, à terme, la hausse importante des frais d’inscription pour les étudiants, l’instauration d’une formation universitaire à double vitesse : des formations graduées fortement subventionnées pour les "élites", d’une part ; des formations dégradées de premier cycle pour la grande masse des étudiants, de l’autre. Ceci, pour n’évoquer que quelques-unes des conséquences que nous redoutons.
Nous nous réjouissons d’être parvenu.es, malgré les difficultés techniques et les contraintes imposées par la conjoncture sanitaire à organiser ce referendum. C’est grâce à notre organisation, notre réflexion et nos analyses ; grâce aux conseils de collègues d’autres universités qui ont fait face à un EPE ou le subissent ; grâce à notre vision pour une autre Université ; et grâce enfin au concours de tous les personnels qui se sont exprimés, que nous sommes parvenus à réinsuffler du débat quant à ce projet.
Au terme de la consultation, nous voyons que, très majoritairement, les personnels de l’Université de Lille : administratifs, techniques et des bibliothèques, chercheurs, ingénieurs, vacataires d’enseignement, maîtres de conférences, professeurs, dès lors qu’ils s’expriment, se prononcent contre cet EPE.
C’est un désaveu quant au projet monté par la Présidence. Celle-ci devra tenir compte de notre expression collective. Nous ne sommes pas prêts à brader le service public d’enseignement supérieur, à remplacer la recherche fondamentale par de la recherche étroitement finalisée, à sortir du code de l’éducation, à supprimer les franchises universitaires - que les générations de nos prédécesseurs ont maintenu, envers et contre tout, depuis le XIIIe siècle - pour obtenir quelques financements incertains et inégalitaires. Nous appelons nos représentants élus dans les instances de l’université, nos représentants syndicaux mais aussi nos représentants politiques, ainsi que les parents d’étudiants et futurs étudiants à se saisir de cet enjeu et interpeller le gouvernement et Madame la ministre Vidal à son propos.
Des alternatives existent. Le projet n’est visiblement pas mûr. Nous, acteurs de l’Université et de la Recherche, demandons un moratoire : nous sommes riches de propositions et souhaitons participer à la construction collective de l’Université et de la Recherche Publiques de Demain.

Élections à la Faculté des Sciences et Technologies

Les résultats des élections des représentants au conseil de faculté des sciences et technologies réalisées par voie électronique, du 7 au 8 avril 2021. La CGT rappelle que l’on est passé d’une élection en trois circonscriptions en 2017 pour les collèges A et B, à une circonscription unique.

  • Alternative FSU-CGT (2 élus en collège A ; 4 élus en collège B et 3 élus en collège BIATSS)
  • Résonances (5 élus en collège A ; 3 élus en collège B et 2 élus en collège BIATSS)
  • SUNIR (3 élus en collège A ; 3 élus en collège B et 2 élus en collège BIATSS)
  • SNPTES (1 élu en collège BIATSS)
    Pour en savoir plus, consultez les procès-verbaux :
  • Collège A
  • Collège B
  • Collège BIATSS
  • Collège Usagers

Le camouflet de l’inspection du travail à destination de l’employeur

Suite à l’alerte faite dans le registre d’un danger grave et imminent le lundi 15 mars 2021, par la CGT, un CHSCT en urgence s’est tenu le 19 mars 2021. Un "désaccord sérieux et persistant" a été voté à l’unanimité par les représentants du personnel au CHSCT, au motif que la rupture de la période d’essai d’un médecin du travail fraîchement recruté à l’Université de Lille, constituait un danger grave et imminent pour les raison suivantes :

  • l’accentuation du manque critique de médecins du travail en raison de la crise sanitaire (risque de contamination, d’isolement au travail, …) et en raison des restructurations subies ou en cours (épuisement au travail, perte de sens et de repères au travail, ...) ;
  • la brutalité inouïe de cette rupture, qui pourrait avoir des répercussions sur l’organisation du service mais également sur la santé des agents ;
  • la perte d’une expertise professionnelle unique, en particulier sur Cité Scientifique, site technologique rassemblant 3000 travailleurs et présentant la totalité des risques professionnels répertoriés, et plus généralement au sein d’un établissement de plus de 7000 agents ;
  • l’absence de médecins du travail présents en milieu de travail.

Notre employeur a contesté le caractère de danger grave et imminent.

Que dit l’Inspection du travail dans un courrier daté du 30 mars 2021 ?
"Le rôle de la médecine de prévention dans les administrations et établissements publics de l’Etat est prévu à l’article 10 du décret n°82-453 du 28 mai 1982. Elle a pour but de prévenir toute altération de la santé des agents du fait de leur travail et de conduire des actions de santé au travail pour préserver la santé physique et mentale des travailleurs tout au long de leur parcours professionnel.
Elle a donc un rôle essentiel en matière de prévention des risques professionnels. Il est de la responsabilité de l’administration de lui fournir les moyens d’assurer ce rôle.
Au sein de la médecine préventive, le médecin du travail a des missions multiples et importantes décrites dans différents articles du même décret.
Le médecin du travail a donc un rôle central dans la préservation de la santé des agents et, plus globalement, dans la prévention des risques professionnels ; à fortiori, dans le contexte actuel de la pandémie de COVID19 ce rôle est à mettre en valeur.
De ce fait, il est de la responsabilité de l’administration d’assurer la continuité des missions dévolues aux médecins du travail si une rupture de contrat intervient pour l’un d’entre eux et de justifier devant le CHSCT les modalités concrètes mises en œuvre pour l’assurer".

Pour la CGT, l’employeur doit répondre de façon circonstanciée aux carences pointées par l’inspection du travail. De même, il a été demandé par les représentants des personnels au CHSCT une enquête du service de santé au travail que la CGT demande, à diligenter très rapidement.

Plan de réduction des inégalités femmes-hommes

Lors du comité technique du 25 mars, la CGT a salué et a reconnu le travail engagé. Cependant, la CGT s’est abstenue car il n’est question nulle part dans ce plan de la précarité, qu’elle touche les jeunes chercheurs qui enchaînent les contrats précaires ou qui courent derrière les heures de vacations, ou encore la précarité des agents Biatss en particulier les agents de catégorie C qui ont de faibles revenus, sans parler des Biatss contractuels qui ont des salaires encore plus faibles. La CGT aurait apprécié par exemple l’interdiction de faire baisser des contrats de catégorie : des contractuels en catégorie B se sont retrouvés lors de renouvellement de contrat en catégorie C, d’autres sont passés d’une catégorie de 100 % à 70 %, remettant le compte à rebours les 6 années d’ancienneté nécessaires pour prétendre à un CDI. Des situations comme celles-ci, sont inadmissibles et l’Université de Lille doit tout faire pour luter contre cette précarité.

Conseil d’administration du 8 avril 2021

Les représentants syndicaux FSU et CGT présents en Conseil d’Administration ont fait valoir le résultat du référendum sur le projet d’EPE pour demander au Président un réel débat et un recul sur ce projet. Monsieur Camart qui se retranche souvent derrière la démocratie a refusé d’entendre le résultat du vote et d’en tirer les conclusions nécessaires. Les membres de l’équipe présidentielle préfèrent diviser la communauté universitaire.

Outres les sujets liés à l’intérêt croissant de notre équipe présidentielle pour la compétition inter-établissements (au risque de fragiliser et in fine détruire le service public d’enseignement supérieur et de recherche), nous avons pu aborder plusieurs sujets d’intérêt plus direct.

Tout d’abord, nous vous faisons parvenir le calendrier universitaire 2021-2022.

Le plan de réduction des inégalités femmes hommes a été proposé. C’est une première avancée sur ce sujet. Mais ce plan ne saurait être suffisant pour parvenir à l’égalité. La vice-présidente nous a annoncé que la différence de traitement globale sur l’établissement était de 16%.
Cependant une réelle avancée pourrait intervenir pour les personnels d’entreprises sous-traitantes chargés du nettoyage des locaux. Une réflexion serait en cours sur l’intégration dans les appels d’offres d’avancés réelles sur les conditions de travail (horaires décalés, temps partiels imposés). Nous espérons que cela se concrétisera rapidement.
Enfin, cette séance a été l’occasion d’accueillir Thomas Alam élu sur la liste FSU-CGT à l’occasion des dernières élections partielles en collège B.

Formation d’accueil CGT d’une journée en mai et en juillet

Chaque collègue (titulaire ou contractuel) a le droit à 12 jours de formation syndicale qu’il soit syndiqué ou non. La CGT organise régulièrement des formations syndicales d’accueil d’une journée. La CGT Université de Lille ouvre cette formation à tous nos collègues (syndiqués et non-syndiqués). Cette journée de formation syndicale rappelle quelques éléments sur les droits des travailleurs de la fonction publique, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels. Elle se déroule sur le temps de travail. La CGT vous remettra un certificat de présence à l’issue de la journée.
Les prochaines formations sont prévues le vendredi 21 mai 2021 et le vendredi 2 juillet 2021.
Pour y participer, écrivez-nous à cgt@univ-lille.fr afin que nous puissions vous inscrire et vous transmettre un modèle de lettre destiné à votre supérieur hiérarchique à adresser au plus tard le 21 avril pour faire votre demande pour la formation de mai.

Nous pouvons avoir des traducteurs. en langue des signes pour les collègues malentendant.es lors des 2 formations CGT. N’hésitez pas à nous prévenir si vous êtes intéressé afin que nous puissions organiser la présence de traducteurs. Contactez-nous : cgt@univ-lille.fr

Interdiction d’assurer les examens en présentiel du 5 avril au 2 mai

Vous trouverez les consignes applicables aux établissements d’enseignement supérieur pour ce troisième confinement.
Parmi ces consignes figurent l’Interdiction des examens en présentiel
– Examens à tenir à distance ou à reporter - Entre le 6 avril et le 2 mai inclus, l’ensemble des examens organisés par les établissements d’enseignement supérieur devront se tenir à distance ou être reportés. Aucun examen en présentiel ne peut être tenu durant cette période. Les épreuves de contrôle continu organisées à l’occasion des enseignements de TD-TP en présentiel peuvent avoir lieu.
- Dérogation possible – les épreuves et examens organisés en vue de la délivrance des diplômes sanctionnant les formations de santé pourront l’être en présentiel ou à distance.
La ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation dans sa gestion au fil de l’eau fait fi des contraintes et des intérêts des personnels et des étudiants. Pour la période du 5 avril au 2 mai inclus, l’ensemble des examens organisés devra se tenir à distance ou être reporté. Plusieurs exceptions sont prévues, notamment pour les examens des formations de santé qui pourront être maintenus en présentiel (PACES, PASS, LAS). Il est aberrant d’interdire la tenue d’examens quelque soit l’effectif étudiant, alors même que les enseignements peuvent se poursuivre à jauge de 20% par campus. Comment expliquer sanitairement, que les épreuves des PASS bénéficient d’une dérogation alors même que leurs effectifs sont plus que conséquents que pour la majeure partie des autres formations ?

Reconnaissance des responsabilités particulières pour 32 emplois-types

Le 29 mars lors d’un groupe de travail du Comité technique, il a été présenté aux représentants des personnels le document de travail suivant qui porte sur la reconnaissance de responsabilités particulières pour 32 emplois-types et qui concerne 49 agents ( BAP A : 24 agents ; BAP B : 11 agents ; BAP C : 13 agents ; BAP D : 1 agent).
Il s’agit pour la DRH de lister des responsabilités particulières et permettre aux collègues un rehaussement de leur prime (groupe de fonctions). Les responsabilités particulières retenues à ce stade par la DRH sont les suivantes : responsabilité d’une plate forme/plateau technique, d’appareil scientifique de haut niveau, d’encadrement et de coordination de projets scientifiques, d’encadrement hiérarchique ou fonctionnelle d’une équipe.
La CGT s’est étonnée car de nombreux autres agents ont des responsabilités particulières et ne figurent pas dans cette liste. Elle a cité pour illustration l’incohérence de ne reconnaître en Bap D, uniquement les responsabilités des ingénieurs d’études en analyse des sources historiques et culturelles, mais pas également les ingénieurs d’études en production, traitement, analyse de données et enquêtes ou les ingénieurs en sciences de l’information géographique. La CGT a indiqué que si on rentrait véritablement dans le détail, de nombreux autres collègues seraient concernés par les responsabilités particulières ; y compris à la DSI, dont certains collègues utilisent des équipements de pointe ou en sciences physiques.
C’est pourquoi la CGT propose à tous les collègues concernés par des responsabilités particulières dans toutes les BAP, de nous les communiquer s’ils le souhaitent afin que nous aboutissions à un listing exhaustif de toutes les responsabilités particulières en vue de le soumettre au comité technique.
Merci d’indiquer dans l’objet de votre mail adressé à cgt@univ-lille.fr : responsabilité particulière + votre BAP

Bilan intermédiaire de la campagne d’entretiens professionnels annuels 2019-2020

Sur les 2807 agents concernés par l’entretien professionnels (titulaires et contractuels CDD et CDI), seuls 1480 agents avaient validé et signé leur compte-rendu professionnel sur l’application Entract. Soit près de 53 %.
Il y a manifestement une difficulté d’appropriation du nouvel outil de saisie. La DRH a indiqué plusieurs raisons :

  • la formation suivie par de nombreux chefs de service nécessite sans doute un complément pour une prise en main efficace ;
  • l’assistance individuelle proposée aux chefs de service par la DRH n’a pas été sollicitée suffisamment ;
  • des outils mis dans l’intranet à destination des chefs de service mais sous-utilisés (guide méthodologique pour mener les entretiens, grilles d’aide à l’évaluation...) ;
  • des retours par certains chefs de service qui expriment "un travail lourd à effectuer" ;
  • le lancement tardif de la campagne d’entretien 2019-2020 et le manque de temps pour certains chefs de service.
    La DRH a précisé qu’Entract permettait de d’identifier les services et qu’une prise de contact sera faite afin de déterminer et lever les difficultés.
    Voir le bilan effectué par la DRH.

Poésie

Les hommes en bleu
Dans le hangar froid, une Lamborghini rentre. La compression élevée du moteur fait s’arrêter net le mouvement des pistons. Les pots d’échappement continuent lentement de fumer.
Allongé, un ouvrier glisse sur le carrelage blanc. Premiers regards portés pour évaluer l’ampleur des plaies du taureau.
Du sang marron coule sous les doigts du mécano.
Sur le Bulgomme de la table, des mains s’affairent. L’animal a besoin de caresses. Déjà un mugissement résonne. La bête, déjà, serait réparée ?
Après une trajectoire inédite, l’enfant sort avec son jouet. Dedans les entrailles, le mécano lui sourit.
PX, 2021

Les hommes en bleu (Rival italien du cheval cabré Ferrari : le taureau Lamborghini. Illusion du temps, confusion des âges. Éloge des jeux des enfants.)

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition