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CGT - Université de Lille

Journal de la CGT Université de Lille n° 20

mercredi 8 avril 2020

Cher.e.s collègues,
Loin de s’arrêter, la CGT - Université de Lille redouble d’activité en cette période de crise et de confinement pour vous informer et surtout pour défendre nos intérêts de travailleurs, car nos employeurs (Président de l’université ou ministre de l’ESR) et le gouvernement n’hésitent pas à profiter de la situation tragique pour essayer de rogner encore un peu plus nos droits...
Outres la solidarité envers les personnes malades, la CGT se mobilise pour l’ensemble des travailleurs qui paient ou paieront le prix de cette crise sanitaire. (Voir le communiqué)
Bonne lecture en cette période de confinement, et à bientôt,
La CGT - Université de Lille

Dernière minute : le Président jongle avec nos congés

La direction de l’Université a décidé unilatéralement de retirer à l’ensemble des personnels BIATSS 5 jours de congés pendant le confinement au titre des vacances de printemps ! Comme si les agents se trouvaient en situation de partir en vacances, ou tout simplement de se reposer afin de reconstituer leur force de travail...
Encore une fois, après de nombreux messages lénifiants de la part du Président ("Votre engagement à toutes et tous est exemplaire. " courriel du 23 mars 2020), celui-ci nous remercie ... en rognant une fois de plus nos droits à congés !
Le Président précise que cela permettra à tous de déconnecter de ses activités et de se reposer. Il est évidemment nécessaire que les personnels réquisitionnés ou en télétravail et qui ont besoin d’un temps de repos puissent respirer lors de cette période de confinement en étant mis temporairement en Autorisation Spéciale d’Absence. Mais cela ne saurait être considéré comme des congés ordinaires, tant le confinement imposé ne ressemble nullement à des vacances.
La CGT-Université de Lille demande donc à l’employeur de respecter sa parole et son engagement de suspendre l’application Kelio pendant tout le confinement, en ne spoliant pas les agents de leurs droits à congés.
S’agissant des personnels réquisitionnés ou en télétravail, la CGT-Université de Lille demande à l’employeur de reconnaître leur travail en cette période difficile, en leur accordant des jours d’ARTT supplémentaires, et en les gratifiant d’une prime exceptionnelle.
Notre employeur n’a donc pas attendu le Comité technique (CT) de l’établissement pour décider ! Preuve qu’il n’a que faire du CT. La CGT va étudier la possibilité de saisir le tribunal administratif pour la non-consultation des instances.
Nous faisons appel à un enseignant-chercheur en droit, pour rédiger avec nous ce recours. Merci de nous contacter.

Réunion de crise : les mandatés CHSCT sont présents même à distance, protègent, défendent et informent

Près de 500 collègues sont réquisitionnés et assurent le Plan de continuité d’activités (PCA), qui devrait se réduire aux seules activités vitales et essentielles, ce qui reste à vérifier.
Toutes les activités non essentielles auraient été arrêtées. Le principe est désormais le télétravail qui constitue depuis lundi 16 mars la modalité d’organisation du travail de droit commun, dès lors que les activités peuvent être télétravaillées. Cependant, au regard des spécificités des services publics nécessitant une continuité d’activité, il revient à chaque employeur public de déterminer quelles sont les activités nécessitant une continuité de services publics indispensables dans le cadre d’un Plan de continuité d’activité (PCA). Aucun employeur public ne peut imposer à des agents de travailler dans un service qui ne serait pas véritablement essentiel à la continuité de l’activité d’un service public.
Des dérogations existent par ailleurs (personnes fragiles, un des parents d’enfants de moins de 16 ans par exemple).
Pour la CGT - Université de Lille, le cadre réglementaire du télétravail s’applique (fourniture du matériel par l’employeur, demande de l’agent, formation, ...), nul ne saurait-être contraint à travailler en dehors de ce cadre. Ce cadre réglementaire pourrait évoluer, mais cela n’est pas le cas aujourd’hui.
Tous les autres agents sont placés en Autorisation Spéciale d’Absence - ASA (avec maintien des droits à pension et congés, du salaire et des primes).
Une euthanasie massive d’animaux de laboratoire a été malheureusement réalisée.
Une aide d’urgence de 200 euros a été allouée aux étudiants en difficulté. Des distributions alimentaires ont également eu lieu. Nous appelons tous les collègues qui sont en lien avec des étudiants sur les campus à prendre de leurs nouvelles.
La recherche de dispositions pour mettre en sécurité les étudiants malades (en concertation avec le CROUS) ainsi qu’une procédure d’appel téléphonique des étudiants isolés sont à l’œuvre.
SUMPPS : deux antennes sont ouvertes pour le moment (Moulins et Cité scientifique).
Médecine de prévention de l’Université : il est souhaitable que les personnels affectés/suspectés d’être malades du covid19 se manifestent auprès du Dr Degreef.

Prochain Comité technique (CT) : la position de la CGT et ses questions

- La CGT n’est pas favorable au dépôt de 5 jours de congés à la dernière minute. Avec le confinement, nous avons constaté la multiplication des situations de collègues mis en difficulté. Certains collègues ont subi l’amputation de leur garde alternée et n’ont pas pu voir leurs enfants. Ils auront besoin de leurs jours de congés pour l’été (rappelons que les vacances scolaires sont de deux mois). D’autres vont avoir besoin de ces jours de congés à l’issue du confinement pour aller rendre visite à un de leur proche isolé, âgé, à la santé fragile... N’aggravons pas la situation. C’est à l’issue du confinement que des collègues vont avoir besoin de poser des jours de congés et également cet été.
- La CGT demande à ce qu’une gratification particulière soit versée aux collègues réquisitionnés et aux collègues qui ont été en télétravail avéré, soit parce qu’ils faisaient partie du dispositif, soit parce que leur supérieur hiérarchique leur a demandé de travailler.
- Y a-t-il eu des droits de retrait parmi les collègues réquisitionnés ? Dans quels services ?
- La CGT demande qu’il y ait le versement d’un acompte aux vacataires d’enseignement dans les plus brefs délais.
- La CGT demande qu’il y ait le paiement des heures de vacation des intervenants (comme les étudiants et les doctorants), prévues dans leur contrat, mais non faites suite au confinement. Rappelons que certains doctorants n’ont pas de bourse de thèse, le paiement de ces heures de vacation est leur seule source de revenus. Idem pour les étudiants vacataires.
- La CGT demande des informations sur le traitement des dossiers CSE (commission sociale d’établissement). Qu’en est-il des dossiers qui devaient être étudiés lors de la CSE du 18 mars ? Idem pour ceux d’avril ?
- La CGT demande qu’en est-il de la commission d’imputabilité des accidents de travail qui devait se tenir en mars ? A-t-elle eu lieu ? A défaut, quand est-ce qu’elle sera réunie ?
- La CGT souhaite savoir si le recrutement de personnes en situation de handicap (ouvert aux Bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi - BOE) sera maintenu avant l’été ou reporté à la rentrée. La CGT rappelle sa demande émise il y a quelques mois en CT de prolonger au moins d’un mois la durée pour candidater (et non 15 jours l’an dernier).
- Le confinement a révélé les difficultés d’assurer une mission de télétravail à distance. Beaucoup de concitoyens n’ont qu’un seul ordinateur par famille. Pas d’imprimante. D’autres n’ont pas de PC. Il sera sans doute utile de revenir à la fin du confinement sur au moins deux points à mettre en place dans le futur :

  • une politique d’achat d’ordinateur portable qui remplacent les ordinateurs fixes pour au moins les collègues aux missions clés et fondamentales à élargir progressivement dans les années aux autres secteurs ;
  • de mettre en place pour les personnels qui en ont besoin une bourse de matériel informatique qui n’est plus utilisé par l’Université (ordinateur, imprimante, scanner et petites fournitures) ;
  • d’augmenter la capacité du nombre de prêt d’ordinateur portable à destination d’étudiants en grande difficulté géré par les commissions de la Vie étudiante ;
  • de faire un bilan du dispositif de télétravail de l’Université et d’en tirer les leçons à la lumière de ce que font d’autres pays européens comme les Pays-Bas. La CGT cite ici un extrait de la lettre vision RH de la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique (DGAFP) sur le Travail et management à distance en situation exceptionnelle qui date du 3 avril 2020 : « pour encourager toujours plus d’agents à travailler de chez eux, le Gouvernement néerlandais leur verse une allocation qui se compose d’une compensation mensuelle de 80,23 euros pour utilisation de l’espace personnel ainsi qu’une prime d’équipement matériel de 1 815 euros par période de 5 ans. Il est à noter que ces montants sont défiscalisés. Pour encore plus de flexibilité, cette somme a été intégrée dans la nouvelle « indemnité à choix individuel (2) » (IKB) et il est donc désormais possible aux télétravailleurs qui le souhaitent de la transformer également en jours de congés, cotisations complémentaires de retraite ou encore de l’utiliser pour financer des formations à caractère personnel non prises en compte par l’employeur ».

La "Démocratie universitaire" en période de crise

Le Président de l’Université a décidé de consulter le conseil d’administration(CA) de notre établissement la semaine dernière. Le procédé était adapté à la situation sanitaire actuelle puisque les conseillers étaient invités à réagir pendant 2 jours sur un document transmis par mail. A la fin de la première journée, le Président Camart envoyait un premier retour aux réactions émises. En fin de seconde journée, il nous faisait parvenir un document final en nous demandant de voter.
Le document transmis concernait justement la procédure de consultation des instances à distance. Il est en effet essentiel que les décisions prises en période de crise soient le fruit de décisions collectives. La CGT Université de Lille s’est donc félicitée de cette consultation mais a émis des remarques en demandant au Président des modifications. Il est par exemple essentiel que ce mode de consultation, qui ne permet pas le débat et la discussion nécessaires pour prendre des décisions et émettre des votes éclairés, soit réservé à des sujets en rapport direct avec la crise en cours. Il devrait également être impossible de consulter les instances à distance en dehors de périodes de crise bien définies.
Le Président a approuvé ce type de remarques. Mais dès le lendemain, le document final sur la procédure de consultation des instances à distance ne reprenait pas ces remarques. La CGT s’est alors étonnée de ce revirement. Notre message n’a pas d’ailleurs pas été distribué aux autres membres du CA...
Nous constatons donc que la procédure décidée par le Président ne permet pas un débat de qualité.
De plus, ce système est extrêmement dangereux puisque le Président pourrait décider de mettre à l’ordre du jour dans une procédure de consultation à distance des sujets remettant par exemple en cause le temps de travail, le régime indemnitaire voire même le dialogue de gestion. Force est de constater qu’il a refusé de borner la saisine des instances à distance à des sujets prioritaires en période de crise.

CHSCT Ministériel du 26 mars

Lors du CHSCT ministériel du 26 mars la CGT a pu constater l’impréparation du gouvernement face à la crise sanitaire dans nos établissements relevant de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Notre syndicat a dû rappeler en séance que le droit de retrait existe pour tous les travailleurs, y compris ceux qui sont en poste sur des activités essentielles. Les représentants de la ministre ont même repris les éléments de langage du gouvernement en avançant que le port de masques pouvait être une fausse protection. Ils ont été ouvertement repris et corrigés par des mandatés en CHSCT.
Cette séance a également permis d’adopter une dizaine d’avis auxquels le ministère devra donner des réponses dans les deux mois. C’est ainsi que les mandatés ont demandé à l’unanimité :

  • la présentation en CHSCT ministériel du cadre général des fonctions vitales devant ensuite être décliné et présenté dans les CHSCT d’établissements ;
  • l’assurance que seules des fonctions dites vitales sont encore exercées au sein des établissements dans le souci de préserver la santé des agents ;
  • l’assurance que tous les agents confinés sont bien sous le régime des "autorisations spéciales d’absence" et que cela ne portera préjudice ni à leur droit à congés, ni à leur rémunération ;
  • l’assurance que tous les agents réquisitionnés aient des équipements de protection individuelle, tels que des masques. De plus, les agents touchés doivent être informés de leurs droits à reconnaissance d’accident de service ou de maladie professionnelle. Enfin, les agents ayant des problèmes de santé ou des contraintes familiales spécifiques ne doivent pas se rendre dans leur établissement ;
  • une attention particulière à la situation des étudiants isolés pouvant de plus être dans une situation de précarité ;
  • que les situations de télétravail ne mettent pas les agents en danger ou en difficulté. Pour cela, le cadre du télétravail devrait être respecté dans tous les établissements en dépit de la situation sanitaire actuelle.
    Vous trouverez dans ce document la déclaration liminaire et les avis de ce CHSCT ministériel.

Le leurre de la continuité pédagogique

Comme dans le secondaire, dont les médias parlent beaucoup, les Universités – et donc celle de Lille – doivent assurer la continuité pédagogique. Les enseignants et enseignants-chercheur ont été sollicités pour mettre leurs cours en ligne et les informaticiens des fonctions supports ont été chargés de réaliser et de distribuer des tutoriels afin de permettre aux étudiants de continuer leur année universitaire. La bonne volonté et l’investissement des uns et des autres n’empêchent pas que cette continuité pédagogique pose des questions.
La première est technique. Sans compter que tous les cours ne sont pas toujours aisés à distance (pratiques sportives, pratiques artistiques, TP nécessitant du matériel, pratique de l’oral en langue...), tous les enseignants n’ont pas forcément le matériel informatiques pour faire des cours en version numérique. Ce problème est encore plus accentués du côté des étudiants : tous les étudiants n’ont pas accès à un ordinateur et à une bonne connexion internet, ou peuvent y avoir accès, mais doivent le partager avec des frères et sœurs qui doivent également poursuivre leurs études à distance, des parents susceptibles de télétravailler..., ils n’ont pas accès aux bibliothèques, surtout que les « digital natives » ne maîtrisent pas toujours les logiciels de bureautique – c’est d’ailleurs pour cela que la formation à ces logiciels est obligatoire dans les formations.
Cette seule question technique pose la question de l’égalité de traitement des étudiants et donc de la possibilité de maintenir, même si l’Université ré-ouvre suffisamment tôt pour « tenir » le calendrier pédagogique, de la tenue des examens en fin de semestre.
Cette pression de la continuité pédagogique vise en fait à maintenir l’illusion de la normalité, ce qui pose également question alors que tout autour de nous montre que nous sommes dans une situation qui est tout sauf normale, une situation « de guerre » pour reprendre les mots du président. Confinement à domicile, rues désertées... croire que l’on peut continuer comme si de rien n’était alors que nous faisons tous face aux inquiétudes pour sa propre santé et celles de ses proches.
Enfin, cette volonté de continuité pédagogique pose également la question de la manière d’enseigner. Bien sûr, de nombreux enseignants ont déjà utilisé des pédagogies dite « innovantes » (distanciel, classe inversée...), mais souvent, après réflexions, expérimentations, adaptations..., pas dans l’urgence d’une situation inédite. Surtout est-ce que tous les enseignements peuvent se faire sans présentiel ? L’acte d’enseigner repose sur l’interaction entre l’enseignant et les étudiants, sur l’adaptation du cours du premier aux réactions des seconds pour permettre la compréhension et l’apprentissage.
Penser que l’on pourra terminer l’année universitaire dans les conditions habituelles est un leurre et il faudra bien réfléchir à une manière de finir l’année universitaire qui ne soit ni au détriment des étudiants, ni au détriment des personnels.

Pas de confinement pour nos droits

La CGT pour les Ingénieurs, Cadres, Techniciens, et Agents de maîtrise (Ugict-CGT), les syndicats CGT de l’inspection du travail et de la Direction Statistique du Ministère du Travail (DARES) et des avocat·e·s militant·e·s ont lancé luttevirale.fr pour faire primer l’enjeu de santé publique sur les intérêts économiques de court terme.
Sur luttevirale.fr vous trouverez :

  • Des fiches synthétiques rédigées par des experts en droit du travail
  • Des questions-réponses
  • Un système d’alerte de terrain

Par ailleurs, pour toutes questions sur la situation actuelle des travailleurs du secteur de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, nous vous invitons à consulter la FAQ de la FERC - CGT ; de nombreuses questions y trouvent des réponses claires, et vous pouvez poser votre question, des camarades de la France entière y répondrons rapidement.
Et quelques nouvelles d’avant le confinement...

Congrès de l’Université de Lille : le Président ignore les questions de la CGT

Le Congrès de l’Université de Lille qui s’est tenu le 6 mars dernier avait pour unique point à l’ordre du jour les « Principes et engagements » du futur Établissement public expérimental.
La CGT a posé 4 questions :

  • Quand la direction compte-t-elle passer de l’ « agilité » élément de langage à une concrétisation ?
  • Comment se ferait la coordination territoriale alors que dans le document présenté les autres universités de la région n’étaient pas même mentionnées et que la ComUE avait été dissoute ?
  • Pourquoi les « Principes et engagements » prévoyaient une Université à deux vitesses tant pour les enseignements que pour la recherche ?
  • Pourquoi le document indique que « l’EPE est l’employeur de l’ensemble de ses personnels hormis les personnels des établissements-composantes. » alors que les personnels titulaires sont fonctionnaires d’Etat et donc personnels du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ?

Le Président a répondu que la coordination territoriale ne devait plus obligatoirement se faire par un seul établissement (ce qui n’explique en rien le silence sur les autres établissements de la région dans la stratégie de notre Université) et que si nous préférions un établissement sclérosé, ce n’était pas son choix (ce n’était pas la question...). Quant aux autres questions, nous n’avons reçu aucune réponse...
La CGT Université de Lille continuera de se battre contre cette université qui différencie les parcours d’élite et ceux pour la masse des étudiants, qui différencie les labos "i-site", "hub" et ceux qui devront survivre dans la misère, contre le principe même d’établissement expérimental qui contribue à la destructuration de l’ESR au niveau national et la désorganisation des services au niveau local, contre, enfin, des prévisions de statuts (qui prévoient 50 % d’élus au conseil d’administration... et 50 % de membres nommés) qui mettent à mal le peu de démocratie universitaire qui subsiste...

La CGT - Université de Lille rencontre la DRH le 10 mars 2020

Nous avons rencontré la Direction des Ressources Humaines à notre demande afin d’avancer sur plusieurs situations de travail particulières. Voici les informations d’ordre général qui nous ont été données à cette occasion :

  • En cas d’une double instruction d’un Accident de Travail (AT/MP) et d’un Congé Longue Maladie (CLM), c’est d’abord l’AT/MP qui est instruit. En cas de refus d’imputation de l’AT, la demande de CLM est alors instruite.
  • Lors d’une demande de congé de formation professionnelle, la CGT a demandé que si cette formation devait se tenir au sein de l’Université de Lille, les éventuels verrous (conditions d’accès à la formation, ...) soient levés en priorité s’agissant d’agents de l’établissement. Cette proposition sera instruite (entre DRH et service formation).
  • Paiement des vacataires / moniteurs étudiants : le délai d’instruction de la mise en paiement est habituellement d’une semaine. Si cela n’est pas le cas, il faut alerter immédiatement la DRH (éventuellement en informer le syndicat) ; quand il y a des dysfonctionnements, une avance peut-être versée pour aider l’étudiant.
  • La CGT demande que plus de noms soient remontés par la CPE car le nombre d’agents BIATSS de l’établissement ne cessent d’augmenter (intégration de la ComUE en 2020). Cette demande a été partiellement prise en compte.

L’urgence face au coronavirus quels moyens scientifiques ? L’effort commun

Par Josiane Tack Secrétaire générale du SNTRS-CGT (Recherche publique) (Article paru dans l’Humanité du 26 mars 2020)
Depuis l’émergence de la famille de coronavirus tels que le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) ou le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers) des recherches ont été lancées pour mettre au point traitements et vaccins. L’épidémie passée, les retours sur investissement ont été jugés insuffisants. La majorité des projets ont été mis en veille faute de renouvellement de financements. Résultat, des stratégies prometteuses de recherche ont été mises de côté alors qu’elles auraient pu, aujourd’hui, aider à combattre le Covid-19. L’industrie pharmaceutique et les pays riches ont peu investi dans le domaine des pathologies induites par ce type d’agent pathogènes car il ne constituait pas un marché suffisamment rentable qui touche d’abord les populations pauvres des pays en voie de développement.
Pour affronter les risques sanitaires actuels et futurs, des moyens financiers et humains très importants seront nécessaires. Les services publics devront être renforcés, notamment l’hôpital, le système de santé et de protection sociale et notre système d’enseignement supérieur et de recherche. Les annonces du président Macron le 19 mars ne sont pas à hauteur des enjeux. Il profite de la crise pour annoncer une loi de programmation largement contestée dans la communauté scientifique. Aucun poste de titulaire n’est annoncé alors que l’enseignement supérieur et la recherche ont perdu 9000 postes depuis 2005. Au contraire, de nouvelles formes de contrats précaires sont prévues. Les 5 milliards d’euros sur 10 ans sont nettement insuffisants par rapport aux enjeux actuels. L’essentiel de ces sommes ira vers les appels à projet en lieu et place de crédits de fonctionnement de base pour les laboratoires.
Dès le début de l’épidémie, les travailleurs scientifiques en France se sont mobilisés pour faire avancer la compréhension des mécanismes d’action du Covid-19, développer un vaccin et des médicaments et proposer des stratégies pour endiguer la maladie. Toutes les disciplines doivent être soutenues : la recherche fondamentale, l’épidémiologie et la santé publique avec leurs travaux de modélisation, les sciences humaines et sociales, les sciences économiques, cela afin de mesurer, au-delà des paramètres de la maladie elle-même, l’impact de très longues périodes de confinement sur la santé physique et psychologique des populations fragiles.
L’engagement des travailleurs de l’hôpital, des universités et des organismes de recherche est possible parce que nous avons un statut qui nous engage, dans la durée, dans nos missions de service public. De nombreux travailleurs de la recherche se portent volontaires pour soutenir nos collègues de l’hôpital et nos organismes de recherche travaillent sur les moyens humains et matériels que nos laboratoires peuvent apporter à l’effort commun.
Nous sommes dans le temps de l’action pour lutter contre la propagation du virus et réduire ces effets néfastes sur la population, ensuite viendra le temps pour le débat et tirer les leçons sur la façon dont les gouvernements ont géré la recherche et l’hôpital. Nous n’accepterons pas que cette crise sanitaire serve de prétexte à la réduction de nos droits. En touchant toutes les populations par-delà les frontières qui séparent les peuples, cette pandémie nous rappelle la nécessité de développer des réflexes de solidarité et de coopération à l’échelle de la planète qui s’opposent à la logique de guerres commerciales et militaires et au repli sur soi nationaliste.

Limiter vos achats

Pour faire face au COVID19, le Président Macron et son gouvernement ont officialisé le confinement de la population le 17 mars dernier. Si dès l’annonce, il fallait tous rester chez soi, rapidement la Ministre du Travail a changé la donne en n’hésitant pas à condamner ceux des salariés qui ne travailleraient pas en la période.
Depuis, certains salariés du fait de leur métier sont sur le front. Si la situation de crise sanitaire peut justifier qu’ils y soient, on constate malheureusement que nombreux sont ceux qui travaillent alors que leurs activités ne sont pas essentiellement primordiales. Et quand elles le sont, c’est sans matériel de protection, qu’ils les exercent. La pression et la répression sont réelles, ils vont travailler la boule au ventre, comme entre autres les salariés d’AMAZON et les postiers pour ne citer qu’eux dont les syndicats ont déposé des centaines de droits de retraits. En parallèle, dans les médias et les réseaux sociaux, pas une seule journée sans initiatives solidaires, allant jusqu’à l’appel aux dons fait par le Ministre Darmanin. Alors que depuis son arrivée au gouvernement, il n’a cessé de casser la solidarité nationale (suppression de l’ISF, réduction des prélèvements sur les revenus du capital, baisse du taux d’impôts sur les sociétés, transformation du CICE en baisse de cotisations sociales, abaissement du taux d’impôt sur le revenu, propositions de primes sans cotisations…), avec ses copains du Gouvernement, aujourd’hui il organise la Charité. C’est beau la Honte ! Puisqu’il faudrait rivaliser d’initiatives solidaires comme s’il fallait effacer des esprits les politiques d’austérité des gouvernements successifs et ces derniers mois de conflits sociaux, INDECOSA-CGT Nord, l’association d’INformation et de DEfense des COnsommateurs SAlariés de la CGT, vous appelle à limiter vos achats aux produits de première nécessité et à suspendre vos achats par correspondance. STOP à AMAZON, Cdiscount et autres ! Ainsi nous protégerons les salariés qui travaillent pour ces groupes de ventes par correspondance et par la même occasion les travailleurs qui livrent leurs produits.

Témoignage d’un collègue : La sélection sociale excelle par l’enseignement numérique !

Je pense que les étudiants doivent avoir des difficultés au niveau de l’impression des documents car il n’est pas possible de travailler uniquement sur un écran. L’impression nécessite tout d’abord des moyens car, même si on possède un ordinateur, il n’est pas dit qu’on a une imprimante chez soi ; et quand on l’a, il faut y rajouter de l’encre et du papier. Je reçois du travail pour ma fille qui est en grande section, heureusement, j’ai une imprimante (N/B) chez moi. Quand il s’agit des documents couleurs, je dois jongler entre l’impression et le visionnage sur tablette. J’ai un copain qui n’a pas ces moyens, avec trois enfants je ne vous dis pas la galère. Je lui imprime tous les documents chaque semaine, alors que moi je les reçois quotidiennement. Bref, je pense que les étudiants doivent trouver des grandes difficultés à ce niveau.

Solidarité : Situation des étudiants exilés confinés à Lille

Par les membres du collectif des étudiants de Galois et leurs amis
Si vous voulez contribuer à aider ces étudiants, vous pouvez vous signaler au collectif des étudiants de Galois et leurs amis sur l’adresse mail : (etudiants_de_galois_et_leurs_amis@laposte.net ) en indiquant ce que vous pouvez/voulez faire ainsi que votre adresse physique. Parmi les actions envisageables :

  • créer des binômes avec les étudiants les plus vulnérables et sans ressources, habitant dans votre quartier, vous permettant de faire des courses pour eux,
  • manifester votre amitié et votre solidarité en gardant un contact régulier avec un ou deux étudiants, et en prenant régulièrement de leurs nouvelles par texto ou/et par téléphone,
  • si le Secours populaire arrive, comme nous l’espérons, à ouvrir une ligne dédiée vous pourrez rediriger des dons financiers vers lui car l’association dispose des comptes en banque et autorisations ad hoc pour faire des achats alimentaires et les redistribuer,
  • si vous avez d’autres idées/expériences praticables, respectant la sécurité sanitaire et gestes barrière, n’hésitez pas à nous en faire part.

etudiants_de_galois_et_leurs_amis@laposte.net
https://collectif-galois.frama.wiki/start
https://fr-fr.facebook.com/lesetudiantsdegaloisetleursamis

Le petit jeu de la CGT

Le premier qui trouve l’interprète et le titre de l’album gagne un filet garni (virtuel) :

L’avant-guerre, c’est dare-dare
Y’ a qu’ les idiots qui s’ marrent
Foncez tous chez l’épic’mar
L’avant-guerre, c’est dare-dare
Foncez tous chez l’épic’mar
Et enfermez dans vos placards
Fayots, lentilles, sardines et sauciflards

Enquête : usage du numérique et confinement

Quatre étudiants en 2nd année de master à l’IAUL nous ont demandé de relayer leur message :
Dans le cadre de notre atelier de M2 sur le sujet de l’inclusion numérique (en partenariat avec la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale - DRJSCS), nous avons voulu nous saisir de l’actualité pour élaborer une enquête. Cette dernière aborde la question de l’usage du numérique pendant le confinement. Nous essayons de toucher un public le plus large possible et faisons appel à différents réseaux.
Nous souhaiterions stopper l’enquête le 12/04.
Voici le lien de l’enquête : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScRfPyUHtHciLtO2b7lhGgDqzh65RcWaqec2o-R9-RX0kOYVw/viewform?usp=sf_link
Merci d’avance de votre réponse.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition