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CGT - Université de Lille

Journal de la CGT Université de Lille n° 19

mardi 3 mars 2020

Faire GRÈVE pour que tout S’ARRÊTE !


Le 5 mars : l’Université et la Recherche s’arrêtent !
A l’Université de Lille, on s’arrêtera pour rappeler les obligations de notre employeur dans le domaine de la prévention des risques professionnels.
Les problèmes ne manquent pas : désorganisation des collectifs de travail, avec parfois des conséquences graves comme la gestion du dossier de l’amiante à Pont de Bois et l’exposition de collègues à ces fibres mortifères. La CGT travaille actuellement sur le dossier afin de comprendre comment, sur un dossier connu et documenté depuis au moins 2014, des collègues ont pu être exposés en 2019... Cela pourrait conduire à une saisine du procureur de la République.

Dans le contexte de pénurie de moyens unanimement dénoncés, nous agents subissons de plus en plus les restructurations délirantes, qui ont conduit à ces dysfonctionnements à l’Université de Lille. Dysfonctionnements qui vont continuer puisque les marchands de mirages miraculeux récidivent avec le projet de grand établissement ULNE (débattu en congrès le 6 mars 2020...).Dans ce contexte, profitons du 5 mars pour nous arrêter, et nous demander si l’employeur respecte bien ses obligations de garantir notre santé et notre sécurité dans tous les aspects liés au travail.
Parlons, échangeons ensemble et essayons de répondre avons nous été exposés : - à l’amiante (poussières, trous dans des murs amiantés, demande de démontage de paillasses / crédances amiantées ?)- à des produits chimiques dangereux, directement (expériences en Labo) ou indirectement (produits pour le ménage, ...), - à des substances Cancérogènes, Mutagènes ou Reprotoxiques (CMR) ?
N’avons nous pas attrapé des rhumes à travailler dans des bâtiments à moins de 16° ?N’avons nous pas attrapé des infections urinaires dans des toilettes mal entretenues ?
Nous invitons les collègues concernés par une exposition à une substance nocive ou toxique générant un risque élevé de développer une pathologie grave à faire une entrée au registre, à déposer une main courante ou, dans le doute, à nous consulter. Nous fournissons un formulaire CERFA réglementaire pour le témoignage de l’exposition.

De la même façon, alors que les dimensions pathogènes des fusions ne peut plus être niée, les fusions internes à l’université continue, dans le mépris des instances (refus de saisir le CHSCT avant de décider des fusions). Nous investirons le 5 mars les registres santé et sécurité au travail pour y noter :
- les problèmes organisationnels,
- les charges de travail accrue,
- les violences internes et externes,...
Voici la liste des bâtiments où se trouvent les registres. Vous pouvez écrire dans n’importe quel de ces registres, peu importe si ce n’est pas dans votre bâtiment.

Le 5 mars : l’Université et la Recherche s’arrêtent pour notre santé et notre dignité !

CPE du 4 février 2020

La CPE s’est tenue le 4 février 2020 pour proposer l’inscription sur liste d’aptitude des personnels ITRF titulaires. Lors de cette réunion, les élus CGT ont dénoncé les points suivants :
- De nombreux collègues ont eu un déclassement de l’avis de leur supérieur hiérarchique direct, par leur Doyen ou Directeur. Comment comprendre que le supérieur hiérarchique direct donne un avis "Extrêmement favorable" à un dossier et qu’il soit désavoué ensuite par le Directeur ou par le Doyen avec un avis "Très favorable" ?
- Des collègues ont mis en avant dans leur dossier qu’ils perçoivent une prime IFSE supérieure à la prime qu’ils auraient reçue dans leur corps. Cette prime est-elle un critère de sélection ? Les personnels qui ont été les "oubliés" de la prime subissent-ils la "double-peine" en étant aussi les oubliés des CPE ?
- Cette année la lecture des dossiers de nos collègues de l’ex-COMUE, fut un exercice difficile compte-tenu de la rédaction différente des dossiers de l’Université. La direction nous a assuré que cela se réglerait ultérieurement car tous les agents auront le même document dès l’an prochain.
- le peu de dossiers remontés aux CAPN, alors que notre établissement ne cesse de grossir (6700 agents après l’intégration de la ComUE). Cette pratique proviendrait-elle d’une volonté de la direction de ne plus consacrer d’argent aux promotions de ses agents ?

Pour cette année concernant l’avancement au corps des Techniciens 558 étaient promouvables et 242 agents ont candidaté en déposant un dossier. Pour rappel, il y a eu 7 promus en 2019.

En ce qui concerne l’avancement dans le corps des ASI,141 agents ont candidaté et 308 étaient promouvables pour 5 agents promus en 2019.

Les élus CGT déplorent que l’effet mémoire ne soit plus pris en considération.
Les élus CGT déplorent l’emploi d’agents en catégorie C surdiplômés (qui ont des licences et des masters). Cela revient à dévaloriser les diplômes décernés par l’Université de Lille elle-même !
Les élus CGT déplorent le nombre restreint d’agents promus chaque année, ce qui nous laisse à tous peu de possibilités de prétendre à une promotion pourtant bien méritée !

Rappelons que la loi de transformation de la Fonction Publique qui supprime le dialogue social et le droit des fonctionnaires à intervenir sur leur carrière à travers leurs représentants se met petit à petit en place. Dès l’année prochaine, les représentants des personnels ne connaitront plus les dossiers des agents pour les avancements, que ce soit en CPE, en CAPA ou en CAPN. L’application de la loi a déjà eu pour conséquence, que les syndicats ne siègent plus, depuis le 1er janvier, en CPE pour la mobilité et les mutations .L’université va être à très court terme gérée comme une entreprise privée avec ses primes au mérite (RIFSEEP), ses promotions éclairs, avec encore moins de transparence.

Classement CPE - Ne vous laissez pas faire ! Comment contester ?

Les propositions d’inscription ont été envoyés le 5 février 2020 à tous les responsables administratifs et directeurs de service (Pièce jointe). Ce document n’est pas une décision, celle-ci revient au Ministre en dernier lieu (suite aux avis émis en CPE, puis en CAPA/CAPN). C’est seulement à ce moment-là que vous pourrez transmettre votre recours. En attendant,les agents "peuvent cependant parfaitement exprimer leur désaccord avec l’avis émis en remontant leurs observations à la DRH" (Propos de la Direction des Ressources Humaines).
Vous pouvez donc écrire à : drh@univ-lille.fr en signalant tout manquement dans la procédure du dossier. Voici certains manquements que des collègues nous ont déjà signalés :
- non communication au sujet de la promouvabilité d’un agent donc pas de dépôt de dossier possible,
- retard de la communication au sujet de la promouvabilité d’un agent,
- pièces du dossier communiquées partiellement,
- organigramme de service incompréhensible pour positionner l’agent et ses missions,
- procédure non remise à l’agent,
- rapport d’aptitude remis tardivement à l’agent ne permettant pas l’échange avec le supérieur hiérarchique,
- rapport d’aptitude ne reflétant pas le parcours professionnel de l’agent,
- rapport d’aptitude en décalage entre le réel du travail de l’agent et l’évaluation,
- dévaluation de l’appréciation finale,
- absence de formation à l’écriture du rapport d’activité faute de connaissance de sa promouvabilité,
- et tout autre manquement dont vous avez fait l’objet.

CHSCT du 20 février 2020

Amiante
A la demande du CHSCT, une réunion dédiée à l’amiante a été organisée. Mais l’employeur ne nous a fourni qu’un document de 2 pages intitulé "Plan d’action amiante". Le 30 janvier, il avait fourni au CHSCT un premier document reconstituant le déroulé des événements à Pont de Bois à partir de février 2019 seulement. Visiblement, les châssis de fenêtres sur Pont de Bois sont touchés par la présence d’amiante. Or, il nous est difficile de reconstituer l’histoire des châssis de fenêtres sur Pont de Bois avant cette date. Pourquoi l’employeur a-t-il rendu urgemment le marché public des changements de châssis infructueux ? Qu’est ce qui change dans le dispositif entre 2014 et aujourd’hui en 2020 ? Selon l’employeur, c’est suite à un dysfonctionnement du prestataire. D’où le choix selon lui pour prendre du temps pour établir une procédure et un mode opératoire de travaux. Mais le CHSCT n’a pas connaissance de changements dans la procédure qui pourraient éviter de ne pas recommencer les même erreurs, si elles ont eu lieu. La CGT a demandé à plusieurs reprises que lui soit transmis les plans de préventions des interventions depuis 2014 des entreprises sur les châssis de fenêtres amiantés de Pont de Bois, sans réponses.
La CGT a appris que des collègues avaient eu pour ordre d’aller nettoyer, immédiatement après l’intervention de l’entreprise, sans information des risques pourtant connus de l’employeur et sans précaution particulière, des bureaux où il y avait eu des travaux de changements de châssis dont on apprend aujourd’hui avec les dernières campagnes de mesures qu’il y a eu des fibres d’amiante retrouvées sur des armoires. Une réunion d’information à destination des collègues de Pont de Bois sera organisée par l’employeur.
L’exposition à l’amiante et le risque sur la santé d’un agent nécessite un suivi médical à évaluer en fonction de chaque agent et de son histoire professionnelle. En cas de doute sur votre exposition, rapprochez-vous de la médecine de prévention.

Projet de construction du bâtiment Oncolille sur la recherche sur le Cancer
Un bâtiment lumineux, un agencement agréable, avec des douches et un parking à vélo, des espaces de vie, et des circulations nombreuses. A noter des installations sensibles, avec des laboratoire L2 et L3 (sous-pression pour limiter les risques de diffusions d’agents pathogènes). Cependant, il est à craindre que les erreurs commises sur d’autres nouveaux bâtiments se répètent (à l’exemple du Bâtiment Esprit, Animalerie, Chevreul, etc.). C’est pourquoi la CGT a demandé en quoi ce projet est conforme aux recommandations de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Cette information n’ayant pas été évoquée par l’employeur lors de la présentation du projet. Nous n’en saurons pas plus.
L’Université s’engage de financer dans le cadre d’un Marché public de performance de 9 ans, un prestataire pour l’entretien de toutes les installations et défaillances supposées .

Le CHSCT n’a pas été consulté en amont de ce projet. Les documents sont pourtant datés de septembre 2019 et n’ont été transmis que 15 jours avant la tenue du CHSCT ne permettant aux représentants des personnels de faire correctement le travail. L’employeur se défendant que parmi les trois projets soumis au marché public, le projet final n’a été retenu qu’en décembre 2019. Hors le rôle du CHSCT est aussi de pouvoir éclairer l’employeur sur les trois propositions de bâtiment.

Zoom sur la Procédure d’imputabilité des Accidents de Travail (Services) et des Maladies Professionnelles (AT/MP)

L’Université de Lille a rédigé et présenté en CHSCT une note qui fournit enfin des informations sur la procédure appliquée à l’Université de Lille (ULille) pour l’imputation (ou non) des Accidents du Travail/Maladies Professionnelles. Cette confirme que la Direction ULille semble ne pas respecter le principe d’imputabilité inscrit dans la loi régulière pour la Fonction publique depuis l’ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017. Les représentants du personnel en CHSCT ont porté à la connaissance de l’employeur de nombreux arguments appuyant cette suspicion. En soulevant en particulier les points suivants :
- En page 2, ULille écrit qu’un accident se caractérise par : « Le caractère soudain de cet événement, qui a lieu dans un court laps de temps ». Cette interprétation n’existe pas dans la loi. La loi impose simplement à l’employeur de reconnaître les accidents de travail intervenus « dans le temps et le lieu du service » (art. 21 bis de la loi n°83-634). Ainsi, s’agissant par exemple des épuisements au travail, un incident (sur le lieu et le temps de travail), venant conclure de longues semaines, mois, années d’atteintes à la santé liées à une organisation pathogène du travail, relève de l’accident de travail ou de service.
- En page 3, la note rappelle l’obligation faite au travailleur d’adresser le certificat médical dans les 48h, mais ne précise pas que le non-respect de cette règle n’entraînera pas la non-imputabilité. Si cela se produisait, la conséquence serait la possibilité de réduire de moitié le montant de la rémunération entre la date d’établissement du certificat et l’envoi (art. 47.3 du décret 86-442).
- En page 4, il est écrit « A l’Université de Lille, il a été décidé le recours systématique à une expertise médicale par un médecin agréé de l’administration pour les accidents de service dans un contexte de risques psycho-sociaux, ce type d’accident pouvant être plurifactoriel ». Le caractère systématique du recours à l’expertise médicale contrevient manifestement à la situation explicitement détaillée dans le premier alinéa de l’article 47-4 du décret n° 86-442. Selon cet article, l’employeur, avant d’exiger l’expertise, doit détailler les circonstances particulières qui lui paraissent de nature à détacher l’accident du service.
- En page 5, elle stipule : « L’imputabilité est reconnue quand le lien de causalité entre l’affection et l’exécution du service ne fait aucun doute ». Pourtant, la loi n° 83-634, art. 21bis II. précise : « Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu’en soit la cause ». C’est bien à l’employeur de démontrer que l’accident est détaché du service et à motiver, le cas échéant, un refus d’imputabilité.

Enfin, la note de l’Université passe sous silence l’obligation qu’elle a de se prononcer sur l’imputabilité dans un délai d’un mois en cas d’accident, de deux mois en cas de maladie professionnelle, à compter de la déclaration. Un délai supplémentaire de trois mois s’ajoute au délai initial en cas d’enquête administrative, d’expertise ou de saisine de la commission de réforme.

L’employeur a deux mois pour répondre aux questions et doutes soulevés par le CSHCT (art. 77 du décret n°82-453).

Retour du Comité technique du 13 février 2020

La CGT a voté contre les statuts de l’IAE reconfiguré (suite à la fusion Fusion FFBC-IMMD et IAE de Lille). En effet, comment pouvoir voter ces statuts en l’état alors que la visite réclamée par le CHSCT, il y a presque un an à l’employeur, n’a pas été menée. Vous trouverez en pièce jointe la saisine de la CGT à ce sujet. Qu’en est-il des situations de travail difficiles de certains agents de l’IAE ? Nous sommes bien placés, à l’Université de Lille, pour savoir que les fusions "modifient les conditions de travail". Alors pourquoi ce mépris à l’égard des travailleurs de l’Université et en particulier dans ce cas précis, de ceux de l’IAE ?
Nous rappelons l’art. 57 du décret 82-453 : "Le comité (CHSCT, NdR) est consulté : 1° Sur les projets d’aménagement importants modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail et, notamment, avant toute transformation importante des postes de travail découlant de la modification de l’outillage, d’un changement de produit ou de l’organisation du travail".

L’organigramme du SCD (Service Commun de Documentation) a été soumis aux membres du CT et a reçu un avis défavorable à l’unanimité. On y comprend pas grand chose à cet organigramme d’autant plus que le choix de la Direction du SCD a été d’établir un organigramme hiérarchique dans un premier temps, puis d’en faire un fonctionnel dans un second. Ce point sera soumis à nouveau au CT du 3 mars. Une fois de plus, l’employeur passera en force contre l’avis du CT qui a donné un vote défavorable à l’unanimité à l’organigramme du SCD".

Retour du CA du 6 février 2020

Comme prévu, les listes anti-syndicales du Conseil d’Administration ont décidé que les dépenses de l’agent comptable de l’ex Université de Lille 2 qui avaient été retoquées par la cour des comptes (après ceux de Lille1 et Lille3) n’avaient pas porté préjudice à l’Université. Ce qui prouve :
- que le CA de l’Université de Lille fait peu de cas du gaspillage d’argent public ;
- que le CA de l’Université de Lille est plus enclin à se plier aux exigences de la Cour des Comptes quand il s’agit des congés des agents BIATSS que quand il s’agit de la responsabilité professionnelle de quelques agents haut-placés.
Au total, c’est près d’1/2 millions d’euros de remise gracieuse pou trois personnes ; cela représente la moitié des "économies" réalisés sur le dos des 2000 BIATSS a qui la direction a supprimés trois jours de congés l’année dernière.
Vous retrouverez les noms des représentants des listes SUniR et SynergieS qui, sauf erreur de notre part, ont voté pour cette "remise gracieuse" dans ce document disponible sur l’Intranet.
Quand la liste SynergieS se vantait en 2018 de vouloir une "université attentive à tous", elle l’est en fait pour quelques-uns uniquement.

Une mise au point sur l’Imprimerie

La disparition des services d’imprimerie de proximité qui nous inquiétait, nous a conduit à faire état de ce qui nous avait semblé être un dysfonctionnement du service de l’imprimerie dans notre lettre d’information de janvier.
La CGT a été alertée par des travailleurs de ce service sur le contenu de notre article qui pouvait selon eux porter à confusion. Nous les avons donc rencontrés et avons constaté qu’un travail important a été réalisé lors de la fusion des universités lilloises. Il a abouti à un partage des compétences, des expériences et des outils de production, qui permet aujourd’hui, via l’application internet dédiée, de réaliser tout type d’impression en très grande partie par les propres services de l’établissement. Le volume est également impressionnant puisque c’est environ 100 travaux qui sont commandés quotidiennement au service.

Suite à cet article, nous tenons à éclaircir plusieurs points :
- Il peut arriver qu’un travail soit réalisé sur un autre site que celui d’origine de la commande malgré la technicité et le professionnalisme des agents. Ceci est dû soit à l’absence de personnel sur un campus pour cause de congés ou de maladie, soit au type de travail qui n’est techniquement pas réalisable sur le site.
- En ce qui concerne le développement durable, il est évident que l’utilisation d’un véhicule est indispensable pour la livraison des travaux d’impression. Il semble d’ailleurs nécessaire que, à court terme, le service soit doté d’un véhicule dédié (pourquoi pas électrique ?). De plus, de nombreux efforts ont déjà été faits puisqu’une partie des livraisons se fait déjà en triporteur sur le campus Cité Scientifique.
- Nous avons souligné la qualité du service rendu puisque nous avions évoqué le fait qu’une commande non urgente ait été réalisée dans un délai extrêmement réduit, ce qui démontre la qualité de l’organisation et l’implication des personnels dans ce travail.

Enfin, du matériel est en cours de renouvellement à la Cité Scientifique et celui-ci sera utilisé pendant 4 ans, ce qui est rassurant pour la pérennité des sites d’impression de proximité.

Merci aux personnels de l’imprimerie pour leur accueil.

Y voir clair dans la LPPR !

La loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) annoncée en février 2019 devrait être présentée en avril 2020 au conseil des ministres pour une adoption à l’été et un début d’application dès janvier 2021. Il n’existe pas pour l’instant de texte de loi, mais trois rapports commandé par le gouvernement et sur lequel il pourra s’appuyer (ou non) pour construire son projet.

Ces rapports, pourtant rédigés par de fervents macronistes, dressent un constat accablant : la recherche publique française risque de s’effondrer par manque de financement et en raison de salaires beaucoup plus bas que dans les autres pays (et donc un risque qu’une part importante des chercheurs partent trouver de meilleurs revenus ailleurs). Comme nous le revendiquons, les rapports en tirent la conclusion qu’il faut investir massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche (entre 5 et 7 milliards d’€ / an supplémentaires) afin d’augmenter les salaires dans l’enseignement supérieur et la recherche, et augmenter les financements des laboratoires.

Mais en même temps que ces propositions financière (dont rien ne dit qu’elles seront reprises par le gouvernement), ces rapports proposent de nouvelles restructuration et déréglementations qui sont un vrai danger pour l’enseignement et la recherche :

- sur la recherche, les rapports préconisent un accroissement de la logique de financement par appel à projet : au lieu de garantir à toutes les équipes de recherche un financement régulier leur permettant de mener leurs projets et de produire des résultats, l’idée est de développer encore plus le système dans lequel on n’obtient un financement qu’après y avoir candidaté, dans un processus ultra-sélectif où la plupart des projets sont rejetés. Conséquences : de nombreux chercheurs/ses passent une grande partie de leur temps et de leur énergie à monter des projets qui, au final, ne seront pas financés, et ne donneront donc lieu à aucun résultat.

- sur l’enseignement, les rapports défendent une augmentation de la précarité des enseignants chercheurs (CDI de mission ou « tenure track », qui correspondrait à une période d’essai des jeunes enseignants chercheurs... de 5 à 7 ans) et la modulation des services des enseignants (les directions d’établissements et d’université pourront décider qu’un « mauvais » chercheur devra faire plus d’enseignement). Non seulement, cela permettra de faire travailler plus en gagnant moins les enseignants-chercheurs, mais cela affaiblit la qualité de l’enseignement en coupant le lien entre recherche et enseignements.

Il est probable que le gouvernement ne conserve que le volet « restructuration » pour mieux oublier le volet « financement ».
A l’inverse la CGT considère qu’après 15 ans de restructurations permanentes, avec un bilan calamiteux, il est urgent de refinancer l’ESR. La CGT défend un financement dans la durée de la recherche, reposant sur la coopération plutôt que sur la compétition, une recherche en lien avec l’enseignement favorisant un enseignement de qualité et émancipateur.

Questionnaire adressé aux candidats aux élections municipales

L’Université de Lille a adressé un questionnaire aux candidats aux élections municipales "des villes universitaires de la MEL". Le choix des questions posées et de leur ordre est assez révélateur... de la conception de l’Université de notre direction. Excellence, attractivité, lien avec le tissu économique : les premières questions montrent que notre direction s’insère complètement dans la vision concurrentielle et quasi de nature privée de l’enseignement supérieur promue par le gouvernement. Alors que le recrutement de nos étudiants est essentiellement régional, notre direction continue de se fourvoyer dans une pseudo-attractivité loin des besoins quotidiens des personnels et des étudiants.
On remarque également la volonté d’une médiathèque "d’envergure" dans la métropole lilloise, révélatrice de la folie des grandeurs de notre établissement : ce qui permet "l’accès du plus grand nombre à la culture", c’est surtout un réseau dense de médiathèque au plus près des habitants (dont font partie les étudiants), dans les quartiers, plutôt qu’une grosse infrastructure centralisée.
Bien sûr, certaines questions sont légitimes : celles sur le logement étudiant, sur les pratiques sportives, l’engagement citoyen ou les questions de transport (Mais pourquoi ne souhaiter la gratuité des transports des étudiants qu’entre sites universitaires ? Les étudiants doivent aussi arriver à l’Université... et rentrer chez eux...). Notre direction se serait-elle finalement souvenue de sa vocation de service public ?

Formation d’accueil CGT d’une journée le 9 avril 2020 (Inscription au plus tard le 9 mars 2020)

La CGT Université de Lille organise une formation d’accueil à tous nos collègues (syndiqués et non-syndiqués). Cette journée de formation syndicale rappelle quelques éléments sur les droits des travailleurs de la Fonction publique, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels. Pour y participer, écrivez-nous à cgt@univ-lille.fr afin que nous puissions vous inscrire et transmettre un modèle de lettre à transmettre à votre supérieur hiérarchique à adresser au plus tard le 9 mars 2020. Cette formation se déroule sur ton temps de travail. La CGT te remettra un certificat de présence à l’issue de la journée de formation à remettre. Pour rappel, chaque collègue (titulaire ou contractuel) a le droit à 12 jours de formation syndicale qu’il soit syndiqué ou pas.

La Caisse de grève existe !

Depuis décembre, une caisse de grève des personnels de l’Université de Lille a été mise en place pour compenser une partie des éventuelles pertes de salaire des personnels en grève contre la réforme des retraites et la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Elle atteint aujourd’hui presque 14 000 euros !
Si vous avez fait grève, vous pouvez donc faire une demande pour obtenir une compensation sur la part de salaire retenu par l’université.

Elle concerne tout le monde travaillant à l’université : syndiqué∙es ou non, titulaires ou non (contractuel.les, vacataires, stagiaires, etc.) et tous métiers (personnels BIATSS, enseignant-es, enseignant-es chercheur-es, chercheur-es CNRS).
L’AG a aussi décidé de prendre en compte les demandes des personnels du CROUS et de l’IEP de Lille.

- Pour avoir plus d’informations et faire un don :
https://www.helloasso.com/associations/l-amul/collectes/sdfsdf

- Pour faire une demande d’indemnisation, écrire à caissedegreveudl@riseup.net en indiquant le nombre de jours de grève, y compris si les retraits de salaire ne sont pas encore effectifs (il faudra les fiches de salaire ensuite).

- En cas de besoin urgent d’indemnisation, n’hésitez pas à le faire savoir pour que nous accélérions les procédures de redistribution.

- Une seconde caisse, destinée uniquement à couvrir les frais courants de la mobilisation existe : tracts, affiches, matériels divers, billets de train pour les coordinations, etc. Les sommes pour cette caisse seront récoltées lors des événements divers organisés lors de la mobilisation (tables de presse, conférences, goûters, etc.).
Pour faire une demande, écrire encore à caissedegreveudl@riseup.net

N’hésitez pas à parler de cette caisse autour de vous, nous sommes présent-es à chaque AG de personnels.

Les messages envoyés ne sont lus que par les membres de la commission caisse de grève et sont gardés confidentiels.

CGT FERC Sup - 263 rue de Paris - Case 544 - 93515 Montreuil Cédex - Tél. : +33 155 82 76 28 - Fax : +33 149 88 07 43 - Courriel : ferc-sup@ferc.cgt.fr - Édition